M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

« Les avortements tardifs sont pratiqués ici chaque semaine » - une infirmière de l’Hôpital général juif

Par Joanne D’Arc (Campagne Québec-Vie) — Photo : Unsplash

Une infirmière de l’Hôpital général juif de Montréal a informé Campagne Québec-Vie que les avortements tardifs, c’est-à-dire à 20 semaines de gestation et plus, sont commis de façon « hebdomadaire » à ce célèbre hôpital de Montréal. 

Selon le site de l’hôpital, celui-ci a été fondé en 1934 et c’est un centre hospitalier à vocation universitaire qui est l’un des hôpitaux de soins actifs les plus grands et les plus occupés de la province. 

L’infirmière de l’hôpital, qui désire conserver son anonymat, nous a contactés après s’être aperçue qu’un avortement avait pris place dans son milieu de travail à 24 semaines de grossesse pour une raison eugénique, soit d’être atteint de trisomie 21.  

« Je travaille à l’Hôpital général juif en tant qu’infirmière. La semaine passée, j’ai découvert qu’il y avait une femme enceinte de 24 semaines d’un enfant atteint de trisomie 21 qui était dans la salle de cas pour un avortement thérapeutique. J’étais dévastée de voir un avortement aussi tardif prendre place à mon lieu de travail. Étant donné que j’étais si perturbée, j’ai demandé à Brian [Vice-Président de Campagne Québec-Vie — éd.] de prier pour cet enfant et sa mère. Malheureusement, l’avortement a pris place et je prie encore que la femme réalise l’atrocité qui s’est passé et qu’elle recherche la guérison à travers la miséricorde de Dieu » partage l’infirmière en question.  

« J’ai vu un autre avortement thérapeutique sur l’horaire cette semaine de 33 semaines, c’est arrivé encore une fois, je n’avais jamais réalisé précédemment la fréquence à laquelle ils ont lieu » — Photo : Unsplash

Elle rajoute : « J’avais entendu auparavant que les avortements prennent place à l’hôpital où je travaille, évidement, mais pour la plupart, j’avais l’impression qu’ils prennent place à un stade moins avancé, soit à moins de semaines, pour ne pas dire que c’est mieux, mais la procédure est beaucoup moins compliquée à moins de semaines. Je pensais que l’hôpital les faisait jusqu’à 8 semaines, mais j’ai appris à travers une collègue que les avortements au stade de grossesse avancés avaient aussi lieu dans la salle de cas et qu’il faut le respecter… » 

Elle dit aussi tristement : « J’ai vu un autre avortement thérapeutique sur l’horaire cette semaine de 33 semaines, c’est arrivé encore une fois, je n’avais jamais réalisé précédemment la fréquence à laquelle ils ont lieu ». 

Après notre entrevue, l’infirmière me rapporte que selon sa collègue de travail, ces « procédures » ont lieu de façon hebdomadaire.  

Elle conclut : « Ce que je trouve effrayant, c’est que cet enfant a été avorté à 24 semaines alors qu’à l’hôpital où je travaille, nous avons une unité de soin intensif excellente et nous avons tellement de bébés de 24 ou 27 semaines qui vivent grâce à ces soins intensifs que nous leur procurons ! Alors c’est stupéfiant. Si la patiente veut garder son enfant, nous faisons tout ce que nous pouvons pour maintenir l’enfant en vie. Nous le mettons dans un incubateur, nous lui donnons de l’oxygène et même un tube pour le nourrir. Nous faisons tellement d’interventions parce que la mère veut garder l’enfant. Mais, dans le cas contraire, si la mère soudainement décide qu’elle veut un avortement (à 21 semaines ou plus), c’est ce qu’on finit par faire ».  

L'article continue ci-dessous...
Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !

Abonnez-vous à notre chaîne Youtube !

Une autre femme nous a contactés pour témoigner de l’histoire de son garçon trisomique qu’elle a décidé de garder après avoir annulé son rendez-vous d’avortement qui devait avoir lieu à l’hôpital général juif alors qu’elle était à 22 semaines de grossesse. Catherina David a pris rendez-vous pour un avortement tardif le 16 octobre 2021. Elle a passé une journée à l’hôpital juif dans une chambre d’attente avant de changer d’idée et de sauver la vie de son petit garçon qui se porte relativement bien aujourd’hui. 

Samuel David, un enfant trisomique qui est passé à deux doigts de la mort si sa mère l'avait avorté à l'Hôpital juif — Photo : Catherina David

Un représentant de l’hôpital, Barry Morgan, a refusé tout commentaire à ce sujet. 

Questionné par CQV sur la pertinence de ce type d’intervention dans un hôpital juif, le rabbin Alan Bright de la congrégation Sharee Zedek à Montréal répondit : « Je dois vous dire que je suis choqué d’entendre ça ». « Je ne crois pas une seconde que pour le syndrome de Down, ils interrompent la grossesse ». 

Il rajoute : « Je suis horrifié d’entendre cela, je suis contre l’avortement, je l’ai toujours été, mais que cela puisse arriver ici... Je ne veux même pas y penser. Je vais passer quelques coups de fil à mes collègues et les gens de l’hôpital pour leur demander des précisions ». 

Selon statistiques Canada, en 2020, 74 155 avortements ont été commis dans le pays, dont 21 815 ayant lieu au Québec. N’oublions pas aussi la prescription de la pilule abortive. Selon le Journal de Montréal, en 2020, il y a eu 670 prescriptions, alors qu’en 2021, il y en a eu 521. En 2021, les chiffres ont baissé et montré un nombre d’avortements le plus faible depuis 25 ans dû a la baisse des rapprochements durant la pandémie qui expliquerait en partie ce phénomène. 



Laissez un commentaire