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Encore une fois, une publicité pour le système de garderie permettant à l'état d'avoir ses deux payeurs d'impôts par couple.

Le journal Le Devoir du 13 avril 2012 nous revient avec les mêmes poncifs sur les économies qu'apporte l'obligation pour les parents pauvres de travailler tous les deux. Grâce aux garderies, l'État peut aller chercher plus d'argent des parents, par leurs impôts, que si l'État donnait une allocation parentale substantielle pour les laisser choisir le mode de vie qui leur convient.

Comme on peut le constater, la question du bien de l'enfant ne fait pas partie de la réflexion sur le programme de garderie, ni le bien-être des parents pour qui travailler tous les deux et s'occuper vraiment des enfants est une tâche titanesque. Nos économistes et gouvernants ne s'interrogent pas non plus sur les raisons qui font que, dans un pays supposément riche, le taux de fécondité, le nombre d'enfants par couple est si bas qu'il ne permet pas de stabiliser la population. Est-ce si normal d'élever toute une génération d'enfants uniques en grande partie? Est-ce que le fait d'avoir des frères et soeurs n'est pas un apprentissage encore plus profitable pour l'apprentissage du partage et de la socialisation, que d'avoir des amis en garderie? Il y aurait des études à faire là-dessus...

 Le programme universel de services de garde à contribution réduite a amené la participation de près de 70 000 mères de plus au marché du travail en 2008 au Québec, estiment Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny dans une étude de 28 pages réalisée sous l'égide de la Chaire de recherche en fiscalité et de finances publiques de l'Université de Sherbrooke. Cet ajout de main-d'oeuvre a fait augmenter le produit intérieur brut de 5,1 milliards cette année-là et a permis aux gouvernements à la fois d'engranger des revenus supplémentaires et de réaliser des économies dont le total a été supérieur aux coûts du programme lui-même.

«La dépense nette de 1,6 milliard du Québec a engendré une rétroaction budgétaire favorable de 2,4 milliards pour les deux administrations, soit 1,7 milliard pour Québec et 0,7 milliard pour Ottawa, concluent les auteurs. Autrement dit, chaque tranche de subvention de 100 $ du gouvernement du Québec [au programme de garderies] lui a procuré un retour fiscal de 104 $ et a fait cadeau de 43 $ au gouvernement fédéral
 

Effectivement, ce sont les parents qui seront contents d'apprendre que grâce au fait qu'ils confient leurs enfants à des étrangers, ils peuvent contribuer à l'économie et payer 47$ de plus qu'ils ne reçoivent en services de garde, ce qui leur permet de "faire un cadeau" au gouvernement fédéral de 43$ par année.

Qui a dit que le gouvernement du Québec ne comprenait rien aux préoccupations des parents? Encore un exemple?

Les auteurs se basent sur leurs propres estimations ainsi que sur d'autres recherches pour établir que 41 700 mères d'enfants de cinq ans et moins ont pu se trouver un emploi à temps plein au Québec en 2008 grâce au programme public de garderies. Ils ajoutent, à ce nombre, 28 000 autres mères d'écoliers du primaire, dont une forte proportion des travailleuses moins qualifiées, qui n'auraient pas occupé d'emploi si elles n'avaient pas pris l'habitude de confier leurs enfants aux services de garde quand ils étaient plus jeunes, et qu'elles n'avaient pas la possibilité de continuer de le faire en dehors des heures d'école.
 

Ce que les parents sont heureux d'avoir un système qui leur permet de placer leurs enfants en garderie avant et après l'école, pour pouvoir travailler et contribuer ainsi pleinement à l'économie de leur pays ! Le gouvernement a parfaitement compris le désir des parents qui ne s'encombrent pas à des futilités comme le désir de passer du temps avec leurs enfants, le temps de les voir grandir.

Grâce au système de financement des garderies, même les parents pauvres  et monoparentaux peuvent venir travailler pour financer le gouvernement provincial et faire des cadeaux au gouvernement fédéral, ce qui n'aurait pas été possible si le gouvernement avait plutôt versé une allocation directement aux parents. (Mais on peut se demander si avec 8% de chômage, les postes occupés par ces parents n'auraient pas été comblés. L'économie n'aurait pas à subir alors les conséquences d'un parent à la maison.)

En regardant ces faits, nos économistes ne peuvent que se poser une dernière question, bien légitime: comment se fait-il que, dans des conditions si extraordinaires, les couples québécois n'aient pas le goût d'avoir des familles de 3-4 enfants?

Pour les aider à répondre à cette question voici quelques articles qui pourraient intéresser nos économistes:

-Sur les bienfaits de la garderie pour les jeunes enfants

-Des extraits du livre "Le bébé avec l'eau du bain"

-Sur les subventions aux familles: l'exemple de la Norvège et de la Finlande


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300 orphelins d'un même père!

Une triste anecdote parue sur le site de Jeanne Smits du 12 avril 2012. "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" disait-on... et certainement du coeur.

(Bertold Wiesner)

Bertold Wiesner, scientifique, 600 enfants… L'affaire date des années 1940. A Londres, un biologiste crée une « clinique de fertilité » avant la lettre : la fécondation in vitro n'existe pas encore – on n'a pas accès aux ovules – mais l'insémination artificielle si. C'est une technique utilisée depuis longtemps dans le domaine vétérinaire. En ce début de siècle eugéniste – et pas seulement en Allemagne nazie – on l'applique aussi aux humains.

Bertold Wiesner est aussi un bienfaiteur. C'est aux hommes inféconds qu'il vient en aide. De préférence de milieu aisé, voire très aisé : il aura des pairs du royaume parmi sa clientèle. Il leur promet une descendance provenant de « souches intelligentes », ce qui aide à faire passer la note, particulièrement salée. Et qui mieux que lui répond aux critères ? Sur les 1.500 « obtentions » de la clinique, on estime que quelque 300 à 600 bébés ont été conçus avec son sperme personnel. Les autres donneurs étaient de bons amis de Wiesner et de sa femme Mary Bartons, avec qui il avait lancé sa petite affaire.

Le scandale du multi-donneur – environ 20 dons de sperme par an, selon l'un de ses fils biologiques – a éclaté dans la presse britannique il y a quelques jours : le Daily Mail publie plusieurs photos d'hommes nés entre 1940 et 1965 qui ont découvert leurs liens de sang. Mais qui et combien exactement . Cela reste incertain, puisque Mary Bartons devait par la suite détruire tous les dossiers médicaux des opérations menées dans la clinique. La plupart des enfants qui y ont été conçus n'ont aucune idée de leurs antécédents génétiques, pas plus que leurs enfants à eux.

Ce sont deux hommes qui se sont découverts tous les deux fils de Bertold Wiesner qui ont entamé des recherches aboutissant à la conclusion que, bon an mal an, jusqu'aux deux tiers des dons de sperme ayant servi aux inséminations artificielles réalisées dans la clinique avaient été faits par son fondateur. Et à partir d'extrapolations, les deux hommes, le Canadien Barry Stevens et le Londonien David Gollancz, arrivent au chiffre de 300 à 600 conceptions réussies à partir de là.

Pourquoi Wiesner a-t-il tant donné de sa personne ? Il semble que ce soit pour pallier le manque de donneurs. En attendant sa descendance doit atteindre des proportions impressionnantes. Peut-être pas assez pour représenter un véritable risque d'unions consanguines, mais sait-on jamais ?

C'est David Gollancz qui a déclenché le processus de recherche de quelques-uns des enfants de Wiesner : ayant appris en 1965 qu'il avait été conçu au moyen d'une donation de sperme, il a fallu qu'il attende de longues années pour avoir accès en 2008 à des tests ADN qui lui ont permis finalement de rencontrer 11 de ses demi-sœurs et demi-frères : les 6 autres testées au même moment étaient d'autres pères.. Parmi eus, Barry Stevens, réalisateur de documentaires, qui a pu conduire les recherches sur l'histoire de la clinique elle-même.

Gollancz explique désormais qu'à côté de son dépit d'avoir été élevé comme du cheptel, et du problème que représente le fait de ne connaître ni sa propre histoire, ni sa propre famille, il a eu l'« expérience enrichissante » de rencontrer ces enfants d'un même père. Il rêverait même de les réunir enfin tous, dans une grande fête familiale champêtre. En attendant, il milite pour l'inscription du nom des donneurs de gamètes à l'état civil.

En 1945, alors que les Wiesner publiaient des articles pour décrire leur travail, un Lord les dénonçait à la Chambre comme faisant « le travail de Béelzebub », et l'archevêque de Cantorbéry d'alors, Geoffrey Fisher, avait demandé que leur clinique soit fermée.

Des ennemis de la science, assurément.
 

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La progression de l'euthanasie en Hollande et la stagnation des soins palliatifs...

Sur le blogue de Jeanne Smits du 12 avril 2012, on trouve cet article des plus intéressants:

(Edith Schippers, ministre de la santé)

Alors que les médecins de famille se plaignent depuis plusieurs mois de l'allongement des délais pour obtenir l'approbation des euthanasies qu'ils ont signalées, et donc de tensions liées à l'incertitude quant à leur situation pénale, le ministre néerlandais de la Santé du peuple, du Bien-être et du Sport vient d'annoncer l'embauche d'experts supplémentaires pour les commissions d'évaluation régionales de l'euthanasie, ainsi que des modifications dans leur mode de fonctionnement.

Ces commissions (RTE) sont chargées de prendre connaissance de chaque cas d'euthanasie que le médecin est tenu de leur communiquer a posteriori, et de juger s'il tombe ou non sous le coup de la loi pénale, ou si au contraire les critères de minutie, condition de la dépénalisation, ont été respectés. Il va sans dire que dans l'immense majorité des cas, les euthanasies dont les RTE reçoit le signalement sont jugées conformes.

Au départ, la moyenne des euthanasies annuelles tournait autour des 2.000 – c'était au début de la légalisation en 2001. Resté à peu près stable jusqu'en 2007, leur nombre a ensuite progressé d'environ 11 % par an. Nouveau bond en 2010 : avec 18 % d'euthanasies de plus que l'année précédente, on atteignait 3.136 et la tendance s'est confirmée en 2011, ainsi que sur les premiers mois de 2012, rendant inopérantes les réorganisations des RTE en 2009. On ne tient plus les délais des 6 semaines réglementaires pour répondre aux médecins, ni même, dans certains cas, le deuxième délai de 6 semaines conçu à l'origine pour répondre aux besoins d'informations supplémentaires.

Le côté technique des solutions proposées par Edith Schippers n'offre que peu d'intérêt ; il est censé faire disparaître les retards d'ici à la mi-2013 et consiste essentiellement en la mise en place d'équipes de remplacement pour chacune des 5 RTE qui mobilisent actuellement 30 experts, soit l'embauche de cinq équipes comprenant un juriste, un médecin et un « ethicus » – comme disent les Néerlandais : on hésite à traduire par « moraliste ». 6 secrétaires et personnels de soutien compléteront le tableau. Et désormais les cas « simples » pourront être traités de manière informatique, ce qui permettra de réserver les réunions et les discussions aux cas litigieux : encore un gain de temps. L'objectif visé est de permettre le traitement dans les délais de 5.000 cas par an, ce que Mme Schippers juge réaliste, sachant qu'elle se tient prête à réviser son plan si la « demande » s'avère plus forte.

Dans sa lettre à la Deuxième chambre des états-généraux, datée du 9 avril 2012, elle en dit un peu plus sur ces prévisions qui ne semblent nullement l'inquiéter. Elle se dit même « très satisfaite de ma manière dont la pratique de l'euthanasie est réglée aux Pays-Bas et de la grande implication des personnes et des instances qui s'en occupent ». Mieux, c'est « l'ouverture » croissante à propos du sujet de l'euthanasie qui réjouit Edith Schippers, les Pays-Bas étant une « société où l'on réussit de mieux en mieux à mener la conversation à propos d'une fin de vie qui approche de manière intègre et ouverte ». Ces conversations, à organiser avec les personnes vieillissantes, elle aimerait les voir plus facilement et plus fréquemment engagées, notamment grâce aux directives données aux médecins par leurs associations professionnelles…

En soi ce n'est pas un mal. La question est de savoir comment elles sont orientées…

Pour la ministre, il ne fait pas de doute que le nombre des euthanasies va nécessairement croître : les générations qui vieillissent aujourd'hui sont celles qui « ont eu l'habitude de prendre en main leur propre vie », et puis le nombre des personnes âgées augmente. Question « quantitative » à laquelle il faut ajouter celle, « qualitative », du glissement des motifs de demandes d'euthanasie, puisque selon Mme Schippers « la demande d'euthanasie ou de suicide assisté va augmenter entre autre dans le cadre de maladies psychiatriques ou de patients atteints de démence ». Cela ne s'accompagne d'aucune critique : la ministre souligne tout au plus que cela va entraîner la soumission de « cas plus compliqués » pour les RTE et pourrait donc alourdir leur tâche, tout comme la mise en place d'une clinique d'euthanasie (déjà évoquée sur ce blog).

Elle souligne également que la demande augmente à mesure que l'information à propos de l'euthanasie se fait mieux et que la communication soit satisfaisante entre médecin et patient, et va jusqu'à signaler que cela est dû entre autres aux brochures et sites internet de l'administration, de l'organisation professionnelle des médecins (KNMG) et du NVVE, l'association pour la fin de vie volontaire qui milite actuellement pour un élargissement de l'euthanasie. Plus loin elle se félicite du dialogue mené avec Uit vrije wil (« De plein gré »), une association qui milite pour le droit de mourir pour ceux qui sont simplement « fatigués de vivre » et âgés de plus de 70 ans.

Que toute cette information puisse consister à éviter la réalisation d'euthanasies en venant réellement au secours des malades qui souffrent n'est même pas mentionné dans la lettre de Mme Schippers.

Au contraire, elle veut améliorer l'information sur les « directives anticipées », et ne fait que souligner en passant que des conversations avec des associations chrétiennes, notamment, lui ont fait découvrir que l'information donnée par les pouvoirs publics « est sans doute un peu moins claire » à propos des soins palliatifs par exemple. Mme Schippers a promis « de déblayer tout cela » après quoi, « si nécessaire », elle prendra des mesures.

Pour ce qui est de voir les pouvoirs publics néerlandais s'inquiéter de voir l'accélération des euthanasies, on repassera.
 


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Des règles plus sévères en Inde contre l'avortement sélectif qu'au Québec...

L'Inde peut faire la leçon au Québec. Là-bas on tente d'instaurer l'interdiction des avortements faits selon le sexe de l'enfant. Le site du journaldesfemmes.com du 6 avril 2012 nous apporte cette nouvelle (via le Salon Beige):

 

 

Dans le nord de l'Inde, PLAN a mis en œuvre, pendant neuf mois, un programme afin de renforcer les actions en cours au sein de 5 districts de la région de Bihar (Nalanda, Vaishali, Gaya, Saran et Madheypura).

Le présent projet part du constat que l'enregistrement des nouveaux nés s'avère être un outil utile pour suivre le taux de répartition entre les sexes, l'administration locale ne possédant aucune archive sur le fœticide et la diminution du nombre des filles.

Un groupe de travail a alors analysé les données liées à l'enregistrement des naissances et les a utilisé comme instrument de mise en œuvre de la Loi sur le Diagnostic Pré Natal dans les régions où le taux de répartition entre les sexes est en baisse.

La loi sur le Diagnostic Pré Natal rend l'avortement illégal en cas de sélection par le sexe : un amendement du Parlement a bannit toute forme de test propre à déterminer le sexe de l'enfant. Sa mise en vigueur est cependant complexe dans la mesure où les services d'échographie sont très sollicités et une surveillance policière difficile à mettre en place.

Bannir toute forme de test propre à déterminer le sexe de l'enfant, n'est-ce pas ce qu'un médecin canadien d'origine indienne voulait instaurer, jusqu'à la 30e semaine de grossesse, et que certaines féministes extrémistes ont refusé?

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Le phoque du ministre de la santé...

Qu'un ministre de la santé, Yves Bolduc, ne perçoivent pas tout le ridicule de donner un phoque électrique comme ami imaginaire aux personnes âgées, c'est pathétique. Mathieu Bock-Côté, dans le journal de Montréal du 12 avril 2012, nous apporte cette réflexion sur le manque d'humanité de notre société:

Le phoque mécanique. Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un machin de fabrication japonaise. On le flatte. Il réagit. On l’installe à côté des personnes âgées. Et coucou, elles ont un ami et un minimum de compagnie.

Il suffisait d’y penser !

Pure sottise ? Pas pour le ministre. Je le cite. « Les personnes âgées réagissent aux émotions et elles sont capables d’avoir des émotions avec ça. J’ai vu fonctionner l’appareil avec un usager et ça humanise les soins. »

Chic ! Les personnes âgées réagissent aux émotions. On va donc leur en générer mécaniquement avec un robot ! Il est beau le progrès thérapeutique ! Que le ministre Bolduc n’ait rien trouvé d’insensé à ce « phoque mécanique » en dit beaucoup sur l’absurdité de notre temps.

Barbarie technologique

Avec le phoque mécanique, l’homme est réduit à un « flux d’émotions ». Pour susciter des émotions thérapeutiques chez lui, un robot fait bien l’affaire. Allez pépère, flatte le phoque. Et flatte encore. La personne a-t-elle encore un semblant de dignité ? Comment ne pas parler de barbarie technologique ?

Bientôt, aurons-nous aussi des robots pour faire manger les vieux ? Une cuillerée de Jello ! Et une autre ! Hop le vieux, avale ton manger ! Inventerons-nous aussi une machine pour jaser aux vieillards à la place de leurs enfants ? Ce serait plus simple pour ces derniers.

Ce serait une erreur de croire le ministre seul coupable. C’est toute une époque qui est en jeu. Une époque où la technocratie et le marché déshumanisent grossièrement la société. Une époque qui déracine l’homme. L’enjeu de cette querelle, c’est notre vision de l’être humain.

Époque inhumaine

En un sens, notre époque est devenue inhumaine. Le prix du progrès scientifique et technique est de plus en plus démesuré. Partout, nous avons affaire à une vision appauvrie de l’être humain, qui devient le cobaye d’un système qui prétend le servir.

Il fait froid, dans le monde moderne.

On le voit dans l’entreprise. L’homme y est souvent présenté comme une « ressource humaine ». Avec la mondialisation, elle doit être la plus mobile possible. Adieu famille, amis, quartier, pays, la principale vocation de l’homme est de servir le capital mondialisé.

On le voit avec les politiciens qui parlent désormais de « clientèles électorales ». Le citoyen ? Connais pas ! Il s’efface devant un individu narcissique incapable de contenir l’expression de ses caprices. Le bien commun se désagrège devant des lobbies à satisfaire.

J’en reviens à l’époque. Milan Kundera, le grand écrivain, pose une question fondamentale dans son chef-d'œuvre L’immortalité : « Comment vivre dans un monde avec lequel on n’est pas d’accord ? » C’est une question fondamentale que nous serons de plus en plus nombreux à nous poser.

S’il doit y avoir un changement collectif, il sera moins politique que philosophique.

Il nous faudra redécouvrir une vision plus humaine de la société. Je sais que cela sonne cucul. Mais le fait qu’on se moque devant une telle formule ne confirme-t-il pas dans quelle détresse nous sommes plongés ?

Il est compréhensible qu'un ministre de la santé, qui montre un si grand respect des personnes âgées en leur fournissant un phoque électrique pour combler leur solitude, soit ouvert à l'idée de l'euthanasie...

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La "Fédération du Québec pour le planning des naissances" s'inquiète de voir les droits de l'enfant à naître reconnus!

La fédération du Québec pour la planification des naissances reconnaît que le courant est en train de changer de côté dans le combat pour la reconnaissance des droits de l’enfant à naître ! Voici ce qu'on pouvait lire sur le site de la Gazette des femmes du 10 avril 2012:

 

 

Si les 40 dernières années ont été pleines de défis pour la Fédération du Québec pour le planning des naissances, la préservation des acquis risque d’être l’enjeu des prochaines années.L’actualité ne cesse de nous le rappeler depuis quelques mois : les droits reproductifs des Canadiennes sont menacés. Dans un avenir rapproché, la légalité de l’avortement pourrait être remise en question, suivant un mouvement qui refait régulièrement surface à la Chambre des communes, dans les rangs des députés conservateurs de Stephen Harper. Encore récemment, le député Stephen Woodworth déposait une motion (M-312) qui sollicite la création d’un comité pour déterminer le statut du fœtus en vertu du Code criminel. Cette motion sera discutée sur la colline Parlementaire le 26 avril. « On est en période de régression », déclare la nouvelle coordonnatrice générale de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), Sophie de Cordes, rencontrée dans ses bureaux du Vieux-Montréal. « On craint pour l’accès à l’avortement, mais aussi pour l’accès à la contraception. Ça ressemble à ce qui se passe aux États-Unis…

La fédération a parfaitement raison de s’inquiéter. Tôt ou tard, les droits humains fondamentaux sont reconnus. L’égalité des femmes, la fin de l’esclavage, la reconnaissance de l’humanité de l’enfant à naître sont des progrès de la civilisation, une marche inexorable contre l’égoïsme ravageur qui fait mépriser une part de l’humanité pour conserver des privilèges indus sur des catégories d’êtres humains méprisés et considérés comme inférieurs, voires inexistants. Nous savons que toujours la justice et la vérité viennent à bout des pires idéologies et que le marxisme-féminisme est en train de sombrer. De plus en plus de femmes s’opposent à un marxisme-féminisme antiféminin et antifamilial.
 
Il y aura des lendemains qui chantent, mais ce sera celui des enfants, des femmes et des familles, pas celui des idéologues inconscients du sang qu’ils encouragent à verser!

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Santorum quitte la campagne présidentielle américaine pour prendre soin de sa fille trisomique atteinte d'une pneumonie

Sur le site de Lifesitenews.com du 10 avril 2012, nous avons cette importante information:
 
WASHINGTON, 10 avril, 2012 (LifeSiteNews.com) – Le candidat à la présidentielle Américaine Rick Santorum a annoncé mardi son intention de suspendre sa campagne.
 
Santorum, qui avait arrêté la campagne pour s'occuper de sa fille de 3 ans Bella le week-end de Pâques, a fait l'annonce dans un discours à Gettysburg mardi après-midi. Bella a été libérée après une nuit à l’hôpital, lundi, après avoir été admise pour une pneumonie le vendredi.
 
L’état de Bella, la trisomie 18, est un trouble génétique qui rend les enfants si fragiles qu'ils meurent normalement avant ou peu après la naissance. Bella avait également subi une pneumonie, une des complications fréquentes de sa condition, en janvier.
 
« Bien que cette course à la présidentielle pour nous, c'est fini... nous ne terminons pas les combats. Nous allons continuer à lutter pour ces voix, nous allons continuer à nous battre pour les Américains qui se sont levés et nous ont donné l'air sous nos ailes qui nous a permis d'accomplir des choses qu'aucun expert politique n'aurait jamais attendues », a déclaré Santorum.
 
 
Dans un courriel aux partisans, Santorum a indiqué que sa fille souffre toujours d'une pneumonie, et a déclaré que la décision de mettre fin à la course était l’« une des plus difficiles décisions que Karen et moi n'ayons eu à faire. »
 
« Je sais que ma candidature vous a offert un moyen de vous battre pour vos convictions, et je ne veux pas vous décevoir, » at-il dit à ses partisans.
 
Santorum a dit qu'il allait « se concentrer sur l'aide pour battre » Barack Obama en novembre, mais n'a pas fait allusion à savoir s’il se joindra à Mitt Romney, désormais le leader incontesté des primaires républicaines.
 
Le père Frank Pavone, directeur national des prêtres pour la vie, dit que la décision de Santorum  « a certainement donné à la nation une leçon, que la famille vient en premier ».
 
« La famille a toujours passé en premier pour lui, et même dans sa vie politique, ses motivations sont de construire une nation meilleure pour sa famille et celle des autres », a déclaré Pavone.
 
(source Lifesitenews.com)
 
Voilà un politicien comme on en voudrait au Québec!
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Afficher les dangers de la pilule contraceptive

Le site du journal La Presse du 11 avril 2012 nous apporte cette information:

(Des poursuites sont en cours contre yaz et Yasmin aux États-Unis.)

 

L'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a annoncé mardi un renforcement de l'avertissement sur certaines pilules contraceptives comme notamment Yaz du laboratoire allemand Bayer qui accroîtraient le risque de caillots sanguins.

La FDA (Food and Drug Administration) précise que sur «la base des études qu'elle a analysées», elle a conclu que les pilules contenant de la drospirénone - un progestatif synthétique de nouvelle génération proche de l'hormone naturelle - pourraient être liées à un risque accru de formation de caillots».

La FDA a donc décidé d'«ajouter cette information sur les étiquettes des contraceptifs» concernés.

Ces études ont porté sur plus de 800 000 femmes ayant utilisé différents moyens de contraception entre 2001 et 2007.

Les pilules Yaz et Yasmin de Bayer, parmi les plus vendues, contiennent de la drospirénone combinée à de l'éthinylestradiol, un oestrogène très courant dans les contraceptifs oraux.

La FDA a comparé les nouvelles pilules à la drospirénone aux anciennes qui contenaient du lévonorgestrel en comparant les dossiers médicaux des femmes dans ces études.

Les pilules Yaz et Yasmin ont représenté 1,5 milliard de dollars de ventes dans le monde pour Bayer en 2010.

De son côté l'Agence européenne des médicaments a conclu en 2011 que ces contraceptifs oraux représentaient un risque accru de phlébite, une inflammation d'une veine, et que le l'avertissement devrait être mis à jour pour en tenir compte.

L'agence relevait aussi que le risque général de formation de caillot lié à toute méthode de contraception demeurait faible, ne justifiant pas une recommandation aux femmes de cesser de prendre des pilules contenant de la drospirénone.

Ces nouvelles pilules sont l'objet de plusieurs actions en justice dont une visant la pilule Yaz de Beyer engagée plus tôt cette année par les parents d'une jeune Américaine décédée à la suite d'un caillot sanguin.

Deux études publiées en 2011 dans le British Medical Journal ont conclu que les pilules Yaz et Yasmin triplaient et doublaient respectivement le danger de caillots graves comparativement à la génération précédente de contraceptifs oraux.

On double et triple le danger de formation de caillots, certaines femmes en meurent, mais l'agence européenne considère que les dangers ne sont pas assez grands pour ne pas recommander la pilule. Cela rappelle les campagnes de promotion du préservatif qui devait protéger leurs utilisateurs des maladies transmises sexuellement. On omettait de mentionner que le virus du papillome humain (VPH), agent principal du cancer du col de l'utérus, n'était pas ennuyé par cette supposée protection. Maintenant qu'un vaccin protège contre certaines souches du VPH, les agences de santé admettent que la protection du condom était largement déficiente sur ce point.
 
Que protègent ces agences de santé? Le bien-être du patient ou un mode de vie sexuelle sans responsabilité?

 
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Les conséquences de l'"homoparentalité"

Une spécialiste du droit français commente le résultat d'un sondage français sur l'"homoparentalité". Son article fait prendre conscience des conséquences de ce changement agressif dans la définition de la famille et dans la vie de l'enfant. L'article est paru sur le site du magazine Valeurs Actuelles du 5 avril 2012:

Régulièrement, des enquêtes annoncent, chiffres à l’appui, que l’idée de l’adoption d’enfant par des personnes de même sexe ferait son chemin en France et que les Français y seraient de plus en plus favorables. En témoigne par exemple un sondage Ifop réalisé pour Femme actuelle et Enfant magazine publié le 5 mars, selon lequel un Français sur deux (51 %) se dirait favorable à l’adoption par les couples homosexuels.

Ce type de sondage relève de la manipulation et les réponses seraient sans aucun doute bien différentes si les questions étaient posées de façon un petit peu plus réaliste et un petit peu moins idéologique. Voyons plutôt.

Les Français seraient-ils encore 51 % à vouloir priver un enfant de père ou de mère ? C’est bien de cela qu’il s’agit en effet, car un “second père” ne remplace pas une mère, pas plus qu’une “seconde mère” ne remplace un père. Désigner comme parents deux personnes de même sexe revient en réalité à priver l’enfant de père ou de mère.

Les Français seraient-ils encore 51 % à vouloir disparaître comme père et mère des actes de naissance de leurs enfants, pour y figurer comme progenitor A et progenitor B, comme en Espagne, ou comme “parent 1” et “parent 2”, comme dans certains États américains ? Admettre deux personnes de même sexe comme parents obligerait en effet à revoir les actes de naissance, et tous les documents administratifs, pour supprimer les références aux père et mère. Tous les enfants français seraient ainsi privés de leur rattachement à leur père et à leur mère pour être rattachés à des adultes référents A et B, 1 et 2, en attendant le référent C, D ou E.

En effet, si c’est l’investissement affectivo-éducatif qui fait le parent, pourquoi les parents seraient-ils seulement au nombre de deux ? Dès lors qu’un enfant est élevé par trois ou quatre adultes, ce qui est fréquent, pourquoi seulement deux de ces adultes pourraient être appelés parents ? Les pères sont-ils prêts à être le “troisième parent”, après la mère et la compagne de celle-ci, comme c’est déjà le cas par exemple en Ontario, au Canada ?

La seule chose qui ressorte certainement de ce sondage, et d’autres du même genre, c’est que 51 % des Français ont peur d’être taxés d’homophobie. Il est donc temps qu’ils réalisent deux choses.

Tout d’abord, l’adoption par des personnes de même sexe est une injustice à l’égard des enfants, privés d’une filiation crédible les situant dans la chaîne des générations.

Ensuite, l’adoption par des personnes de même sexe, loin de ne concerner qu’un petit nombre de personnes, concerne en réalité la société tout entière, privant tous les Français de leur enracinement dans la filiation sexuée en transformant les père et mère en parents A et B, 1 et 2, en attendant que la liste ne s’allonge et que les véritables père et mère ne soient plus que des adultes référents parmi les autres. Et, pour protéger les enfants comme la société tout entière contre ces maux, gageons qu’il y a bien plus de 51 % des Français !

Huit Français sur dix sont-ils vraiment pour l’enfant à temps partiel ? Selon le même sondage, plus de huit Français sur dix seraient favorables à un véritable statut du beau-parent dans les familles recomposées (droit de visite, obligation de subvenir aux besoins des enfants…).

Les familles recomposées n’ont aucun besoin d’un tel statut pour la vie quotidienne. Le seul fait pour un parent de confier son enfant emporte mandat tacite d’accomplir les actes usuels le concernant. Cela est aussi vrai pour un “beau-parent” que pour une nourrice ou une amie qui reçoit l’enfant. Nul besoin de statut pour accompagner l’enfant à l’école ou pour l’amener chez le médecin.

Au contraire, donner un statut au “beau-parent”, aux “beaux-parents”, ne serait en rien un progrès pour l’enfant. Est-ce que huit Français sur dix veulent vraiment lui imposer les droits de visite des adultes ayant partagé sa vie ? Jetons un coup d’oeil sur l’agenda de ministre que sera celui de cet enfant partagé : « Un week-end chez mon père, un autre chez ma mère, le troisième chez l’“ex” de ma mère, qui m’a élevé pendant sept ans, le quatrième chez l’“ex” de mon père, qui s’est attaché à moi, et comme mon père va bientôt se séparer de son “copain”, je pense que je devrai aussi bientôt passer des vacances avec cet homme qui a payé la moitié de ma scolarité pendant deux ans… ».

Le fait qu’un adulte partage la vie d’un enfant ne lui donne pas de droit sur cet enfant. Ce dernier, au contraire, a besoin que les rôles soient clairement identifiés autour de lui, et donner un statut à celui qui vit avec son père ou sa mère ne lui apporte rien, sinon la confusion dans un univers déjà troublé par les séparations.

Les Français sont-ils donc volontaires pour partager leur enfant avec le nouveau (et l’ancien) partenaire de leur “ex” ? Huit Français sur dix ont-ils vraiment compris la question ?

Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé

Il y a une véritable violence faites aux familles et aux enfants dans le changement de définition de la famille.

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Mère à 10 ans... Les médias occidentaux se taisent...

On se souvient de l'affaire Recife, de cette fillette violée que l'on avait forcée à avorter et de la supposée excommunication de la fillette... Voici l'histoire de deux fillettes qui ont accouchées et dont les médias québécois et canadiens  se gardent bien de parler. Sur le blogue de Jeanne Smits du 6 avril 2012:

En Colombie, une fillette de dix ans vient de donner le jour à une petite fille à 39 semaines de grossesse. La mère et l'enfant se portent, bien, selon l'expression consacrée, et c'est quasiment un miracle. L'une des plus jeunes mamans du monde n'avait consulté aucun médecin pendant que son ventre s'arrondissait et elle est arrivée à l'hôpital en situation d'urgence, saignant abondamment et criant de douleur lors des contractions qui avaient commencé. Il a été aussitôt décidé de pratiquer une césarienne qui a permis de sauver les deux vies. Le bébé était tout à fait viable.

La fillette, qui n'a pas vraiment idée de la maternité, a refusé d'allaiter l'enfant. Ses parents attendent qu'elle sorte de l'hôpital pour la ramener chez eux avec le bébé : chez eux, dans la petite ville de Manaure sur une péninsule colombienne où vit la tribu des wayuu, dont elle est membre.

Et voilà pourquoi cette affaire n'a pas fait les gros titres comme celle de la petite fille de Recife, pour qui des organisations féministes avaient réclamé et obtenu l'avortement au Brésil il y a quelques années. Dans la tribu des Wayuu, la maternité précoce fait partie de la « culture », et cette culture est protégée par un certain degré de souveraineté. Il est fort probable, compte tenu de l'état du droit colombien, qu'il n'y ait pas d'enquête ni de poursuites contre le père de l'enfant, sur l'identité duquel les membres de la tribu restent silencieux. La presse colombienne parle d'un jeune de 15 ans ou d'un homme de 30 ans. En tout cas de quelqu'un qui a manifestement abusé de la jeunesse et de l'innocence d'une fillette que ses parents n'ont pas protégée.

Peut-être parce que cela ne se fait pas chez les Wayuu…

Mais, fait caractéristique, on n'a pas entendu les organisations féministes réclamer l'avortement : au nom de la diversité ethnique peut-être ?

La Colombie reste un pays profondément pro-vie malgré des pressions, notamment de la Cour suprême, pour imposer l'avortement au moins dans les cas limites. Et incontestablement, celui-ci en était un, à la fois en raison de l'âge de la petite jeune fille et du manque de suivi qui a permis que sa situation se dégrade jusqu'à menacer sa vie. Mais elle s'en est tirée vivante, avec l'enfant. L'avortement n'était donc pas la seule solution envisageable.

 Une affaire similaire s'est produite fin mars lorsqu'une autre fillette wayuu, âgée de 11 ans cette fois, a donné elle aussi le jour à un bébé, sans complications puisqu'elle a pu être suivie de près pendant sa grossesse. Elle apprend à allaiter sa petite fille.

L'Instituto Colombiano de Bienestar Familiar, organisme gouvernemental de soutien aux familles, est intervenue dans un premier temps pour aider la fillette enceinte, mais il se mobilise aussi maintenant parce que le père présumé de l'enfant, un jeune de 15 ans semble-t-il, qui avait été identifié par les proches de la jeune fille comme ayant eu des relations avec elle, a refusé de reconnaître le bébé et assure qu'il « n'est pas de lui ».

Vu la gravité que revêt la défaillance du père, l'ICBF entend rechercher une bonne solution pour l'enfant qui « a droit à un nom et à une famille », comme le précise la Constitution colombienne.

Les autorités se heurtent là encore aux coutumes wayuu : ce qui en Occident relève du viol, est tout à fait acceptable chez eux, du moment que le jeune homme paye une dot, une sorte de « droit » ancestral qui officialise la cohabitation du couple.

Que faire pour ces indigènes qui conservent leur droit propre ? Selon le gynécologue qui s'est occupé de la fillette, il s'agit d'abord d'arriver à trouver les jeunes filles qui ont besoin d'un traitement et d'un suivi : la fillette en question, il a fallu aller la chercher. Parlant peu de wayunaiki et pas du tout d'espagnol, la jeune maman était trop ignorante pour demander de l'aide elle-même. L'« éducation sexuelle » est-elle la solution portée aux tribus les plus reculées est-elle la solution, comme l'a dit ce gynécologue ? L'éducation tout court, plutôt. Les maternités aussi précoces ne sont pas un bien, mais alors les relations sexuelles précoces non plus.
 

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