M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Un conservateur affronte l’intimidation transgenre et en sort vainqueur

Jordan_Peterson_at_Linfield_College.jpgJordan Peterson donne une conférence sur la liberté d’expression aux étudients du Linfield College, dans un hôtel, après qu’on lui ait interdit de parler sur le campus.

Par Jonathon Van Maren — traduit par Campagne Québec-Vie

2 août 2017, (LifeSiteNews) — Depuis la publication en 2016 de mon livre intitulé The Culture War (La culture de guerre), j’ai été amené à donner des conférences au sujet de plusieurs insanités qui sont devenues des dogmes culturels au cours des dernières décennies. De l’extrémisme de l’avortement de la Gauche progressiste à la destruction systématique de la famille ; de la consommation pandémique de la pornographie en ligne à la fureur du transgendérisme, on a souvent l’impression que la Civilisation Occidentale – ou ce qu’il en reste – devient hors contrôle. Voilà pourquoi j’ai dû m’arrêter un instant lorsqu’on m’a demandé si je pouvais donner une bonne raison d’être optimiste.

Il y en a bien sûr : Des organisations pro-vie continuent à grandir et elles amènent les femmes à renoncer à l’avortement. Les récents développements dans le domaine de la politique démontrent qu’on est encore à l’écoute des voix des conservateurs sociaux. Les chercheurs et les représentants du gouvernement commencent à se rendre compte que la pornographie dure a des effets horriblement pervers sur les enfants. Mais une réponse m’a sauté à l’esprit : Dr Jordan B. Peterson.

Beaucoup de mes lecteurs connaissent l’histoire du Dr Peterson. Il s’agit d’un professeur de psychologie de l’Université de Toronto qui est devenu célèbre du jour au lendemain, après avoir publié sur son compte YouTube plusieurs vidéos dans lesquelles il expliquait pourquoi il s’opposait au projet de loi C-16 ; le projet qui prétendait enchâsser la protection légale des personnes transgenres dans la législation canadienne. En effet, Peterson faisait remarquer que ces lois pourraient être utilisées pour restreindre la liberté d’expression – pire encore, elles pourraient obliger les gens à employer les « pronoms transgenres », récemment inventés tels que "ze" ou "zir", pour des personnes qui refusent de s’identifier en tant qu'homme ou femme. Peterson estime que des violations pareilles pour un droit aussi essentiel [la liberté d'expression] sont déraisonnables et il n’utiliserait pas ces pronoms, quelles que soient les exigences du gouvernement envers lui.

Publicité

Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !

La réaction aux vidéos de Peterson était prévisible au début. Il fut accusé de violence par un invité du programme “The Agenda with Steve Paikin”. Les activistes transgenres ont insisté qu’il était à la fois un bigot et un transphobe. Il reçut une lettre de son université l’avertissant que son refus violerait les droits des personnes transgenres. Les organes de presse l'ont mis au pilori comme étant un homme qui profite de son statut pour déverser sa haine, et les progressistes et les activistes LGBTQ précités, disaient la même chose. Il semblait que le lynchage médiatique classique dont nous avions été témoins ces dernières années allait encore porter ses fruits. – Ces personnes courageuses qui veulent voguer à contre-courant de l’idéologie progressiste ambiante font face à l’intolérance ; et elles voient leurs carrières et leurs réputations être détruites, voir pire.

Quelque chose de remarquable s’est au contraire produite. Dr Jordan B. Peterson, un professeur qui a osé résister au lobby transgenre, n’a pas été licencié. Il est devenu célèbre. Son compte YouTube où il publie ses conférences et d’autres réflexions, compte plus de 355 000 abonnés. Son compte Patreon déborde de dons venant de milliers de supporteurs ; cela lui permet de gagner 30 000$/mois provenant de plus de 5000 supporteurs. Il est devenu l'une des personnes les plus sollicités pour des reportage, des entrevues, depuis podcast de Sam Harris au show de Steven Crowder sur You Tube, ceci parmi les douzaines d’autres organes de presse. Même un photo-reportage de Peterson chez lui à Toronto, réalisé par un photographe, a reçu en quelques jours plus de 300 000 visites. Pour la première fois depuis très longtemps, un professeur a résisté avec succès au politiquement correct du lobby progressiste

Le succès du Dr Paterson est encore plus remarquable lorsqu’on prend en considération les sujets abordés. Répondant à une question sur l’avortement, il dit que c'est « clairement mal ». La pornographie est « abrutissante » et les hommes devraient arrêter d'en regarder. Les jeunes adultes doivent « mûrir » et se construire. Les jeunes gens devraient rechercher le mariage et les enfants. Il est même allé plus loin en disant à ses auditeurs qu’ils n’étaient pas de bonnes personnes – que chacune d’elles abritait des démons et que ce fait devrait les stimuler à devenir meilleures. Il y a une cinquantaine d’années, rien de ceci n’aurait été particulièrement radical. En 2017, c’est comme si Peterson emmenait une mitraillette sur le domaine des vaches sacrées – et sa popularité ne fait que croître malgré cela.

Cet attrait pour Peterson va à l'encontre de ce qu'on s'attendrait à voir pour cet sorte de personnage. Étant donné les analyses méprisantes de la génération du millénaire qui imprègnent le discours sur la Gauche et la Droite – la plupart justifiés – J’étais stupéfait en découvrant une salle de conférence de l’Université de l’Ouest de l’Ontario remplie à craquer de jeunes, tous enthousiastes à l’idée de suivre une conférence d’environ deux heures, qui n'y va pas par quatre chemins et qui déborde de conseils sévères. Peterson semble demander aux jeunes de mettre de l’ordre dans leurs vies – et beaucoup répondent en se montrant à la hauteur. En effet, un journaliste du National Review a qualifié Peterson de « nouvelle figure paternelle de YouTube » – une génération qui compte des milliers de jeunes hommes ayant grandi sans figure paternelle, donc sans les conseils d’un père, ont trouvé dans les fermes réprimandes et les encouragements de Peterson, exactement ce qu'ils avaient cherché.

Ces progressistes qui décrivent Peterson comme un semeur de haine, devraient y réfléchir aussi à deux fois. Le mouvement grandissant alt-right, formé en majorité de jeunes hommes en colère qui ont horreur de la culture suffocante du politiquement correct et qui réagissent souvent par l’emploi d’ignobles mèmes Internets et par du harcèlement grossier à caractère misogyne, perd beaucoup de ses partisans au profit de Peterson. Je l’ai remarqué moi-même – de jeunes hommes attirés par l'alt-right comme un exutoire à leurs frustrations, se sentent plutôt interpellés par les appels de Peterson à mûrir et à une vie meilleure. Peterson n’est pas un semeur de haine – et son travail peut s’avérer être un antidote très efficace pour les artisans de la haine.

Compte tenu de tout, l’ascension du Dr Jordan B. Peterson ne peut être vue que comme étant encourageant. Il a résisté aux agents du politiquement correct et en est sorti vainqueur. Non seulement il a résisté aux tentatives de destruction de sa carrière et de sa réputation par les Marxistes culturels, mais il a aussi découvert une audience considérable de jeunes personnes qui en ont aussi marre du politiquement correct – et qui attendaient seulement quelqu'un pour exprimer le pourquoi avec l’intelligence et la perspicacité que Peterson a apportées. Dans leur échec à détruire Peterson, les progressistes ont révélé à la fois une vulnérabilité fondamentale – la faillite intellectuelle – et une profonde fatigue de leurs exigences constantes et de leur manipulation sociale, dans des couches de populations plus larges qu’ils ne l’auraient imaginé.

Sait-on jamais? Un jour peut-être, des décennies peut-être, on considérera l’attitude du Dr. Jordan B. Peterson comme le moment crucial – la période qui a vu les progressistes du politiquement correct rencontrer enfin leur adversaire.

Publicité



Laissez un commentaire