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Réaction de l'OCVF au rapport de la commission "Mourir dans la dignité"

Sur le site de l'OCVF, on peut retrouver cette information:

 

L’OCVF invite les électeurs à manifester leur mécontentement et leur option pour la vie

L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) dénonce avec vigueur plusieurs des recommandations mises de l’avant par la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (Québec) dans son rapport du 22 mars dernier.

En ouvrant la porte à « l’euthanasie sous la forme d’une aide médicale à mourir », la Commission choisit d’ignorer la dignité inhérente de la personne humaine et la valeur inestimable de la vie humaine. Elle fait fi de la voix des deux-tiers des 427 groupes et personnes qui ont pris la parole durant les auditions publiques de l’année dernière. Elle se range plutôt du côté des groupes de pression réclamant la décriminalisation de l’euthanasie et d’une autre pratique qui lui est intimement liée, le suicide assisté.

La première partie du rapport contient des recommandations visant l’amélioration des soins palliatifs. Nous appuyons évidemment ces recommandations puisque nous croyons essentiel de rendre les soins palliatifs accessibles à tous les citoyens et toutes les citoyennes ; tous ont droit à un traitement efficace de la douleur et à un accompagnement humain et spirituel empreint d’une véritable compassion.

Le rapport suggère cependant que l’on soustraie certains citoyens sans défense à la protection du Code criminel. Ainsi, il deviendrait possible pour les autorités d’ignorer des cas où des personnes handicapées, âgées ou autrement vulnérables seraient tuées (même contre leur volonté). Qui seront les prochains menacés si nous négligeons aujourd’hui de protéger les plus faibles de nos concitoyens et concitoyennes ?

L’histoire récente en dit long à ce sujet. Dans les pays qui ont légalisé l’euthanasie et le suicide assisté – même là où des balises et des restrictions ont été fixées – on a assisté à une dévalorisation accrue de la vie humaine ; au nom de l’efficacité budgétaire, des personnes particulièrement vulnérables ont été encouragées à se suicider. Ce danger est réel et risque de s’accroître avec l’augmentation des demandes de services et la réduction des budgets de la santé.

Fait troublant, si les recommandations de la Commission sont mises en application, les médecins auront un pouvoir sans précédent – le pouvoir alarmant de mettre fin à la vie de leurs patients. Ceux et celles opposés à l’euthanasie pour des motifs de conscience devront référer leurs patients désireux de mettre un terme à leurs jours à un autre médecin prêt à mettre fin à leur vie.

Le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité suggère une vision de la vie humaine à l’extrême opposé de celle de l’Église catholique. Tout en reconnaissant un sens à la souffrance vécue en union avec la Croix du Christ, l’Église nous invite à tout faire en notre pouvoir pour alléger la souffrance – mais pas au prix de l’élimination de la personne qui souffre. Il nous faut apprendre la véritable compassion qui consiste à entrer dans la souffrance de l’autre et à la partager. Voilà ce qu’espèrent la majorité de Québécois et de Québécoises qui réclament des soins palliatifs de qualité à la grandeur de la province.

Le Gouvernement Charest doit résister aux pressions pro-euthanasie exercées par la Commission. Il est dès lors essentiel que les électeurs manifestent clairement à leurs élus leur opposition à la décriminalisation de cette pratique mortifère et leur désir de voir s’améliorer les soins palliatifs pour tous les citoyens et toutes les citoyennes qui en ont besoin.

 

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