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Les 6 plus grandes femmes de l'histoire du Canada?

Dans les journaux québécois, on peut retrouver des palmarès des femmes marquantes de l'histoire du Québec. Parmi certaines absurdités, on trouve les noms de véritables personnages historiques d'Amérique, des modèles pour tous, que ce soit Jeanne Mance, Marguerite Bourgeois, Marguerite d'Youville.

En voici 6 dont on peut retrouver les biographies par le lien du site du diocèse de Montréal:

Jeanne Mance (1606-1673)

Première infirmière laïque du Canada, elle foule le sol de Ville-Marie le 17 mai 1642. Jeanne Mance soigne malades et blessés, d'abord dans un dispensaire puis à l'Hôtel-Dieu construit en 1645. À son initiative, un groupe de cent hommes sauve Montréal en 1653. De retour en France en 1659, elle ramène trois Hospitalières de La Flèche qui assureront le soin des malades. Jeanne Mance administre l'hôpital jusqu'à son décès. Près de 350 ans après sa mort, l'histoire s'apprête à lui conférer le titre de cofondatrice de la métropole.

Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal
www.museedeshospitalieres.qc.ca

Marguerite Bourgeoys (1620-1700)

Refusée au sein de communautés religieuses de Troyes, sa ville natale, elle accepte l'invitation de Paul de Chomedey de se rendre à Ville-Marie en 1653. Deux ans après, elle fonde la première chapelle de pèlerinage de Montréal et en 1658, ouvre la première école de la ville. C'est à l'âge de 78 ans qu'elle devient officiellement une sœur de la communauté qu'elle a fondée, la Congrégation de Notre-Dame, première communauté religieuse non-cloîtrée en Amérique.

Musée Marguerite-Bourgeoys www.marguerite-bourgeoys.com

Marguerite d'Youville (1701-1771)

Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal dites les Sœurs Grises, elle est la première personne née au Canada à être canonisée. Cette grande femme est venue en aide à toutes les personnes dans le besoin et les a accueillies dans sa maison jusqu'à sa mort. En se rangeant du côté des pauvres, cette Mère à la charité universelle a fait preuve d'audace et de détermination en brisant les conventions sociales de l'époque.

Maison de Mère d'Youville www.sgm.qc.ca

Marie-Anne Blondin (1809-1890)

Analphabète jusqu'à l'âge de vingt ans, Marie-Anne Blondin fonde une communauté religieuse dédiée à sortir les enfants pauvres de l'ignorance. Avant-gardiste, elle rêve d'écoles mixtes. Son souhait ne se concrétise pas de son vivant, mais la communauté des Sœurs de Sainte-Anne dirige des centaines d'écoles aux 19e et 20e siècles.

Centre historique des Sœurs de Sainte-Anne www.ssacong.org/musee

Émilie Tavernier-Gamelin (1800-1851)

Surnommée La Providence des pauvres et l'Ange des prisonniers, elle fonde les Sœurs de la Providence. Jeune veuve, elle parcourt les rues de Montréal; elle débusque la misère partout, suscite la générosité des plus nantis et redistribue les biens aux démunis. Les visites aux Patriotes à la prison du Pied du Courant, le soin des malades et des vieillards, l'œuvre de la Soupe et l'éducation aux filles sourdes, ne sont que quelques exemples de son œuvre.

Musée des Sœurs de la Providence www.providenceintl.org/fr/musee-providence.php_

Rosalie Cadron-Jetté (1794-1864)

Fondatrice de l'Institut des Sœurs de Miséricorde de Montréal, elle affronte les préjugés de son temps pour porter assistance aux « filles-mères » au moyen d'une maternité, qui deviendra l'Hôpital La Miséricorde. En cachant ces femmes du regard de la société, Rosalie leur permet d'accoucher dans des lieux décents, de sauver la vie de leurs enfants et de poursuivre leur vie.

Musée des Sœurs de Miséricorde www.museemisericorde.org

En cette journée bien spéciale, rendons hommage à toutes les femmes : celles d'hier et celles d'aujourd'hui, celles qui ont changé l'histoire de Montréal et celles qui la changeront. Rencontrez ces héroïnes en visitant les six lieux qui les mettent à l'honneur.

Pour plus d'information :
Julie Duchesne pour les Lieux de patrimoine religieux montréalais
514-332-0550 poste 393 | [email protected]

 

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Interview du député Stephen Woodwort (en anglais) par l'organisme Prêtres pro-vie

Voici l'information qui nous a été communiquée par l'organisme "Prêtres pro-vie":
 
Le 6 février 2012, le député Stephen Woodworth a déposé à la Chambre des Communes la proposition 312 demandant au Parlement de former un comité spécial pour examiner une définition canadienne de « l’être humain » vieille de 400 ans afin de faire rapport à la Chambre sur l’état des connaissances médicales actuelles et sur les options offertes pour un réexamen de cette loi archaïque. Si elle adoptée, cette proposition pourra mener à une certaine forme de reconnaissance du fait que l’enfant à naître est en réalité un « être humain » ayant droit à une certaine protection en vertu de la loi.
 
« Il est temps que le Parlement canadien reconnaisse l’enfant à naître. Actuellement, la loi canadienne ne lui accorde aucune reconnaissance comme ‘être humain’ ou comme ‘personne’. C’est en raison de ce manque de reconnaissance que chaque jour, au Canada, trois cents enfants à naître perdent la vie. Cela pourrait changer si cette proposition est adoptée », déclare le père Tom Lynch, directeur national de Prêtres Pro-Vie Canada. « Nous applaudissons l’initiative du député Stephen Woodworth. »
 
En soutien à cette action, Prêtres Pro-Vie Canada a diffusé une interview audio de 50 minutes avec M. Stephen Woodworth le mardi 6 mars 2012 (en anglais). Cette interview menée par le père Tom Lynch, directeur national de Prêtres Pro-Vie Canada, et le père John Lemire, président, est accessible en ligne à www.PriestsForLifeCanada.com. On y trouve également des informations supplémentaires sur cette proposition ainsi qu’un exemple de pétition qui peut être téléchargé en anglais et en français. On peut obtenir gratuitement un CD audio de cette interview en communiquant avec Prêtres Pro-Vie Canada au 1-888-300-2007.
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En ce 8 mars, les mères nous exhortent à mettre toute notre confiance dans le Seigneur pour le bien de nos enfants!

Une très belle initiative a vu le jour et s'est répandu dans plusieurs pays. Des mères de toutes religions, prient pour leurs enfants. L'agence de presse Zenit.org du 7 mars nous apporte cette nouvelle:

 

 

 

ROME, mercredi 7 mars 2012 (ZENIT.org) – « Nous savons que Dieu aime nos enfants. Nous ne devrions donc pas nous effrayer ni nous inquiéter pour eux, mais avoir confiance en Dieu », déclare Veronica Williams, Anglaise, auteur du livre: "La joie de s’abandonner à Lui".

A l’occasion de la Journée de la femme, le 8 mars, elle confie aux lecteurs de Zenit les débuts et le développement des “Prières des Mères” à travers le monde.

Zenit – Veronica, vous êtes mère, grand-mère et arrière grand-mère : comment avez-vous commencé à prier pour vos enfants ?

Veronica Williams – Je me trouvais avec un groupe de chrétiens qui avaient préparé un document intitulé : « Quelle terre allons-nous laisser à nos enfants ? ». Il était rempli de statistiques sur tout ce qui affecte négativement nos enfants. La drogue, par exemple, la pornographie, la violence, les abus sur les mineurs et la mauvaise littérature. Nous avions l’intention de le présenter au Parlement de Londres et nous espérions que cette description de notre monde provoquerait un choc parmi les hommes politiques. Malheureusement, cela n’a eu aucun effet positif.

C’était en 1995… A l’époque, j’avais 9 petits-enfants. J’avais eu un tel choc en lisant le rapport que je me demandais dans quelle société mes petits-enfants grandissaient. Je voulais faire quelque chose, mais je me sentais trop petite face à de tels problèmes. Mais je venais de faire une expérience merveilleuse qui m’avait fait comprendre la puissance de la prière lorsqu’on abandonnait tout au Seigneur.

C’est le titre de votre livre : « La joie de s’abandonner à Lui »…

Oui, et je suis surprise de voir qu’il est maintenant traduit en pas mal de langues et que les gens me disent que ce livre est pour eux une bénédiction.

Après votre expérience « décevante » au Parlement, que s’est-il passé ?

J’ai décidé que j’allais prier pour les enfants et, à ce moment-là, ma belle-sœur, qui n’était pas du tout au courant de ma décision, m’a dit qu’elle s’était réveillée pendant la nuit et qu’elle avait ressenti un appel à prier pour ses enfants.

Je savais la puissance de la prière lorsqu’on demande au Seigneur de s’occuper de nos affaires, et nous avons alors décidé de lui faire confiance à 100%. Pendant un mois, nous avons prié et médité sur le troisième « mystère joyeux » du rosaire (la Nativité de l’Enfant Jésus) en lui demandant ce qu’il attendait de nous. Nous lui avons dit : « Tu es le patron et nous sommes tes secrétaires ». C’est ainsi qu’en novembre 1995, nous avons commencé, avec trois autres mamans, à prier pour nos enfants. Aujourd’hui, nous avons des groupes dans le monde entier : 85% des membres sont catholiques mais il y a aussi des mamans issues de confessions différentes : pentecôtistes, baptistes, anglicanes, orthodoxes… Certaines mères viennent d’autres religions, de l’islam, de l’hindouisme, et il y a même des personnes athées qui viennent et qui rencontrent Dieu. Dieu fait tomber les barrières.

Pourquoi tant de mères, de religions et de cultures si différentes, se rassemblent-elles pour prier pour leurs enfants ?

Les mères ont un cœur de mères et quand elles ont des problèmes avec leurs enfants et qu’elles entendent parler de quelque chose qui peut les aider, elles se joignent à nous. Certaines de ces mères ne comprennent pas les catholiques. Mais elles viennent et elle dépassent les malentendus qu’elles ont pu avoir par le passé. Des barrières tombent et la Prière des Mères permet souvent une compréhension plus profonde de la foi.

Vous priez pour vos enfants, mais que demandez-vous au Seigneur pour eux ?

Nous prions pour tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés mais la meilleure prière est de demander au Seigneur que sa volonté se fasse dans la vie de nos enfants. Nous savons que Dieu aime nos enfants. Nous devrions donc mettre notre confiance en lui et ne pas avoir peur ni nous inquiéter pour eux.

Utilisez-vous un support particulier pour vos rencontres hebdomadaires ?

Nous avons un livre de prière spécial, avec des prières simples, celles qu’un cœur de mère adresse à Jésus. Nous commençons en demandant à l’Esprit-Saint d’être avec nous et nous demandons la protection de nos familles. Ensuite nous continuons par d’autres prières, mais celle que nous aimons particulièrement, c’est lorsque nous nous unissons à la prière de tous les membres de la Prière des Mères dans le monde. C’est un réconfort extraordinaire !

La préparation est importante ; chaque mère écrit à l’avance le nom de chacun de ses enfants sur un petit disque en papier et, à la fin de la rencontre, elle dépose ces papiers au pied de la croix, dans un petit panier, dans un acte de confiance et d’abandon à Jésus.

Ces groupes de prière ont-ils des « règles » de particulières ?

Nous avons en effet deux règles strictes ! Pas de conseil, et la confidentialité. Nous ne donnons pas de conseil, parce que nous ne sommes pas qualifiées pour cela, et parce que c’est dans le Seigneur que nous mettons notre confiance à 100%. La confidentialité, parce que quelqu’un peut parler d’un problème personnel et savoir qu’on n’en parlera pas en dehors du groupe.

Avec le développement du mouvement, vous avez commencé à voyager et vous avez décidé d’avoir une « maison-mère » dans le Kent…

Nous avons maintenant une maison communautaire, “Solace community”, avec une chapelle et le Saint-Sacrement. Les gens viennent du monde entier, en particulier les coordinateurs. J’ai aussi voyagé dans de nombreux pays, parmi lesquels la Russie, la Sibérie, et fin juin je serai en Slovaquie et en Irlande, puis en Allemagne, en France, aux Etats-Unis, en Norvège, en Suède et en République tchèque.

Il faut que vous ayez une unité spirituelle forte… Quelle est la spécificité de votre spiritualité ?

Notre spiritualité est plus particulièrement fondée sur le fait que nous donnons tout à Jésus : nous ne donnons pas de conseil pour résoudre les problèmes. Nous disons : « Seigneur, je ne peux pas le faire, mais toi, tu peux ». C’est ainsi que nous nous abandonnons totalement au Seigneur. Je sais qu’il ouvre les portes. Des miracles se passent réellement. Des enfants recommencent à croire en Dieu, se marient, se détournent de la drogue, d’autres, qui étaient partis, rentrent à la maison. Les mères font l’expérience d’une relation personnelle plus forte avec le Christ et leur foi s’approfondit. Et même certaines, qui avaient quitté l’Eglise, sont revenues.

Comment les maris réagissent-ils à ces changements dans la vie de leur femme ?

En général, les maris les soutiennent beaucoup et certains encouragent carrément leur femme à venir, surtout quand ils les voient changer.

Qu’est-ce que vous aimeriez dire aux femmes dans le monde à l’occasion du 8 mars ?

Oui, mettez toute votre confiance dans le Seigneur. Il vous aime, il aime vos enfants et il peut changer ce que vous ne pouvez pas changer. Je suis certaine qu’il désire faire de nous tous un peuple de foi qui apporte l’espérance à un monde qui souffre.

Propos recueillis par Anita Bourdin

Traduction d’Hélène Ginabat

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8 mars 2012 : la haine des femmes promulguée par les mouvements féministes

En ce 8 mars 2012, nous aimerions souhaiter à toutes les femmes du monde une très bonne fête, et leur signifier notre reconnaissance pour tout ce qu’elles apportent à notre humanité.
 
Si nous voulons célébrer la femme, dans toute sa richesse, en cette journée mondiale de la femme, nous ne pouvons nous associer à des mouvements féministes anti-féminins tout droit sortis des idéologies socialistes et communistes, qui combattent pour une égalité synonyme d’uniformité, où la différence et la complémentarité des sexes est niée jusqu’à vouloir abolir la sexualité elle-même dans une autoconstruction de l’identité totalement folle et refusant la réalité d’un donné corporel objectif. La théorie du genre promulguée dans les mouvements féministes n’est qu’une étape de cet agenda inhumain.
 
Sur les origines et l’histoire socialiste du mouvement de la journée internationale des droits de la femme, vous pouvez consulter le site Wikipédia, mais il faut lire surtout la dernière Déclaration de la marche mondiale des femmes 2012 pour constater à quel point leur analyse ne s’est toujours pas détachée du manque de nuance marxiste et de la volonté totalitaire de s’imposer… Il y a un ton utilisé qui en dit beaucoup plus que les propos, même s'ils sont justes!
 
Les mouvements féministes ont malheureusement un mépris de la famille et de la femme heureuse d'être au foyer avec ses enfants, comme on peut le constater dans la Déclaration. Nous ne relèverons ici que ce qui concerne l’avortement :
 
  
 
Nous dénonçons la stratégie conjointe des médias globalisés, qui cherchent à revitaliser les dogmes et les valeurs conservatrices et qui mettent en danger les acquis et les progrès des femmes dans le monde. Les espaces de participation sont clôturés, la protestation est criminalisée et notre droit de décider sur nos corps est miné. Notre autodétermination reproductive est menacée là où on l'avait déjà conquise, comme par exemple dans des divers pays de l’Europe (tels que le Portugal et l'Espagne) et de l'Amérique du Nord, où l’avortement est légalisé, mais où ce droit se voit attaqué dans la pratique par des coupures des budgets publiques qui visent les hôpitaux et les services d’interruption de grossesse. Dans beaucoup d’autres pays de l'Amérique Latine et l’Asie-Océanie, les femmes qui avortent sont toujours criminalisées, tels qu’au Brésil, au Japon et à Vanuatu. Au Mexique, l’avortement est légalisé dans le District Fédéral, mais criminalisé dans le reste du pays. Au Honduras, la pilule du lendemain a été interdite. Au Nicaragua, l’avortement est devenu un délit même dans des situations de risque pour la vie de la mère ou de violation, à partir d'une réforme constitutionnelle. La Russie suit l’exemple, avec la femme du président en tête des campagnes pour interdire l'avortement en toute situation. Des groupes auto-surnommés « pro-vie » défendent en réalité la mort des femmes, nous insultent et insultent les professionnelles de santé de l’Amérique du Nord, font pression sur le parlement pour réviser la loi en Afrique du Sud et empêchent tout débat au Pakistan.
 
 
Comme l’avaient fait les révolutionnaires français et russes, petites minorités s’emparant du pouvoir au nom du peuple et écrasant dans le sang ce même peuple, les mouvements féministes actuels réclament comme un « droit » de la femme l’avortement, revendiquant la mort de 55 millions d’enfants à naître tués dans le monde chaque année. C’est la raison pour laquelle il nous est impossible de nous associer, de « collaborer » à des associations qui ont autant de sang sur la langue… Le 8 mars, nous célébrerons pour revendiquer la libération de la femme de ces mouvements meurtriers qui ont dénaturé les combats légitimes pour les droits des femmes et appelant à la mise à mort des enfants à naître.
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Le parti socialiste français : un danger pour la France

Le parti socialiste français est en voie de gagner la campagne pour la présidence du pays. Mais les engagements de ce parti, énoncés clairement par la députée socialiste Marisol Touraine, sont des menaces de mort pour les personnes les plus vulnérables du pays. Le site Genethique.org du 5 mars 2012 fait un résumé de ces dangers:

Interrogée par le quotidien Libération, Marisol Touraine, députée socialiste d'Indre-et-Loire et chargée des questions sociales et de santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, revient sur les positions du parti socialiste en matière de bioéthique.

Ces dernières semaines, François Hollande s'est positionné en faveur de l'euthanasie, appelée "aide médicale à mourir" (Cf. Synthèse de presse du 27/01/12), de l'ouverture de l'assistance médicale à la procréation aux femmes homosexuelles (Cf. Synthèse de presse du 13/02/12) et de l'autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (Cf. Synthèse de presse du 24/02/12). Selon Marisol Touraine, ces prises de position sont des "évolutions significatives" marquant un "vrai changement". Il s'agit de prendre en compte "l'évolution de la société, et de ne pas considérer qu'il y aurait une sorte de droit immuable". Elle ajoute que François Hollande ne revendique pas une "hypothétique modernité" mais "la recherche de l'apaisement, de solutions qui répondent aux préoccupations".

Concernant la question de la fin de vie, Marisol Touraine estime qu' "il faut rompre avec une forme d'hypocrisie sociale" et précise qu' "il ne s'agit pas de prôner l'aide active à mourir pour tout le monde" mais "d'ouvrir un droit, comme il y a un droit pour l'IVG", chacun ayant "la liberté [...] d'en user ou pas".

"Ouvrir un droit" et "ne pas considérer qu'il y aurait une sorte de droit immuable". Alors comment affirmer qu"il ne s'agit pas de prôner l'aide active à mourir pour tout le monde" s'il le droit peut être modifié selon les caprices du gouvernement? Une dérive à la Hollandaise est la voie tracée d'une légalisation de l'euthanasie...

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Sondage Léger-Marketing: 54% des québécois refusent l'obligation pour les enfants de suivre le cours ECR

Selon un sondage Légér-Marketing, seulement 4 québécois sur 10 exigent que le cours ECR soit obligatoire. Qu'il y ait 40 % de la population qui ne respecte pas la liberté de conscience au Québec nous fait réfléchir à l'importance de combattre pour les droits et libertés des citoyens, si nous ne voulons pas que bientôt une majorité de citoyens réclame un état clairement totalitaire. Le site coalition- cle.org nous apporte ces résultats:

Un récent sondage Léger-Marketing pour la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) confirme que 55 % des Québécois se montrent très ouverts à la mise en place des chèques éducation, le gouvernement octroyant une somme fixe pour la scolarité de chaque enfant et laissant alors les parents choisir l’école publique ou privée qu’ils privilégient. La CLÉ salue cette possibilité de libre choix offerte à tous les parents, qu’ils soient nantis ou moins fortunés.

Plus de trois ans après l’imposition unilatérale du cours, seuls quatre Québécois sur dix sont pour le maintien du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) comme matière obligatoire. Un quart des Québécois pense que le cours ECR devrait être optionnel, alors que 29 % des Québécois pensent qu’il devrait être remplacé par des cours de mathématiques ou de français. Cette volonté est sans doute en rapport avec les derniers résultats de l’étude du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (PPCE-2010) qui indiquaient que les élèves du Québec ont connu de forts reculs en lecture (passant de la 1re place à la 7e) et en sciences (de la 2e à l’avant-dernière place).

Selon le président de la CLÉ, M. Sylvain Lamontagne, « au regard de ces résultats, il est évident que le cours ECR ne fait pas consensus et qu’une majorité des Québécois souhaitent avoir plus liberté. Pourquoi un gouvernement qui se targue d’imposer ce cours unique par respect de la diversité, ne montre-t-il pas plus de respect envers les parents ? »

En effet, un peu plus de la moitié de la population québécoise (54 %) pense que les écoles devraient avoir une plus grande liberté dans le choix des programmes qu'elles enseignent et dans la façon de les enseigner. Pour Patrick Andries, secrétaire de la CLÉ, « au Québec, les parents sont en phase avec les résultats d’organismes internationaux comme l’OCDE qui identifient la liberté de pédagogie et de programmes scolaires comme un composant nécessaire à une éducation de qualité ». Il ne s’agit pas seulement de rendre plus autonomes les écoles ou de mieux encadrer les enseignants car, comme le déclare l’OCDE, « [d]ans les pays où les établissements d’enseignement jouissent d’une grande autonomie dans le choix des programmes et des modes d’évaluation, les élèves ont tendance à obtenir de meilleurs résultats. »[1] Pour la CLÉ, un supplément de liberté dans ces domaines permettra de mieux répondre aux besoins du Québec de demain tout en respectant mieux les droits des parents.

Ce sondage a été réalisé par Léger Marketing auprès de 1001 personnes de plus de 18 ans, dans toutes les régions du Québec, du 27 au 29 février 2012. L’échantillon pondéré choisi a une marge d’erreur de ± 3,1 % dans 19 cas sur 20.
 

[1] http://www.oecd.org/dataoecd/54/0/48989573.pdf , « Autonomie et responsabilisation des établissements d’enseignement : quel impact sur la performance des élèves ? », OCDE, octobre 2011.
 

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La sexologue Jocelyne Robert déplore la censure de la vieillesse

Dans un article paru dans le journal La Presse du 7 mars 2012, Jocelyne Robert s'indigne du sort des personnes âgées, qu'elle soit en bonne ou mauvaise santé.

 

 

Le scandale des mauvais traitements réservés aux vieux, dans les CHSLD ou autres parkings de pépés et mémés, nous met hors de nous et nous indigne. Et pourtant...

Et pourtant, en dehors de ces situations intolérables et grossières qui viennent entacher notre regard et déranger notre tranquillité, la vieillesse nous insupporte. Plus elle est cachée et invisible, mieux on se porte.

 

Avez-vous vu cette pub de la Banque TD qui nous montre, sans coup férir, ces deux vieux grognons qui radotent sur le bon vieux temps, vissés sur leur banc ? On les traite comme des attardés oisifs malgré leur évidente santé physique et mentale dont ils ne savent que faire. Il paraît qu'elle plaît en plus, cette pub!

Et celle de Arctic Garden légumes congelés qui fait apparaître dans les murs et les tables des bouts de corps fantomatiques d'aïeules qui viennent empoisonner la vie de leur héritiers et héritières en tricotant?

 Et ces indicibles messages publicitaires pour le Viagra et autres « remontants » qui nous enfoncent dans la tête l'idée que la vie ne vaut la peine d'être vécue qu'en bandant comme à 20 ans? Quitte à ce que cette bandaison soit pur subterfuge sinon pur supplice...

Que dire de ces vieilles stars aux Oscars, visage de poupée de cire et corps « bimbofiés » peinant à se tenir sur leurs jambes arthrosiques campées sur talons aiguilles ? Que voulez-vous, la chirurgie des nouvelles jambes n'est pas encore tout à fait à point. Mais oui, elles s'infligent tous ces outrages parce qu'elles n'ont pas le choix, « l'industrie » oblige.

Il y a deux ans, j'ai publié un livre sur les femmes vieillissantes, cinquantaine et plus, mettons. Pas question qu'il y ait dans le titre de ce livre les mots vieilles, vieillir ou vieillissement, m'a-t-on dit. Mots tabous entre tous. « Un titre qui comprend un dérivé de vieillir est repoussant. Invendable. Tu veux passer tes idées oui ou non ? »

Les vieux et vieilles, « normaux » et en santé, ne sont pas regardables alors, imaginons les vieux malades, fragilisés, incontinents, dépendants, édentés. Comment voulez-vous qu'on ne les oublie pas dans leurs couches souillées ?

Les vieux se détestent et nous détestons les vieux. C'est de l'auto-détestation. Nous ne supportons pas la vieillesse. Parce que nous ne supportons pas notre propre mortalité, notre propre finitude, notre déchéance imminente. En nous aveuglant devant la vieillesse, on nourrit l'illusion de notre propre éternelle jeunesse.

Ça n'est certes pas un hasard si la vieillesse est la seule période de l'existence qui comprend la particule vie ! Il faut rappeler sans cesse que les êtres humains que regroupe cette période de l'existence sont toujours vivants. L'enfance, l'adolescence, la maturité, l'âge adulte n'ont pas besoin d'appellation qui confirme leur vitalité.

J'avance sur le chemin de l'ainesse. On commence à me concocter des petits plats de compliments assaisonnés de l'adverbe encore : « Oh que vous faites encore jeune! Ah! que vous êtes encore belle! Hé! que vous êtes encore bien conservée » Ben oui, je suis « encore » vivante.

Le «Oh ! qu'elle a encore toute sa tête !» ne devrait plus tarder. À condition que je la conserve, cette tête.J'avance sur le chemin de l'ainesse. J'ai peur. Qui veut m'échanger mon droit d'ainesse pour un plat de lentilles?

 

Combien vieillissent avec la peur au coeur des traitements qu'on leur servira? La démolition des familles et de ses membres, allant jusqu'à tuer les plus vulnérables par l'avortement et l'euthanasie, devrait être le premier souci de nos gouvernements. Le soutien des familles est prioritaire.

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Les évêques américains ne faiblissent pas...

Le magazine La Vie du 6 mars 2012 nous apporte cette information, sur le courage et le refus de se laisser berner volontairement par peur de combattre, de l'épiscopat américain:

 

 

"Si vous n'avez pas encore acheté le répertoire diocésain 2012, je vous conseille de vous en procurer un en guise de souvenir. Sur la page L3, vous trouverez une liste complète des hôpitaux et établissements de santé catholiques dans les comtés de Cook et de Lake. Chacun des noms montre l'amour du Christ aux hommes de toutes races, de toutes classes et de toutes religions. Dans deux Carêmes, si rien ne change, cette page sera vide". C'est ce que l'on peut lire cette semaine dans Catholic New World, le journal de l'archidiocèse de Chicago, sous la plume du cardinal Francis George.
> Ce n'est pas n'importe quel évêque qui s'exprime ainsi; en plus d'être cardinal, l'archevêque de Chicago est le prédécesseur de Mgr Dolan à la tête de la Conférence des évêques américains. Ce n'est donc pas rien que l'ex-patron de l'Eglise américaine s'engage d'une telle manière dans la bataille; et il le fait avec le soutien de Mgr Dolan, actuel président de la Conférence épiscopale, qui ne manque pas de souligner dans une lettre adressée à ses frères évêques et parue le 2 mars sur le site de la Conférence "l'excellent article de Francis George".
> Ed Morissey, journaliste au Fiscal Times, s'est penché sur ce qu'une telle mesure représenterait pour l'Amérique. Et les chiffres sont édifiants: 12.6%, soit un septième du nombre total de lits aux USA; 15.6% de toutes les admissions hospitalières; un tiers de ces structures situées en zones rurales, où le désert médical sévit; une implication énorme dans tous les soins peu rentables, comme la gériatrie et le dépistage du cancer; en matière scolaire, 2.5 millions d'élèves affichant un taux de réussite aux diplômes de 99%; en matière de solidarité, 200.000 personnes nourries par l'Eglise et 1.5 millions aidés pour le logement - un chiffre datant de 2003, avant la crise.
> Le calcul s'avère vite astronomique. Selon les estimations de Morissey, il faudrait que l'Etat américain trouve 100 milliards de dollars supplémentaires pour pallier la défaillance du système catholique de soins, et 20 milliards pour remplacer l'offre éducative catholique - en calculant qu'un élève coûte environ 8000 dollars. Un calcul qui donnerait le vertige à l'administration Obama, si elle pensait les évêques capables d'aller au bout du bras de fer - il semble que ce ne soit pas le cas et qu'elle pense que les évêques bluffent. Mgr Dolan, lui, n'écarte aucune possibilité. Et donne rendez-vous à l'administration en juin, lors de l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale, où seront discutées "ces questions importantes et notre façon de nous y attaquer".

C'est la liberté de conscience qui est en jeu. Espérons que les chrétiens américains ne fléchiront pas face à la tentative du gouvernement Obama d'imposer le remboursement de la contraception et de la pilule du lendemain par les institutions chrétiennes.

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Les histoires de CHSLD poussent à l'euthanasie...

Ce n'est pas un hasard si c'est maintenant que l'on demande le "droit" à l'euthanasie. Les finances publiques sont dans un état délabré et le refus des gouvernements d'aller piger dans les profits faramineux des banques les obligent à des hausses de taxes et d'impôts qui ne réussissent pas à combler le poids de la dette et le paiement de ses intérêts. D'où la coupure des services.

Comment ramener les personnes âgées à la maison devrait être l'une des priorités du gouvernement. Cela lui coûterait moins cher, réunirait des familles en leur procurant un soutien moins onéreux pour l'État que de les placer directement en CHSLD. Ce ne sont pas les malades qu'il faut déplacer, mais les médecins et infirmiers(es) en bonne santé! Mourir chez soi entouré de sa famille ne devrait pas être une exception.

Le journal de Montréal du 6 mars 2012 publie des histoires d'horreur sur les CHSLD.

En conservant l’anonymat pour éviter les représailles, elle a accepté de raconter sa troublante expérience au Journal.

«Après une demi-journée, à la pause avec deux autres stagiaires, nous nous sommes demandés dans quoi nous nous étions embarqués. Je me disais, mon Dieu que c’est sale, que c’est insalubre», admet-elle sans détour.

Celle qui venait tout juste de compléter une formation de 60 heures, dans le cadre d’un programme travail étude offert par le CSSS de la Vieille-Capitale, n’était pas au bout de ses peines.

Dans des chambres trop exiguës pour deux résidents, elle devait déplacer les lits pour donner correctement des soins de base.

«Des résidents mangeaient au lit sans bavette et souillaient leurs draps, mais les autres employés disaient que ce n’était pas grave», raconte Manon.

Des bains étaient donnés «en cinq minutes», pendant qu’un autre bénéficiaire était assis sur la toilette d’aisance, dans la même pièce, pour faire ses besoins.

«Imaginez la pauvre madame que nous devons installer à la hâte dans un support, que nous plongeons dans l’eau du bain. Puis, dès qu’elle se sent bien on la ressort de là, deux minutes après, elle est rendue dans les airs», a-t-ell­­e signifié, visiblement désolée.

Sale

Ce qui l’a dégoûtée au plus haut point, ce sont des souillures sur le plancher de certains résidents, observées le dimanche à son premier jour de travail, qui étaient toujours présentes le mardi suivant.

«On m’a dit que les planchers étaient lavés aux deux ou trois jours, peu importe qu’il y ait des dégâts.»

Puis, la qualité de nourriture l’a aussi répugnée.

«Une bouette froide qu’il faut donner rapidement», dit-elle, ajoutant du même souffle «qu’on ne peut témoigner du respect en allant aussi vite».

Elle raconte qu’une résidente semi-aveugle, devant bénéficier d’une stimulation lors des repas, était plutôt laissée à elle-même.

«Une fois, j’ai décidé de prendre du temps pour l’encourager et elle a mangé. Elle m’a serré la main très fort et une larme coulait sur sa joue», raconte Manon, encore émue de cet épisode.

Stationnés en couche

Selon elle, le plus clair du temps, les résidents sont stationnés dans des chaises avec une protection de nuit, même en plein jour.

«Et s’ils font des besoins dans leur couche, ils sont changés seulement lorsque l’horaire des employés le spécifie.»

Manon précise qu’une pauvre femme, puis ensuite un homme en colère, lui ont dit qu’ils préféreraient mourir que de continuer à vivre dans leur CHSLD.

«Je posais des questions et j’argumentais avec mes supérieurs. On m’a dit que je devais mettre des œillères, être moins sensible», dit-elle, précisant qu’elle a ensuite été congédiée.

«On ne peut pas donner des soins, c’est une usine», a-t-elle conclu. 

Des réflexions comme celle du Journal de Montréal apporte des interrogations comme celle de Sylvain Ménard, dans le Journal Métro, du 6 mars 2012.

Comme ça, ça a l’air qu’on mange plutôt mal dans nos Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Ouaip! Et qu’en plus, le personnel, complètement débordé, ne suffit pas à la tâche. Pire, les bénéficiaires – c’est ainsi qu’on les désigne – n’auraient parfois droit qu’à un seul bain par semaine! Eh ben, tu parles d’une nouvelle... Holà, minute!

Ces histoires n’ont rien de neuf. Loin de là. Et pourtant, quand on les a ressorties la semaine dernière, notre réaction a été pour le moins étonnante. C’était comme si on levait le voile pour la première fois sur la maltraitance et la détresse des vieux dans nos institutions. Comme si on avait oublié ce qui avait été dénoncé la dernière fois. Et la fois d’avant. Et l’autre fois d’avant. On s’indigne, et puis après, plus rien. Le nuage gris foncé de la colère se dissipe.

Ce qui effraie encore plus, c’est l’impression qu’ont donnée nos ministres chargés du dossier (Dominique Vien, Marguerite Blais et Yves Bolduc, pour les nommer), qui ont eux aussi eu l’air de tomber en bas de leur chaise quand est venu le temps de réagir devant cette situation qui dure et perdure. Comme si le chat venait de sortir du sac. Hé, ça fait des années que la situation se détériore, que des signaux sont lancés pour qu’on intervienne tout de suite et une fois pour toutes, alors, qu’on n’essaie surtout pas de nous faire croire que la problématique est sans précédent. Quand ils sont malades et dépendants, nos aînés sont dans la merde. Dans tous les sens du terme.

Puisqu’il le faut, on le confirme à nouveau : ce n’est décidément pas une bonne idée pour un aîné d’avoir besoin de soins au Québec. Au Québec et ailleurs en Occident tant qu’à y être. Ce qui est frappant, c’est que plus une société se dit – ou se croit – progressiste, plus elle semble ingrate quand vient le temps d’offrir des soins à ceux et celles qui ont contribué toute leur vie en payant des taxes et des impôts. Quand même étrange, non?

En attendant ce qui s’en vient, je capote. Littéralement. Cette année, j’ai eu 50 ans. Pas encore très vieux direz-vous, mais dans 25 ans, ça m’en fera quand même 75. Et je suis maintenant juste assez âgé pour comprendre combien le temps passe à la vitesse de l’éclair. On me l’avait dit, je ne l’avais pas cru. Maintenant, je sais... Donc, 25 ans, ça ne sera pas plus loin qu’après-demain. Que va-t-il m’arriver si j’ai le malheur de ne pas être en parfaite santé quand je vais pincer cet âge-là? Qui va alors s’occuper de moi convenablement? Quel système pourra me prendre en charge en me laissant un minimum de dignité? Comment ça va se passer si, un jour, on doit me «placer» en institution?

«Placé» sur un étage comme on place une boîte remplie de cossins inutiles et encombrants sur une tablette. «Placé» comme un dossier réglé dans le tiroir d’un classeur. «Placé» comme dans caché...

Comment se fait-il que malgré tout ce qui s'écrit dans les journaux, rien ne change?

Je reprends de nouveau les explications de Lucien Bouchard en 2003...

Il faut quand même, au départ, citer quelques chiffres qui balisent le bilan de toute une séquence de décisions gouvernementales. Le plus lourd de conséquences est celui de notre endettement: 110 milliards de dollars, rien que pour le gouvernement, sans compter les emprunts des municipalités, hôpitaux, cégeps et autres. Les intérêts à payer chaque année sur la dette représentent plus de la moitié du budget annuel de l'éducation. Notre État compte parmi les plus endettés per capita du Canada et de toute l'Amérique du Nord. Notre endettement, qui était à toutes fins pratiques inexistant en 1960, représentait, en 1996, 43,7% de notre P.I.B. À cela s'ajoute quelque chose de particulièrement injuste et de peu responsable: le tiers de la dette du gouvernement a été contractée pour payer des dépenses d'opérations courantes.

Je n'ai jamais compris, personnellement, au nom de quel laxisme savamment rationalisé, nos gouvernements ont pu enregistrer des déficits pendant quarante années consécutives, avant que le consensus des sommets économiques de 1996 enclenche la mobilisation qui a permis, deux ans plus tard, d'atteindre le déficit zéro. Je n'exempte pas le gouvernement de monsieur Trudeau, à Ottawa, qui est allé très loin dans cette voie. Préparons-nous à la légitime indignation de nos enfants quand ils auront fait les comptes de la succession et craignons qu'ils ne l'acceptent sous bénéfice d'inventaire. En attendant, nous ferions bien de rendre compe des contraintes que la précarité structurelle de nos finances publiques fait peser sur la latitude d'action de nos gouvernements. Mettons-nous bien dans la tête que tous les premiers ministres du Québec, sans égard à leur allégeance de parti, sont condamnés à une gestion pénible et aléatoire de nos finances publiques. Il n'y a tout simplement plus de marge de manoeuvre."(Le JMJiste, mars-avril 2004, p.19)

Et la situation financière du Québec ne s'est pas améliorée depuis 2003. Peut-on s'étonner qu'un ministre de la santé se déclare alors "ouvert" à l'euthanasie, parce qu'il croit, erronément, que cela sera une mesure économique?

On pourrait croire que l'on a volontairement endetté un pays pour lui faire accepter des politiques inhumaines...

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Nathalie Petrowski, son venin, les "jeunes" mères

L'intelligence de la journaliste Petrowski n'est plus à démontrer. Dans l'article suivant, elle nous montre tout son art. Se présentant d'abord comme se réjouissant d'une certaine situation de maternité, elle va tranquillement parvenir à passer l'idée que l'idéal dans cette situation de grossesse précoce, c'est la mort de l'enfant, suggérée par la chanson d'Arianne Moffatt, "Poussières d'ange". Le film que suggère Petrowski également, sur les 17 jeunes filles, vise à montrer la désillusion des jeunes filles mères et leur désespoir final...

La journaliste de La Presse explique le changement de perspectives qui s'est déroulé dans les 20 dernières années, sur la maternité. Auparavant diabolisée, elle serait devenue trop idéalisée. Petrowski recommande de montrer aux jeunes de 22 ans un film sur des fìlles mères adolescentes prisonnières de leurs angoisses et problèmes de maternité. Pourquoi 22 ans ? Comme si à cet âge on était trop jeune pour être parent, alors que la santé et l'énergie permettent de faire des partys toute la nuit ?

S'il est important de responsabiliser les jeunes, de leur faire prendre conscience que l'idéal pour leurs enfants, c'est d'avoir des parents qui s'aiment et sont engagés l'un envers l'autre pour la vie, l'âge importe peu. Il y a des jeunes qui sont des adultes à 16 ans et des adultes, pour ne pas dire maintenant des vieux, qui sont des ados attardés. L'important c'est la stabilité du couple et son esprit de responsabilité, pas son âge... Voici l'article paru dans la Presse du 6 mars 2012:

Charmée par le culot de Coeur de pirate, je lui ai envoyé un tweet pour la féliciter pour son futur Coeur de bébé. Mais je crois que ce qui m'a encore plus charmée dans cette histoire, c'est l'incroyable évolution des mentalités. Il n'y a pas si longtemps, être enceinte à 22 ans était une calamité. Et je ne parle pas de l'époque de ma grand-mère où, à la moindre grossesse, il fallait se marier obligé, de peur de passer pour une fille-mère, ou alors se cacher et aller accoucher dans la honte avant de donner son bébé en adoption.

Je parle d'une époque plus rapprochée où les filles de 20 ans qui tombaient enceintes étaient montrées du doigt comme d'incurables nunuches sans avenir et sans carrière, qui gaspillaient les meilleures années de leur vie à torcher un bébé. Le credo de l'époque n'était-il pas: mieux vaut sacrifier un enfant que de sacrifier à lui?

Les mentalités ont beaucoup évolué depuis. Aujourd'hui, on ne diabolise plus la maternité comme il y a 30 ans. On la porte aux nues, on la célèbre, on la sanctifie. On dit aux femmes et aux filles qu'elles peuvent tout avoir, la carrière et la famille, et se réaliser à la fois en tant que mères et en tant que femmes. Quant à l'avortement, on a compris que c'était un droit inaliénable, mais pas nécessairement un bon moyen de contraception.

 En 2007, Juno, petit film indépendant sur les péripéties d'une adolescente enceinte, a fait sensation et sonné l'entrée en scène d'un nouveau discours. À la fin du film, même si Juno finit par confier son bébé à une femme qui vient de se séparer, elle apparait tout au long du film plus mature et apte à élever un enfant que la plupart des adultes qu'elle croise sur sa route.

 Le film a non seulement obtenu plusieurs nominations aux Oscars, mais a aussi engrangé des recettes de plus de 230 millions, preuve que son propos touchait une corde sensible aux quatre coins du monde.

L'année suivante, d'ailleurs, quand 17 filles du Gloucester High School, dans l'État du Massachusetts, sont tombées enceintes après avoir conclu un pacte, les catholiques de la ville ont montré du doigt Juno et invoqué la mauvaise influence du film.

Deux cinéastes françaises, les soeurs Coulin, se sont d'ailleurs inspirées de ce fait divers pour réaliser leur premier long métrage, 17 filles, qui n'est malheureusement pas resté longtemps à l'affiche au Québec. J'ai eu le bonheur de voir ce film troublant dont les héroïnes sont de jeunes filles d'aujourd'hui, indépendantes et branchées. La première du groupe tombe enceinte par accident, mais les autres l'imiteront délibérément, au nom de l'amitié, de la solidarité féminine et d'un monde meilleur qu'elles bâtiront à leur façon. On ne peut rien contre une fille qui rêve, n'est-ce pas?

Les soeurs Coulin ont filmé avec beaucoup de sensibilité et sans jamais les juger ces jeunes idéalistes postféministes, qui se projettent dans un avenir utopique, libre et égalitaire où elles élèvent leurs enfants ensemble, sans règle ni contrainte. Mais on finit par comprendre qu'elles baignent dans un océan de naïveté dont le moteur n'est pas tant le désir d'enfanter que le désir d'un amour inconditionnel qui comblera toutes leurs carences. Au bout de quelques mois, leur rêve impossible se brise contre la réalité et ses désillusions. Tombées enceintes ensemble, elles finiront isolées et divisées, seules avec leur ventre qui enfle.

Ce n'est pas ce que je souhaite à Coeur de pirate. Je lui souhaite tout le bonheur du monde avec son futur bébé et le père de ce dernier. Mais je m'interroge tout de même sur le jovialisme glamour qui colore désormais l'image de la maternité et sur notre empressement à applaudir toutes les futures mères, peu importe leur âge ou leur situation.

En l'espace de 30 ans, nous sommes passés d'un discours qui diabolisait la maternité à un discours qui l'idéalise à outrance. Dans les deux cas, on a manqué de nuance. Il faudrait apprendre à aborder cette délicate question avec plus de discernement. Et conseiller à toutes les jeunes filles de 22 ans qui ont envie d'imiter Coeur de pirate de louer le DVD de 17 Filles. Ou mieux encore, d'écouter le refrain de Poussière d'ange d'Ariane Moffatt: tu ferais une super maman, mais pas maintenant, non pas maintenant...

Coeur de pirate a manifesté le désir de se marier, ce que nous lui souhaitons. Il n'y a certainement aucun problème d'être parent à 22 ans, au contraire! Petrowski n'est toujours pas sortie de ses ornières féministes! Et l'on peut se demander si celle qui affirme que l'avortement est un droit ne croit pas toujours à la monstruosité qu'elle cite: "Mieux vaut sacrifier un enfant que se sacrifier à lui..." Le terme sacrifier est tout à fait juste dans le cas de l'avortement. Les sacrifices aux dieux "confort", "épanouissement de soi" et "croissance personnelle" valent bien ceux des Carthaginois au dieu Baal, où l'on déposait les enfants dans les bras inclinés vers le bas, d'une statue de bronze, d'où ils roulaient pour tomber dans un gouffre de feu. (Diodore de Sicile, XX, 14,6)

Quand à la chanson doucereuse comme du venin dans la bouche d'un serpent d'Arianne Moffat, nous préférons et de loin la chanson pleine d'espérance et de réalisme de Colonel Reyel: Aurélie. Être parent jeune n'est pas facile, mais laisser tuer son enfant l'est encore moins, une fois que l'on a réalisé ce que l'on a fait.

Comme le dit la chanson du Colonel Reyel, visiblement, Petrowski et Arianne Moffat "n'ont rien compris"!

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