M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×
×

IL NE RESTE QUE 3 JOURS. Tout montant est le bienvenu. L'objectif de notre campagne de financement pour l'automne est de 3 500 $.

2386 $ recueillis (OBJECTIF: 3 500$) -- Il reste 3 jours !

Ania « Le site de CQV est un outil de référence et d’information sans précédent pour les défenseurs de la vie au Québec ! »

--Ania

Donner à Campagne Québec-Vie

Sur la contraception comme arme de destruction de l'amour dans le couple ou pourquoi la contraception est-elle toujours mauvaise

Un excellent texte du philosophe Georges Allaire :

La contraception qu'on ne veut pas voir

“Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.”
Il n'y a pas de plus grand malheur que de refuser la vie quand on aime.

La contraception est un phénomène courant, comme la cigarette, l'obésité et le sida. Comme ceux-ci, elle entraîne la lourdeur de vivre, le malaise et la mort. Mais, à la différence de ceux-ci, les chercheurs et le corps médical s'évertuent à la développer, à l'étendre et à la promouvoir. Bref, elle est à la mode de notre temps, comme la cigarette au bec fut à la mode de son temps.

Les effets de la contraception

Les effets de la contraception sont pourtant notables, bien qu'on s'efforce de ne pas les noter. Son succès au niveau de la société a entraîné (1) le vieillissement de la population, (2) l'insigni¬fiance de la relation sexuelle, (3) la dévalorisation des personnes, (4) la dislocation des unions et (5) l'insensibilité des coeurs.

1- Au niveau de toute une population, le vieillissement est un phénomène d'abord imperceptible puis graduellement irréversible. Il est évident que la passion amoureuse qui se déverse à vide consume des corps sans générosité ne laissant que la lassitude en lieu du défi d'un avenir naissant. Pendant que les gens se divertissent et se droguent de ce qu'ils appellent l'amour, ils usent leurs forces et ne renouvellent pas leur monde. Les têtes grisonnent, les femmes atteignent l'impuissance de la vie, et on réclame des étrangers pour combler les vides de la société. Ceux-ci ne se laissent pas prier pour venir profiter d'un monde qui s'en va et qui s'abandonne à eux. Ils ne cherchent pas à s'assimiler, car un monde de vieillards n'est qu'un mouroir sans intérêt. La vitalité d'ailleurs attend de remplacer la mortalité avançante. L'animosité n'est pas nécessaire. Le temps fait son effet.

2- Il n'y a pas de doute que la relation sexuelle peut être enivrante quand elle s'exerce en pleine passion amoureuse. La chaleur du corps féminin, la douceur de l'attention masculine se cherchent et se trouvent dans un enlacement à saveur d'éternité. Mais on prend bien soin, avec la contraception, de s'assurer que les épanchements humains n'atteignent pas leur effet, que la promesse ne livre pas de fruit. On court-circuite la rencontre là où elle risquerait de devenir vivante. On laisse les palpitations s'éteindre et l'esprit peut ensuite, comme le corps, passer à quelque chose de plus sérieux. Comme toute passion s'assoupit, les ivresses tuent d'elles-mêmes leur propre avidité. L'envie se dissipe. L'excitation passe. Le partenaire n'excitant plus, la relation ayant perdu son émoi, l'éternité promise révèle n'avoir été qu'un paradis artificiel sans conséquence. Si la relation a été, dès le début, vidée de la vie qu'elle apporte, pourquoi garderait-elle un sens par-delà les émotions volages? — C'est pourquoi on enseigne aux jeunes à ne pas croire en l'amour et à utiliser ses relations pour leur assouvissement personnel et passager. Une génération blasée et usée veut s'assurer que la génération nouvelle ira plus vite là où elle-même s'éteint.

3- Bien sûr, la première personne exclue de la relation amoureuse est l'enfant qui coulerait de la fontaine de vie de son père dans la vallée féconde de sa mère. Dans le contexte d'une relation sexuelle de consommation, l'enfant est la principale maladie transmise sexuellement combattue avec puissance. Toute une industrie, toute une psychologie et toute une pédagogie sont payées à temps plein pour convaincre les gens d'avoir des relations de vie qui interdisent à leur enfant d'en provenir et pour les assister là-dedans. Et quand un enfant est exceptionnellement admis dans la compagnie des adultes, on s'assure généralement qu'il n'ait pas la compagnie de frères et de soeurs, ni d'une école de vie avec la présence d'un nouveau-né dans la maison et aussi qu'il ne nuise pas aux sacro-saintes carrières de ses parents. Bref, ordinairement indésiré, l'enfant qui est désiré ne l'est pas à temps plein. Ceci découle parfaitement de relations amoureuses exercées pour leur effet de satisfaction personnelle.

La seconde personne exclue de la relation amoureuse est la femme. En effet, la contraception charcute la femme de sa signification. Quelles que soient ses paroles mielleuses, l'homme prend effectivement la chaleur et les vibrations de sa compagne mais se rebelle contre sa féminité. S'il caresse des seins, il leur refuse le lait. S'il agrippe des hanches, il les veut vides et s'il entre dans le jardin de vie, il y arrive avec ses inhibants et ses polluants. Il ne veut pas d'une femme entière. Il ne veut pas que le fait de la féminité entraîne une différence vitale dans leur relation. Quand donc la femme se conforme à cette conception de l'amour, elle devient vieille fille pour l'essentiel de sa vie. L'épisode parfois concédé d'un ou deux enfants est vite résorbé grâce aux garderies et aux écoles, afin qu'une mère ne le soit guère dans sa propre vie. — Quand donc une fille rêve d'être femme entière, elle subit la moquerie des gens et se désole de n'être pas de son temps.

Enfin, l'homme est la dernière personne exclue de la relation amoureuse. Il n'est plus, au mieux, qu'un prince charmant d'une personne éprise de l'attention qu'il lui porte, et n'a plus de conséquence quand il a perdu son charme. Qu'il n'insiste pas pour être pleinement homme quand on lui accorde la faveur d'une amourette, on lui reprochera de n'être pas celui qui accouche. Si cependant un enfant devait s'y retrouver, il n'osera être père qu'après le consentement de sa conjointe. Quand on a flatté son érotisme, qu'il ne réclame pas du coeur au ventre.

4- Le temps d'une fulgurante ou douce passion, les promesses des émotions paraissent devoir durer. La fidélité promise avec sincérité veut cependant dire qu'on ne saurait imaginer aller ailleurs quand on est si bien ici. Elle ne signifie pas du tout qu'on endurera la désolation ici quand on aura l'évidence qu'un bonheur se profile ailleurs. La relation sexuelle contraceptée n'a de vie que la joie qu'elle apporte contre toute conséquence. Quand cette joie s'éteint, le même impératif qui a radié la vie de la relation imposera la recherche d'une joie nouvelle où qu'elle se trouve, auprès de quiconque l'apportera. C'est logique: la logique des passions folles. La recherche de satisfaction personnelle a conduit au mépris de l'enfant qu'annonce la relation, à la répression de la féminité de la conjointe et à l'impuissance du conjoint. Pourquoi donc respecter ces restes de personnes quand leurs restes ne nous attirent plus? Si on n'a pas su se donner à la vie, on ne saurait donner sa vie. D'où l'éclatement des couples et le déchirement des rares enfants qu'ils se sont donnés. Au conjoint abandonné, on le gronde de ne pas se hâter de partager la même infidélité en ne refaisant pas sa vie ailleurs. Et à l'enfant déchiré par la rupture de ceux dont il est l'union concrète, on exige qu'il comprenne les “besoins” de grandes personnes qui refusent de comprendre sa nécessité de vie.

5- Finalement, la contraception est une histoire qu'on se raconte pour se donner bonne conscience. Quand le coeur se détache de la vie que nous sommes, que nous portons, que nous exerçons, il se tourne contre la vie. Si nous disons pudiquement voulons éviter l'enfant par la contraception, nous sommes en fait prêts à détruire l'enfant pour obtenir notre plaisir. L'évidence vient de l'avortement pratiqué industriellement quand un enfant s'est furtivement glissé dans l'aventure par distraction, par mégarde ou par insuccès. Mais l'évidence vient déjà de la présumée contraception elle-même qui fait régulièrement usage de moyens abortifs. D'abord le stérilet et la pilule du lendemain ne contraceptent pas. Ils laissent venir l'enfant mais lui refusent le moyen de s'accrocher à la paroi de l'utérus et l'envoient crever ailleurs. Ensuite, la pilule: premièrement, elle construit une barrière mécanique en épaississant les muqueuses du col de l'utérus. Le passage des spermatozoïdes est ainsi rendu très difficile. Deuxièmement, elle a pour effet de limiter presque complètement la production d'ovules. Mais, troisièmement, elle est aussi antinidatoire, rendant les parois utérines impropres à la nidation de l'enfant, au cas où les autres moyens aient échoué. L'envie l'emporte sur le coeur.

La conception du coeur

— Non. Non. Non! Personne n'entre dans l'intimité de son conjoint avec une intention si crue, si froide, si impitoyable. Les malheurs de l'amour ne sont pas voulus. Ils sont des contretemps qu'on souhaite éviter. Et la contraception fait partie de la panoplie nécessaire pour apprivoiser l'amour. Elle donne aux amoureux le temps de se connaître et à l'enfant le temps d'être désiré.

Belle histoire qu'on se raconte.

Bien entendu, le soir de sa cuite, personne ne veut le lendemain de la veille. On veut le plaisir et pas la tête endolorie. On veut consommer sans effet. Ce n'est pas dans le but d'avoir un mal de tête qu'on se la fait tourner. Ce n'est pas dans le but d'avoir des poumons empoisonnés qu'on aspire la nicotine. Ce n'est pas pour engraisser et s'alourdir qu'on s'empiffre de gras et de sucreries. Ce n'est pas pour détruire un peuple qu'on fricote sans enfants. Ce n'est pas pour déchiqueter ou empoisonner un enfant qu'on se jette au lit. On ne veut pas avoir mal quand on se fait du bien. Mais cette “bonne intention” n'a pas rapport. C'est une question de mode d'emploi.

Les amoureux ne peuvent pas se connaître s'ils s'ignorent. Or la vie qu'ils portent fait partie de leur corps, de leur coeur, de leur esprit. Quand ils détruisent l'aspiration même de leur être, ils se méconnaissent. Et s'ils s'unissent dans la méconnaissance, il n'y a aucune raison pour qu'ils s'acceptent quand ils se découvriront réellement. S'ils se mentent dans leur être, ils n'ont aucune incitation à être vrais dans leur vie.

Le temps de l'apprivoisement doit être un temps de préparation au don mutuel de vie dans la vérité de leur corps, de leur coeur et de leur esprit. Il doit être un temps d'acceptation et non de mutilation, un temps de difficile retenue et non de facile abus. Un temps réel et non un temps de faire semblant. Alors seulement, la réalité du don pourra-t-elle exister. Alors seulement, les amoureux auront-ils appris à endurer le dur pour faire vivre le doux. Et quand la passion ira dormir, quand d'autres passions folles viendront aguicher, l'épreuve de la préparation d'aimer les aidera à traverser les épreuves d'aimer.

Quant à l'enfant, il ne saurait être désiré pour lui-même s'il n'est désiré que pour l'aisance des amoureux. Aussi l'enfant voulu dans l'égoïsme de ses parents devient rapidement l'enfant délaissé quand cet égoïsme a d'autres préoccupations. C'est uniquement dans le respect de ses avenues, que les amoureux pourront apprendre le respect de sa venue.

Enfin, la contraception ne protège pas contre les malheurs de l'amour en interdisant les fruits de l'amour. Elle transforme l'amour en son propre malheur. Elle rend intransitif un acte transitif, elle termine le voyage de la vie avant même qu'il ne commence. Elle endurcit le coeur.

Quand nous y pensons bien, comme amoureux et comme enfant, c'est l'amour de retenue, de respect et de persévérance que nous voulons de ceux qui veulent nous aimer. Nous ne voulons pas d'un amour qui s'attache à la satisfaction que nous offrons et qui se détache dans l'insatisfaction. Nous voulons être aimés par une fidélité qui se lie à nous et non à la sensation que nous éveillons le temps qu'elle passe. Or “fais à autrui ce que tu veux qu'il fasse pour toi”. C'est donc d'un tel amour que nous devons vivre.

La contraception est le contraire de la conception. La conception est le don de vie. La contraception est la fermeture de la vie.

C'est parfois embêtant, mais c'est la vie.

Oui mais…

— Peut-être, mais quand la vie a été acceptée, quand les amoureux ont donné la vie, plusieurs vies même, et que la santé ou les conditions de vie invitent un amour intelligent à préserver le foyer, à limiter pour un temps la venue d'un nouvel enfant, la générosité même du coeur ne suggère-t-elle pas des émois d'amour qui suspendent la vie?

Pourtant, quel homme qui aime sa femme mutilerait sa féminité pour être bien auprès d'elle? Quelle femme qui aime son homme couperait sa masculinité pour être toute à lui? Quels amoureux se diraient amoureux qui mettraient leur conjoint à distance sous le prétexte de s'en rapprocher? Quel amour serait don qui détruit son don?

Bien sûr, certains jours de fécondité, il faut savoir se retenir, par prudence, par souci du foyer. Mais se retenir pour se mieux donner vaut mieux que se détruire pour s'accaparer. Et la pratique raconte ce que la pensée veut cacher: quand un couple d'amoureux met un produit ou une césure entre ses chairs pour mieux en profiter, ils ne sont plus une seule chair. Ils ont commis un divorce en eux.

Est-on surpris que les divorces frappent maintenant des couples de toutes durées si l'amour qu'on leur conseille méprise leur fusion réelle?

Publicité

Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !

×

IL NE RESTE QUE 3 JOURS. Tout montant est le bienvenu. L'objectif de notre campagne de financement pour l'automne est de 3 500 $.

2386 $ recueillis (OBJECTIF: 3 500$) -- Il reste 3 jours !

Ania « Merci pour votre ministère. Ma prière est qu'il grandisse dans le nom de Jésus. C'est beau des gens qui se tiennent debout pour la Vie ! »

--Émilie

Donner à Campagne Québec-Vie


Laissez un commentaire