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Des évêques, des prêtres et des universitaires corrigent la déclaration du pape François sur la Sainte Communion


Le pape François.

Par Maike Hickson — Traduit par Campagne Québec-Vie

16 septembre 2022 (LifeSiteNews) — Quatre évêques, plusieurs prêtres et de nombreux érudits catholiques ont signé une déclaration reprochant au pape François une récente déclaration sur la réception de la Sainte Communion, selon laquelle « tout le monde est invité au souper des noces de l’Agneau (Ap 19,9). Pour être admis au festin, il suffit de porter l’habit de noces de la Foi qui vient de l’écoute de sa Parole ». Le pape a écrit ces mots dans sa lettre apostolique du 29 juin sur la liturgie, Desiderio desideravi, mais pour les signataires de cette nouvelle déclaration (voir le texte intégral ci-dessous), il a omis le « sujet essentiel de la repentance pour le péché afin de recevoir dignement l’Eucharistie ».

Par conséquent, les paroles papales sur le « vêtement de la Foi » comme seule exigence pour la réception de la Sainte Communion, « contredisent [...] la Foi de l’Église catholique », comme l’écrivent les auteurs. Ils expliquent :

L’Église catholique a toujours enseigné que pour recevoir dignement et sans péché la Sainte Eucharistie, les catholiques doivent recevoir l’absolution sacramentelle, si possible, pour tous les péchés mortels qu’ils ont pu commettre et obéir à toutes les autres lois de l’Église concernant la réception de l’Eucharistie (comme, par exemple, les lois concernant le jeûne avant la réception de l’Eucharistie).

Si une confession sacramentelle n’est pas possible, mais la réception de la Sainte Communion urgente (comme pour un prêtre célébrant la Messe), le pénitent doit avoir une contrition parfaite de ses péchés mortels et le Sacrement de Pénitence doit être recherché dès que possible après la Communion. En citant abondamment les documents du Concile de Trente, les signataires indiquent également clairement que de les enseignements tels que présentés dans le document du pape François, ont déjà été condamnés comme hérésie. « L’affirmation, écrivent-ils, selon laquelle la Foi est la seule exigence pour une réception digne de la Sainte Eucharistie a été condamnée par le Concile de Trente comme une hérésie. »

Ce faux enseignement pourrait devenir plus important maintenant, en ce moment historique. Pas plus tard qu’en mai, un évêque américain — Mgr Salvatore Cordileone — a publiquement interdit à Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, de recevoir la sainte Communion parce qu’elle défie l’enseignement de l’Église contre l’avortement. « Un législateur catholique, a-t-il écrit, qui soutient l’avortement provoqué, après avoir connu l’enseignement de l’Église, commet un péché manifestement grave qui est une cause de scandale très sérieux pour les autres. »

Il semble presque que le document du pape François de juin 2022 soit une réponse à cette décision diocésaine, affirmant désormais que la Foi seule est suffisante pour recevoir la Sainte Communion.

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Comme le souligne la nouvelle déclaration, « le jour où Desiderio desideravi a été publié, le pape François a reçu en audience Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis », et ce jour-là, elle a reçu la sainte Communion à Saint-Pierre-de-Rome, lors d’une messe papale présidée par le pape François, « scandalisant les catholiques du monde entier », selon les termes de la déclaration. Le texte poursuit : « Lorsqu’il a été interrogé sur la réception illégale de la Communion par Mme Pelosi, le pape François n’a exprimé aucune désapprobation à ce sujet. Au contraire, il a répondu en disant “Quand l’Église perd sa nature pastorale, quand un évêque perd sa nature pastorale, cela cause un problème politique. C’est tout ce que je peux dire.” Cette réponse réprimande l’archevêque Cordileone pour son application justifiée du canon 915. »

Parmi les signataires de cette nouvelle déclaration figurent Mgr Joseph E. Strickland, Mgr André Gracida, Mgr Athanasius Schneider, Mgr Robert Mutsaerts, le père Gerald E. Murray, le père James Altman, le père John Lovell et plusieurs autres prêtres, ainsi que des professeurs universitaires réputés tels que le professeur Claudio Pierantoni, le docteur John Lamont, le docteur Peter Kwasniewski, le professeur Anna Silvas, le docteur Anthony Esolen, le professeur John Rist et le professeur Paolo Pasqualucci. Parmi les universitaires catholiques, on trouve Julia Meloni et George Neumayr. John-Henry Westen et Liz Yore de LifeSite ont également signé le document.

La nouvelle déclaration des ecclésiastiques et des universitaires fait également référence au Code de droit canonique, en particulier au can. 915 (et plus), qui établit les mêmes règles concernant la réception digne de la Sainte Communion que celles présentées ci-dessus. Les signataires déclarent :

Le but de ces canons est de prévenir le péché grave de la personne qui reçoit indignement l’Eucharistie, de prévenir le scandale et d’empêcher la profanation du sacrement par cette réception indigne. Ces canons sont toujours en vigueur. Ils ne peuvent être valablement abrogés, car leur contenu exprime la loi divine concernant l’Eucharistie qui est enseignée dans les Saintes Écritures et la Sainte Tradition.

En un sens, on pourrait voir cette nouvelle déclaration du pape François, sur la foi comme seule condition pour recevoir la Sainte Communion, comme un pivot et une déclaration résumée de son pontificat. Très tôt, à partir de 2014, il a promu l’idée de donner la Sainte Communion aux divorcés remariés non repentis ; puis il a ouvert l’idée que les protestants suivent leur propre conscience lorsqu’ils décident de recevoir la Sainte Communion.

En outre, le pape a encouragé les catholiques pro-avortement à recevoir la sainte communion et a même appelé le père James Martin, S.J., défenseur des droits des homosexuels, comme conseiller du Vatican. Dans tous ces cas, le pape permet à des catholiques de recevoir la sainte communion alors qu’ils violent objectivement les lois et les enseignements de l’Église, favorisant ainsi le relativisme moral.

LifeSite a demandé au professeur Claudio Pierantoni, l’un des signataires de cette nouvelle déclaration, de commenter les propos du pape à la lumière du cas susmentionné de Nancy Pelosi. Il a écrit :

Nous avons jugé nécessaire de publier cette déclaration parce que cette erreur peut conduire à un grand scandale, comme celui d’admettre à la communion des hommes politiques qui approuvent publiquement l’avortement, ou même le promeuvent directement par leurs actions. C’est précisément ce qui s’est passé récemment aux États-Unis, après la décision de la Cour suprême qui a annulé l’arrêt tristement célèbre Roe versus Wade, lorsque le président Biden et la présidente de la Chambre des représentants Pelosi, tous deux catholiques, ont ouvertement soutenu la campagne en faveur de la restauration du « droit » à l’avortement dans tout le pays. Le pape a non seulement omis de réprimander Biden et Pelosi pour cette position scandaleuse ; non seulement il a omis de soutenir les évêques qui ont appliqué des censures canoniques contre ces politiciens, mais il est allé jusqu’à critiquer ces évêques (sans toutefois les nommer), en faisant valoir que de telles censures (comme l’excommunication), « ne sont pas pastorales » et « causent des problèmes politiques ».

Or, ce document papal (Desiderio desideravi) affirmant que « le vêtement de la foi » est « tout ce qui est requis » pour être admis au banquet eucharistique, semble fournir une justification théologique à cette attitude, dont on aurait pu penser qu’elle n’était que le fruit de l’opportunisme politique. Ce scandale a d’ailleurs eu une confirmation éclatante par la coïncidence que Nancy Pelosi a reçu la communion dans la basilique Saint-Pierre, le jour de la fête de St Pierre et St Paul, le jour même de la publication de Desiderio desideravi. Une telle attitude de la part du pape est, bien entendu, à l’opposé de la véritable « pastoralité », puisque le premier devoir du pasteur spirituel est d’avertir le pécheur, et en particulier le pécheur public, non seulement de la gravité de sa faute, mais de l’immense dommage qu’il cause à des millions de catholiques qui sont ainsi trompés et amenés à penser qu’il peut s’agir d’un comportement acceptable et conforme à la Foi catholique.

L’enseignement de la Foi catholique sur la réception de la Sainte Eucharistie

La récente Lettre apostolique Desiderio desideravi, publiée le 29 juin 2022, en la fête des SS. Pierre et Paul, déclare :

« 5. Le monde ne le sait pas encore, mais tous sont invités au souper des noces de l’Agneau (Ap 19,9). Pour être admis au festin, il suffit de porter l’habit de noces de la foi, qui vient de l’écoute de sa Parole (cf. Rm 10, 17). [Il mondo ancora non lo sa, ma tutti sono invitati al banchetto di nozze dell'Agnello (Ap 19,9). Per accedervi occorre solo l'abito nuziale della fede che viene dall'ascolto della sua Parola (cf. Rm 10,17) [...]. »

Le sens naturel de ces mots est que la seule condition requise pour qu’un catholique reçoive dignement la Sainte Eucharistie est la possession de la vertu de Foi, par laquelle on croit l’enseignement chrétien en raison de son caractère divinement révélé. En outre, dans l’ensemble de la Lettre apostolique, le sujet essentiel de la repentance du péché pour la réception digne de l’Eucharistie est entièrement omis.

Ce sens naturel est en contradiction avec la Foi de l’Église catholique. L’Église catholique a toujours enseigné que pour recevoir dignement et sans péché la Sainte Eucharistie, les catholiques doivent recevoir l’absolution sacramentelle, si possible, pour tous les péchés mortels qu’ils ont pu commettre et obéir à toutes les autres lois de l’Église concernant la réception de l’Eucharistie (comme, par exemple, les lois concernant le jeûne avant la réception de l’Eucharistie). Cependant, si un catholique est incapable de confesser ses péchés mortels, mais a une raison grave de recevoir l’Eucharistie (comme un prêtre qui peut être tenu de célébrer la Messe à un moment donné, mais qui est incapable d’aller se confesser), une telle personne doit être sûre, au mieux de ses capacités, qu’elle a une contrition parfaite pour tous les péchés mortels qu’elle a pu commettre.

L’affirmation selon laquelle la Foi est la seule exigence pour une réception digne de la Sainte Eucharistie a été condamnée par le Concile de Trente comme une hérésie.

Le saint et œcuménique Concile de Trente, Décret concernant le très saint sacrement de l’Eucharistie (11 octobre 1551)

Chapitre VII. La préparation qui doit être employée pour recevoir dignement la sainte Eucharistie

« Si personne ne doit s’exposer à l’exercice d’aucune fonction sainte, sans une sainte préparation ; il est certain, que plus ce Sacrement céleste est reconnu saint & divin par un Chrétien, plus il doit prendre garde avec soin de n’en approcher, & de ne le recevoir qu’avec un grand respect, & une grande sainteté ; principalement après ces paroles pleines de terreur, que nous lisons dans l’Apôtre, Quiconque le mange, & le boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne faisant pas le discernement qu’il doit du Corps du Seigneur (I. Cor. 11. 29.). C’est pourquoi, celui qui voudra communier, doit rappeler en sa mémoire ce précepte, Que chacun s’examine soi-même (I. Cor. 11. 28.). Or la coutume de l’Église fait voir, que cet examen nécessaire consiste, en ce que nulle personne, se sentant la conscience chargée d’un péché mortel, quelque contrition qu’il lui semble en avoir, ne doit s’approcher de la Sainte Eucharistie, sans avoir fait précéder la Confession Sacramentelle. Ce que le Saint Concile ordonne devoir être perpétuellement observé par tous les Chrétiens, & même par les Prêtres qui se trouvent dans l’obligation de célébrer par le devoir de leur emploi, pourvu qu’ils ne manquent point de Confesseur. Que si par une nécessité pressante un Prêtre célèbre sans s’être confessé auparavant ; qu’il ne manque pas de le faire le plus tôt qu’il pourra. »

[...]

Canon 11. Si quelqu’un dit, que la Foi seule est une préparation suffisante, pour recevoir le sacrement de la Très Sainte Eucharistie, qu’il soit anathème. [Si quis dixerit, solam fidem esse sufficientem praeparationem ad sumendum sanctissimum eucharistiae sacramentum, anathema sit].

Cette affirmation contredit également les canons 915 et 916 du Code de droit canonique latin, et les canons 711 et 712 du Code de droit canonique oriental.

Code de droit canonique latin

Canon 915. Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion.

Canon 916. Qui a conscience d’être en état de péché grave ne célébrera pas la Messe ni ne communiera au Corps du Seigneur sans recourir auparavant à la confession sacramentelle, à moins d’un motif grave et qu’il ne soit dans l’impossibilité de se confesser ; en ce cas, il n’oubliera pas qu’il est tenu par l’obligation de faire un acte de contrition parfaite, qui inclut la résolution de se confesser au plus tôt.

Code oriental de droit canonique

Canon 711. Qui a conscience d’être en état de péché grave ne célébrera la Divine Liturgie ni ne recevra la Divine Eucharistie, à moins d’un motif grave et qu’il n’ait pas la possibilité de recevoir le sacrement de pénitence ; en ce cas, il doit faire un acte de contrition parfaite, qui inclut le propos de recevoir au plus tôt ce sacrement.

Canon 712. Les personnes publiquement indignes doivent être écartées de la réception de la Divine Eucharistie.

Le but de ces canons est d’éviter un péché grave de la part de la personne indigne de recevoir l’Eucharistie, d’éviter le scandale, et d’éviter la profanation du sacrement par une telle réception indigne. Ces canons sont toujours en vigueur. Ils ne peuvent être valablement abrogés, car leur contenu exprime la loi divine concernant l’Eucharistie qui est enseignée dans les Saintes Écritures et la Sainte Tradition. C’est ce que souligne la Déclaration du 24 juin 2000 du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs, concernant l’admission à la Sainte Communion des fidèles divorcés et remariés :

« Le Code de Droit canonique établit que “Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine, et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion” (can. 915). […]

1. La prohibition que fait ledit canon, par nature, dérive de la loi divine et transcende le contexte des lois ecclésiastiques positives : celles-ci ne peuvent introduire de changements législatifs qui s’opposent à la doctrine de l’Église. Le texte de l’Écriture auquel se réfère sans cesse la tradition ecclésiale est celui de Saint Paul : “C’est pourquoi quiconque mange le pain ou boit le calice du Seigneur indignement, se rend coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun s’examine donc soi-même et mange ensuite de ce pain et boive de ce calice ; car celui qui mange et boit sans reconnaître le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation” (1 Cor 11, 27-29). »

Le pape François a indiqué par ses paroles et ses actions qu’il soutient l’opinion exprimée par le sens naturel des mots de Desiderio desideravi cités ci-dessus.

Dans son Angelus pour la fête du « Corpus Domini » le 6 juin 2021, le Pape François a dit :

« … il y a une autre force qui ressort dans la fragilité de l’Eucharistie : la force d’aimer celui qui commet des fautes. C’est dans la nuit où il est trahi que Jésus nous donne le Pain de la vie. Il nous offre le don le plus grand, alors qu’il éprouve dans son cœur l’abîme le plus profond : le disciple qui mange avec Lui, qui trempe sa bouchée dans le même plat, est en train de le trahir. Et la trahison est la plus grande douleur pour celui qui aime. Et que fait Jésus ? Il réagit au mal par un bien plus grand. Au « non » de Judas il répond par le « oui « de la miséricorde. Il ne punit pas le pécheur, mais il donne sa vie pour lui, il paye pour lui. Quand nous recevons l’Eucharistie, Jésus fait la même chose avec nous : il nous connaît, il sait que nous sommes pécheurs, il sait que nous commettons des erreurs, mais il ne renonce pas à unir sa vie à la nôtre. Il sait que nous en avons besoin, parce que l’Eucharistie n’est pas la récompense des saints, non, elle est le Pain des pécheurs. C’est pourquoi il nous exhorte : “N’ayez pas peur ! Prenez et mangez”. »

L’affirmation selon laquelle l’Eucharistie n’est pas la récompense des saints, mais le pain des pécheurs pourrait être comprise dans un sens orthodoxe si elle était prise isolément. Cependant, placée dans le contexte de la réception de l'Eucharistie par Judas dont il est question dans le discours de l'Angélus (cf. Jean 13:23-27), et dans le contexte des autres paroles et actions du Pape François, elle suggère que la renonciation au péché n'est pas nécessaire pour que la réception de l'Eucharistie soit acceptable par Dieu. Ce point de vue est confirmé par la déclaration suivante du Desiderio desideravi : « Vraiment, toute réception de la communion au Corps et au Sang du Christ a déjà été désirée par lui lors de la Dernière Cène » (n. 6).

L’enseignement du Concile de Trente cité ci-dessus condamne la position de Martin Luther sur la foi et la justification. Le pape François a exprimé publiquement son accord avec les positions condamnées de Luther. Lors d’une conférence de presse en vol le 26 juin 2016, le pape François a déclaré :

« Je crois que les intentions de Martin Luther n’étaient pas erronées : c’était un réformateur. Peut-être certaines méthodes n’étaient-elles pas justes, mais à l’époque, si nous lisons l’histoire de Pastor, par exemple, un Allemand luthérien qui s’est converti ensuite quand il a vu la réalité de ce temps, et est devenu catholique — nous voyons que l’Église n’était pas forcément un modèle à imiter : il y avait de la corruption dans l’Église, il y avait de la mondanité, il y avait de l’attachement à l’argent et au pouvoir. Et pour cela, il a protesté. Ensuite, il était intelligent, et il a fait un pas en avant en expliquant pourquoi il faisait cela. Et aujourd’hui, luthériens et catholiques, avec tous les protestants, nous sommes d’accord sur la doctrine de la justification : sur ce point si important, lui ne s’était pas trompé. »

Le jour de la publication de Desiderio desideravi, le pape François a reçu en audience Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis. Nancy Pelosi a été publiquement interdite de communion en vertu du canon 915 par son ordinaire, Mgr Salvatore Cordileone. Cette mesure a été motivée par son soutien politique constant à la légalisation complète de l’avortement jusqu’à la naissance. Après l’audience avec le pape François, Nancy Pelosi a reçu la communion lors d’une messe à Saint-Pierre présidée par le pape François, ce qui a scandalisé les catholiques du monde entier. Interrogé sur cette réception illégale de la communion, le pape François n’a exprimé aucune désapprobation à ce sujet. Au contraire, il a répondu en disant : « Quand l’Église perd sa nature pastorale, quand un évêque perd sa nature pastorale, cela cause un problème politique. C’est tout ce que je peux dire. » Cette réponse reproche à l’archevêque Cordileone son application justifiée du canon 915.

La lettre apostolique Desiderio desideravi n’est pas un enseignement infaillible, car elle ne remplit pas les conditions nécessaires à l’exercice de l’infaillibilité papale. Le canon du Concile de Trente est un exercice de l’autorité pédagogique infaillible de l’Église. Par conséquent, la contradiction entre Desiderio desideravi et la doctrine définie par le Concile de Trente ne falsifie pas la prétention de l’Église catholique à être guidée infailliblement par le Saint-Esprit lorsque, par l’exercice de son magistère, elle exige de tous les catholiques qu’ils croient une doctrine comme étant divinement révélée. Sur la possibilité qu’un pape enseigne publiquement l’erreur, voir la Correctio filialis adressée au Pape François par un certain nombre d’universitaires catholiques (https://www.correctiofilialis.org), et les discussions dans le livre Defending the Faith against Present Heresies (Arouca Press, 2021). Aucun catholique ne peut croire ou agir sur la base d’une déclaration papale si elle contredit la Foi catholique divinement révélée.

Nous, les soussignés, confessons la Foi catholique concernant la digne réception de l’Eucharistie telle qu’elle est définie par le Concile de Trente, selon laquelle la Foi seule n’est pas une préparation suffisante pour recevoir le sacrement de la très Sainte Eucharistie. Nous encourageons tous les évêques et les clercs de l’Église catholique à confesser publiquement la même doctrine sur la digne réception de l’Eucharistie et à appliquer les canons correspondants afin d’éviter un scandale grave et public.

Veuillez voir ici la liste des premiers signataires. Les universitaires et les ecclésiastiques sont invités à nous contacter s’ils souhaitent signer ce document : [email protected].

Signataires

Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler

Mgr René Henry Gracida, évêque émérite de Corpus Christi

Mgr Robert Mutsaerts, évêque auxiliaire de S’Hertogenbosch aux Pays-Bas

Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan)

P. James Altman

Dr Heinz-Lothar Barth, jusqu’en 2016 professeur de latin et de grec à l’Université de Bonn

Donna F. Bethell, JD

James Bogle, MA TD VR, avocat et ancien président d’Una Voce International.

Diacre Philip Clingerman, OCDS, BS, BA, MA [Théologie].

Diacre Nick Donnelly, MA

Anthony Esolen, PhD

Diacre Keith Fournier, JD, MTS, MPhil

Matt Gaspers, rédacteur en chef, Catholic Family News

Père Stanislaw C. Gibziński, Reading, R.-U.

Maria Guarini, STB, rédactrice en chef du site Internet Chiesa e postconcilio

Sarah Henderson, DCHS, MA (éducation religieuse et catéchèse), BA

Dr Maike Hickson, PhD, journaliste

Dr Robert Hickson, professeur retraité de littérature et de philosophie

Dr Rudolf Hilfer, Stuttgart, Allemagne

Dr Rafael Huentelmann, rédacteur en chef, METAPHYSICA

Steve Jalsevac, cofondateur et président, LifeSiteNews.com

Dr Peter A. Kwasniewski, PhD

Dr John Lamont, D.Phil.

P. Elias Leyds, CSJ, diocèse de Den Bosch, Pays-Bas

P. John P. Lovell

Dr Cesar Felix Sanchez Martinez. Professeur de philosophie de la nature au Séminaire archidiocésain Saint Jérôme d’Arequipa (Pérou)

Diacre Eugene McGuirk

Martin Mosebach

Brian M. McCall, rédacteur en chef, Catholic Family News

Patricia McKeever, B.Ed. M.Th., rédactrice en chef, Catholic Truth (Écosse)

Julia Meloni, B.A. Yale, A.M. Harvard, auteur

P. Cor Mennen, lic. en droit canonique, ancien professeur de séminaire

P. Michael Menner

Sebastian Morello, BA, MA, PhD, éditeur d'essais pour The European Conservative

P. Gerald E. Murray, J.C.D., Pasteur, Church of the Holy Family, New York, NY

George Neumayr, auteur

P. Guy Pagès

Paolo Pasqualucci, professeur de philosophie à la retraite, Université de Pérouse, Italie

Claudio Pierantoni, Universidad de Chile, docteur en histoire du christianisme, docteur en philosophie

Dr Carlo Regazzoni, philosophe de la culture

Dr John Rist, professeur émérite de lettres classiques et de philosophie, Université de Toronto, FRSC

Eric Sammons, rédacteur en chef, Crisis Magazine

Edward Schaefer, président, The Collegium

Wolfram Schrems, Mag. théol., Mag. phil.

Paul A. Scott PhD, FRSA, FRHistS, FCIL, CL, professeur associé de français et professeur Cramer, faculté affiliée du Gunn Center for the Study of Science Fiction, faculté affiliée du Ad Astra Center for Science Fiction and Speculative Imagination, éditeur général de The Year’s Work in Modern Language Studies (Brill) Département d’études françaises, francophones et italiennes, Université du Kansas, États-Unis

Anna Silvas, BA, MA, PhD, Adjunct Senior Research Fellow, University of New England, Australie

Michael Sirilla, PhD

Anthony P. Stine, PhD

Dr Gerard J.M. van den Aardweg, Pays-Bas

Dr phil. habil. Berthold Wald, professeur retraité, Faculté de théologie de Paderborn, Allemagne

John-Henry Westen, cofondateur et rédacteur en chef de LifeSiteNews.com

Elizabeth Yore, Esq, fondatrice de Yore Children

John Zmirak, PhD

Signataires additionnels

P. Edward B. Connolly

Christina Fox, BA BDiv, chercheuse indépendante

Adrie A.M. van der Hoeven MSc, auteur de jesusking.info

P. Tyler Johnson

Edgardo J. Cruz Ramos, président, Una Voce Puerto Rico

Luis Roman, étudiant en théologie (MBA et MA), hôte et producteur de l’émission bien connue de la communauté hispanique « Conoce, Ama Y Vive Tu Fe ».

Prof. Leonard Wessell (retraité), Ph.D. (USA), Dr Phil. (Allemagne), Doctorado, (Espagne)

Diacre Timothy Woods

18 septembre

Diacre Frederick Bartels, MA

Révérend Edmund A Castronovo

Père Joseph Fishwick

Paul N. King, Esq. président de l’Institut Paulus pour la propagation de la sainte liturgie

Dr Thaddeus J Kozinski, auteur et professeur de philosophie

Jesse Romero M.A., évangéliste catholique — apologiste

Elizabeth O’Bourke Acosta OCDS, BS Engineering, MBA, STL, étudiante STD

19 septembre

Prof. Dr Sergio Raúl Castaño : Sergio Raúl Castaño : Investigateur principal du CONICET, Titulaire de la théorie de l’État (UNCOMA), Directeur du Centre d’études politiques (UNSTA), Ex-Directeur du Département de politique et de développement intégré (FUNDACIÓN BARILOCHE-CONICET).

Diacre Dr Julian L Delgado

Robert T. Fertig, président de la Fertig Christian Trust Foundation, Inc.

Père Angelo Luigi Fratus SMM, prêtre montfortain

Michael Martonick, M.D.

P. Terence Mary (Naughtin) OFM Conv.

Mgr Beatriz Reyes Oribe : Becaria CONICET, Prof. de Historia de la Filosofía Medieval, Prof. de Lectura de Textos Filosóficos II UNSTA

José Antonio Pérez Stuart : Journaliste, analyste politico-économique, Licencié en administration, maîtrise en psychologie, droit et histoire de la pensée.

Père Tam X. Tran, S.T.L., Pasteur, Église catholique Our Lady of Vietnam, Silver Spring, MD

20 septembre

Luis Fernando Pérez Bustamante, journaliste catholique

P. Thomas Nathe

Diacre Dr Bart Overman, Pays-Bas

Pedro L. Llera Vázquez, directeur d’école et auteur à InfoCatólica

Cris Yozía, rédacteur en chef de Journal 7 Archivos

21 septembre

P. José Miguel Marqués Campo

P. Michael Matysik, missionnaire Fidei Donum

Fabiano Farias de Medeiros, administrateur et coordinateur du mouvement pro-vie au Brésil, catéchiste et administrateur de l’apostolat @educarparaoceu

22 septembre

P. Stephen Brown Cong. Orat.

Timothy J Gordon, Ph.L., J.D., M.A.

Richard Muchow, avocat

Lance Ravella, BA philosophie (UC Berkeley), MA philosophie (SF State U)

P. Paul Xu

23 septembre

Père John Boyle, J.C.L.

25 septembre

Robert L. Judge, B.S.S.E., MA (théologie FUS)



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