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Ces résidents de maisons de retraite ayant des « symptômes » de covid qui ont reçu des cocktails mortels

Par Celeste McGovern — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Rawpixel.com/Adobe Stock

ANALYSE

29 avril 2022 (LifeSiteNews) — Un nombre choquant de citoyens âgés sont morts lors de la première vague du COVID, et pas toujours à cause du virus mais de malnutrition et de déshydratation sévères, et par le biais de protocoles qui utilisaient des médicaments euthanasiques et des « parcours de fin de vie » comme traitement de première ligne pour tout symptôme, selon une analyse récente publiée dans le C2C Journal. De tous les pays occidentaux, le Canada était l’endroit le plus meurtrier pour un résident de maison de soins de longue durée à risque.

« À la fin du mois de mai 2020, le Canada rapportait que 81 % des décès de Covid-19 du pays avaient eu lieu dans des établissements de soins de longue durée », écrit Anna Farrow, directrice générale du Conseil catholique anglophone de la province de Québec. « Cela se compare à une moyenne de 38 pour cent dans les 37 autres pays de l’OCDE. Cette proportion a diminué, mais un rapport de décembre 2021 de l’Institut canadien d’information sur la santé a noté que les établissements de soins de longue durée représentaient encore 43 pour cent des décès liés au Covid-19 ».

Ce chiffre est remarquablement élevé si l’on considère que les gouvernements ont appliqué des stratégies strictes de verrouillage en cas de pandémie et d’autres mesures COVID pour protéger les personnes âgées et vulnérables. Pourquoi ont-ils échoué ?

Qu’est-ce qui a tué Mamie ?

La campagne Don't Kill Granny est apparue pour la première fois en Angleterre, en août 2020, lorsque la ville de Preston l’a utilisée pour augmenter sa politique empêchant le mélange des ménages, écrit Farrow. « Le slogan Ne tuez pas votre Mamie a rapidement été adopté par le ministre britannique de la Santé de l’époque, Matt Hancock, et utilisé pour encourager les jeunes à limiter leurs interactions sociales. »

Alors, pourquoi les personnes âgées sont-elles mortes en si grand nombre, surtout au Canada, demande-t-elle. « Qu’est-ce qui a tué Grand’mère ? »

Nous savons qu’au printemps 2020, au Canada, dans les maisons de soins infirmiers, où le personnel était déjà en pénurie et surchargé de travail, le personnel soignant a quitté le navire en nombre sans précédent. Pourquoi rester et être surmené et sous-payé dans des conditions misérables alors qu’il y avait un risque supposé d’attraper une infection mortelle ?

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« Pour aggraver les choses, les politiques de confinement ont empêché les aidants familiaux et les amis proches, qui apportaient souvent un soutien quotidien à leurs proches, d’accéder aux établissements », écrit Farrow. « Et pas seulement physiquement, car les membres de la famille ont passé souvent des semaines sans même pouvoir contacter leurs proches ou le personnel. »

Affamés et déshydratés

Les Canadiens en ont entendu parler lorsque des militaires ont été envoyés dans des maisons de retraite fin avril 2020. « Lire le rapport du brigadier général C.J.J. Mialkowski sur les foyers de l’Ontario, c’est lire un document qui transmet dans le langage précis et méticuleux d’un soldat l’horreur que les militaires ont ressentie. Il se lit comme des dépêches d’un nouveau type de champ de bataille », affirme Farrow.

« Il y avait des thèmes communs aux cinq établissements : manque de personnel permanent, formé et coordonné, mauvais usage des stupéfiants, pénurie de fournitures, nutrition et hydratation inadéquates des résidents. »

Une tragédie similaire s’est déroulée en Espagne, où des militaires ont été envoyés dans des maisons de soins et ont trouvé des patients âgés morts et abandonnés dans leur lit.

Et il y a eu aussi la tragédie d’« événements ayant accéléré la transmission » dans les maisons de retraite de New York, encouragés par le gouverneur de l’époque, Andrew Cuomo, lorsque 9 056 patients infectés par le COVID ont été transférés dans ces établissements, entraînant quelque 15 000 décès.

Des protocoles de traitement mortels

Outre le fait que de nombreuses personnes âgées décédées dans des maisons de retraite lors de la première vague de la pandémie de COVID étaient en fait affamées et privées d’eau jusqu’à ce que mort s’ensuive, des protocoles ont été mis en place, apparemment dans d’autres pays aussi bien qu’au Canada, pour leur administrer simplement des cocktails de médicaments mortels s’ils présentaient les symptômes du COVID (comme un écoulement nasal, des maux de tête et de la fièvre), constituant une sorte de triage pour sauver les systèmes de santé plutôt que les patients.

« On nous a dit de tous les mettre sous protocole de détresse respiratoire... morphine, scopolamine, Ativan », a témoigné Sylvie Morin, infirmière en chef adjointe dans un foyer de soins du Québec, lors d’une enquête sur l’utilisation des cocktails létaux.

« Un protocole de détresse respiratoire (PDR) peut sembler parfaitement approprié dans le contexte d’un virus du SRAS. Après tout, une petite proportion des personnes qui contractent le SRAS-CoV-2 développent une forme de pneumonie pouvant provoquer un syndrome de détresse respiratoire aiguë, qui nécessite une attention et un traitement particuliers », écrit Farrow. « Mais le PDR décrit par Sylvie Morin n’est pas un tel traitement. »

« Allons, ils ne vont pas tous mourir »

Les cocktails de médicaments respiratoires sont bien connus pour être [potentiellement] mortels et il s’agit « d’un équilibre délicat entre l’administration d’une dose qui gère avec succès la douleur et l’agitation d’un patient mourant et celle qui provoque réellement la mort », selon Farrow.

Elle s’est entretenue avec un neurologue de Montréal qui a déclaré que de tels protocoles médicamenteux sont utilisés presque exclusivement après consultation d’une équipe de soins palliatifs dans des circonstances de fin de vie. « Il a dit qu’il avait du mal à croire qu’un tel protocole soit une instruction permanente ».

Michael Ferri, chef de la psychiatrie à l’hôpital régional de Pembroke en Ontario, a déclaré que le protocole de détresse respiratoire n’était pas surprenant dans le cadre des soins palliatifs, mais que son utilisation généralisée en tant que protocole sans surveillance ni responsabilité était « inquiétante ».

Sylvie Morin, infirmière dans une maison de soins du Québec, a témoigné qu’au début de mars 2020, son chef d’unité était visiblement agité et a déclaré que si le COVID-19 entrait dans la maison de soins, il viderait l’établissement. « Elle avait 250 certificats de décès [et] 250 formulaires pour le protocole de détresse respiratoire ».

Morin avait dit : « Allons, ils ne vont pas tous mourir ».

Mais Morin en est venue à croire que « tout était prévu à l’avance ». Les résidents à qui on a administré le protocole ne sont pas tous morts, « mais la plupart le sont ».

« Une bonne mort nécessite des seringues »

Mme Farrow présente des preuves que ces plans visant à utiliser le « triage de la population », y compris les médicaments de fin de vie pour les personnes fragiles et âgées, semblaient être en place non seulement au Canada mais dans de nombreux pays depuis « le tout début de la pandémie » et qu’ils étaient destinés à être le traitement standard du COVID-19. Elle cite un échange effrayant lors d’une réunion virtuelle en avril 2020, entre le secrétaire à la santé du Royaume-Uni, Matt Hancock, et Luke Evans, député conservateur et médecin.

« Une bonne mort a besoin de trois choses. Elle a besoin d’équipement, de médicaments et de personnel pour les administrer », a déclaré Luke Evans. « Avez-vous assez de pousseurs de seringues ? Avez-vous assez de médicaments, en particulier du midazolam et de la morphine ? »

Hancock a répondu oui aux deux questions.

« Les questions du député et la réponse toute prête du ministre de la Santé suggèrent que le gouvernement britannique s’était déjà préparé à imposer des protocoles de fin de vie aux patients jugés trop âgés ou trop fragiles pour recevoir un traitement », écrit Farrow.

Elle signale également d’autres protocoles étranges, comme celui des premiers intervenants d’Urgences-Santé, un service ambulancier québécois, qui ont reçu l’ordre de ne pas réanimer les personnes dont le cœur s’était arrêté « pour protéger le système de santé », selon leur directeur Pierre-Patrick Dupont.

Il semble que la mort des personnes vulnérables et fragiles était la position par défaut dans de nombreux protocoles de santé du COVID. Il y a beaucoup de choses à étudier dans la « première vague » de décès que les politiciens et les responsables de la santé ont brandi comme une massue pour terrifier les citoyens afin qu’ils se conforment au verrouillage et aux autres mesures gouvernementales du COVID. Pourtant, peu de gouvernements souhaitent enquêter ou demander des comptes aux responsables de ce qui semble être de la négligence et des meurtres médicaux massifs.

Il y avait beaucoup à craindre pour les personnes âgées lors de la pandémie, semble-t-il, mais le coronavirus était loin de figurer en tête de liste.

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