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Une commission parlementaire sur l'euthanasie: les dés sont-ils pipés d'avance?

La machine est en marche. Une commission parlementaire, ou une consultation itinérante, au sujet de l'euthanasie aura lieu cet automne.

Je pense bien que les dés sont pipés davance. Il me semble qu'on ne veut que répandre dans toutes les régions du Québec une opinion positive de "la mort dans la dignité" qu'on s'est faite a priori. Bien sûr, c'est impossible de prouver définitivement que les dés sont pipés davance. Mais je veux bien fournir quelques preuves, trouvées dans un article de la Presse canadienne qui annonce la venue de ce cirque ambulant cet automne.

Regardons ça de près. Même si c'est malhonnête ce qu'ils font, c'est quand même du travail de haute gamme, de la manipulation médiatique de haut niveau!

Québec lance un débat sur l'euthanasie

La Presse canadienne  
4 décembre 2009
Québec — Le gouvernement Charest accepte de lancer un débat sur le droit des Québécois à mourir dans la dignité.

Arrêtons là, tout de suite. On parle d'euthanasie, n'est-ce pas? On veut débattre si oui ou non un médecin peut légalement tuer un patient, dans des circonstances X. Mais d'où vient cette expression "mourir dans la dignité" (notez qu'il n'a pas de guillemets)? Qui a parlé de dignité? Voilà, le premier tour de magie médiatique: sans argument, nous avons établi qu' "euthanasie" = "mourir dans la dignité". Parfait! On continue:

Dans un premier temps, la Commission de la santé et des services sociaux de l'Assemblée nationale rencontrera une vingtaine d'experts en la matière, puis elle rédigera un document qui servira de base à la consultation.

Qui de la commission rédigera le rapport, et correspondera-t-il nécéssairement à l'opinion des experts? Mais surtout: QUI SERONT CES EXPERTS? Est-ce que 10 d'entre eux seront pour l'euthanasie, 10 contre? Qui les choisira, et selon quels critères? Cela me fait penser aux "experts" sélectionnés par la Société royale du Canada pour étudier la question "des décisions de fin de vie", 4 des 6 étant des pro-euthanasie acharnés de longue date.

«Je ne pense pas qu'il y ait des risques à entreprendre une réflexion», a affirmé hier le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui ne craint pas qu'un tel exercice entraîne des dérapages.

Vous avez compri? Il y a des gens qui ont peur. Ils ont peur de réfléchir. Mais pas Yves Bolduc, qui ne "pense pas qu'il y ait des risques à entreprendre une réflexion." Car les pro-euthanasie (dont Yves Bolduc lui même), eux ils réfléchissent. Ils n'ont pas peur de réfléchir, et, de plus, cet exercise de réflexion n'entraînera pas de dérapages. Conclusion: l'opposition à l'euthanasie est irréfléchie. C'est un réflexe qui vient de la peur. Les gens qui sont contre l'euthanasie ont peur que la réflexion même entraîne des dérapages. Quels idiots!

«C’est une question complexe et les avis sont partagés, mais je pense qu’il y a un consensus, ..."

On peut tout pardonner quelqu'un qui fronce les sourcils et qui réfléchit (sans peur de dérapages) avant de dire n'importe quoi. Car il n'a vraiment rien dit: "question complexe... avis sont partagés ... mais je pense" dit-il "qu'il y a un consensus." Le fait qu'il y a pensé lui permet d'affirmer une chose et son contraire: soit la question fait consensus, soit les avis sont partagés. C'est un ou l'autre. Mais il a froncé les sourcils, il a réfléchi fort, c'est un monsieur très gentil.

"...c’est que tout le monde veut mourir dignement et que leurs proches meurent dignement. Maintenant, il faut voir les façons de faire et arriver à améliorer la situation des gens», a-t-il commenté, préférant toutefois attendre avant de se prononcer lui-même sur les moyens à privilégier.

Encore ce "dignement". Mais qu'est-ce que cela veut dire une mort digne? Ah oui, on le sait déjà, selon la conclusion établie par alchimie médiatique: "mourir dans la dignité" = "euthanasie." Mais, MAIS, il est sage, M. Bolduc, car il préfère attendre... attendre que la consultation itinérante soit complétée. Quel gentleman, plein de sagesse et de compassion; il n'a pas peur, il réfléchit, il est poli, il préfère attendre avant de se prononcer.

Plus tôt dans la journée, la chef péquiste Pauline Marois avait convoqué les journalistes pour réclamer la tenue d’une consultation, affirmant que la question est devenue incontournable.

«Il y a des gens qui souffrent. Les médecins veulent des balises. Il faut se donner un cadre, les gens le demandent, c’est une question humaine, une question morale», a déclaré le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, qui accompagnait Mme Marois lors du point de presse.

Il y a des gens qui souffrent, donc... il faut trouver un moyen ...d'éliminer la douleur? Non. C'est les gens qu'il faut éliminer. Ils souffrent, donc il faut leur donner la mort. C'est les médecins qui le feront, avec des balises. Avec "un cadre". C'est beau un cadre, c'est réconfortant. S'il y a un cadre, rien ne peut dépasser. Tout est fixé et contrôlé. Pas de risque de dérapages: il y a un cadre. Il y a des balises. De plus "c'est une question humaine!" Nous ne parlons pas du minéral, ni du végétal, ni même de l'animal. Nous traitons de questions humaines. Humaines et morales.

A l’instar du ministre, le Parti québécois évite de se prononcer immédiatement sur le droit à l’euthanasie et au suicide assisté.

Eux aussi sont sages, polis. Eux aussi évitent de se prononcer, car cela serait de décider pour le peuple, pour le peuple qui sera consulté avec la consultation ambulante basée sur le mémoire publié par la commission et informé de l'opinion de non moins de 20 experts.

«Pour le moment, notre démarche vise vraiment à ce qu’on se dote des meilleurs mécanismes pour tenir le débat», a indiqué Mme Marois.

Il n'y a rien de plus neutre et d'impartiel qu'un "mécanisme". Il n'y a rien de plus louable qu'un débat. Donc un mécanisme pour tenir un débat, cela doit vraiment quelquechose de bien.

Par ailleurs, elle estime que la tenue d’un tel exercice au Québec est nécessaire, même si l’éventuelle légalisation de l’euthanasie nécessiterait des modifications au Code criminel, qui relève du gouvernement fédéral.

«L’intérêt de faire ce travail de façon non partisane, c’est que cela donnera une force de frappe si jamais le fédéral devait refuser une position que le Québec voudrait prendre», a soutenu la chef péquiste.

C'est pas du tout surprenant de voir le parti souverainiste exploiter un écart entre les moeurs québécoises et celles du reste du Canada. Et Charest embarque, car lui aussi a vu les sondages... En parlant de sondages:

Récemment, les deux associations de médecins du Québec se sont dites favorables à ce que le gouvernement établisse des conditions pour permettre l’euthanasie.

Sur 2025 membres de la Fédération des médecins spécialistes qui ont répondu à un sondage, 84 pour cent se disaient ouverts à lancer un débat sur l’euthanasie.

Ne parlons pas des résèrves émises au sujet de ce fameux sondage, ni du fait  que les répondants étaient profondément divisés sur comment même définir le mot "euthanasie": Dans son communiqué dévoilant les résultats du sondage, la Fédération des médecins spécialistes remarque que " l’opinion est très nettement partagée lorsque interrogés à savoir si la sédation palliative est assimilable à une forme d’euthanasie; 48 % affirment que oui et 46 % répondent non." Donc nous avons ici un gros problème. Une grande partie des ces médecins qui prônent l'euthanasie ne savent pas ce que c'est l'euthanasie, car un cas de sédation palliative n'est pas un cas d'euthanasie, même si la vie est écourtée, car ce qui finit par tuer le patient c'est sa maladie, et non l'intervention du médecin. (Pour plus de renseignents sur l'euthanasie--entre autres, sa définition--voir ici.)

Du côté de la Fédération des médecins omnipraticiens, 74 pour cent des 1086 membres ayant répondu à un sondage étaient d’accord pour que «de nouvelles balises réglementaires et législatives soient adoptées afin de permettre le recours à l’euthanasie».

Oui, c'est ce même sondage qui contient l'observation suivante: "Enfin, une très forte majorité d'omnipraticiens ayant complété le questionnaire (88,5 %) estiment que de nouvelles balises réglementaires et législatives devraient être adoptées afin de clarifier la notion de soins appropriés à offrir aux patients en début de vie, tout au long de la vie et en fin de vie." C'est difficile même de comprendre de quoi il s'agit, mais dans le contexte d'un sondage sur l'euthanasie, c'est de quoi faire dresser le poil sur la nuque. Si je comprends bien, il y a des soins que l'on donnera a une personne d'âge moyenne que l'on refusera à la personne d'âge mûre? Est-ce comme en Orégon, ou maintenant, à cause de la légalisation de l'euthanasie, on refuse aux personnes âgées un traitement pour leur cancer, car on offre, pour beaucoup moins cher bien sûr, un autre service "approprié", c'est à dire l'euthanasie?

Puis, lors de leur congrès en août dernier à Chicoutimi, les membres de l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) ont demandé que les médecins aient le droit de mettre fin aux jours d’une personne qui en a exprimé le désir de façon libre et éclairée, si elle est en perte d’autonomie ou souffre d’une maladie incurable.

Tous les membres ont voté? La résolution à été vigoureusement débattue? Comme les médecins spécialistes, les membres de l'AFEAS savaient certainement ce que c'était l'euthanasie et elles étaient aussi parfaitement informées sur le fait que l'euthanasie menace directement la vie des handicappés et des personnes âgées?

Et l'article se termine comme suit:

Ailleurs dans le monde, des législations permettant de mourir dignement ont été adoptées aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg.

Quelques pays on permis l'euthanasie. La Suisse aussi, et les états d'Orégon, du Montana, et de Washington. Et voyez les vrais dérapages que cela a produit.  Mais pourquoi ne parle-t-on pas aussi d'un pays qui a tout récemment refusé la légalisation de l'euthanasie: la France. Vous ne pensez pas qu'on en aurait entendu parlé si elle aurait voté pour?

Je dois avouer que c'est vraiment du bon travail de propagande. Et pensez-y: ce qu'on vient de lire n'est pas un éditorial en faveur de l'euthanasie, mais une simple dépêche de la Presse Canadienne!

Pour ce qui est de la consultation itinérante / du cirque ambulant, n'inquiétez-vous pas, nous et nos membres feront tout pour rééquilibrer ce qui à date me semble être un faux débat pipé d'avance.

***
Mise à jour (8 juin, 2010): Concernant le "consensus" qui règne au sein de l'Aféas sur la question de l'euthanasie, une membre de cet organisme m'écrit cette note hier:

J'étais très contente de voir votre commentaire sur le fait que tous les membres de l'Aféas n'avait pas voté en faveur de l'euthanasie. En effet, je suis membre de l'Aféas (question de m'opposer à ces femmes qui ne sont plus des femmes... leur vocation étant de donner et de protéger la vie alors qu'elle la détruit) et jamais je n'ai été consulté comme membre sur cette question fondamentale. Nous n'avions même pas été prévenues que cette question serait débattue lors du congrès 2009.

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