M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Violée par une personne à qui elle faisait confiance, elle a refusé de se faire avorter et élève maintenant sa fille seule

lauran-and-isabela-672x372.jpgLauran Bunting et sa fille Isabella

Par Nancy Flanders de LiveActionNews - traduit par Campagne Québec-Vie

2-lauran-verse-201x300.jpgLauran Bunting a fait face à un petit choc culturel lorsqu’elle a commencé à aller au secondaire après avoir fait l’école à la maison. Ayant été élevée dans la foi chrétienne, elle désirait rester fidèle à la morale apprise à la maison, mais avoue l’avoir laissée un peu de côté quand le désir «d’être comme les autres» est survenu. Au moment de sa graduation, elle sera déjà enceinte de neuf mois. Mais personne ne pouvait deviner ce que serait son histoire.

En tant que finissante, Lauran s’était entichée d’un garçon charmant qui lui démontrait énormément de respect. Elle a expliqué à son nouveau petit ami qu’elle attendait de se marier avant d’avoir des relations sexuelles. Il lui aurait alors dit que cela ne le dérangeait pas; il semblait être complètement compréhensif envers son désir d’abstinence. Les parents de Lauran ne voulaient pas qu’elle fréquente ce garçon, mais elle ne les a pas écoutés et a donc commencé à le voir.

 «Une semaine plus tard, nous nous sommes vus», explique-t-elle. «Nous avons joué au basketball. Nous sommes allés par la suite dans son garage pour boire quelque chose. C’est à ce moment qu’il a décidé de changer d’avis; il voulait coucher avec moi, et j’avais beau le supplier et l’implorer de ne pas le faire, il m’a entraînée contre mon gré dans une garde-robe, et m’a forcée à avoir une relation sexuelle avec lui ».

Publicité

Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !

Dévastée, Lauran est retournée chez elle immédiatement, mais n’a parlé à personne de ce qui venait d’arriver par peur de la réaction de ses proches. Sa famille avait déjà eu des expériences avec des hommes qui auraient été physiquement violents, et elle ne pouvait s’empêcher de penser à cette histoire. De plus, ses parents lui avaient dit de ne pas fréquenter ce garçon. Elle a donc gardé le viol secret.

Un mois a passé. Lauran a continué de fréquenter son petit ami ainsi que d’endurer ses abus. Elle s’inquiètait de ce que les autres penseraient ou diraient si elle se séparait du garçon qu’elle avait dit aimer, du garçon pour qui elle avait défié ses parents. Au bout de quelques temps, Lauran a commencé à se sentir malade et un peu fatiguée. Elle a fait un test de grossesse, et les résultats ont démontré ce qu’elle craignait. Elle était enceinte.

Elle l’a annoncé à ses sœurs et puis, un jour, elle a attendu que ces dernières reviennent à la maison avant de s’asseoir et de l’annoncer à ses parents. Elle l’a tout d’abord annoncé à sa mère, puis à son père. Lauran a continué de ne pas révéler le fait qu’elle avait été violée.

 «Mon père m’a dit que j’allais devoir avorter si j’étais réellement enceinte», explique Lauran. «Je ne me rappelle pas avoir pleuré aussi intensément dans ma vie que cette fois-là».

Lauran a refusé d’avorter son enfant. Elle ne pensait pas que l’avortement était une bonne chose et savait que ce n’était pas la solution à ses problèmes. Elle a gardé le secret concernant son viol, et elle et son père ne se parlaient presque plus. Ses parents ont décidé que Lauran devrait faire adopter l’enfant, et c’était ce qui était planifié lorsqu’elle est allée passer une échographie à la douzième semaine. Il y avait déjà un couple prêt à adopter l’enfant. Mais alors qu’elle quittait le centre médical après son échographie, un bénévole lui a remis un feuillet avec ces mots du prophète Jérémie, 29 :11:

“Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance”.

Lauran savait que c’était un signe de Dieu; Il lui parlait à travers ces mots. A ce moment et à cet endroit, elle a décidé de garder son enfant. Elle ne savait pas comment elle s’y prendrait, mais elle était déterminée et savait que c’était le plan que Dieu avait pour elle.

Lauran a finalement expliqué à ses parents ce qui lui était arrivé, surtout en lien avec le fait que le rapport sexuel n’avait pas été consensuel. Ils sont devenus alors beaucoup plus compréhensifs, et son père a commencé à lui apporter plus de support, bien qu’il continuait à trouver la situation très difficile à accepter.

 «C’est à cette époque que ma vie a pris une toute autre direction; je l’ai entièrement donnée au Seigneur» dit Lauran. «Je ne vivais pas pour Dieu comme je pensais que je le faisais. J’ai compris que je n’allais pas passer à travers grand-chose sans Dieu à mes côtés. Je me suis séparée du garçon et j’ai continué à aller à l’école parce que je savais que je devais finir ce que j’avais entrepris. Mais les choses se sont mises à moins bien aller à l’école. Il m’a frappée avec une porte. Il me lançait de la nourriture. Il m’a lancé une balle. J’ai failli être renvoyée de l’école, car nous nous retrouvions quotidiennement dans le bureau du directeur, ou celui de l’infirmière, et celui du conseiller pédagogique.

Malgré tous ces conflits, Lauran a persévéré, a gradué du secondaire et a donné naissance à sa fille Isabella environ une semaine et demie après.

Aujourd’hui, Isabella a cinq ans et Lauran travaille comme gardienne d’enfants tout en faisant l’école à la maison pour sa fille, qui est profondément chérie par ses grands-parents.

 «Papa et Isabelle sont les meilleurs amis du monde» dit Lauran. «Il la gâte terriblement. Dieu a changé son cœur».

Lauran a dit au revoir à son passé, a laissé derrière elle ceux qui ont répandu des rumeurs à son sujet et a gardé le focus sur le plan que Dieu avait pour elle et Isabella. Son violeur n’a pas essayé de les contacter. Lauran dit à ce sujet :

«Isabella sait qu’elle a un papa quelque part dans le monde, mais que Dieu est son Père et qu’Il va être le meilleur père qu’elle n’aurait jamais pu avoir. Elle-même me le rappelle parfois. Elle me dit que je suis la meilleure maman et qu’Il est le meilleur papa. Je n’étais pas sûre de ce que ça allait être, être une maman monoparentale, mais Isabella a la meilleure attitude à propos de tout, et elle est toujours là pour m’encourager.»

3-lauran-blessed-300x168.jpgLauran et Isabella ont été en mesure de partager leur histoire au niveau de la scène politique, non seulement en travaillant sur des campagnes locales, mais aussi en s’impliquant pour le projet de loi Battement de cœur en Ohio. Leur témoignage aide à sauver la vie des enfants à naître, et donne de l’espoir aux victimes de viol. Lauran veut leur faire comprendre que si on met Dieu à la première place, avant toutes choses, et si on lui fait confiance tout en sachant qu’il y a de l’espoir, elles vont passer à travers. Il va y avoir des jours très difficiles, dit-elle, mais elle a confiance au Seigneur.

 «Ça a été la bénédiction la plus difficile à recevoir de ma vie», dit Lauran, «mais je ne la changerais pour rien au monde». 

Publicité



Laissez un commentaire