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Un livre-interview du cardinal Ouellette, grand défenseur de la vie, vient de paraître

Sur le site du journal La Presse du 18 juin 2012:

 

(le cardinal Marc Ouellet)

 

Le cardinal Marc Ouellet vient de publier à Paris un livre dans lequel il expose sa vision de la foi et de l'Église, en plus de revenir sur ses huit années comme archevêque de Québec. Actualité et avenir du concile oecuménique Vatican II n'a pas encore de distributeur québécois, mais son éditeur parisien, L'Échelle de Jacob, a accepté d'envoyer en avant-première le livre à La Presse.

«Le credo de Marc Ouellet.» C'est ainsi que le magazine catholique français La Vie a qualifié le nouveau livre du cardinal québécois.

Actualité et avenir du concile oecuménique Vatican II n'est pas qu'un livre de théologie. Le cardinal Ouellet y parle aussi de sa «tristesse profonde» de «voir une chrétienté disparaître» au Québec, y évoque des fusions de diocèses et y aborde ses relations étroites avec Jean-Paul II et Benoît XVI, qu'il a «consulté personnellement pour l'orientation» de sa vie.

Le livre, issu de 15 heures d'entretiens avec un prêtre français à Rome et dans une abbaye près de Rouen, révèle que c'est une série de conférences sur le mariage à l'Institut Jean-Paul II de Washington qui ont pour la première fois attiré l'attention des hauts prélats du Vatican sur Marc Ouellet.

On y apprend également que c'est lui qui a décidé, avec le pape Jean-Paul II, de la réponse de l'Église aux attentats du 11 septembre 2001 - une journée de prière interreligieuse à Assise, en janvier 2002. Malgré tout, Jean-Paul II a hésité pendant une semaine avant de le nommer archevêque de Québec, en 2002.

Moments amers

Marc Ouellet avait rencontré Karol Wojtyla en 1974 à Naples, dans un congrès célébrant le 700e anniversaire de saint Thomas d'Aquin. Immédiatement après l'élection du cardinal polonais comme pape en 1978, Mgr Ouellet avait passé ses vacances en Pologne pour l'y rencontrer.

Par rapport à son séjour à Québec, il dit que «le rapport avec les prêtres a été bon, même s'il n'a pas été excellent», et qu'il a connu des «moments parfois amers» durant des réunions du conseil presbytéral réunissant tous les prêtres d'un diocèse. Il affirme ne pas avoir mis l'accent sur la discipline - «ce n'est pas ma méthode».

Par ailleurs, le livre se veut en partie une attaque contre les interprétations erronées du concile Vatican II: les différences ne signifient pas qu'il y a inégalité. «Une certaine vision idéologique voulait promouvoir la démocratie dans l'Église», mais il ne faut «pas tomber dans une interprétation purement idéologisante où la hiérarchie est perçue de façon extrinsèque par rapport au Peuple. Elle n'est pas une autorité qui oppresse.»

Selon Gilles Routhier, théologien de l'Université Laval et spécialiste de Vatican II, plusieurs cardinaux publient ce type de livre «dans la perspective d'un conclave» - Mgr Ouellet fait en effet partie des principaux papabili. «On voit que c'est un monde de concepts, d'idées et d'approches spirituelles avec lequel il est à l'aise, explique le père Routhier. Dans son esprit, ce n'est pas le monde empirique qui est le plus important.»

Un baromètre

L'importance de ce livre, dans la perspective d'un conclave, est que le concile Vatican II est un «baromètre pour mieux comprendre les tendances idéologiques d'une personne», explique Philippe Vaillancourt, qui édite le site québécois d'actualité religieuse Crayon et goupillon. En ce qui concerne les propos sur le féminisme, il s'agit d'une théorie en vogue au Vatican. «L'Église s'est notamment fortement opposée récemment en France à l'inclusion dans les manuels scolaires de la théorie du genre, qui considère que l'identité sexuelle est une question de culture et non de nature.»

Raymond Gravel, prêtre du diocèse de Joliette qui a plusieurs fois croisé le fer avec Mgr Ouellet, est quant à lui très négatif. «C'est un idéologue religieux complètement déconnecté de la vie du monde. L'obéissance, je suis d'accord, comme en politique quand les députés d'un caucus doivent respecter les décisions même s'ils ne sont pas d'accord. Le problème, c'est que les évêques ne disent rien, Rome décide de tout. Pour moi, les évêques font partie du magistère, ils sont proches de la population des paroisses, de leurs curés. Quand le pape n'écoute que ses cardinaux proches, comme Ouellet, c'est un problème.»

***

EXTRAITS d'Actualité et avenir du concile oecuménique Vatican II

Sur le Québec

«Je suis vraiment allé à Québec en voulant donner tout ce que j'avais à donner à mon pays où les besoins sont énormes. [...] Je ne suis pas arrivé avec un projet révolutionnaire déjà tout préparé, mais sur place, surtout à l'occasion du débat sur l'éducation - avec l'abandon de la confessionnalité - l'État qui voulait prendre le contrôle de l'enseignement religieux, là vraiment je me suis levé envers et contre tout. J'ai proposé un débat de fond qui a suscité des conflits, mais j'ai cru que c'était nécessaire, qu'il fallait que quelqu'un le fasse même si la partie était perdue. [...] Cependant, il fallait que quelqu'un donne un signal autre pour encourager les laïcs qui soutenaient ces valeurs-là et qui ne se sentaient pas soutenus. Il fallait sortir de la résignation face à une sécularisation trop envahissante. Proposer une vision, sans tenir compte des chances de succès ou d'insuccès, c'est se donner la peine de dire que le Christ ressuscité - et personne d'autre - vient à la rencontre de l'humanité. [...] On nous a enseigné la honte de notre héritage religieux. Il fallait réagir contre cette pathologie. [...] Il y a une culture de l'avortement sans limite chez nous au Canada depuis une quarantaine d'années, qui a marqué la conscience des gens.»

Sur le féminisme

«Le féminisme a eu une très grosse influence dans les milieux ecclésiastiques, pour un bien d'une part, mais pas toujours pour le mieux par rapport aux vocations sacerdotales. On aurait beaucoup désiré que les femmes puissent devenir prêtres, ce qui aurait permis de résoudre les problèmes de fonction sacerdotale par le nombre. C'était un point chaud sur lequel j'ai été très clair dès le premier jour. [...] Par rapport aux vocations religieuses, ce que j'ai observé, c'est qu'aujourd'hui, dans une certaine culture marquée par l'idéologie du genre, la femme est très marquée. Dans la culture actuelle, il est plus difficile pour une femme de se consacrer à Dieu que pour un homme de penser au sacerdoce, alors qu'il n'y a pas bien longtemps, la proportion était totalement inverse.»

Sur l'égalité

 «Toute différence aujourd'hui est vue comme établissant des particularités qu'il faudrait, dans une pensée unique, gommer. Cela est vrai à l'extrême avec l'idéologie dite "du genre" où la différence sexuelle devient une différence purement culturelle au lieu d'être une différence fondée en nature. Alors, disons que c'est un trait de la culture contemporaine, mais, en théologie, cela s'exprime aussi par le désir de mettre sur le même pied tous les ministères, par exemple le ministère hiérarchique "à égalité" avec les autres ministères dans l'Église, comme s'ils étaient du même ordre.»

Sur l'autorité

«La véritable charité, c'est-à-dire un amour pour le bien de l'autre et pas simplement pour soi, est capable d'imposer, de corriger, donc d'assumer pleinement le rôle de parent. À ce moment-là, l'éducation a lieu car l'autorité fait grandir. Le service de l'autorité existe aussi dans la famille, ce qui est vrai dans l'Église aussi. On peut ne pas exercer le service de l'autorité: laisser tout faire, ne pas intervenir, ne pas dire la vérité qui peut faire mal mais qui éclaire et qui permet de se relever. On laisse alors les gens dans la confusion de peur de les blesser, de dire une vérité qui ne sera guère populaire et ira contre la culture ambiante. Ceci se vérifie pour des évêques, des prêtres, des pasteurs. C'est une charité supérieure que de communiquer une vérité qui éloigne quelqu'un de nous pour un temps, le temps qu'il puisse réaliser qu'on a vraiment agi pour lui.»

Sur l'orgueil

«Quand les charismes s'expriment, ils sont portés par des êtres pécheurs, ils sont alors toujours mélangés d'affirmation de soi, d'orgueil et d'ambition. C'est pourquoi il faut toujours être soi-même un peu défiant de soi-même, même dans la défense des plus grandes causes. Car nos vertus, comme dit la petite Thérèse [de Lisieux], ont toujours des taches, elles ne sont jamais d'une pureté parfaite.»

Sur la théologie de la libération 

«Il faut veiller à ce que les idéologies ne s'emparent pas du mystère. C'est toujours une tentation. Je crois que, jusqu'à un certain point, c'était le défaut d'une certaine théologie de la libération d'avoir un projet social, et d'utiliser la symbolique chrétienne pour ce projet social et rien de plus. [...] Cet accent sur le Royaume de Dieu, même pour les laïcs, est une riche idée du Concile. Elle a parfois été exploitée d'une façon un peu réductive. Je pense à certaines orientations de la théologie de la Libération en Amérique latine où l'on parlait du Royaume qui n'était pas vu comme la personne du Christ, mais comme un projet socio-politique permettant d'établir plus de justice. Ce peut être une idée légitime, mais ce n'est pas l'idée évangélique profonde.»

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