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« Chaque minute en vaut la peine » — les parents de bébés atteints de trisomie 18 disent qu’ils ne regrettent pas d’avoir choisi la vie

Par Jean Mondoro — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : jcomp/Freepik

14 décembre 2023 (LifeSiteNews) — Alors que les médias grand public continuent de promouvoir la soi-disant « nécessité » de l’accès à l’avortement pour les femmes qui attendent un bébé atteint de graves handicaps, les parents qui ont perdu des enfants à cause de ces conditions s’expriment, affirmant combien ils « ne regrettent pas » d’avoir choisi la vie face à la mort.

Le témoignage édifiant de parents dont les bébés sont morts de trisomie a été suscité par une femme du Texas qui demandait une dérogation à l’interdiction quasi totale de l’avortement dans cet État parce qu’on avait diagnostiqué chez son enfant à naître de 20 semaines la trisomie 18 (syndrome d’Edwards). Cette maladie entraîne un retard de développement chez l’enfant et, si celui-ci survit à la naissance, le grave handicap amène souvent la mort au cours des premières années de vie.

Kate Cox a intenté une action en justice contre l’État et a obtenu la suspension temporaire de la loi, qui interdit l’avortement volontaire à moins qu’il ne soit jugé « médicalement nécessaire » pour sauver la vie de la mère. Le lendemain, la Cour suprême du Texas a bloqué l’ordonnance. Peu après, il a été annoncé que Mme Cox, âgée de 31 ans, avait l’intention de se faire avorter en dehors de l’État.

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Alors que les médias grand public et les défenseurs de l’avortement utilisent la situation tragique de Mme Cox pour justifier l’accès à l’avortement, les parents pro-vie qui ont choisi la vie pour leurs enfants handicapés et qui les ont perdus par la suite opposent à l’argumentaire pro-avortement des témoignages montrant que chaque minute passée avec leurs bébés en « valait la peine ».

Lors d’une entrevue accordée le 13 décembre à Brian McCall, rédacteur en chef de Catholic Family News, Claudia Linton a raconté l’histoire de sa fille Joséphine, diagnostiquée de la trisomie 13 (syndrome de Patau) à 20 semaines de grossesse. Ses parents ont refusé d’avorter et ont vécu avec reconnaissance les quatre années qu’ils ont passées avec elle avant qu’elle ne meure.

« C’était vraiment surréaliste », a déclaré Mme Linton à propos du diagnostic. « Au début, je n’ai pas vraiment compris. La chose qui m’a frappé le plus quand ils [les médecins] lisaient la liste des problèmes était qu’elle aurait une fente labiale et palatine, parce que cela peut être un peu effrayant, de voir quelque chose comme ça ».

« Elle avait une fente labiale et palatine, une cardiopathie congénitale, une forme très légère d’épilepsie, une cataracte, des pieds bots et toutes sortes de choses. »

Lorsqu’elle a rencontré un consultant après le diagnostic, Mme Linton a expliqué qu’elle et son mari « allaient avoir le bébé » et qu’il n’était « pas question » qu’ils envisagent d’avorter. Bien que le médecin ait « beaucoup insisté » pour les informer sur l’avortement, ils sont restés fermes dans leur volonté de choisir la vie.

Mme Linton a décrit combien il était difficile de concilier la probabilité que sa fille meure jeune et soit gravement handicapée avec le fait qu’« elle était si active dans mon ventre ». Bébé Josephine « s’amusait beaucoup », selon sa mère, mais les professionnels de la santé « n’admettaient pas du tout qu’il y ait quelque chose de vivant là-dedans ».

« Il n’était question que de mes soins et de la manière dont ils allaient s’occuper de moi, sans se préoccuper du bébé », ce qui était « très frustrant », dit-elle. Au cours de leur périple, explique Mme Linton, sa famille avait reçu « beaucoup de soutien » de la part de médecins pro-vie, ce qu’elle considère comme une « grande chance ».

« Elle était extraordinaire et touchait le cœur de tout le monde, tous ceux qui entraient en contact avec elle », se souvient Mme Linton. Bien que les médecins eussent dit qu’elle ne serait pas « reconnaissable » ou « capable de communiquer », sa famille a été ravie de constater que « c’était tout le contraire ». Josephine « tendait les bras et vous rapprochait suffisamment d’elle pour vous embrasser le visage » et adorait rire et jouer avec sa sœur aînée, qui « l’adorait ». L’« effet énorme » de la vie de la petite fille a été évident lors de ses funérailles où « l’église était pleine ».

« L’inconnu est très effrayant », explique Mme Linton à Cox et aux autres parents confrontés à des diagnostics similaires. « Vous avez peur de ce que vous ne savez pas. Mais une fois que vous êtes en plein dedans, cela devient votre nouvelle norme et ce n’est pas du tout effrayant parce que vous faites avec... Ce n’est pas du tout une corvée, c’est juste la vie ».

Josephine est décédée le jour de l’Ascension — un « grand réconfort » pour sa mère — six jours seulement après la naissance du quatrième enfant des Linton. Sa mère a expliqué que les parents qui choisissent la vie pour des bébés handicapés « ne le regrettent jamais, jamais », soulignant que « leur vie est si courte et si précieuse et qu’elle vaut chaque minute ».

Elle a également encouragé les parents faisant face à des situations similaires en leur rappelant qu’il existe « une aide considérable » pour les enfants handicapés et pour soutenir leurs familles.

Le 12 décembre, Tim Jackson a adressé un message public à Cox pour lui demander de reconsidérer son projet d’avortement. Tim Jackson explique que sa femme et lui avaient perdu un fils nommé John Michael après 37 semaines de développement. Il était également atteint de trisomie 18, mais son père ne regrette « pas une seconde » leur décision de choisir la vie, aussi courte fût-elle.

« Je vous envoie ceci aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, parce que je n’ai pas d’autre moyen de vous contacter, et j’espère que vous le verrez avant de vous rendre jusqu’à l’avortement », dit M. Jackson. « Je sais à quel point il peut être difficile d’envisager le fait que votre enfant pourrait ne pas vivre longtemps après la naissance, ou mourir pendant la naissance, ou mourir avant. »

Jackson encourage Cox à « reconsidérer » sa décision d’avorter son enfant à la lumière de ce qui pourrait être, lui dit-il, « les moments les plus significatifs de votre vie que vous puissiez avoir avec votre enfant ». Si son bébé naît vivant, souligne-t-il, « vous pourriez tenir dans vos bras un enfant dont vous êtes la mère et créer avec lui des souvenirs qui dureront toute une vie et même au-delà ».

« Je vous envoie ce message parce que je ne veux vraiment pas que vous manquiez l’occasion qui vous est offerte de pouvoir tenir votre propre bébé dans vos bras », déclare Mme Jackson. « Notre fils est né dans un hôpital au Brésil et le moment où j’ai pu tenir cet enfant dans mes bras, juste après sa naissance, est un moment que je n’oublierai jamais. »

« Je ne regrette pas un instant le fait que nous ayons porté le bébé aussi longtemps qu’il a vécu, malgré le fait que nous ayons rencontré de nombreux médecins qui nous disaient d’avorter. »



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