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Violée par des membres de sa famille, Wendi a refusé de se faire avorter et élève maintenant sa fille toute seule

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Par Save The 1 - traduit par Campagne Québec-Vie

Comme immigrée de première génération des îles des Caraïbes, la vie m’a réellement frappée de plein fouet. En novembre 2010, âgée de dix-sept ans, après une vie remplie d’abus physiques et émotionnels de la part de mes parents, ces derniers ont décidé de se débarrasser du fardeau qu’était la vie avec moi. À cette époque, j’étais finissante au lycée, à six mois seulement de ma graduation. J’avais déjà une bourse d’étude garantie pour l’Université Howard à Washington DC. Mon futur était tout tracé, ou, du moins, c’est ce qui me semblait alors.

C’est à ce moment que mes parents ont pris la décision fatidique, deux semaines avant mon dix-huitième anniversaire, de m’envoyer vivre chez deux de mes cousins, tous deux tristement réputés pour leur historique de violence envers les femmes. J’ai supplié et imploré mes parents de me garder à la maison. J’ai cherché des ressources extérieures qui pourraient m’apporter protection mais, comme le destin l’avait voulu, j’ai tout de même vécu un total de quatre mois avec ces hommes. Dans les deux premiers mois de cohabitation, l’impensable est arrivé : j’ai été brutalement violée, j’ai perdu ma virginité, j’ai été battue et physiquement agressée de toutes les façons possibles et imaginables. Les deux hommes m’ont affirmé que si je parlais à quelqu’un de tout cela, ils me tueraient. De dire que j’étais horrifiée, déshumanisée, terrorisée et complètement sous le choc serait une litote, une sous-estimation de mon véritable état d’alors.

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Au cours de l’été 2011, durant un examen médical de routine à l’université, j’ai appris que j’étais enceinte de six semaines, ce qui était le résultat direct du viol incestueux que j’avais subi. J’étais vierge avant le viol et je n’avais jamais eu de relation intime avec un autre homme. Mon docteur était tout aussi dévasté que je l’étais. Je me rappelle entendre le docteur et l’infirmière praticienne répéter sans cesse qu’ils étaient «tellement désolés pour ce qui s’était passé». Immédiatement, mon docteur m’a dit que j’avais trois options : 1) Avorter le bébé 2) L’Adoption et 3) Garder mon bébé. Ça n’a pas été une décision difficile. Je suis et j’ai toujours été pro-vie.

Une chose qui a raffermi ma conviction est lorsque mon docteur a demandé à ce que je passe une échographie pour ma sixième semaine de grossesse. Aussitôt que j’ai vu les images de cette échographie, j’ai réalisé que je portais une vie humaine en moi. Peu importe ce qui allait arriver, je n’avais pas en mon cœur le désir d’en finir avec cette vie, même si elle avait été conçue lors d’un crime barbare et haineux sur ma personne. Je n’ai jamais fait porter la responsabilité de ce crime à mon enfant à naître.

Évidemment, mon violeur a demandé à ce que je procède à un avortement, et ma famille a insisté pour que je donne le bébé en adoption. Mais l’adoption n’était pas une option pour moi, car je commençais déjà à m’attacher profondément à cet enfant que je portais en moi. C’était MON enfant, peu importe ce que les autres en pensaient! Il était ma chair et mon sang, et j’étais sa mère. En février 2012, j’ai donc donné naissance à ma fille Valencia Marie. J’étais seule, j’avais 19 ans, mais même si j’étais terrifiée, confuse et tremblante, lorsque la sage-femme m’a tendue mon enfant, j’ai compris que ça allait être le coup de foudre entre nous.

Avant la fin de 2012, une enquête criminelle a été déployée pour que mon violeur soit reconnu coupable des crimes qu’il avait commis contre moi. Suite à une pression immense de la part de ma famille, j’ai aussi essayé d’obtenir une pension alimentaire de sa part. Sûrement par vengeance, le violeur a rempli une demande pour obtenir la garde partagée de l’enfant, puis il est même allé jusqu’à demander la garde totale. Je me suis durement battue pour protéger ma fille de ce monstre. Heureusement, la cour n’a pas accordé de temps de garde à mon violeur, et il n’a donc jamais passé de temps avec ma fille, quoiqu’il continue à se battre à ce sujet devant le tribunal. En cours de route, je n’ai jamais regretté de ne pas avoir choisi l’avortement ou l’adoption. Élever ma fille en a valu complètement la peine. Je n’ai jamais associé le viol avec ma fille. Je suis tellement reconnaissante d’être une mère. Avant toutes autres choses, la plus grande bénédiction de ma vie, c’est ma fille. Cette enfant sublime et intelligente ne cesse jamais de m’émerveiller.

Chaque jour, je tombe davantage en amour avec sa personnalité, son charme et son énergie lumineuse. Être une mère, c’est un cadeau qu’on reçoit tous les jours. J’en apprends plus sur ma fille tous les jours, tout comme elle en apprend plus sur moi elle aussi. Je suis quelqu’un de naturellement très aimante, donc être une maman m’est venue très naturellement. C’est réellement quelque chose qui me rend reconnaissante à chaque fois que je me lève le matin, car je sais qu’il y a certaines personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfants. Donc le fait que j’aie pu vivre cette expérience extraordinaire est une énorme bénédiction. J’attends maintenant le jour où je serai bénie par la venue d’autres enfants. Le fait que ma propre mère était terrible avec moi et ne m’a jamais aimée m’a appris que l’amour maternel est, sans aucun doute, la forme d’amour la plus importante dans la vie de quelqu’un.

L’Amour Véritable, c’est lorsque je regarde dans les yeux de ma fille. Valencia est l’amour de ma vie. Et peu importe quand j’aurai d’autres enfants, ils seront toujours les plus merveilleux amours de ma vie. Être une mère te montre réellement l’amour dont tu es capable. Je mourrais volontiers pour ma fille. Je ne veux rien de plus que de savoir que ma fille Valencia ressent l’amour infini que mon cœur a pour elle, et qu’elle ait tout le bonheur du monde. Je veux élever ma fille de façon à ce qu’elle sache que même si nous sommes séparées, nos âmes demeurent connectées et que rien ne pourra jamais détruire ce lien. Il n’y a rien que ma fille puisse faire qui saurait limiter l’amour que j’ai pour elle. C’est ce genre d’amour maternel que j’aurai pour tous autres futurs enfants qui arriveront peut-être un jour.

De mon côté, je me suis inscrite à des cours techniques, et j'ai récemment gradué avec, en main, un certificat en administration médicale. Je suis maintenant en train d’obtenir mon Bac en administration des services de santé, puis, je planifie de faire ma maitrise en gestion. Je travaille présentement en éducation médicale, dans la plus grande école médicale du pays. Éventuellement, je planifie aussi de devenir l’administratrice d’un hôpital, ou de travailler dans la gestion des salles d’urgences, puisque je sais très bien gérer les situations de crise. Donc vous voyez, avoir eu une grossesse non planifiée à cause d’un viol n’a pas du tout affecté mon éducation ni ruiné ma vie.

Je n’ai jamais moins aimé mon enfant à cause de son père biologique. Souvent, les gens me demandent comment je me sens par rapport à ma fille, considérant la nature monstrueuse de son père qui m’a brutalement violée. Je leur pose alors une question rhétorique : « Si le père biologique d’un enfant était Hitler, Saddam Hussein ou Ben Laden, est-ce que cela fait de lui un être qui mérite moins d’amour?» La réponse est NON, absolument pas. En tant qu’êtres humains, nous ne pouvons pas choisir nos parents. Que son père soit un meurtrier ou un violeur, l’enfant demeure pur, et cet enfant est innocent. Cet enfant représente une nouvelle vie. Je crois que la vie commence dès la conception. Dans le futur, quand j’aurai d’autres enfants, je suis absolument certaine que je ne regarderai pas différemment ma petite Valencia conçue lors d’un viol des autres enfants conçus dans le sein d’un mariage.

Note de l’éditeur: Wedencise “Wendi” Lubin réside en Floride et est à la fois mère, étudiante à l’Université et bloggeuse pour Save The 1, en étant aussi active pour le mouvement «Espoir après les Conceptions issues de Viol».

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