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Cardinal Burke : la « rhétorique populiste » associée au pape François sape la doctrine catholique


Le cardinal Raymond Leo Burke.

Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube

Citée du Vatican (LifeSiteNews) — Le cardinal Raymond Burke a publié une critique détaillée de la « rhétorique populiste » souvent « attachée au langage utilisé par le pape François », qui, selon lui, sont « les slogans d’une idéologie remplaçant ce qui est irremplaçable pour nous : la doctrine et la discipline constantes de l’Église ».

L’ancien préfet de la Signature apostolique a livré son analyse de la relation entre le droit canonique et les arguments verbaux actuels dans une déclaration datée du 9 mai, mais publiée sur son site internet le 9 août. Intitulé « Discipline et doctrine : Le droit au service de la vérité et de l’amour », le cardinal Burke a mis en lumière ce qu’il a appelé un processus sapant la « discipline canonique » de l’Église.

« Dans la période qui a immédiatement précédé le concile œcuménique Vatican II et, plus encore, dans la période postconciliaire, la discipline canonique de l’Église a été remise en question dans ses fondements mêmes », a-t-il déclaré.

Cette « crise », écrit-il, est née des mêmes erreurs « inspirant une révolution morale et culturelle dans laquelle la loi naturelle, l’éthique morale de la vie individuelle et de la vie en société, a été remise en question en faveur d’une approche historique dans laquelle la nature de l’homme et la nature elle-même ne jouissaient plus d’une identité substantielle, mais seulement d’une identité changeante, et parfois naïvement considérée comme évolutive ».

Enhardis par les réformes apportées au Code de droit canonique de 1917, les canonistes et théologiens hétérodoxes ont commencé à remettre en question le droit ecclésiastique, écrit le cardinal américain. « Le soi-disant “esprit de Vatican II”, qui était un mouvement politique dissocié de l’enseignement pérenne et de la discipline de l’Église, a considérablement exacerbé la situation », a-t-il déclaré.

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Une rhétorique populiste

Ce courant de remise en question ou de rejet de la loi de l’Église est favorisé par une « rhétorique populiste concernant l’Église », a déclaré le cardinal Burke.

Ces dernières années, le droit et même la doctrine ont été remis en question à plusieurs reprises, étant considérés comme des obstacles à l’efficacité des soins pastoraux apportés aux fidèles. Une grande partie de cette agitation est associée à une certaine rhétorique populiste concernant l’Église, y compris sa discipline.

Le cardinal Burke a déclaré que « de nouvelles législations canoniques ont également été promulguées qui sont clairement en dehors de la tradition canonique et, d’une manière confuse, remettent en question cette tradition qui a fidèlement servi la vérité de la foi avec amour ». À titre d’exemple, il a cité le processus actuel de déclaration de nullité d’un mariage, « qui, à son tour, touche au fondement même de notre vie dans l’Église et dans la société : le mariage et la famille ».

Poursuivant, le prélat de 75 ans a fait référence à de nombreux points de discussion clés du pape François, affirmant que ces mots ont été employés au sein de l’Église d’une manière qui semble remplacer « l’irremplaçable », à savoir « la doctrine et la discipline constantes de l’Église ».

Ces dernières années, certains mots, par exemple « pastoral », « miséricorde », « écoute », « discernement », « accompagnement » et « intégration » ont été appliqués à l’Église d’une manière un peu magique, c’est-à-dire sans définition claire, mais comme les slogans d’une idéologie remplaçant ce qui est irremplaçable pour nous : la doctrine et la discipline constantes de l’Église.

Notant que certains de ces mots ont effectivement « une place dans la tradition doctrinale et disciplinaire de l’Église », le cardinal Burke a averti que dans leur usage actuel « ils sont maintenant utilisés avec une nouvelle signification et sans référence à la Tradition ».

Par exemple, le soin pastoral est maintenant régulièrement opposé au souci de la doctrine, qui doit être son fondement. Le souci de la doctrine et de la discipline est caractérisé comme pharisaïque, comme voulant répondre froidement ou même violemment aux fidèles qui se trouvent dans une situation irrégulière du point de vue moral et canonique. Dans cette vision erronée, la miséricorde s’oppose à la justice, l’écoute à l’enseignement, le discernement au jugement... La perspective de la vie éternelle est éclipsée au profit d’une sorte de vision populaire de l’Église dans laquelle tous devraient se sentir « chez eux », même si leur vie quotidienne est en contradiction ouverte avec la vérité et l’amour du Christ.

« Un langage souvent utilisé par le pape François »

Le cardinal Burke, connu pour son tact et sa discrétion, n’a pas hésité à désigner le pape François comme une figure clé dans la diffusion de cette « rhétorique populiste ». Il a noté que « cette rhétorique est souvent liée au langage utilisé par le pape François de manière familière, que ce soit lors d’entrevue données dans des avions ou à des organes de presse, ou dans des remarques spontanées adressées à divers groupes ».

Cependant, le cardinal Burke a fait la distinction entre la critique de François en tant qu’individu et en tant que Pape, notant que la critique de François en tant qu’homme conduit souvent à l’accusation que l’on « parle contre le Saint-Père », ce qui conduit à la tentation de « rester silencieux ou d’essayer d’expliquer doctrinalement un langage qui embrouille ou même contredit la doctrine ».

Il a observé comment « le Pape François a choisi de parler souvent dans son premier corps, le corps de l’homme qui est Pape ».

En fait, même dans les documents qui, dans le passé, ont représenté un enseignement plus solennel, il [François] déclare clairement qu’il n’offre pas un enseignement magistériel, mais sa propre pensée. Mais ceux qui sont habitués à une manière différente de parler du pape veulent faire de chacune de ses déclarations une partie du magistère. Cela est contraire à la raison et à ce que l’Église a toujours compris.

Le cardinal a devancé les critiques sur sa différenciation, déclarant que différencier les deux voix de François n’est « en aucun cas un manque de respect pour la fonction pétrinienne », mais « au contraire, cela montre un respect ultime pour la fonction pétrinienne et pour l’homme à qui Notre Seigneur l’a confiée ».

Dans cet esprit, il a mis en garde contre l’utilisation continue et non corrigée de la « rhétorique populiste » qui permet « à une plus grande confusion d’entrer dans la vie de l’Église ».

L’enseignement catholique sur le droit et la doctrine

Souhaitant proposer une interprétation catholique authentique de la relation entre le droit et la pastorale, le cardinal Burke s’est inspiré du discours du pape Jean-Paul II à la Rote romaine en 1990, observant comment l’application du droit est directement liée à la pastorale :

Les dimensions juridique et pastorale sont inséparablement unies dans l’Église, pèlerine sur cette terre. Elles sont surtout en harmonie en raison de leur objectif commun : le salut des âmes.

Développant les propos du pape polonais, le cardinal Burke a de nouveau cité le discours de 1990, affirmant que « toute opposition entre la dimension pastorale et la dimension juridique est trompeuse ».

Dans l’Église, la vraie justice, animée par la charité et tempérée par l’équité, mérite toujours l’adjectif pastoral. Il ne peut y avoir d’exercice de la charité pastorale qui ne tienne pas compte, avant tout, de la justice pastorale.

Le cardinal Burke a rejoint le cardinal Gerhard Müller au début de l’année pour mettre en garde contre les fausses applications de l’« intégration », lorsqu’il a fermement condamné le vote de la Voie synodale d’Allemagne approuvant les « bénédictions » de personnes de même sexe.

Il a écrit que « les fidèles n’ont jamais eu autant besoin qu’aujourd’hui de prêtres qui leur annoncent la vérité, qui leur apportent le Christ, surtout dans les sacrements, et qui les guident et les gouvernent dans la voie du Christ ».

L’éminent cardinal a décrit l’époque actuelle comme celle où « les évêques trahissent la tradition apostolique », ce qui entraîne des souffrances pour les membres fidèles de l’Église : « Les évêques fidèles, les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles laïcs souffriront nécessairement beaucoup, précisément à cause de leur fidélité ».

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