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Très bonne lettre sur l'euthanasie par une physiothérapeute en rémission d'un cancer du sein, dans le journal Le Soleil

Sur le site du journal Le Soleil du 6 novembre 2013 :

 (Photo : Katrin Werner sur flickr.com, licence Creative Commons)

 

 

À M. Sylvain Lévesque, député de Vanier-des Rivières

(...)
 

Je me questionne sur le double langage que nous empruntons comme société. Depuis des années, nous faisons une lutte acharnée au suicide au Québec. Notre taux était plus que catastrophique. Avec les efforts fournis en sensibilisation, en formation et en publicité, ce taux - quoiqu'encore trop élevé - baisse significativement. Quel message lancerons-nous en acceptant que les gens en fin de vie puissent abréger leurs jours? Vous croyez que ce n'est pas le même débat? Pourtant, il y a des parallèles frappants: les deux personnes souffrent psychologiquement, aucun des deux ne voient de lumière au bout du tunnel, ils ne veulent pas devenir des fardeaux pour leurs proches ou du moins ils se perçoivent comme tel. Peut-être n'ont-ils pas d'écoute de leurs proches ou de leurs soignants et la souffrance prend le dessus sur la vie. Dans les deux cas, les personnes cherchent une solution à un problème. L'abrègement de la vie n'est pas une solution dans aucun de ces cas. La dignité humaine appelle que tous respectent la vie, peu importe le moment, que ce soit dans la vingtaine comme en fin de vie. La compassion demande que nous soutenions ces personnes afin de traverser leur détresse. Autrement, nous risquons d'envoyer un message contradictoire aux personnes suicidaires.

Le rôle des intervenants en santé

L'appel à l'aide des personnes qui ont été entendues par la commission itinérante sur la dignité à mourir était clair: nous ne voulons plus souffrir de douleurs physiques et psychologiques, nous ne voulons pas vivre une déchéance physique et mentale. Cet appel à l'aide est légitime et nous nous devons d'écouter afin de trouver une solution de vie.

Je côtoie dans mon travail des patients qui souffrent physiquement de douleurs importantes qui limitent leur qualité de vie jusqu'à ne plus être fonctionnels. Certains d'entre eux en viennent à être dépressifs, pensent au suicide pour mettre fin à cet enfer. Mon expérience me démontre que certaines de ces difficultés découlent d'un manque de rigueur de la part de certains professionnels de la santé ou de manque de temps pour écouter le patient et ainsi le référer aux bons intervenants qui pourraient faire la différence, ou encore de délais administratifs inhumains. Des ressources existent et sont parfois mal exploitées par manque de temps ou parce que cela demande trop d'effort de recherche. Le patient doit être au centre de nos interventions afin que tout soit fait pour soulager ses souffrances et l'encourager à vivre.

En tant que professionnels de la santé, nous avons le devoir de diriger le patient vers les bonnes ressources et de demander l'avis d'un autre professionnel lorsque nous avons atteint nos limites. Nous avons l'obligation de ne pas baisser les bras. Les patients qui ont reçu les soins adéquats retrouvent l'espoir. Je le constate régulièrement.

Je terminerai en soulignant au passage que le Collège des médecins, en tant qu'ordre professionnel, a le mandat de protéger le public. Lorsque j'ai entendu et lu la demande de son président à étendre la loi aux personnes atteintes de démence et d'Alzheimer par le biais d'une tierce personne, je suis tombée des nues. Ce jupon qui dépasse très largement met en évidence qu'ouvrir la possibilité d'euthanasier des patients volontaires nous mènera sur une pente très glissante. Et nous sommes bien naïfs de penser qu'il n'en sera rien. Qui aurait cru que nous arriverions à une telle loi il y a 25 ans?

(...)

Jacinthe Vaillancourt, physiothérapeute

En rémission d'un cancer du sein

 

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