
Sean Feucht.
Par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/Sean Feucht/YouTube
Le chanteur chrétien américain Sean Feucht devait se produire à Québec cet été, dans le cadre de sa tournée Kingdom to the Capitol qui vise à proclamer l’Évangile dans l’espace public et à rappeler les racines chrétiennes de nos sociétés occidentales. Mais voilà que, sous la pression de groupes militants et de médias acquis à l’idéologie progressiste, la Ville de Québec a annulé l’événement.
La raison ? La « controverse » entourant les prises de position du chanteur contre l’avortement, l’idéologie du genre et les dérives du mouvement LGBTQ+. Des positions qui, jadis, auraient simplement été reconnues comme chrétiennes, mais qui, aujourd’hui, sont qualifiées de « haineuses », d’« extrémistes » ou encore de « menaçantes pour la sécurité publique ».
Sean Feucht n’a pourtant rien d’un agitateur violent. Il prêche la repentance, la prière et la restauration morale. Mais au Québec, dans cette société qui se dit libre, défendre publiquement la vie, la famille et la foi suffit à faire de vous un indésirable. Dans une ironie cruelle, c’est au nom de la « tolérance » qu’on tolère de moins en moins les voix dissidentes.
|
|
|
|
Ce triste épisode est un révélateur puissant du gouffre dans lequel le Québec est en train de sombrer :
La promotion effrénée de l’avortement, jusqu’au déni de toute souffrance post-avortement.
L’endoctrinement des enfants dans les écoles au nom de l’« inclusion ».
La célébration de la stérilité volontaire sous toutes ses formes — contraception, mutilations hormonales, rejet du mariage et de la fécondité.
Et un laïcisme agressif, qui cherche à bannir toute trace visible de foi chrétienne dans l’espace public.
La disparition de la foi chrétienne au Québec — et avec elle, des valeurs qui font la dignité humaine — n’est pas un simple changement culturel : c’est un suicide civilisationnel. Une société qui rejette la vie, qui moque la sainteté, et qui persécute ceux qui prêchent la vérité ne peut survivre longtemps.
En refusant à Sean Feucht le droit de chanter sa foi dans notre capitale, le Québec ne fait pas que censurer un artiste : il se ferme à une parole prophétique, un appel à la conversion qui pourrait encore, s’il était entendu, changer notre destinée collective.
Si l’Occident continue dans cette voie — celle du silence imposé aux témoins du Christ, celle du rejet des lois naturelles et divines — il est voué à disparaître. Mais tout n’est pas perdu. Il suffit d’un reste fidèle, d’hommes et de femmes courageux qui oseront encore dire : « Oui à la vie, oui à la vérité, oui à Dieu. »
***
Il est à noter que Sean Feucht est accusé par d'ex-collaborateurs de ne pas être net dans sa gestion financière, d'abus spirituels, émotionnels et psychologiques, et d'entretenir un culte de la personne. Que ces allégation soient vraies ou non, ce qui importe ici c'est le fait qu'il ait été rejeté par des autorités québécoises à cause de ses positions sur l'idéologie du genre et l'avortement, illustrant par là un énième geste d'annulation de la culture de mort au Québec.