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Des chercheurs israéliens dévoilent un plan effroyable visant à créer des embryons pour le prélèvement d’organes

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : chokniti/Adobe Stock

23 août 2022 (LifeSiteNews) — En 2005, Hollywood sortit un film intitulé The Island, une histoire dystopique sur un groupe de personnes vivant leur vie strictement enrégimentée dans un établissement. L’histoire est centrée sur un ouvrier nommé Lincoln Six Echo qui, par une série de coïncidences, découvre l’horrible vérité sur l’établissement dans lequel il vit et sur le destin auquel lui et ses compagnons d’infortune font face : Ils sont des clones créés pour le prélèvement d’organes au cas où ceux qui ont payé pour leur création en auraient besoin. Ce sont des êtres humains, certes, mais le seul but de leur existence est d’être une réserve d’organes et de parties de corps.

Il y a quelques années, un chef pro-vie a noté dans une entrevue que le film véhiculait des messages intrinsèquement anti-avortement. Il s’avère que The Island pourrait également s’avérer prophétique. La société de biotechnologie Renewal Bio, basée en Israël, espère créer des embryons humains « synthétiques » dans le but explicite de prélever leurs organes à des fins de transplantation et de traitement de l’infertilité, du vieillissement et des maladies génétiques. Selon le New York Post, Renewal Bio a « affirmé avoir utilisé avec succès une technologie avancée de cellules souches et d’utérus artificiels afin de faire grandir des embryons de souris qui ont continué à se développer pendant plusieurs jours ».

Maintenant que le processus a fonctionné avec les embryons de souris, qui, selon la MIT Technology Review, sont restés en vie « jusqu’à ce qu’ils développent cœur battant », circulation sanguine et prémices d’un cerveau, les chercheurs veulent utiliser le même processus pour créer des embryons humains. Jacob Hanna, de l’Institut Weizmann des sciences en Israël et fondateur de Renewal Bio, a publié les résultats dans la revue Cell. Il est enthousiaste quant à leur potentiel. « L’embryon est la meilleure machine à fabriquer des organes et la meilleure bioimprimante 3D — nous avons essayé d’imiter ce qu’il fait. De façon remarquable, nous avons démontré que les cellules souches embryonnaires génèrent des embryons synthétiques entiers, ce qui signifie que cela inclut le placenta et le sac vitellin qui entourent les embryons. »

Ce que propose Hanna ressemble beaucoup à une version à petite échelle de ce que les méchants faisaient dans The Island — faire naître de nouveaux êtres humains dans le but explicite de piller leurs organes, afin de soutenir d’autres êtres humains plus âgés. Hanna a déclaré au Guardian que : « Nous sommes vraiment enthousiasmés par ce travail et ses implications ». Les embryons humains, estime Hanna, seront essentiellement une ressource renouvelable qui pourra être utilisée pour « traiter des affections médicales » et inverser « la baisse des taux de natalité et le vieillissement rapide des populations. »

Comme l’indique le site Web de Renewal Bio : « Pour résoudre ces problèmes complexes et cumulatifs, Renewal Bio vise à rendre l’humanité plus jeune et en meilleure santé en exploitant la puissance de la nouvelle technologie des cellules souches. » En fait, Hanna insiste sur le fait que ces nouveaux embryons « synthétiques » — qui sont créés sans ovules fécondés — sont « une alternative éthique et technique à l’utilisation d’embryons [naturels]. » Selon Hanna : « En Israël et dans de nombreux autres pays, comme les États-Unis et le Royaume-Uni, cela est légal et nous avons l’approbation éthique de faire cela avec des cellules souches pluripotentes produites par l’homme. »

« On offre ainsi une alternative éthique et technique à l’utilisation d’embryons ». Certains éthiciens s’inquiètent déjà de ces expériences et ont demandé une surveillance gouvernementale « afin de s’assurer que les progrès de la technologie qui permet de répliquer des embryons humains ne soient pas utilisés de manière abusive. » Le généticien Paul Tesar, de l’université Case Western Reserve, a admis qu’il y avait toujours des risques. « Il y aura toujours une zone grise », a-t-il déclaré à StatNews. « Mais en tant que scientifiques et en tant que société, nous devons nous rassembler pour décider où est la limite et définir ce qui est éthiquement acceptable. »

Peut-être existe-t-il un moyen d’utiliser les cellules souches pour créer des organes sans tuer des êtres humains créés dans ce but [je doute qu’un tel procédé soit moral. — A.H.]. Mais pour l’instant, on a vraiment l’impression qu’une entreprise de biotechnologie envisage de créer des êtres humains individuels aux premiers stades de leur développement dans le but de les utiliser comme pièces de rechange. Ce n’est pas une question d’éthique. C’est le territoire de Frankenstein.



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