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Réplique à une grand-mère de 60 ans (Johanne Chayer) qui a des problèmes avec sa mémoire sélective...

 

(Représentation de ballet dans les années 50 qui aurait échappé aux talibans religieux de l'époque, selon ce que l'on peut comprendre de la lettre de Mme Chayer)

Une lettre d’une grand-mère fait le tour des réseaux sociaux. Dans cette lettre, écrite en 2007 par une grand-mère de 60 ans, on retrouve le pamphlet traditionnel véhiculé par les anticléricaux et imposé dans nos médias et nos écoles depuis des décennies.

Des paroissiens martyrisés, vivant sous le joug de l’Église les asservissant à des rituels obsessifs journaliers.

Ce qu’oublie de dire cette grand-mère, d’abord c’est qu`à 66 ans, elle avait 10 ans en 1957, 15 ans en 1962, et qu'une partie de plus en plus importante de la population québécoise rejetait la pratique de la religion catholique, que chacun était libre de quitter cette religion quand il le voulait, que chacun était bien libre de faire les prières qu’il voulait, que si elle a trouvé que la religion prenait trop de place dans sa vie, elle peut le reprocher à ses parents, pas à une institution à laquelle ils étaient libres d’adhérer ou pas. Ce qu’elle oublie de dire, c’est que l’Église a combattu à maintes reprises le rigorisme de la population chez qui on trouvait effectivement des gens qui avait le jugement facile, comme aussi des gens pleins d’indulgences.

L’exemple au 19e siècle de ces institutions fondées par l’Église pour porter secours aux filles-mères devant quitter leur milieu à cause du jugement de la population illustre bien ce qu’ont vécu nos ancêtres. Il est particulièrement injuste de faire porter ce jugement à une Église qui contenait autant de comportements différents que d’individus.

Grand-mère prétend avoir souffert d’avoir porté le voile à l’église. Elle aurait pu se souvenir que les hommes devaient se découvrir eux, quand ils y entraient. Peut-être aurait-elle aimé que les rôles soient inversés? Peu importe, le fait de porter un chapeau ou pas ne fait toujours pas partie des combats menés par Amnistie Internationale contre les pratiques de torture, bien que grand-mère aimerait que l’on pleure sur son sort à ce sujet.

Grand-mère a souffert de ne pas avoir mangé de viande le vendredi. Si elle vivait la même chose que dans ma famille, on profitait de cette journée pour manger des pâtes et du poisson, ce dernier que l’on n'aurait jamais vu dans notre assiette peut-être au grand détriment de notre santé s’il n’y avait eu cette obligation pour un peuple carnivore de faire abstinence de viande une journée par semaine.

Grand-mère dit que sa mère a été « chassée » de l’Église? Ah bon? Et comment un prêtre faisait-il pour « chasser » quelqu’un de l’Église? Il lui interdisait d’entrer dans une église ou d’assister à la messe?

Il pouvait arriver de tomber sur un prêtre dur à l’époque, mais comme les prêtres se rencontraient à tous les coins de rue, il était facile de trouver un prêtre plus indulgent…

Sa mère aurait été chassée parce qu’elle ne faisait pas d’enfants tous les ans? Alors que dès les années 50 les méthodes naturelles de régulation des naissances étaient enseignées et approuvées par l’Église? Grand-mère aime vraiment se présenter comme une pauvre victime d’un Québec composé de talibans religieux. Certainement que ses petits-enfants aiment l’entendre le soir quand elle raconte ses histoires de loup-garou, de Bonhomme Sept Heures et de prêtres méchants qui l’obligeaient à faire sa prière 7 fois par jour!!!

Grand-mère raconte qu’après avoir quitté l’Église, sa mère s’est séparée de son père et qu’elle s’est sentie jugée par les membres de sa paroisse. Effectivement, toute la société de l’époque, que ce soit en France, en Italie, au Québec ou au Canada avait à une certaine époque ce type de réaction. Qu’elle relise les œuvres de Marcel Pagnol pour y découvrir des comportements « paroissiaux » qui n’ont rien à voir avec l’Église, la paroisse ou la foi.

Ce que ne veut surtout pas dire grand-mère Chayer, c’est que plusieurs des comportements qu’elle attribue à l’Église étaient simplement les pratiques religieuses de ses parents, et qu’ils étaient parfaitement libres de cesser certaines pratiques ou de quitter la religion à tout moment. Si grand-mère Chayer trouve qu’elle priait trop souvent en se levant le matin, avant les repas ou avant de se coucher, qu’elle s’en prenne à ses parents qui l’ont fait tant souffrir avec leurs prières, sans que personne ne pense à mettre sa photo sur une carte pour qu’elle se fasse adopter dans la prière en Afrique ou en Chine comme étant une enfant martyrisée…

Mme Chayer affirme qu’il a fallu 50 ans aux femmes pour se libérer de l’Église? Vraiment? Alors que du jour au lendemain sa mère a quitté cette Église pour coucher avec le prêtre de la paroisse, selon ses dires. Et que dès les années 1960, les femmes ont utilisé la contraception artificielle qu’elles jugeaient plus sûre que les méthodes naturelles enseignées par l’Église depuis plus d’une décennie.

Je suis plus jeune que Grand-Maman Chayer, mais je me permets de la reprendre parce que moi aussi j’ai eu des grands-parents catholiques, et ces grands-parents paternels et maternels n’ont pas eu plus que deux enfants sans que jamais un prêtre ne vienne leur poser de questions sur le nombre d’enfants… Ça aussi, Mme Chayer c’est la réalité.

Et que toujours au Québec, une bonne partie de la population a vécu en-dehors du giron de l’Église sans avoir été inquiété. Qu’elle relise le témoignage de Jacques Parizeau qui affirmait que pendant longtemps, il avait ignoré l’existence même d’un index des livres à proscrire au Québec.

Non, grand-maman Chayer, je ne verserai pas une larme sur votre tentative de vous présenter en victime. Parce que la victime ici, ce sont les personnes que vous aimeriez brimer dans leur liberté religieuse parce que vous aimeriez transformer  votre haine de la pratique religieuse en loi liberticide.

Que vous n’aimiez pas les manifestations de dévotions et de transcendance, grand bien vous fasse. Mais laissez les autres libres de vivre, comme vous et votre famille avez toujours été libres de quitter des pratiques et une foi que vous ne partagiez pas et que vous n’aimiez pas.

Votre intolérance au phénomène religieux ne peut être imposée aux personnes qui ont la maturité de vivre la différence d’opinions et de croyances avec sérénité. Et si vous vous étouffez en voyant une croix, un voile ou une kippa, et bien, travaillez sur vous-même pour combattre ces craintes irrationnelles, ou bien, regardez ailleurs.

Le Québec d’aujourd’hui ne partage plus l’intolérance de la minorité qui a propagé le mythe de la « grande noirceur. »

Vous avez le droit de le déplorer, comme de continuer de raconter à vos petits enfants, les belles histoires des méchants prêtres et de la méchante Église qui vous obligeaient à prier 7 fois par jour, sans jamais être entrés pour vérifier cela dans votre famille. Vos enfants doivent vous adorer d’avoir une si merveilleuse imagination rétrospective. Mon grand-père aussi, me racontait les histoires du méchant loup de la montagne qui mangeait la chèvre blanquette…

Ce sont de si beaux souvenirs d'enfance...

 

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