M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

10 millions de dollars en dommages et intérêts pour « vie injustifiée »…

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pxfuel

L’un des concepts de plus en plus courants de la culture de mort est le suivant : « vie injustifiée » ou « naissance injustifiée ». Que cela signifie-t-il exactement ? Tout simplement que si la mère d’un enfant ne voulait pas l’avoir et qu’un professionnel de la santé ou un autre commit une erreur, soit en ne détectant pas les défauts physiques ou génétiques de l’enfant à naître, soit en commentant une erreur dans l’administration d’un abortif ou d’un contraceptif de telle sorte que l’enfant naquît.

Comment peut-on seulement imaginer qu’une vie puisse être « injustifiée » ? Cela me dépasse, c’est dire de tel ou tel enfant qu’il n’aurait pas dû naître, qu’il n’a pas sa place dans le monde. Le pire, ce n’est pas que ce genre d’élucubrations ne se retrouve pas uniquement dans quelques cercles restreints de pro-avortement enragés, mais qu’elle fût ratifiée par les tribunaux, ordonnant des dommages et intérêts aux professionnels de la santé qui n’ont pas accompli leur œuvre de destruction. Selon Gènéthique :

Un juge fédéral de Seattle aux Etats-Unis, Robert Lasnik, a accordé 10 millions de dollars de dommages et intérêts à la famille d’une petite fille gravement handicapée. L’enfant est née après que l’infirmière d’un dispensaire tourné vers les patients à faibles revenus et non assurés, ait par inadvertance administré à sa mère un vaccin contre la grippe au lieu d’une injection contraceptive. Soit 7,5 millions de dollars pour les frais médicaux, éducatifs et autres de l’enfant, en plus des 2,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour ses parents.

Le juge ayant déterminé que la femme ne voulait pas être enceinte et ne le serait pas devenue ― quoiqu’on ne sait jamais, les contraceptifs n’étant pas à 100 % efficaces ― si l’infirmière lui avait administré la bonne injection, donc que la naissance était un préjudice… Les avocats de la famille « ont considéré qu’il s’agissait d’une affaire de “grossesse injustifiée” et de “vie injustifiée” », rapporte Gènéthique.

Au fait, si l’on approfondit le principe de « vie injustifiée », l’on doit conclure que puisqu’une vie est « injustifiée », c’est qu’on peut donc la supprimer, avant ou après la naissance. Ceci est, Mesdames et Messieurs, la Culture de Mort.

1 réaction

Un ministre suédois invite les Polonaises à se faire avorter en Suède


Åsa Lindhagen, ministre de l'Égalité des sexes de Suède.

Par Micaiah Bilger (LifeNews) ― Traduit par Campagne Québec-Vie

Une haute responsable de la santé en Suède a invité la semaine dernière les femmes polonaises à venir avorter leurs enfants à naître, après que le Tribunal constitutionnel de Pologne eût décidé de protéger les enfants à naître handicapés contre les avortements discriminatoires.

Le ministre suédois de l’Égalité des sexes, Åsa Lindhagen, a également suggéré que les contribuables suédois paient ces avortements afin que les femmes polonaises puissent avorter dans son pays, rapporte Sputink News.

« Laissons les femmes polonaises se faire avorter en Suède ! » écrit Lindhagen sur Instagram. « Il est temps pour la Suède de défendre les femmes polonaises de la même manière que la Pologne le fit pour nous ! Dans les années 1960, lorsque l’avortement fut interdit en Suède, des milliers de femmes suédoises se rendirent en Pologne où l’avortement était légal ». À l’époque, la Pologne était sous régime communiste.

Aujourd’hui, la Pologne, un pays largement catholique, protège les enfants à naître contre les avortements dans presque toutes les circonstances. Le 22 octobre, son Tribunal constitutionnel a invalidé l’une des rares exceptions autorisées par sa loi de 1993 sur l’avortement, à savoir les avortements des bébés à naître handicapés. Les juges ont décidé que cette exception violait la constitution car elle était discriminatoire envers des êtres humains handicapés.

1 réaction Lire la suite

Nous préparer au jugement de Dieu

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dernier dimanche après la Pentecôte)

La fin de l’année liturgique représente la consommation des siècles. Voilà pourquoi l’Église, si désireuse de notre salut, veut que, durant cette dernière semaine de l’année, nous n’ayons rien d’autre dans l’esprit que la pensée du jugement de Dieu. Plus que tous les autres, les chrétiens doivent vivre dans l’attente de leur grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ qui viendra, à la fin du monde, dans tout l’éclat de sa gloire divine, pour juger les vivants et les morts. Notre passage sur la terre, plus ou moins long selon les décrets infaillibles du Dieu trois fois saint, n’a de sens que celui d’une préparation au jugement de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui fixera notre sort éternel. En vue de ce jour solennel entre tous, où la justice de Dieu pénétrée de miséricorde sera faite pour tous les hommes, du plus faible au plus puissant, le même Jésus, qui nous jugera, ne cesse de nous exhorter, dans l’évangile, à la prière et à la vigilance, comme aussi à la pénitence et au renoncement. Combien de fois ne retentissent pas ces paroles : « Veillez et priez », et « Faites pénitence » ? Et combien d’appels le divin Maître ne fait-il pas au renoncement ? Le renoncement à toute cupidité, aux convoitises de la chair et à l’esprit du monde, qui est un esprit d’orgueil et d’égoïsme — renoncement nécessaire pour être comptés, au dernier jour, parmi ses disciples — Jésus l’a constamment enseigné par la parole et surtout par l’exemple de sa vie.

La pensée de la proximité du jugement de Dieu a toujours stimulé, depuis le début de l’Église, les chrétiens à se repentir de leurs fautes, à en faire une sincère pénitence et à mener une vie fervente. En prêchant l’imminence du jugement de Dieu, plusieurs saints, en particulier saint Vincent Ferrier, ont opéré de nombreuses conversions. Si les saints des siècles passés discernaient, déjà de leur temps, certains signes avant-coureurs de la fin du monde, il semble bien que nous soyons actuellement non plus seulement devant l’un ou l’autre de ces signes, comme les inondations dévastatrices, les famines et les guerres qui ont décimé des nations entières, mais devant les principaux qui nous sont annoncés par l’Évangile d’aujourd’hui : la multiplication des faux Christs et des faux prophètes, l’abomination de la désolation dans le lieu saint, entraînant la crise religieuse la plus universelle de l’histoire, crise si profonde que Notre Seigneur l’appelle « la grande tribulation ». « Il y aura alors une grande tribulation telle qu’il n’y en a jamais eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura plus. Et si ces jours n’étaient abrégés, nulle chair ne serait sauvée ; mais à cause des élus, ces jours seront abrégés » (Mat. 24 21-22)

1 réaction Lire la suite

Le cardinal Collins blâme le Toronto Catholics District School Board pour censure du Catéchisme au sujet de l’homosexualité


Cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto, lors de la Marche pour la Vie en 2018 à Ottawa. 

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Voyez-vous l’incohérence qui règne au Toronto Catholic District School Board ? Quelques conseillés dont le président se sont opposés à ce qu’un délégué continuât à citer le Catéchisme de l’Église catholique au sujet de l’homosexualité, affirmant incongrûment que les termes n’étaient « pas corrects » et humiliaient les individus s’identifiant comme homosexuels.

Le cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto, réagit à cet acte en écrivant une lettre au président du Conseil d’administration, le réprimandant ainsi que ses pairs, leur rappelant le serment qu’ils ont prêté d’« être fidèles aux enseignements de l’Église, à la primauté du Pontife Romain et à l’autorité du Magistère » ; ce qui n’est manifestement pas le cas… Selon LifeSiteNews :

Le cardinal Thomas Collins a vivement blâmé les conseillers du Toronto Catholic District School Board qui ont empêché un délégué de lire l’article du Catéchisme parlant de l’homosexualité lors d’une réunion orageuse, la semaine dernière.

« Qu’un catholique fût critiqué, et que les administrateurs catholiques l’empêchassent effectivement de lire le catéchisme catholique lors d’une réunion du conseil scolaire catholique est tout simplement répréhensible », écrivait Mgr Collins dans une lettre privée adressée au président du conseil Joe Martino […]

1 réaction Lire la suite

Une femme de 90 ans se fait euthanasier plutôt que de subir un autre confinement

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie - Photo : Freepik

Le Parlement canadien débat actuellement du projet de loi C-7, qui vise à étendre l’euthanasie (AMM) dans le Canada aux personnes qui ne sont pas mourantes.

Même si le projet de loi C-7 n’a pas encore été adopté, Avis Favaro, correspondante médicale de CTV News, rapporte qu’une résidente âgée de 90 ans en soins de longue durée, Nancy Russell, qui ne souffrait de malade chronique ni n’était mourante, s’est fait euthanasier le mois dernier afin d’éviter de vivre un autre confinement anti-covid-19.

Favaro rapporte :

Partout au Canada, les maisons de soins de longue durée et les maisons de retraite constatent une fois de plus une augmentation des cas de COVID-19 et des décès, une tendance inquiétante [elle ne l’est que si on peut prouver sans l’ombre d’un doute que les décès sont causés par le coronavirus*] qui entraîne davantage de restrictions pour les résidents.

Mais ce confinement prélève aussi un tribut parmi ceux qui n’ont pas attrapé le covid-19.

Les résidents prennent leurs repas dans leurs chambres, voient leurs activités et leurs réunions sociales annulées, les visites familiales réduites ou supprimées. Parfois, ils sont isolés dans leurs petites chambres pendant des jours. Ces mesures, qui visent à sauver des vies [vraiment ?*], peuvent parfois être suffisamment préjudiciables à la santé générale des résidents pour qu’ils envisageassent d’autres solutions.

Mme Russell, décrite par sa famille comme étant exceptionnellement sociable et alerte, est l’une de ces personnes. Sa famille dit qu’elle a choisi le suicide assisté, ayant décliné très radicalement pendant le confinement, elle ne voulait pas traverser un autre isolement cet hiver.

1 réaction Lire la suite

Mgr Aupetit rejette sur les catholiques communiant sur la langue la responsabilité de l’interdiction de la messe : réactions


Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Le mardi 17 novembre 2020 au matin, sur les ondes de Radio Notre-Dame, Mgr Michel Aupetit, interrogé sur la prohibition des messes publiques et sur sa rencontre avec le gouvernement lundi, jetait la responsabilité de l’interdiction de la messe publique, sous le durcissement du confinement gouvernemental en France, sur les catholiques qui ne respecteraient pas les mesures (soi-disant) sanitaires, entre autres communiant sur la langue, et qui, selon les mots méprisants de Mgr Aupetit : « font leur petit business dans leur coin [et] empêchent tous leurs frères de pouvoir assister à la messe ». Ces propos ont provoqué une vive réaction chez les fidèles, outragés à juste titre. Le Salon Beige rapporte :

Mardi matin sur Radio Notre-Dame, Mgr Aupetit, archevêque de Paris, s’en est pris, d’une façon assez cavalière, aux catholiques qui communient sur la langue et qui seraient responsables, rien de moins, de l’interdiction des messes publiques ! De nombreux catholiques se sont publiquement émus de cette accusation…

Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, a également réagi dans une lettre ouverte à Mgr Aupetit, publiée sur le site de l’organisme :

L’instant de la consternation passé vient celui de l’indignation et de l’analyse. Vous avez tenu hier sur Radio Notre-Dame au micro de « Marie-Ange » des propos qu’il convient de rappeler pour l’histoire dénonçant : « les gens qui veulent en faire à leur tête », « communier sur la langue », les accusant de « faire n’importe quoi » et de poursuivre leur « petit business dans leur coin ». Il s’agirait de devenir « sérieux » et d’obéir.

Il est assez étrange que Mgr Aupetit, archevêque de Paris eût uniquement critiqué les catholiques en question, attachés à la messe et au respect de Dieu, et non le gouvernement, car enfin, c’est du gouvernement que vient la décision d’interdire la messe publique et non des fidèles. Le gouvernement a-t-il donc toujours raison ? Faut-il donc courber la tête devant chacune de ses décisions ? Et parce que l’État réagirait iniquement à de prétendues infractions à ses mesures, faut-il donc rejeter la faute sur les fidèles ?

1 réaction Lire la suite

Coronavirus, abus et euthanasie de nos aînés : Lettre ouverte à la Commissaire à la santé

Voici ci-dessous notre lettre ouverte (version en ligne, ici) à la Commissaire à la santé du Québec, Mme Joanne Castonguay, sur le traitement de nos aînés lors de la « première vague » du coronavirus de ce printemps. Je pense que vous la trouverez utile et révélatrice. 

--Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie


Joanne Castonguay, Commissaire à la santé et au bien-être du Québec (Photo : Twitter)

Par Georges Buscemi, président (Campagne Québec-Vie)

Madame,

Je vous écris en tant que président de Campagne Québec-Vie, une association à but non lucratif dont l’objectif est d’apporter notre contribution pour que le Québec puisse redevenir une société chrétienne qui défende la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle[1].

J’ai appris d’un article du journal La Presse que le ministre de la Santé, Christian Dubé, vous avait donné le mandat « d’examiner la performance du réseau de la santé, en particulier les soins aux aînés, lors de la première vague de la pandémie de COVID-19 » et que cette étude serait semblable à une commission d’enquête, moins les pouvoirs punitifs[2].

Votre mandat tel que défini par M. Dubé laisse entendre que les décès de ce printemps sont tous causés par le coronavirus, et que votre travail ne consistera qu’à identifier les déficiences dans le réseau de santé qui expliqueraient pourquoi nos aînés et les autres personnes vulnérables n’ont pas été suffisamment protégés d’un virus meurtrier. Or, nous estimons que cette hypothèse d’un virus particulièrement meurtrier dont on ne se serait pas assez prémunis n’est ni la seule, ni même la plus probable. Nous vous écrivons donc pour vous encourager à considérer, dans votre rapport, d’autres hypothèses qui rendraient mieux compte de la hausse des décès « toutes causes confondues » observée au Québec ce printemps[3].

À notre avis, les personnes vulnérables décédées au Québec ce printemps en nombre plus élevé que la normale ne sont pas uniquement, ni même pour la plupart, mortes d’un virus ayant un taux de létalité avoisinant celui d’une forte grippe saisonnière [4]; elles sont en majorité décédées pour d’autres raisons[5], parmi lesquelles :

  1. une grossière négligence, provoquée entre autres par un manque criant de main-d’œuvre dans les établissements de soins de longue durée, lui-même suscité en grande partie par une campagne de peur médiatique qui a semé la panique chez les employés de ces centres [6];
  2. une situation de stress causée par l’isolement et les autres mesures sanitaires, affaiblissant le système immunitaire de personnes déjà très fragiles, et les rendant plus susceptibles de succomber à des maladies en temps normal relativement bénignes [7];
  3. une politique de « triage » des personnes aînées, leur refusant en une période de pandémie un accès à des services hospitaliers qui leur étaient habituellement accordés [8];
  4. une contamination des établissements pour personnes âgées par des personnes âgées malades qu’on a évacuées des hôpitaux (pour « libérer » 7000 lits, dont ceux de 1400 patients toujours malades), en anticipation d’une « vague » de malades plus « prioritaires » qui n’est jamais venue[9];
  5. une suspension de plusieurs interventions chirurgicales et autres, toujours afin de « libérer » des lits pour faire face à la crise, temps d’arrêt dans les soins qui a pu indirectement causer plusieurs décès ce printemps[10];
  6. la mise sur pied de protocoles à consonance euthanasique[11];

Madame la Commissaire, vous aurez à déposer un rapport sur la gestion de la crise d’ici la fin de l’été 2021. Nous sommes d’avis que la crédibilité de votre rapport ne pourrait qu’être renforcée si vous ne vous en tenez pas au postulat implicitement imposé par les instances gouvernementales, selon lequel les mesures d’urgence mises sur pied ce printemps, incluant le confinement, aient « sauvé des vies ». Nous souhaitons ardemment que votre rapport prenne en ligne de compte l’hypothèse étayée ci-dessus, plus plausible selon nous, et qui consiste à soutenir que les mesures sanitaires, loin d’avoir protégé la population, ont en fait contribué à l’hécatombe, en stressant nos aînés, ce qui a entraîné une chute de leur système immunitaire, en les exposant à des malades expulsés des hôpitaux et bourrés de charges virales nosocomiales, en les isolant et en leur faisant perdre le goût de vivre, en occasionnant chez eux famines et déshydratations à la suite de la fuite d’un grand nombre d’employés de ces centres de soins de longue durée en panique à cause de la campagne de peur des autorités gouvernementales et des médias, et finalement en les euthanasiant sous le prétexte de « soins palliatifs » rendus nécessaires faute d’accès à une hospitalisation.

Madame la Commissaire, vous avez devant vous un travail et une responsabilité immenses. Nous vous souhaitons tout le courage et la force nécessaires pour le conduire à terme. Il va de soi qu’en plus de vous offrir notre appui logistique dans vos démarches, nous nous engageons à prier pour vous et votre équipe, espérant que votre travail porte fruit, non seulement pour le bien du système de santé au Québec, mais pour que justice soit faite auprès des personnes âgées et vulnérables, dont la mort ce printemps était, dans plusieurs cas, parfaitement évitable.

Je vous prie d’agréer, Madame la Commissaire, mes salutations distinguées.

Georges Buscemi, Président
Campagne Québec-Vie

Cette lettre a été publiée sur le site de Campagne Québec-Vie (www.cqv.qc.ca) et envoyée à divers médias.

Des copies électroniques de cette lettre seront également été transmises aux personnes suivantes :

  • Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants (blais.prev@assnat.qc.ca)
  • Me Pascale Descary, coroner en chef (descary@coroner.gouv.qc.ca)
  • Christian Dubé, ministre de la santé (Dube.LAPR@assnat.qc.ca)
  • Mgr Christian Lépine, évêque de Montréal
  • Alex Schadenberg, président de la Coalition pour la prévention de l’euthanasie
  • Dr Patrick Vinay, président de Vivre dans la dignité

*Les notes de bas de page peuvent être consultés ici. 

1 réaction Lire la suite

Lettre ouverte à la Commissaire à la santé, Joanne Castonguay


Joanne Castonguay, Commissaire à la santé et au bien-être du Québec (Photo : Twitter)

Par Georges Buscemi, président (Campagne Québec-Vie)

Madame,

Je vous écris en tant que président de Campagne Québec-Vie, une association à but non lucratif dont l’objectif est d’apporter notre contribution pour que le Québec puisse redevenir une société chrétienne qui défende la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle[1].

J’ai appris d’un article du journal La Presse que le ministre de la Santé, Christian Dubé, vous avait donné le mandat « d’examiner la performance du réseau de la santé, en particulier les soins aux aînés, lors de la première vague de la pandémie de COVID-19 » et que cette étude serait semblable à une commission d’enquête, moins les pouvoirs punitifs[2].

Votre mandat tel que défini par M. Dubé laisse entendre que les décès de ce printemps sont tous causés par le coronavirus, et que votre travail ne consistera qu’à identifier les déficiences dans le réseau de santé qui expliqueraient pourquoi nos aînés et les autres personnes vulnérables n’ont pas été suffisamment protégés d’un virus meurtrier. Or, nous estimons que cette hypothèse d’un virus particulièrement meurtrier dont on ne se serait pas assez prémunis n’est ni la seule, ni même la plus probable. Nous vous écrivons donc pour vous encourager à considérer, dans votre rapport, d’autres hypothèses qui rendraient mieux compte de la hausse des décès « toutes causes confondues » observée au Québec ce printemps[3].

À notre avis, les personnes vulnérables décédées au Québec ce printemps en nombre plus élevé que la normale ne sont pas uniquement, ni même pour la plupart, mortes d’un virus ayant un taux de létalité avoisinant celui d’une forte grippe saisonnière [4]; elles sont en majorité décédées pour d’autres raisons[5], parmi lesquelles :

  1. une grossière négligence, provoquée entre autres par un manque criant de main-d’œuvre dans les établissements de soins de longue durée, lui-même suscité en grande partie par une campagne de peur médiatique qui a semé la panique chez les employés de ces centres [6];
  2. une situation de stress causée par l’isolement et les autres mesures sanitaires, affaiblissant le système immunitaire de personnes déjà très fragiles, et les rendant plus susceptibles de succomber à des maladies en temps normal relativement bénignes [7];
  3. une politique de « triage » des personnes aînées, leur refusant en une période de pandémie un accès à des services hospitaliers qui leur étaient habituellement accordés [8];
  4. une contamination des établissements pour personnes âgées par des personnes âgées malades qu’on a évacuées des hôpitaux (pour « libérer » 7000 lits, dont ceux de 1400 patients toujours malades), en anticipation d’une « vague » de malades plus « prioritaires » qui n’est jamais venue[9];
  5. une suspension de plusieurs interventions chirurgicales et autres, toujours afin de « libérer » des lits pour faire face à la crise, temps d’arrêt dans les soins qui a pu indirectement causer plusieurs décès ce printemps[10];
  6. la mise sur pied de protocoles à consonance euthanasique[11];

Madame la Commissaire, vous aurez à déposer un rapport sur la gestion de la crise d’ici la fin de l’été 2021. Nous sommes d’avis que la crédibilité de votre rapport ne pourrait qu’être renforcée si vous ne vous en tenez pas au postulat implicitement imposé par les instances gouvernementales, selon lequel les mesures d’urgence mises sur pied ce printemps, incluant le confinement, aient « sauvé des vies ». Nous souhaitons ardemment que votre rapport prenne en ligne de compte l’hypothèse étayée ci-dessus, plus plausible selon nous, et qui consiste à soutenir que les mesures sanitaires, loin d’avoir protégé la population, ont en fait contribué à l’hécatombe, en stressant nos aînés, ce qui a entraîné une chute de leur système immunitaire, en les exposant à des malades expulsés des hôpitaux et bourrés de charges virales nosocomiales, en les isolant et en leur faisant perdre le goût de vivre, en occasionnant chez eux famines et déshydratations à la suite de la fuite d’un grand nombre d’employés de ces centres de soins de longue durée en panique à cause de la campagne de peur des autorités gouvernementales et des médias, et finalement en les euthanasiant sous le prétexte de « soins palliatifs » rendus nécessaires faute d’accès à une hospitalisation.

Madame la Commissaire, vous avez devant vous un travail et une responsabilité immenses. Nous vous souhaitons tout le courage et la force nécessaires pour le conduire à terme. Il va de soi qu’en plus de vous offrir notre appui logistique dans vos démarches, nous nous engageons à prier pour vous et votre équipe, espérant que votre travail porte fruit, non seulement pour le bien du système de santé au Québec, mais pour que justice soit faite auprès des personnes âgées et vulnérables, dont la mort ce printemps était, dans plusieurs cas, parfaitement évitable.

Je vous prie d’agréer, Madame la Commissaire, mes salutations distinguées.

Georges Buscemi, Président
Campagne Québec-Vie

Cette lettre a été publiée sur le site de Campagne Québec-Vie (www.cqv.qc.ca) et envoyée à divers médias.

Des copies électroniques de cette lettre ont également été transmises aux personnes suivantes :

  • Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants (blais.prev@assnat.qc.ca)
  • Me Pascale Descary, coroner en chef (descary@coroner.gouv.qc.ca)
  • Christian Dubé, ministre de la santé (Dube.LAPR@assnat.qc.ca)
  • Mgr Christian Lépine, évêque de Montréal
  • Alex Schadenberg, président de la Coalition pour la prévention de l’euthanasie
  • Dr Patrick Vinay, président de Vivre dans la dignité
1 réaction Lire la suite

Euthanasie : les excellents rappels du Cardinal Willem Eijk


Le cardinal Willem Jacobus Eijk (au centre), archevêque d'Ultrecht.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pepijntje

Le cardinal Willem Jacobus Eijk, archevêque d’Ultrecht aux Pays-Bas, exprimait son inquiétude dans une entrevue avec CNA le 24 septembre devant la progression de la culture de mort, et plus particulièrement de l’euthanasie, au milieu de la société néerlandaise. L’on s’attend en effet à ce que l’accès à l’euthanasie soit étendu aux personnes qui « estiment tout simplement que leur existence est parvenue à son terme », explique le cardinal, et à ce que les cas d’euthanasie atteignent environ les 12 500 annuellement, soit plus de 8 % des causes de décès aux Pays-Bas, aux alentours de 2028, rapporte la FSSPX.News.

Mgr Eijk déplore qu’au cours des cinq dernières décades le respect de la vie se soit inéluctablement dégradé, ce qui se vérifie dans le cas de l’euthanasie, selon la FSSPX.News :

« Car, une fois qu’on accepte le suicide afin de pallier une souffrance jugée intolérable, on est tenté de l’autoriser aussi dans le cas d’une souffrance qui l’est de moins en moins ».

Le haut prélat, abordant la question de l’accompagnement des personnes choisissant l’euthanasie, rappelle que le prêtre ne peut rester auprès celui-ci au moment de cet acte, d’après la FSSPX.News :

Mgr Eijk rappelle enfin qu’un clerc ne saurait demeurer auprès d’un malade subissant une euthanasie. Un tel malade devrait se voir refuser les funérailles publiques, car « le défunt a violé cette valeur essentielle qu’est la conservation de sa propre vie, ce qui est un péché grave et irréversible, commis juste avant sa rencontre éternelle avec son Créateur ».

« La bonne pastorale face à une personne qui veut se suicider ainsi, exige que le prêtre lui dise clairement que la valeur intrinsèque de la vie humaine est violée par l’euthanasie », résume le cardinal.

La défense de la vie face aux avancées de l’euthanasie présente un autre vaste champ de bataille, montrer à la société l’importance de la souffrance de l’homme par rapport au Christ, souligne le cardinal, selon la FSSPX.News :

Convaincre la société civile que la souffrance peut avoir un sens lorsqu’elle est vécue à la lumière de la foi dans le Christ : « Jésus se charge lui-même de la croix de celui qui décide de participer à Sa souffrance. »

« Le malade peut alors offrir sa souffrance pour ses proches, ses amis, ou toute autre personne, afin que Dieu leur donne la grâce dont tous ont besoin afin de porter leur croix, ou de se convertir au Christ, pour parvenir à la vie éternelle », conclut le cardinal.

Au passage, le Vatican a récemment publié un document intitulé Samaritanus Bonus qui réaffirme la malice intrinsèque de l'euthanasie :

« L'euthanasie est donc un acte intrinsèquement mauvais, quelles que soient l'occasion ou les circonstances. L'Église a déjà dans le passé affirmé de manière définitive « que l'euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite ; elle est transmise par la Tradition de l'Église et enseignée par le Magistère ordinaire et universel » (V. 1.).

1 réaction

La Hongrie et la Pologne bloquent l’UE et son programme Lgbt


De la gauche vers la droite, Andrzej Duda, président de Pologne, et Viktor Orbán, président de Hongrie.

Par Francesca de Villasmundo (Médias Presse Info) — Photo :

À Bruxelles, tout était prêt pour le vote final sur le budget de l’Union européenne pour la période 2021-2027, mais entre le bloc d’Europe occidentale dirigé par l’Allemagne et le bloc d’Europe de l’Est dirigé par Visegrád [groupe de quatre pays de l'Est], de profondes divergences sont apparues sur un point clé du plan : lier l’accès aux fonds européens « au respect » de l’État de droit dans les pays membres. En clair, tous les Etats membres doivent se soumettre aux injonctions idéologiques de l’union Européenne, c’est-à-dire à l’agenda Lgbtqi.

L’un des points centraux de l’accord budgétaire prévoit en effet l’introduction d’une clause de conditionnalité qui lierait indissolublement l’accès aux fonds européens à ce « respect » de l’État de droit dans le pays demandeur. L’une des étapes les plus controversées de cette initiative concerne la possibilité d’approuver la privation et/ou la suspension de fonds même dans les cas où les violations n’ont pas été constatées, mais où, cependant, « il existe un risque » qu’elles soient commises.

Le respect de l’État de droit ne signifie pas seulement l’indépendance et l’intégrité des trois pouvoirs, en particulier le pouvoir judiciaire, mais aussi l’état d’avancement des droits civils et de l’homme et la volonté de se conformer aux diktats européens concernant des questions telles que la culture et l’immigration. Ce n’est que sur la base de cette prémisse que l’on peut comprendre et encadrer encore un autre bras de fer entre les partisans du mécanisme de conditionnalité, qui sont essentiellement à l’Ouest, et ses détracteurs, qui viennent de l’Est et sont représentés par l’alliance de Visegrád.

Le gouvernement hongrois est déterminé à diriger le mouvement d’opposition contre cette clause, qui priverait tous les États membres qui ne respectent pas les critères de l’état de droit établis par Bruxelles d’importantes ressources pour le développement. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a soutenu l’initiative du Fidesz et a écrit jeudi dernier à Charles Michel, président du Conseil de l’UE, pour exprimer sa déception et ses perplexités face à la loi en question.

1 réaction Lire la suite