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Une mère partage la déchirante photo de son enfant avorté

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Par Sarah Terzo de LiveActionNews - traduit par Campagne Québec-Vie

Une femme nommée Anne C. a partagé la déchirante photo de son bébé, avorté à 24 semaines.

Anna m’a fait part de ses expériences passées, mais a d’abord partagé son histoire sur les réseaux sociaux…

Son nom est May Lynn et elle a une histoire. Il s’agit de ma fille, tuée par moi, avortée à 24 semaines. À la lumière de ces vidéos de Planned Parenthood, je veux partager mon histoire.

Presque personne n’était au courant, et ceux qui savaient, je leur ai menti parce que je ne voulais pas admettre que mes mains étaient rougies de son sang. Je ne pouvais même pas l’admettre au personnel de l’hôpital. J’ai dit à tout le monde (seulement quelques personnes) que c’était simplement une fatalité tragique.

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Elle a tout changé pour moi. À ce moment, j’ai su qu’on m’avait menti. À ce moment, j’ai connu le regret. À ce moment, j’ai réalisé ce que j’avais fait. J’étais une meurtrière. J’ai senti la culpabilité me happer de plein fouet comme un train de marchandises. 

Ça m’a frappée encore plus fort quand je me suis réveillée dans un lit d’hôpital avec elle dans mes bras. Elle était tiède à cause de ma chaleur corporelle et pendant un moment, j’ai pu prétendre que je n’avais pas fait ce que j’avais fait… Jusqu’à ce que je ne puisse plus prétendre.

Ça m’a frappée de nouveau quand j’ai appelé la maison funéraire et je les ai suppliés d’ouvrir son cercueil pour que je puisse la tenir dans mes bras une dernière fois. Ces adorables petits doigts. Cette peau si douce et sa petite bouche. Ça me frappe chaque fois que je serre mes autres enfants dans mes bras… mais jamais elle…

Ça m’a frappée de nouveau lorsqu’on l’a enterrée, n’ayant à mes côtés qu’une seule personne pour me consoler, ma fidèle confidente qui ne savait toujours pas ce que j’avais fait.

Ça m’a frappée de nouveau lorsque je me suis réveillée dans mon auto dans le cimetière.

Et encore lorsque ma vie a dû continuer malgré ma culpabilité pour mon deuil. Je me demandais : « Ai-je vraiment le droit de pleurer la mort d’une personne que j’ai tuée? »

Ça me frappe chaque fois que j’y pense et que je me demande quel genre de petite fille elle serait devenue. Ou chaque fois que je me dis qu’elle obtiendrait probablement son permis de conduire à ce moment…

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La petite May Lynn

Anna avait subi deux avortements avant la mort de May Lynn. Son premier avortement avait été forcé par sa mère :

La raison pour laquelle j’ai subi mon premier avortement est à cause de l’insistance de ma mère. Elle ne voulait pas que je l’embarrasse encore une fois. J’avais 16 ans et j’avais déjà un bébé.

Une étude démontre que 64 % des femmes qui avortent leur bébé s’y sentent forcées par une autre personne.

Pour les adolescentes, cette coercition vient souvent des parents. Elle peut aussi venir du père de l’enfant à naître. En fait, plusieurs femmes ont été victimes de violence et même de meurtre de la part de leur partenaire ou ex-partenaire lorsqu’elles ont refusé d’avorter.

Pour Anna, la peur et la gêne étaient les facteurs lors de son deuxième et de son troisième avortement :

La deuxième fois, j’y suis allée seule, mais les mêmes sentiments m’habitaient. Je ne voulais pas embarrasser ma mère, j’avais déjà eu un deuxième enfant à 17 ans. J’avais 18 ans à l’époque. J’étais aussi dans une mauvaise relation et je ne pouvais pas m’imaginer avoir un autre lien avec cette personne. La dernière fois, j’étais encore embarrassée. C’était seulement quelques mois après et je n’étais pas certaine de l’identité du père… mais je soupçonnais un homme marié… et ce qui aurait été encore plus embarrassant (pour ma famille, pas pour moi), c’est qui était de race noire. Chaque fois, j’étais désespérée.

Aucun père n’a eu son mot à dire quant à la décision. En fait, aucun n’a su que son bébé se faisait avorter. Un seul a été mis courant par la suite. Selon Anna, « il en a eu le cœur brisé ».

Anna explique à quel point les employés de la clinique semblaient pressés de faciliter ses avortements. Ils l’ont encouragée à continuer malgré ses doutes :

Les gens dans les cliniques étaient toujours très encourageants et accommodants. Je peux voir maintenant comment ils ont joué avec mes émotions.

Je me souviens avoir résisté… avoir des doutes. Ils ont tout fait pour empêcher cela. Ils m’ont dit à quel point j’étais brave, comment ça serait mieux, comment je ne pouvais même pas prendre soin des enfants que j’avais déjà et comment je ne voulais indisposer personne… Ils étaient simplement trop contents de m’aider à me sortir de ma « situation délicate ».

Pour son dernier avortement, à la clinique, on a donné à Anna des comprimés qui déclencheraient les contractions. Elle devait retourner à la clinique pour « donner naissance » à son bébé mort. Mais elle ne s’est jamais rendue à la clinique. Elle cachait encore sa grossesse et sa mère n’était pas au courant, donc elle n’a pas réussi à se sauver en cachette. Elle a commencé le travail à la maison. Elle raconte :

J’ai commencé le travail à la maison, j’ai appelé une ambulance (ma mère pensait que mon appendice avait rompu ou quelque chose du genre, je ne lui avais toujours pas dit ce qui se passait) et j’ai accouché dans l’ambulance. Quand elle est arrivée à l’hôpital plus tard et que j’ai dû lui dire que je venais d’avoir un bébé, j’ai fait semblant d’être tout aussi surprise qu’elle… J’ai dit que je n’avais aucune idée que j’étais enceinte. L’hôpital a un photographe spécial qui prend des photos d’enfants mort-nés et ils m’ont donné les photos.

Si Anna avait accouché de May Lynn dans une clinique d’avortements, le corps du bébé aurait été mis de côté, puis jeté. Il aurait pu aussi être disséqué afin d’y retirer les organes dans le but de les vendre. Les restes auraient probablement été brûlés avec les déchets médicaux ou simplement jetés dans les poubelles.

Mais comme elle a accouché dans un hôpital, le bébé a été photographié, et on a pu en faire le deuil. L’enfant qui aurait été traité comme un déchet médical dans la clinique a reçu le plus grand respect à l’hôpital.

Anna a eu beaucoup de difficulté pendant plusieurs années à faire face à la douleur et à la culpabilité :

J’ai été rongée par la culpabilité pendant plusieurs années. Je ressens toujours le regret. Mais je loue Dieu parce que je sais à quel point la vie est importante. Je loue Dieu parce qu’il a étendu sa miséricorde et ses grâces vers moi. Même à moi, une mère prête à tuer sa chair et son sang. Je loue Dieu parce que les gens commencent à se réveiller, et je loue Dieu parce qu’on a révélé la vraie nature de Planned Parenthood.

May Lynn était une victime d’avortement. Indirectement, Anna en était une autre. Le personnel de la clinique d’avortements a misé sur ses peurs afin de l’encourager à avorter. Elle n’a pas reçu d’assistance juste et objective ni d’encouragements. Personne ne l’a aidée à trouver une solution non mortelle à ses problèmes.

Si elle s’était présentée à un centre de ressource naissance, on l’aurait réconfortée et encouragée à avoir son enfant. On lui aurait donné de l’information sur le développement fœtal et les faits au sujet de l’avortement. Plusieurs centres aideraient aussi une jeune fille à annoncer sa grossesse à ses parents et aux autres personnes importantes dans sa vie. Malheureusement, Anna s’est retrouvée dans des cliniques d’avortements qui avaient des raisons financières pour l’encourager à avorter.

Anne espère que les photos déchirantes de sa fille May Lynn vont changer les esprits et les cœurs au sujet de l’avortement. Elle espère que les femmes qui envisagent un avortement vont changer d’idée après avoir vu May Lynn, qu’elles vont comprendre que tous les bébés ont une valeur.

Anna est courageuse d’avoir partagé son histoire. Les militants pro-vie doivent toujours accueillir les femmes regrettant leurs avortements. Les juger ne fera qu’ajouter à leur douleur, en plus de renforcer la perception que les militants pro-vie ne se soucient que des bébés et non pas des femmes qui les portent. Le mouvement pro-vie est un mouvement d’amour qui cherche à guérir la douleur émotive causée par l’avortement et à défendre la vie des enfants à naître. Ce n’est qu’en comprenant la pression qui pousse les femmes à avorter que les militants pro-vie pourront empêcher ces avortements.

Le mouvement pro-vie est, à son meilleur, un mouvement qui accueille et aime la femme et l’enfant.

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