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Des groupes canadiens de personnes handicapées annoncent à leurs membres qu’ils ne proposeront pas l’euthanasie

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : DC Studio/Adobe Stock

Un excellent article de Tristan Hopper a été publié dans le National Post du 5 janvier 2023, intitulé : Disability groups now insuring members they won't recommend euthanasia (MAiD) [Les associations de personnes handicapées assurent désormais leurs membres qu’elles ne recommanderont pas l’euthanasie (AMM)].

Hopper fait état d’une coalition croissante de groupes de personnes handicapées et de défense des droits de la personne qui affirment que la loi canadienne sur l’euthanasie est allée trop loin. Ces groupes assurent également à leurs membres qu’ils ne suggéreront ni ne recommanderont l’euthanasie à aucun d’entre eux. Hopper écrit :

Une coalition croissante de groupes de défense des droits des personnes handicapées et de la santé mentale a commencé à s’opposer ouvertement au régime libéralisé d’aide médicale à mourir du Canada (AMM), notamment en publiant des affiches assurant aux patients qu’ils ne leur recommanderont pas le suicide assisté.

« Cette organisation ne recommandera, ne suggérera ni n’orientera personne vers l’aide médicale mourir comme alternative à l’aide à l’obtention des soutiens et services nécessaires dont vous avez besoin », peut-on lire sur une affiche récemment diffusée sur les médias sociaux par le groupe Disability Without Poverty.

L’affiche était accompagnée d’une note exhortant les autres organismes liés à la santé à s’engager à ne jamais recommander l’aide médicale à mourir comme solution à la pauvreté, « peu importe ce que certains voudraient vous faire croire ».

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La Coalition des personnes handicapées du Nouveau-Brunswick a affiché une pancarte à l’intention de ses membres où l’on peut lire « vous êtes en sécurité avec nous » et où l’on promet de ne pas recourir à la mort assistée comme solution de rechange à « la revendication des soutiens et des services nécessaires dont vous avez besoin ». Cette affiche est maintenant partagée par d’autres groupes de défense des droits des personnes handicapées.

Plus de 50 groupes de défense des droits des personnes handicapées et des droits de l’homme ont signé une lettre adressée au ministre de la Justice, David Lametti, l’exhortant à réduire le régime canadien de l’AMM, de peur qu’il ne continue à « euthanasier les personnes handicapées qui ne sont pas en phase terminale ». Hopper cite un extrait de la lettre :

« Nous savons, tout comme vous, que la loi actuelle ne fonctionne pas et n’a pas fonctionné, et que des personnes handicapées meurent en raison des circonstances de leur vie et de leur oppression », ajoute la lettre, qui a été appuyée par des groupes allant de Spinal Cord Injury Canada au Community Food Centre de Stratford, en Ontario.

Même la publicité pour l’euthanasie de Simons renforce l’échec de l’euthanasie. Hopper explique :

C’est le cas même de Jennyfer Hatch, qui figurait dans une vidéo pro-euthanasie intitulée All is Beauty, commandée par le détaillant de vêtements canadien Simons. Après la diffusion de la vidéo, CTV a publié une interview de Jennyfer Hatch montrant qu’elle n’avait opté pour l’AMM qu’après avoir échoué pendant des années à obtenir des soins pour le syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie rare qui frappe les tissus conjonctifs du corps.

Hopper nous rappelle comment les anciens combattants canadiens ont été poussés vers l’euthanasie :

En novembre, un comité de la Chambre des communes a entendu parler de cinq anciens combattants des Forces armées canadiennes à qui l’on a conseillé de demander une AMM après s’être adressés au ministère des Anciens Combattants pour obtenir de l’aide concernant des affections telles que le Syndrome de stress post-traumatique. Dans l’un de ces cas, le vétéran a suivi la recommandation et est mort par suicide assisté avant que l’audience ne soit convoquée.

Les médecins qui pratiquent l’euthanasie ont nié l’avoir approuvée pour la pauvreté, mais Hopper explique la réalité :

Bien que les représentants de la communauté des médecins d’AMM aient déclaré publiquement que personne n’obtenait d’autorisation de mort assistée pour des raisons de logement, des documents internes de l’Association canadienne des évaluateurs et fournisseurs d’AMM montrent que les membres rencontrent effectivement des patients qui citent la pauvreté comme principal motif de leur souhait de mourir.

La communauté des personnes handicapées avait prédit que cela se produirait. Hopper conclut :

En février 2021, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées a ouvertement condamné la libéralisation de l’AMM par le Canada. « Du point de vue des droits des personnes handicapées, il y a une grave inquiétude que, si l’aide à mourir est mise à la disposition de toutes les personnes ayant un problème de santé ou une déficience... une hypothèse sociale pourrait suivre (ou être subtilement renforcée) qu’il vaut mieux être mort que de vivre avec un handicap », a écrit le rapporteur spécial Gerald Quinn.



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