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Cardinal Müller : l’idéologie transgenre consiste en l’« automutilation », la promouvoir est un « péché grave »


Le cardinal Gerhard Müller.

Par Raymond Wolfe — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo :

8 avril 2022 (LifeSiteNews) — Le cardinal Gerhard Müller a fustiger le mouvement LGBT lors de récentes remarques, décrivant l’idéologie transgenre comme une « automutilation de l’esprit, de l’âme et du corps », à laquelle ses partisans ont donné une « position totalitaire » dans la société, au détriment des jeunes et de la liberté religieuse et scientifique.

Le cardinal allemand et ancien préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi du Vatican (anciennement la Congrégation pour la doctrine de la foi) a fait ces commentaires dans une déclaration faite le 30 mars 2022 au magazine allemand Tichys Einblick.

Le cardinal Müller répondait à la controverse suscitée par un épisode d’un programme télévisé allemand pour enfants qui a soulevé l’indignation des parents parce qu’il glorifiait le « changement de sexe ». L’épisode, diffusé juste avant la « Journée de visibilité des transgenres » la semaine dernière, mettait en scène un personnage nommé Erik qui réapparaissait dans l’émission sous la forme d’une « femme trans » travestie nommée « Katja ».

« Une personne transgenre est une personne qui est née fille, mais qui est en fait un garçon, ou l’inverse », a déclaré au public enfantin un présentateur qui a ouvert l’épisode avec des drapeaux de « fierté » LGBT.

Interrogé sur son point de vue au sujet de la controverse, le cardinal Müller n’a pas mâché ses mots, dénonçant la promotion du transgenrisme comme un « péché grave » contre les enfants et les jeunes.

« Lorsque l’automutilation de l’esprit, de l’âme et du corps est colportée idéologiquement et politiquement comme une prétendue “autodétermination”, alors ce n’est rien de moins qu’un péché grave contre le bien-être et le salut des enfants et des jeunes qui sont en train de mûrir et de trouver leur identité », a-t-il affirmé. « Espérons qu’ils ont de bons parents et amis qui les encouragent à s’accepter comme être humain en tant qu’homme ou femme. »

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« Selon la foi chrétienne, les baptisés se comprennent en Jésus-Christ comme des fils et des filles de Dieu, leur Créateur, Rédempteur et Compléteur [par les dons du Saint-Esprit (CEC 1831)] », a-t-il ajouté.

L’éminent prélat allemand a expliqué que la nature masculine ou féminine d’une personne est immuable et sert de condition préalable à un amour authentique et à l’avenir de l’humanité.

« L’homme naît en tant qu’homme, et non en tant qu’animal, plante ou matière première, sans que personne ne lui demande son consentement au préalable », a-t-il déclaré. « Puisque la sexualité masculine ou féminine fait partie de l’expression de notre corps individuel, nous ne pouvons pas la changer essentiellement, mais nous pouvons soit nous développer en elle de manière positive, soit nous rebeller contre elle à notre détriment. »

« La distinction entre l’homme et la femme est positive, poursuit-il, tant pour l’individu que pour la communauté (également pour la succession des générations). » Les deux sexes sont « la condition préalable pour que deux personnes puissent s’aimer et se dire : Toi seul et pour toujours, jusqu’à ce que la mort nous sépare. C’est ainsi qu’ils deviennent mari et femme l’un pour l’autre ; puis, si Dieu le veut, également père et mère pour leurs enfants communs. »

Le mouvement LGBT rejette fondamentalement la nature immuable de l’homme, donnée par Dieu, a observé le cardinal Müller.

« L’idéologie LGBT ne concerne pas la dignité des individus qui se sentent du sexe opposé, mais elle nie plutôt la nature de l’être humain en tant que mâle et femelle en général, telle que Dieu l’a inscrite dans la création », a-t-il déclaré.

Cette idéologie anti-chrétienne et anti-scientifique, a ajouté le cardinal, « a réussi à transformer une minorité persécutée en une minorité persécutrice. » « Elle a obtenu une position de pouvoir totalitaire dans la politique, le système judiciaire, les universités et les médias qui détruit la liberté religieuse, sape l’État de droit et piétine la liberté scientifique. »

Les commentaires du cardinal Müller reflètent ceux de l’archevêque Charles Chaput, archevêque émérite de Philadelphie, qui a qualifié l’an dernier le transgenrisme de « rébellion finale contre Dieu ».

Les « questions de genre » d’aujourd’hui, a déclaré l’archevêque Chaput à Tucker Carlson de Fox News en juin, sont « le parfait exemple » de personnes qui cherchent à prendre le rôle de Dieu, « lorsque nous ne sommes même pas satisfaits du corps avec lequel nous sommes nés, que nous pensons avoir le pouvoir de devenir autre chose que ce que nous avons été créés, comme de croire que je peux devenir une femme ou qu’une femme peut devenir un homme ».

« C’est quelque chose que Dieu fait [de créer homme ou femme], mais que nous ne pouvons pas faire. D’une certaine manière, c’est la rébellion finale contre Dieu », a-t-il ajouté.

Le Magistère de l’Église catholique soutient la réalité biologique selon laquelle il n’y a que deux sexes et que Dieu crée chaque être humain soit masculin, soit féminin. Comme l’indique le Catéchisme de l’Église catholique : « Dieu a créé l’homme et la femme ensemble et les a voulus l’un pour l’autre. » « L’Écriture Sainte affirme que l’homme et la femme ont été créés l’un pour l’autre : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul” », ajoute le texte.

« En créant l’être humain homme et femme, Dieu donne une dignité personnelle égale à l’un et à l’autre. Chacun d’eux, homme et femme, doit reconnaître et accepter son identité sexuelle », affirme également le Catéchisme.

Le style de vie transgenre, comme l’a suggéré le cardinal Müller, cause des dommages physiques et psychologiques extrêmes, en particulier chez les jeunes, comme LifeSiteNews l’a largement rapporté.

Les produits pharmaceutiques de « transition de genre », comme les bloqueurs de puberté et les hormones transsexuelles, sont liés à des effets secondaires graves et potentiellement mortels, tels qu’une crise cardiaque, un risque accru d’accident vasculaire cérébral et de cancer, l’ostéoporose, des troubles émotionnels et la stérilisation. Des opérations chirurgicales de « changement de sexe » suivent généralement, entraînant une mutilation irréversible.

Il n’y a pas eu d’essais contrôlés randomisés ou d’études longitudinales sur l’utilisation de procédures transgenres chez les enfants ou les adolescents présentant une confusion de genre. Ces dernières années, de nombreux pays, dont la Suède et la Finlande, ont décidé de restreindre l’utilisation des médicaments hormonaux pour les mineurs souffrant de confusion sexuelle, en invoquant les risques massifs pour la santé et le manque de preuves scientifiques.

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