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4e jour d’audience du procès de Michael Del Grande, poursuivi pour s'être opposé à l’idéologie LGBT

Par Jack Fonseca (Campaign Life Coalition) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Rawf8/Adobe Stock

Le 25 janvier dernier, l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (OEEO) a tenu sa quatrième journée d’audience dans le procès du fidèle conseiller scolaire catholique, Mike Del Grande.

Le but de l’audience était de le déclarer coupable de « mauvaise conduite comme enseignant » et de lui retirer sa licence d’enseignant (bien qu’il n’ait jamais travaillé comme enseignant).

Tout le monde sait qu’il s’agit en réalité d’un exercice politique visant à faire de lui un exemple, et à envoyer un avertissement aux autres politiciens chrétiens : « Cela pourrait vous arriver si vous osez vous opposer à l’idéologie transgenre ».

La journée a consisté en un contre-interrogatoire par la défense de la jeune femme de 20 ans, Mlle Taylor Dallin, qui étudie actuellement le droit et les sciences politiques à l’université de Yale. Elle est le témoin-clé qui a accusé Del Grande d’avoir « crié » et « hurlé » à son encontre lors d’une réunion du conseil d’administration de la Commission scolaire de Toronto (TCDSB) en septembre 2019, alors qu’âgée de 16 ans, elle avait été élue conseillère étudiante et qu’elle était sa collègue au Conseil.

Del Grande nie avoir crié ou hurlé.

Il insiste sur le fait qu’ils étaient simplement engagés dans un débat animé, mais tout à fait normal sur le sujet de l’avortement, en tant que pairs au sein du conseil d’administration. Mlle Dallin avait elle-même soulevé le sujet par des remarques controversées plus tôt au cours de la réunion du conseil, lorsqu’elle s’est opposée à la projection aux étudiants du film pro-vie Unplanned, le qualifiant de « dangereux », et se présentant comme « pro-choix ».

Ce procès est également fondé sur une deuxième accusation que Mlle Dallin a portée contre Del Grande en 2019, dans laquelle elle l’accusait d’avoir offensé la « communauté LGBTQ+ ». Il aurait blessé les sentiments des membres de cette « communauté » décidément non catholique et les aurait fait se sentir « en danger » lorsqu’il a soutenu que permettre l’idéologie du genre dans le code de conduite du TCDSB reviendrait à s’engager sur une pente glissante.

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Une voix pour les « personnes qui ont leurs règles »

Au cours du contre-interrogatoire, l’avocat de la défense a demandé à Mlle Dallin de décrire les personnes qu’elle estimait devoir représenter en tant que conseillère étudiante élue. Sans surprise, étant donné son opposition publique à l’enseignement moral catholique sur l’homosexualité, elle a rapidement proposé que la représentation des étudiants LGBTQ+ du TCDSB soit incluse à ses fonctions de conseillère scolaire.

Elle n’a pas mentionné la représentation des étudiants catholiques traditionnels qui adhèrent aux enseignements de l’Église.

Un peu plus tard, elle a élargi sa réponse en disant que sa mission incluait « être une voix pour les sans-voix... y compris les personnes ayant leurs règles ».

Les personnes ayant leurs règles ?

Pas « les femmes » ?

Pas « les filles » ?

Il semblerait que cette personne « woke », ancienne élève administratrice, croit en l’interdiction des mots « femmes » et « filles », en faveur du terme novlangue trans-approuvé « personnes ayant leurs règles ». Pour les idéologues pro-LGBT comme Mlle Dallin, bannir les mots est nécessaire pour protéger l’idée selon laquelle les hommes peuvent aussi avoir des règles.

Un conseiller pro-avortement dans une école catholique

L’avocat de Del Grande, le Dr Charles Lugosi, s’est emparé du commentaire de Dallin sur le fait d’être une « voix pour les sans-voix... y compris les personnes ayant leurs règles ».

Faisant référence à ce que Del Grande avait demandé à Mlle Dallin lors du débat original de 2019 dans la salle du conseil d’administration de la TCDSB qui l’avait amenée à se plaindre d’avoir été harcelée, Lugosi a demandé : « L’administrateur Del Grande ne vous a-t-il pas demandé : “Qui parle pour les enfants à naître ?” »

Lugosi a immédiatement enchaîné avec sa propre question à Dallin, à savoir si son devoir d’être une voix pour les sans-voix inclut les enfants à naître qui sont tués par l’avortement.

« Cela ne veut-il pas dire que votre devoir d’être une voix pour les sans-voix devrait inclure ceux-ci ? », a demandé Lugosi.

Un peu en colère, elle a répondu : « Eh bien, c’est entrer dans les méandres de l’argument de la personnalité, et ce n’est pas pertinent ».

Au cours du contre-interrogatoire, Mme Dallin a réaffirmé qu’elle s’identifiait comme « pro-choix » sur la question de l’avortement à l’époque où elle était conseillère d’élèves du TCDSB et qu’elle l’est encore aujourd’hui. En fait, elle s’est battue avec acharnement contre une motion de 2019 visant à montrer le merveilleux film pro-vie, Unplanned, dans les écoles du TCDSB.

Unplanned raconte l’histoire vraie d’Abby Johnson, une employée de Planned Parenthood qui s’est convertie et est devenue pro-vie après avoir assisté à un avortement guidé par ultrasons.

Mme Dallin a expliqué au conseil qu’elle avait fait des recherches sur le film et trouvé des médecins qui affirmaient que le film était scientifiquement « trompeur » et présentait des « informations dangereuses » qui, selon Mme Dallin, pouvaient être préjudiciables aux élèves.

Lugosi a demandé à Dallin : « Reconnaissez-vous que l’opposition à l’avortement est un enseignement de l’Église ? »

Sans rire, Dallin a répondu : « Cela dépend à qui vous demandez. Un grand nombre de catholiques croient différemment. Et l’enseignement social catholique existe pour soutenir ce point de vue. »

Lugosi lui a ensuite rappelé qu’au cours du débat animé en question, Del Grande lui avait fait part du fait que divers papes avaient proclamé que l’opposition à l’avortement était un enseignement catholique. Il lui a rappelé que Del Grande lui avait également fourni les noms de certains de ces documents de l’Église. Dallin a répondu : « Oui, je me souviens qu’il a mentionné divers documents ».

« Est-ce que l’on attend d’un diplômé catholique qu’il soit pro-vie ? », a ensuite demandé Lugosi.

« Pas explicitement indiqué », a répondu Dallin.

« Est-ce que c’est implicite ? », a rétorqué Lugosi.

« Potentiellement, je suppose », a admis Dallin après un moment de réflexion.

Comment les écoles catholiques peuvent-elles survivre quand les élèves administrateurs sont autorisés à nourrir des croyances aussi anticatholiques sur des questions doctrinales fondamentales comme l’avortement et la sexualité humaine ?

Mme Dallin refuse de répondre si elle est LGBTQ+.

À un autre moment, Mme Dallin décrivait la motion « pente glissante » de Del Grande en opposition à la théorie du genre. Elle a déclaré :

« Ses commentaires consternants visant à nier l’identité de personnes étaient offensants, non seulement pour moi, mais aussi pour les autres membres de la communauté LGBTQ+ ».

Percevant cette déclaration comme un aveu qu’elle est elle-même LGBTQ+, le Dr Lugosi a demandé : « Vous identifiez-vous comme un membre de la communauté LGBTQ+ ? »

Mme Dallin est restée silencieuse pendant quelques secondes, la bouche ouverte, cherchant manifestement à savoir comment répondre. À ce moment-là, alors qu’elle semblait pouvoir commencer à répondre, l’avocat de l’Ordre des enseignants est intervenu pour s’adresser au président du tribunal, et a fait valoir que l’identité de Mme Dallin n’était « pas pertinente », et que la question de la défense était irrecevable.

Lugosi a répliqué, en disant au panel du Tribunal : « La façon dont elle s’identifie est pertinente pour la discussion dans la salle du conseil où elle et M. Del Grande ont eu une discussion sur l’enseignement catholique et sa position qui n’était pas alignée avec ces enseignements catholiques. »

Le Dr Lugosi a souligné que, plus tôt au cours de l’audience, elle avait mentionné que son mantra était d’être « forte et fière » dans sa défense des étudiants LGBTQ+, et qu’elle devrait donc être autorisée, en tant qu’adulte, à répondre à la question si elle le souhaite.

Les juges du tribunal ont alors pris une pause pour discuter entre eux de la recevabilité de la question. Après plusieurs minutes, ils ont annoncé leur décision : « Mme Dallin peut répondre si elle le souhaite, mais elle n’est pas obligée de le faire ».

Le Dr Lugosi a reformulé la question, à laquelle Mme Dallin a répondu : « Non. Je préfère ne pas répondre ».

Par conséquent, à mon avis, la question reste de savoir si Mme Dallin s’identifie comme LGBTQ, ce qui était le cas au moment de la discussion animée avec le conseiller Del Grande dans la salle du conseil en 2019.

Si elle se considérait comme lesbienne, gay, transgenre ou non-binaire, pour ne citer que quelques exemples des nombreuses identités qui existent aujourd’hui, j’imagine que la question du parti pris devient importante. À la fois en ce qui concerne sa plainte initiale déposée contre Del Grande en 2019, et maintenant en tant que témoin à l’audience de l’OEEO.

Cela soulève également de graves questions philosophiques et existentielles pour le système éducatif catholique de l’Ontario. Si des étudiants qui sont publiquement favorables à l’avortement et qui rejettent ouvertement les enseignements de l’Église sur le mariage et la sexualité humaine sont autorisés à orienter les décisions politiques des conseils scolaires, s’agit-il encore d’écoles « catholiques » au sens propre du terme ?

Pourquoi les étudiants qui sont en désaccord avec l’enseignement de l’Église, ou qui pratiquent des styles de vie interdits par l’Église, voudraient-ils même fréquenter une école catholique ?

Le témoin a admis les éléments-clés de la défense de Mike.

En fin de compte, l’avocat du conseiller Del Grande a réussi à faire admettre à Dallin certains éléments-clés de sa défense en ce qui concerne l’étendue correcte de l’autorité de l’OEEO :

  • Del Grande n’a jamais été son professeur.
  • Elle n’a jamais été son élève.
  • Les discussions au cœur de cette plainte ont eu lieu dans la salle privée réservée aux conseillers scolaires.
  • Il lui a parlé en tant que membre du conseil scolaire.
  • Elle lui a parlé en tant que membre du conseil scolaire.

Tout cela ne relève pas du mandat de l’OEEO, qui est étroitement limité à la réglementation de la profession d’enseignant. Il n’a pas le mandat de contrôler le discours des conseillers scolaires élus.

Mlle Dallin a également admis certains faits-clé qui aident la défense en termes d’équité procédurale et de justice administrative :

  • Elle n’a jamais déposé de plainte contre Mike auprès de l’OEEO. Pourtant, c’est son ancienne plainte auprès de la TCDSB, datant de trois ans, qui est utilisée contre lui.
  • Elle a été « invitée » ou « recrutée » par les avocats de la poursuite de l’OEEO pour répéter les allégations de mauvaise conduite qui ont été rejetées par le conseil scolaire le 20 août 2020 et qui n’ont jamais été reconsidérées par le conseil.

Ces faits soulèvent de sérieuses questions dans mon esprit. Pourquoi l’OEEO poursuit-il cette affaire alors que la profession d’enseignant n’est pas en cause ? Pourquoi une audience peut-elle avoir lieu en l’absence de plainte ?

Toute cette affaire est-elle un exercice organisé par l’OEEO lui-même, sans véritable plaignant, pour persécuter Mike Del Grande pour des croyances religieuses avec lesquelles il est en désaccord ?

Soutenez Mike

La prochaine date d’audience de l’OEEO sera le 22 février. Il y aura au moins quatre autres audiences après cela. La défense de l’enseignement catholique dans nos écoles est une situation très coûteuse pour Mike Del Grande.

Pourriez-vous faire un don à son fonds de défense juridique, afin qu’il puisse continuer à défendre la foi... et le bien-être spirituel de la prochaine génération ?

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