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Des groupes juifs dénoncent les restrictions à l’avortement comme une violation à leur « liberté religieuse »

Par Patrick Delaney — Traduit par Campagne Québec-Vie

27 juin 2022 (LifeSiteNews) — Dans ce qui semble être une nouvelle stratégie largement coordonnée pour maintenir, et maintenant rétablir, l’avortement sans restriction à travers les États-Unis, certains groupes juifs ont décrié la récente annulation de Roe vs Wade comme une violation de leurs droits à la liberté de religion.

Prétendant représenter un consensus juif, ce qui est tout à fait faux, certains de ces groupes ont exprimé la conviction qu’un enfant à naître fait partie du corps de la mère et n’est considéré comme une personne que lorsqu’il prend sa première respiration.

Le Women’s Rabbinic Network (WRN) a publié vendredi une déclaration affirmant que « les textes les plus sacrés et faisant autorité dans le judaïsme ne considèrent pas le fœtus comme une âme avant sa naissance. Au contraire, le fœtus est considéré comme faisant partie du corps du parent jusqu’à l’accouchement. »

« Le judaïsme enseigne que la vie ne commence pas à la conception ou avec un battement de cœur, mais avec le premier souffle », poursuit WRN. « Par conséquent, forcer une personne à continuer de porter une grossesse qu’elle n’accepte pas ou qui met sa vie en danger est une violation de la loi juive parce que cela donne la priorité à un fœtus sur la personne vivante qui est enceinte. Cela doit être compris comme une violation de la Constitution des États-Unis qui garantit notre liberté de pratiquer notre religion et aussi notre liberté face aux diktats des autres religions. »

Pour bien répondre à cet argumentaire, il faut se demander en quoi l’imposition d’un critère aussi arbitraire pour le début de la vie humaine ─ le premier souffle de l’enfant ─ est non seulement scientifiquement absurde mais même superstitieux.

Comme l’explique le site Internet de Priests for Life, « la question de savoir quand commence la vie d’un être humain individuel doit être une question scientifique et, tout simplement, aucun texte médical moderne ne montre que la vie commence à un autre moment que celui de la conception. Le fait que la vie commence à la conception est un fait scientifique prouvé que toute la rhétorique pro-avortement du monde ne peut altérer. »

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En d’autres termes, contrairement à la façon dont ces groupes juifs présentent le problème, la question du moment où la vie humaine commence n’est pas une question de présupposés philosophiques ou de croyances théologiques ; c’est un fait scientifique tout aussi certain que la loi de la gravité et l’évidence que notre planète est ronde et non plate. Lorsqu’un ovule humain et un spermatozoïde humain s’unissent, un nouvel être humain individuel est créé, doté d’un code génétique et d’un destin uniques.

En outre, chaque être humain a des droits humains, non parce que le gouvernement, la Cour suprême ou le WRN le disent, mais parce qu’il est humain. Les droits de l’homme coïncident avec la nature humaine, et le droit de l’homme le plus fondamental est le droit à la vie de tout être humain innocent.

La position de ces groupes juifs fortement dénoncée par un rabbin orthodoxe

L’émergence de cette nouvelle stratégie semble être liée à la fuite, le 2 mai, du projet d’opinion majoritaire de la Cour suprême des États-Unis sur l’affaire Dobbs, indiquant le renversement anticipé de Roe v. Wade, qui s’est concrétisé vendredi.

Pour coordonner les messages de cette nouvelle initiative, 140 organisations juives, dont la Ligue anti-diffamation, ont parrainé ce qu’elles ont appelé un « Rallye juif pour la justice en matière d’avortement » le 17 mai, déclarant que « l’accès à l’avortement est une valeur juive » et que « l’interdiction des avortements est une question de liberté religieuse ».

En réponse à ces affirmations, le rabbin orthodoxe et héros pro-vie de longue date Yehuda Levin a dénoncé ce mouvement, déclarant : « C’est vraiment blasphématoire, c’est de la duplicité, et c’est malhonnête. »

« Et ma seule question est la suivante : les gens qui disent ces choses, y croient-ils vraiment dans leur cœur ou ne font-ils que dissimuler ? » a-t-il demandé de manière rhétorique.

Fournissant un angle plus large, l’auteur et animateur de radio conservateur juif bien connu Dennis Prager a cherché à répondre brièvement à la question « Pourquoi les Juifs sont-ils à gauche [politiquement] ? » lors d’une émission de 2013 sur C-SPAN. Il a expliqué :

« Lorsque les juifs quittent le judaïsme, ils restent religieux, mais la religion qu’ils déclarent a tendance à être n’importe quelle forme de gauchisme plutôt que le judaïsme … Ils rejettent la religiosité traditionnelle, et acceptent une nouvelle religiosité séculière … Ces juifs adoptent donc une nouvelle religion comme substitut au judaïsme, et c’est, vous le savez, le féminisme, l’environnementalisme, le marxisme, le socialisme, et pour certains même le communisme. »

Abordant la tendance apparente de ces nombreux groupes juifs à incorporer des idéologies séculières dans leurs formulations religieuses, Levin a poursuivi en déclarant à LifeSiteNews : « Ces gens, ces libéraux, tentent de singer toutes les valeurs libérales, ou leur absence, et essaient de les appliquer aux valeurs juives, ce qui est totalement fallacieux. C’est totalement faux ».

Après avoir démontré que la même peine pour homicide s’applique également au fœticide dans les écritures juives et comment cela a été codifié comme « loi opérationnelle », le rabbin de New York s’est adressé directement à ces organisations en déclarant : « Vous êtes libres de créer votre propre religion et de célébrer les assassinats de bébés en allumant des lumières sur les bâtiments, etc. mais n’ayez pas la “chutzpah” ─ la témérité ─ d’essayer d’appeler cela le judaïsme traditionnel de la Torah, car ce n’est absolument pas [compatible]. »

Selon le Pew Research Center, les adultes qui s’identifient comme juifs représentent 2,4 % de la population adulte aux États-Unis, et 83 % d’entre eux pensent que le meurtre des enfants à naître devrait être légal dans tous ou la plupart des cas, [au quatrième rang] seulement derrière les unitariens, les athées et les agnostiques.

Bien que l’adoption de cet argument de « liberté religieuse » en faveur de l’avortement sans restriction soit un développement très récent pour ces groupes juifs, l’utilisation de cette même stratégie a souvent été avancée par les satanistes ces dernières années.

À la suite de la décision Dobbs du 24 juin 2022, le « Temple satanique » a réitéré son intention de contourner les restrictions à l’avortement par le biais d’une « exemption religieuse », se qualifiant lui-même de « principal phare dans la bataille pour l’accès à l’avortement ».

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