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Retour sur le jugement sur la prière au Saguenay. Une claire volonté d'interdire la liberté religieuse au Québec mise en échec

Si les juges de la Cour d’appel reconnaissent que la récitation d’une prière ne démontre pas que le conseil de la mairie du Saguenay tente d’imposer une religion ou qu’il serait sous l’influence d’une religion, si ces mêmes juges reconnaissent qu’un patrimoine religieux, « dépouillé de leur connotation religieuse » n’interfère nullement avec la neutralité de la Ville, il n’en est pas de même d’un signe de croix…

La Cour ne supporte pas les « attitudes engagées de M. le maire » qui remettrait en cause la neutralité de la ville. « Il me semble tout à fait inconvenant que des fonctions prestigieuses puissent être utilisées aux fins de promouvoir ses propres convictions personnelles sur le plan religieux. »

Promotion des convictions personnelles? Près de 100 % de la population se déclare catholique au Saguenay. Ont-ils le droit de vivre librement en récitant une prière, oui, chrétienne, qui rejoint l’ensemble de la population, ou devait-il se plier à un individu soutenu par la clique du mouvement laïque québécois de Montréal qui désire faire interdire aux autres toute expression de leur foi?

Le Québec est majoritairement chrétien et catholique. Et sa population devrait avoir le droit de vivre selon ses convictions, ainsi que de pouvoir les exprimer publiquement. Les processions dans les rues ne peuvent être exclusivement que des parades « gais ».

Mais pour certains, le jugement de la Cour d’appel favorise la mise en place d’une charte de la laïcité. Voici comment était résumé par le journal Le Devoir du 28 mai 2013 cette question :

« En autorisant la prière au conseil municipal de Saguenay, la Cour d’appel nourrit les arguments de ceux qui, comme le gouvernement du Parti québécois, plaident pour une Charte de la laïcité consacrant de manière claire la neutralité religieuse de l’État.       

(...)

Il note au passage que pour une question “délicate et difficile de neutralité religieuse de l’État”, une notion “encore mal cernée et difficile d’application”, les balises n’abondent pas au Québec. Il écrit : “Il n’existe pas au Québec une telle chose appelée charte de la laïcité.” En guise d’écho au ministre Bernard Drainville, qui rappelait en nos pages samedi le caractère absurde de n’avoir inscrit nulle part au Québec la séparation de l’Église et de l’État, le juge Gagnon signale qu’“en l’absence d’un énoncé de principe officiel portant sur les valeurs que l’État entend protéger dans le cadre de son obligation de neutralité”, force est de s’en remettre à la règle libérale habituelle : un État neutre n’impose aucune vue religieuse à ses citoyens. »

Ce qui est inacceptable pour certains. Par contre, une charte de la laïcité fermée permettrait d’interdire les religions autres que ce laïcisme de l’espace public. Seuls un matérialisme, un athéisme pratique seraient tolérés comme mode de vie publique. Une véritable religion d’État interdisant toutes les autres religions. C’est ce que rappelait Mgr Christian Lépine à un colloque sur la religion et la laïcité à l’Université McGill où il présentait la laïcité ouverte comme un espace de liberté :

« La laïcité fermée à la religion peut bien exister comme courant de pensée, mais si elle accapare le pouvoir politique ou si celui-ci l’instrumentalise, elle devient une religion d’État qui s’impose avec ses croyances. »

« On a voulu une société où une religion ne s’impose pas, on aboutit à un État qui impose sa philosophie et son discours sur les religions. Ce faisant, l’État agit en prétendant constituer la totalité de la vie et concourt à la perte du sens de Dieu et à la destruction de la transcendance, réduisant la religion à un phénomène culturel. »

Le journal Le Devoir du 28 mai 2013 résume ainsi sa position :

« Pour lui, la religion ne peut être édictée par quiconque, pas plus qu’elle ne doit être empêchée. La liberté religieuse revient aux personnes prises individuellement, mais également lorsqu’elles agissent en commun et ce serait un “abus” que d’empêcher la manifestation publique d’une religion, a souligné Mgr Lépine. »


(…)

Soulignant le « privilège » de vivre dans une démocratie moderne et pluraliste, Mgr Lépine a d’ailleurs insisté sur le fait que « L’État, avec sa légitimité », et « la religion, qui se veut au service de Dieu », ne doivent jamais chercher à s’opposer : la laïcité donne « l’espace de liberté », et la religion y trouve la liberté de s’exprimer. »

Démocratie moderne, pluralisme et laïcité ouverte vont de pairs. Laïcité fermée et totalitarisme sont des synonymes. Le Québec a manifesté à maintes reprises sa volonté de conserver ses signes religieux et sa liberté dans l’espace public. Est-ce que le Parti Québécois saura respecter les convictions du peuple québécois?

Un éditorial dans le Journal de Montréal du 28 mai 2013 revient sur la question. Jean Jacques Samson commente ainsi la décision des juges :

« La cour d’appel envoie ainsi aux Québécois un message en faveur de plus de tolérance dans leur cohabitation. Vivre et laisser vivre. Le Mouvement laïque québécois mène en effet une croisade pour le bannissement de tout signe religieux, au nom de la liberté de conscience et de religion. Il brandit ces droits pour ériger la laïcité en religion! (…)

Qui croit que M. Simoneau a vraiment souffert de la récitation d’une prière de 20 secondes par le maire Tremblay en sa présence? Il est quotidiennement confronté à des références religieuses dans l’espace public, sans en faire une maladie. Le préjudice ne résiste pas à l’analyse. Par ailleurs, il pouvait attendre à l’extérieur de la salle et entrer après la prière. Il n’aurait été privé d’aucune information.

Identité et patrimoine

Le catholicisme, que l’on soit croyant ou non, pratiquant ou non, fait partie de l’identité collective québécoise et de notre bagage culturel.

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en mai 2008 une motion qui “témoigne de son attachement à notre patrimoine religieux et historique, représenté notamment par le crucifix de notre salon bleu (…)”

Les juges de la Cour d’appel ont aussi fait référence à la croix blanche ornant le drapeau du Québec et à la croix du mont Royal. Pour la Cour, le principe de la neutralité religieuse de l’État ne vise pas à exclure de la réalité d’une société toute référence à son histoire, fut-elle religieuse.

Le crucifix et la statue du Sacré-Cœur, dont la présence était aussi dénoncée, relèvent essentiellement d’un patrimoine culturel historique pour les citoyens.

La proximité de signes religieux avec des décideurs civils, ministres, députés ou maires, n’a jamais été non plus, dans mon esprit, un assujettissement de ces derniers à une Église et aux dirigeants de celle-ci. Même Jean Tremblay.

En tout respect pour le Tribunal des droits de la personne, la décision de la Cour d’appel me semble dictée par le gros bon sens. »

 

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