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Des centaines de bébés au Canada sont-ils nés vivants après des avortements ratés puis laissés à mourir ?

Mike Schouten (LifeNews) — traduit par Campagne Québec-Vie

En août 2018, la blogueuse pro-vie Patricia Maloney a rapporté que l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a enregistré 766 avortements tardifs qui ont résulté en des naissances vivantes sur une période de cinq ans.

En d’autres mots, les grossesses ont pris fin assez tard par le moyen de l’avortement pour que l’enfant survive pendant un certain temps en dehors de l’utérus, mais meurt peu après en l’absence de tentatives de soins médicaux pour lui sauver la vie. Ce n’est pas la première fois que de tels cas sont rapportés.

Comme le fait remarquer elle-même Maloney, il y a beaucoup de théories sur le pourquoi et le comment de ces décès. Les sources listées sur son blogue nous donnent des chiffres, mais elles ne nous disent pas comment et pourquoi ces enfants sont morts après un avortement raté, et pourquoi cela est encore considéré comme un avortement plutôt que comme une mort à la naissance ou même un meurtre.

Mais ignorer la question à cause des zones grises ne nous apportera jamais plus de clarté. Nous avons un système de signalement assez déplorable en ce qui concerne l’avortement. Les hôpitaux déclarent leurs données sur l’avortement, mais ils ne le font que pour environ le quart des quelque 100 000 avortements qui ont lieu chaque année au Canada. Les cliniques privées s’occupent des 75 % restants, mais elles ne sont pas tenues de déclarer leurs données sur rien allant de l’âge de la gestation au moment de l’avortement aux complications qui ont suivi.

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Pour être clair, la plupart des avortements tardifs sont pratiqués dans les hôpitaux, et donc enregistrés. Les cliniques ne pratiquent généralement pas d’avortements après le premier trimestre. Il est également probable que beaucoup de ces enfants souffraient de maladies ou d’anomalies qui ont entraîné une mort rapide après la naissance, ou leur cœur a été injecté avec quelque chose qui était destiné à les tuer avant la naissance et qui a donc eu son effet peu après.

Toutefois, tant que nous ne serons pas certains avec des données adéquates, ces chiffres vagues et horrifiants n’auront pas de contexte et il n’y aura pas de conséquences criminelles pour des actes criminels potentiellement réels.

Notre Code criminel stipule très clairement que les enfants à naître ne sont pas considérés comme des personnes aux termes de la loi tant qu’ils ne sont pas sortis, vivants, du corps de leur mère. À ce stade, après avoir quitté le « canal magique de naissance », comme l’appelle une vidéo virale, l’enfant jouit de tous les droits humains. Le décès d’un enfant qui est sorti vivant de la mère peut être qualifié d’avortement raté, mais il importe que les droits conférés à cet enfant à la naissance soient maintenus.

Ces décès devraient-ils donc être appelés des avortements ? L’accouchement d’un bébé qui est provoqué par un médecin avant la date prévue de l’accouchement avec l’intention de le laisser mourir est-il une mort abortive ? Nous soutenons que ce n’est pas le cas en termes de statistiques. Tuer un enfant dans l’utérus et enlever les morceaux, c’est de l’avortement. L’accouchement forcé sans intention de sauver tombe davantage dans ce qui se nomme de l’infanticide.*

La plupart présument que ces avortements tardifs surviennent parce qu’une fatale anomalie ou incapacité a été détectée par échographie. Cela peut parfois être le cas, mais il est tout aussi probable que le handicap soit tout simplement non désiré. Cela peut aller de la trisomie 18 à la trisomie 21 en passant par la fente palatine.

Il semble que nous laissions mourir des enfants nés vivants, sans intervention, parce qu’ils ne sont plus, pour quelque raison que ce soit, voulus. Souvent, ces bébés sont d’abord désirés, et il devient dévastateur pour leurs parents de découvrir que leur enfant ne sera pas ce qu’ils espéraient et ce dont ils rêvaient.

Nous ne voulons pas minimiser le deuil qui peut accompagner un diagnostic prénatal tardif. Mais nous ne pouvons pas non plus minimiser le fait que le diagnostic change un enfant voulu en un enfant non désiré à cause de l’inconstance des parents. L’humanité de l’enfant ne change pas, mais la valeur qu’on lui accorde, oui.

Cette situation a un impact sur tous les Canadiens qui ont ou qui vivent avec une personne qui a un handicap ou une anomalie. C’est une forme de discrimination qui détermine la valeur d’une vie en la comparant à un idéal selon sa subjectivité.

Au Canada, nous prétendons être un modèle en ce qui a trait aux droits de la personne, mais nous permettons que des humains à naître soient avortés parce que ces personnes sont des filles, parce qu’elles ont une fente palatine ou parce qu’elles ont la trisomie 21. Les sondages montrent que près de 80 % des Canadiens présument que nous avons des lois limitant l’avortement à un certain moment de la grossesse. Ces Canadiens ne croient pas que de telles choses puissent arriver au Canada et les activistes de l’avortement ainsi que les médias ne font certainement rien pour les en désillusionner.

Dans toutes les autres démocraties du monde, il existe des protections juridiques pour les enfants dans l’utérus ; le Canada n’en a pas. Ayons la discussion. Insistons sur des statistiques qui tiennent compte correctement de la naissance et de la mort d’un enfant. Disons qu’il y a des choses qui ne sont tout simplement pas correctes.


*Faire naître un enfant trop tôt pour qu’il meure est un avortement, cependant l’avortement lui-même est un infanticide. — CQV



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