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Texte humoristique avec des réflexions intéressantes sur l'avortement

Sur le site de France Catholique du 4 juin 2012:

 

 

Il n’appartient pas à un chroniqueur scientifique de donner son avis sur l’avortement, ni d’ailleurs sur l’assassinat. Du point de vue scientifique, je suis incapable de voir quels phénomènes observables distinguent la mort d’un prix Nobel de celle de n’importe quel mammifère supérieur, cheval, singe ou cochon, et je serais très heureux, s’il en existe une, qu’on veuille bien me l’indiquer.

Il est vrai que M. Jacques Monod, prix Nobel, est d’un avis différent. Je veux dire que, selon lui, la science aurait quelque chose à nous apprendre sur le problème moral de l’avortement.

« L’avortement n’est pas un infanticide, a-t-il déclaré à la radio. Un fœtus de quelques semaines n’est pas un être humain. La personnalité humaine ne vient qu’au moment où se forme le système nerveux central. Le fœtus n’en possède pas, il n’a donc pas de conscience. Ce n’est pas un individu avant le cinquième ou le sixième mois de grossesse. C’est l’absence de conscience (que donne l’électro-encéphalogramme plat) et non l’arrêt des battements de cœur qui décide du moment où l’on peut prélever un organe à un être humain, cliniquement mort. Pour un fœtus, l’absence de conscience fait qu’il n’est pas un être vivant. Il est donc faux de dire que ce fœtus doit être défendu par une loi qui sert à défendre les êtres humains. »

L’insomnie du gêneur

Voilà qui est clair. Le critère d’humanité, selon M. Monod, c’est la conscience. J’espère que MM. les assassins feront leur profit de cette intéressante décision. Quand ils auront quelqu’un à supprimer, qu’ils prennent soin de procéder à son exécution pendant son sommeil, alors que l’électroencéphalographe, juge suprême en la matière, enregistrera les ondes delta du sommeil profond, attestant l’absence totale de conscience.

Si par malheur le gêneur était atteint d’insomnie, que MM. les assassins ne se découragent pas, le critère de M. Monod leur permet de résoudre avec élégance cette difficulté mineure. Ils n’auront qu’à commencer par asséner un vigoureux coup de poing sur la tête du sujet, juste assez fort pour qu’il tombe dans les pommes. Je sais bien que le coup de poing est un délit réprimé par la loi, mais cela ne va pas chercher bien loin devant un tribunal. L’essentiel est que le candidat au trépas soit inconscient. Dès qu’il est inconscient, il ne saurait plus être reconnu pour un être humain selon le critère de M. Monod, on peut donc le supprimer sans se faire de souci. « Mais, monsieur le Président, il ronflait à poings fermés ! » Voilà ce qu’il vous suffira de répondre quand on vous demandera des explications sur la mort prématurée de votre oncle à héritage.

On me saura gré, j’espère, de réfuter quelques sophismes opposés à cette irréfutable théorie par un mien ami, esprit chagrin que rongent les scrupules et que les règles les plus claires ne satisfont pas.

« Mais, m’a-t-il dit, ce n’est pas du tout pareil. Un dormeur, et même un homme dans le coma, c’est un homme, puisqu’il finira par se réveiller si vous le laissez faire. Alors, il aura un électro-encéphalogramme pleinement humain. Si donc vous le tuez, c’est un homme que vous tuez, et votre acte est un assassinat. » Pour respecter les préjugés de mon interlocuteur, j’ai bien voulu reconnaître que c’est, en effet, ainsi qu’on en jugeait naguère, et même depuis toujours.

« Vous me dites qu’il suffit d’attendre un peu. Eh ! mais c’est qu’avec le fœtus aussi, si, comme vous dites, on le laisse faire ! On a vu des comas durer deux ans, presque trois fois plus qu’une grossesse. Puisque donc on peut supprimer un fœtus qui viendra à la conscience au bout de quelques mois, à plus forte raison est-il logique qu’on ait le droit d’expédier un comateux qui ne se réveillera que Dieu sait quand, si même il se réveille jamais. Car vous n’ignorez pas que certains comas sont irréversibles.

« À la réflexion d’ailleurs, ai-je poursuivi, je pense que le critère électroencéphalographique de M. Monod est encore plus libéral qu’on ne l’a compris tout d’abord. Car le premier singe venu a exactement les mêmes tracés encéphalographiques que l’homme. Il est rigoureusement impossible, à ne voir que l’agitation des aiguilles de l’électroencéphalographe et leur tracé sur la bande de papier qui se déroule, de dire si le crâne où sont fixées les électrodes est celui d’un orang-outang ou le vôtre, ou même celui de M. Monod.

« Oui ou non, continuai-je, avez-vous le droit de trucider un orang-outang qui vous embête ? Oui ou non, l’électroencéphalographe est-il le critère de la conscience ? Oui ou non, votre oncle à héritage a-t-il le même encéphalogramme que le premier orang-outang venu ? Allez, allez, trêve de parlottes, ai-je dit à mon ami, courez de ce pas assassiner monsieur votre oncle. M. Monod viendra sûrement témoigner à votre procès et nous partagerons l’héritage. Vous me devez bien cela. »

Nous en sommes là de notre discussion et le problème de l’oncle est toujours pendant. Mon ami, qui est, je l’ai dit, une âme pleine de doutes, m’affirme que, même lauréat du prix Nobel, on peut parfois dire des sottises. Il pousse le paradoxe jusqu’à affirmer que le rôle du prix Nobel est de permettre aux savants qui en sont couronnés de dire des sottises impunément, alors qu’un savant ordinaire en est empêché par la nécessité de toujours mesurer ses paroles. Car, dit-il, le savant qui veut garder le respect de ses collègues doit se conformer aux règles très strictes de la méthode scientifique, ne rien avancer que de contrôlable, ne pas se contredire, ne pas proférer d’évidentes contre-vérités.

Au lieu que le prix Nobel dispose d’une attestation irréfutable et indélébile de son autorité scientifique. Son diplôme est inusable : il a fait une découverte importante, c’est écrit et garanti, le roi de Suède l’a certifié de sa main.

Je trouve d’ailleurs que M. Monod exploite bien timidement son critère électroencéphalographique. Si c’est l’eeg qui définit l’homme, d’un côté on ne peut plus mettre à mort aucun mammifère supérieur adulte et il va falloir se passer de bifteck. C’est le côté négatif. Mais en revanche, on peut se débarrasser des enfants jusqu’à un âge assez avancé puisque les tracés électroencéphalographiques différenciés de l’adulte (avec les ondes alpha, delta et bêta) ne s’établissent que lentement sous leur forme définitive et que, comme le souligne le professeur Rimbaud dans son Précis de neurologie (a), ils ne prennent leur forme typique que peu avant la puberté. Bref, les propos de M. Monod ouvrent une période pleine de promesses pour les théoriciens de la criminologie, et peut-être pas seulement pour les théoriciens.

Du moins, si on les prend au sérieux, ce qui ne semble pas le cas, surtout en ce qui concerne les savants.

« J’ai entendu la déclaration du professeur Monod, dit par exemple le professeur Lejeune, qui enseigne la génétique fondamentale à l’Université de Paris. J’en suis navré pour des raisons scientifiques. Il affirme qu’il n’y a pas de système nerveux central avant le cinquième mois de grossesse. C’est sans doute un lapsus de sa part. Les étudiants de seconde année de médecine apprennent que le système nerveux central est mis en place pendant le deuxième mois... »

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