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Comment traiterions-nous un enfant endormi sur nos genoux ? C'est ainsi que nous devrions traiter l’enfant à naître

Par Peter Kwasniewski ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : PxHere

22 janvier 2019 (LifeSiteNews) ― « Loin des yeux, loin du cœur. » Ce simple dicton explique beaucoup de choses dans la bataille pour l'enfant à naître. Aussi longtemps que les gens peuvent faire en sorte qu’ils ne pensent pas au petit bébé humain qu'ils ne voient pas, ils peuvent prétendre qu'il ou n'existe pas vraiment ― ou faire comme si l'enfant est « quelque chose » de vague, d'indéfini, de flou, pas encore humain. Ceci explique, dans une large mesure, l'opposition aux lois qui exigent que les femmes qui envisagent l'avortement passent par une échographie. Les partisans de l'avortement ne veulent pas qu'elles le voient.

Dans l'une de ses œuvres les plus profondes, The Mystery of Being (Le mystère de l'Être), le philosophe du XXe siècle Gabriel Marcel (1889-1973) attire l'attention du lecteur sur « le caractère mystérieux qui s’attache à la présence proche d’une personne endormie, surtout d'un enfant en sommeil ». Il poursuit en disant :

Du point de vue de l'activité physique, ou du moins dans la mesure où la notion d'activité physique est définie par rapport à la possibilité de prendre des choses, l'enfant endormi n'est absolument pas protégé et semble être en notre pouvoir; de ce point de vue, il nous est permis de faire ce qui nous plaît avec lui.

Mais du point de vue du mystère, on pourrait dire que c'est parce que cet être n'est absolument pas protégé, qu'il est à notre merci, qu'il est aussi invulnérable ou sacré. Et il ne fait aucun doute que la marque la plus forte et la plus irréfutable de la barbarie pure et simple que l'on puisse imaginer consisterait dans le refus de reconnaître cette mystérieuse invulnérabilité.

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David Hume (1711-1776), un sceptique agnostique dont la philosophie s'oppose à presque tous les égards à celle de Marcel, fait néanmoins une remarque similaire dans A Treatise of Human Nature (Un traité sur la nature humaine) :

C'est une aggravation du meurtre, qu’il fût commis sur des personnes endormies et en parfaite sécurité; comme les historiens l'observent facilement d’un petit prince, qui est captif aux mains de ses ennemis, qu'il est plus digne de compassion qu’il est moins sensible à sa condition malheureuse. En effet, cela est ― ou devrait être ― évident pour tous. Le prédécesseur de Hume, John Locke (1632-1704), père fondateur du libéralisme moderne qui défend un droit quasi absolu sur sa propriété et son propre corps, souligne néanmoins que les parents n'ont aucun pouvoir sur la vie de leur progéniture, dont ils sont responsables du bien-être (voir Second Treatise on Civil GovernmentDeuxième traité du gouvernement civil).

Pourtant, la dégénérescence progressive de la pensée qui a abouti à l'acceptation quasi-universelle de l'avortement, dans lequel un enfant endormi dans le ventre de sa mère est brutalement assassiné, est au moins en partie de la faute de Hume. Hume a été le premier penseur moderne à dire que la causalité est une fabrication de l'esprit, une simple coutume de la pensée. En d'autres termes, nous ne pouvons jamais savoir avec certitude si une chose (par exemple, une flamme sur la cuisinière) est responsable d'une autre (chauffer la casserole d'eau) ; c'est une question de façon de voir les choses. Nous ne pouvons même pas savoir si une chose qui semble être la même ― un chien ou un chat, par exemple ― reste la même qu'elle-même au fil du temps ; elle peut être différente chaque jour, comme lorsque l'ancien philosophe Héraclite disait que le soleil était nouveau chaque jour, éteint la nuit et nouvellement né au lever du jour.

Qu'ils s'en rendent compte ou non, beaucoup de gens aujourd'hui ont adopté le scepticisme de Hume en matière d'avortement, même s'ils le rejetteraient dans presque tous les autres cas de vie pratique. Tout comme nous savons qu'un homme de 80 ans est en essence le même être humain qu'il était à l'âge de huit ans, malgré les changements qui se sont produits au cours des 72 dernières années ― un fait que nous reconnaissons en l'appelant du même nom tout le temps ― nous savons aussi qu'un embryon ou fœtus est un enfant à naître ou bébé, donc un être humain avec un visage, un cœur, des mains, des pieds, déjà nommé ou prêt à recevoir un nom. Embryon, enfant à naître, adolescent, jeune, homme ou femme sont des mots qui font référence à différentes étapes d'une même réalité en développement ; ils font référence à une chose, une identité individuelle durable.

Malgré ce bon sens, les gens parlent et agissent comme si un « œuf fécondé » n'avait rien à voir avec un enfant ou un être humain, bien qu'il soit difficile d'imaginer un fait plus évident de la nature. Voir l'enfant à naître à travers la fenêtre ultrasonore de l'utérus, le voir comme un petit enfant reposant paisiblement dans le giron de sa mère, est une façon de ramener ce fait à la réalité et qu’il devienne conviction et objet de soins.

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