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Réplique au chef du parti socialiste français, François Hollande, sur l'euthanasie

Dans le magazine Valeurs Actuelles, que l'on peut retrouver via le site du Salon Beige, se trouve une excellente et concise réponse, du philosophe Pierre-Olivier Ardouin, à la question de l'euthanasie soulevé par le candidat à la présidentielle française, François Hollande. À lire en entier:

 

 

Le débat sur l’euthanasie est près de s’enflammer à nouveau depuis que François Hollande s’est engagé à la légaliser s’il était élu à la présidence de la République : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour finir sa vie dignement. »

Si la formulation semble rassurante, l’arrière-plan philosophique du propos censé légitimer l’administration médicale de la mort est redoutable. Derrière le discours, il y a en effet l’idée pernicieuse que le geste euthanasique permettrait de conserver la dignité, autrement dit, serait une solution pour celui qui estimerait être sur le point de la perdre. Or, si, sur le plan psychologique, on ne peut nier que la personne qui voit se flétrir son corps et ses facultés puisse éprouver le sentiment d’une dignité diminuée, on ne doit pas perdre de vue qu’au-delà de toutes nos appréciations subjectives, le malade possède une dignité inhérente fondée sur le seul fait d’appartenir au genre humain. La dignité n’est pas un attribut qui peut être mesuré sur le plan quantitatif, c’est une qualité dont l’être humain jouit par nature. Elle est le signe de la valeur inconditionnelle accordée à la personne et ne dépend ni du regard posé par autrui ou la société ni de l’idée que l’on s’en fait soi-même. C’est justement au nom de cette loi fondamentale de notre civilisation que le Conseil de l’Europe a réitéré, dans sa résolution du 25 janvier dernier, sa condamnation ferme de toute pratique de suicide médicalement assisté ou d’euthanasie.

La seconde thèse avancée par le candidat socialiste pour autoriser l’euthanasie est celle qui consiste à dire qu’elle serait justifiée dès lors qu’elle serait librement choisie. À ceci, nous pouvons émettre deux objections. La première est que ce pseudo-argument laisse de côté le fait que l’euthanasie n’est et ne sera jamais le lieu d’exercice d’une liberté purement isolée. En effet, les promoteurs du droit à la mort se focalisent sur la demande et les procédures garantissant le bien-fondé du consentement libre du malade, oubliant l’autre moitié du contrat : la réponse qu’il faut apporter à cet appel. On se retrouve devant le paradoxe d’une liberté impuissante qui a besoin de la puissance d’agir des autres pour être effective, instrumentalisant les soignants et détruisant par là même l’essence de leur vocation, qui est d’être au service de la vie humaine. Avec la philosophe Suzanne Rameix, on peut y voir une « volonté de renverser le pouvoir médical en exerçant à son tour un pouvoir sur le professionnel de santé, en l’utilisant comme un prestataire de services pour l’exercice d’une préférence individuelle » (rapport de l’Assemblée nationale Solidaires devant la fin de vie, La Documentation française, page 122).

La deuxième objection est que la demande de mort d’un malade n’est souvent que l’expression d’un appel au secours et non celle d’une liberté idéalisée. Pour une personne en fin de vie, la vie et la mort ne se présentent pas comme deux options également ouvertes, car la vie n’est simplement plus envisagée comme une issue possible au dilemme. C’est au contraire la mort qui s’impose à l’esprit du malade : tout en se croyant libre, il se précipite en fait dans la seule voie qui s’ouvre à lui, comme le dit Axel Kahn : « La demande de mort émane toujours d’une personne pour qui la vie est devenue insupportable et qui estime qu’elle n’a pas d’autre choix que de l’interrompre. C’est tout à fait le contraire d’une liberté, et il convient, une bonne fois pour toutes, de tordre le cou à cette idée selon laquelle la demande d’euthanasie serait de ces libertés glorieuses pour lesquelles on est prêt à se battre parce qu’elles sont un idéal de vie. Ce n’est jamais cela. » (Ibid., page 117.)

Le parti pris idéologique du candidat socialiste ne témoigne-t-il pas d’une profonde méconnaissance de la question ? À moins que la gauche – on n’ose le croire – escompte limiter les dépenses de santé en ces temps de crise budgétaire en faisant de l’euthanasie une variable d’ajustement économique ? Il est vrai qu’une injection mortelle de chlorure de potassium coûte moins de un euro tandis qu’une journée d’hospitalisation en réanimation dépasse les 1 500 euros.

Il est enfin tout bonnement faux d’affirmer que les malades n’auraient d’autre alternative que subir la dégradation de leur santé et son lot de souffrances ou obtenir l’euthanasie qui les ferait paisiblement passer de vie à trépas. En récusant tant l’acharnement thérapeutique que la piqûre létale, en créant un droit individuel aux soins palliatifs, la France a su au contraire faire le choix de la sollicitude humaine envers les plus fragiles et tracer une voie originale pour le respect de la dignité des malades, regardée avec intérêt par de nombreux États européens. Ce n’est certainement pas le moment d’abdiquer un modèle qui nous tient à la hauteur de notre dignité d’hommes et dont la remise en question nous conduirait aux pires errements. Pierre-Olivier Arduin, docteur en philosophie

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