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Trop de balises

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Par Paul-André Deschesnes

Beloeil, le 23 novembre 2015 - Le 1er janvier 2016, l’euthanasie sera officiellement légale au Québec. Les hôpitaux seront en mesure d’offrir ce «soin dit de santé» au bon peuple québécois.

Plusieurs médecins auront donc été formés pour devenir des spécialistes de la «belle mort», comme on l’a si bien fait au cours des dernières décennies avec l’avortement.

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En effet, aujourd’hui à chaque année le Québec «se distingue» avec ses 30 000 avortements sur demande et sans aucune balise dans les hôpitaux et les cliniques spécialisées qui offrent aux femmes ce «soin de santé» en toute sécurité.

Entre temps, nous savons que des pressions sont actuellement exercées auprès des Maisons de soins palliatifs pour  qu’elles offrent, elles aussi, l’euthanasie à leurs patients en phase terminale.

Nous savons aussi qu’en matière d’euthanasie la loi québécoise est très sévère. Pour avoir droit à l’euthanasie, il faut être très malade, en phase terminale et très souffrant. Il y a plusieurs balises à respecter, ainsi qu’une évaluation très sérieuse de chaque cas par une équipe médicale.

Mais, pour combien de temps l’euthanasie au Québec va-t-elle être soumise à tout ce très sévère processus ? Le bon peuple et le consensus social vont-ils accepter cela encore bien longtemps ? Déjà, ça hurle un peu partout, car cette loi est jugée trop sévère.

Le 22 novembre 2015, une émission spéciale à la télévision (émission J.E. à TVA) nous a présenté un cas pathétique où l’émotion très bien orchestrée prenait toute la place.

Une dame de 56 ans, atteinte de sclérose en plaques,  était résolument décidée d’en finir avec la vie. Comme elle ne voulait plus continuer de vivre encore 10, 20 ou 30 ans avec cette maladie dégénérative, elle a demandé l’euthanasie au Ministre de la santé du Québec. Elle a été très déçue.  Elle n’était pas assez souffrante, ni en phase terminale. Elle pouvait espérer vivre encore plusieurs années en assez bonne forme, rester lucide et relativement fonctionnelle, même si elle devait se déplacer en fauteuil roulant. Elle n’a donc pas répondu aux critères de la loi. On lui a refusé l’euthanasie, même si ce «soin de santé» sera légal en janvier 2016.

Il paraît que ce fut un grand choc pour elle et pour toute sa famille, ainsi que pour  ses enfants qui l’avaient toujours encouragée dans sa démarche de se faire euthanasier le plus rapidement possible.

La pauvre dame est finalement décédée au début de septembre 2015. Elle a été euthanasiée dans une clinique spécialisée en Suisse. Elle aurait pu également choisir la Belgique ou les Pays-Bas pour vivre cette «belle mort». Elle est morte, paraît-il, en toute lucidité et sérénité en écoutant ses chansons préférées le sourire aux lèvres.

L’émission de télévision nous a montré en détail toute la démarche vécue par cette candidate au suicide jusqu’à son départ de l’aéroport de Montréal pour Zurich. Dans cette émission nous avons eu droit à beaucoup de compassion spectacle donc le but évident était de défendre une thèse.

Il faut avoir le courage d’enlever nos œillères et voir plus loin que le bout de notre nez. Durant l’émission, on a répété à plusieurs reprises que ce n’est pas humain de forcer des personnes qui veulent se faire euthanasier d’être obligées de se rendre en Europe pour avoir ce «soin de santé». Cette dame aurait-elle mérité un meilleur traitement ?  

Est-ce assez clair ? Nous sommes le 22 novembre 2015. La loi sur l’euthanasie entre en vigueur le 1er janvier 2016 et déjà on remet en question cette loi au nom de ses balises jugées trop sévères. Dans les prochains sondages populaires, on dira sûrement que cette pauvre dame aurait dû recevoir sa piqure mortelle au Québec et non pas en Suisse. On dira qu’elle a subi une épouvantable injustice et vécu une incommensurable douleur, etc.

Conclusion : notre loi sur l’euthanasie n’a plus aucun sens, avant même d’être  mise en application ! Il faudra donc l’amender et faire tomber les balises pour répondre à la demande populaire. Le drame que vient de vivre cette dame devant les caméras de TVA ne devrait plus se répéter. Voilà le discours qui s’en vient, avec à l’appui, un tsunami de spécialistes de tout acabit.

Tous les médecins sérieux nous disent qu’ils ont les médicaments nécessaires actuellement pour permettre aux malades de mourir dans la dignité. Malheureusement, dans notre société païenne et athée, où la culture de la mort triomphe, on exige de mourir à l’heure où chacun le décidera. «Mon corps m’appartient, c’est moi qui doit décider de ce moment historique», entend-on répéter sur toutes les tribunes.

Le débat sur l’euthanasie est loin d’être terminé au Québec. Avec tous nos médias et spécialistes athées, nous passons à la phase deux, c’est-à-dire, exiger une loi qui va permettre l’euthanasie sur demande, comme en Suisse, en Belgique et en Hollande.

En ouvrant la porte à l’euthanasie avec de sévères balises, on a automatiquement ouvert la porte à l’euthanasie sur demande, qui sera présentée comme un «soin de santé» et un «droit fondamental».

Nous sommes vraiment une société en pleine décadence !

Que le Seigneur nous vienne en aide! Ça presse!

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