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Pourquoi je n’aurais jamais dû avoir huit enfants

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Par Leila Miller - Traduit par Campagne Québec Vie

21 octobre 2011 (Little Catholic Bubble) -- Il y a quelques mois, j’expliquais aux lecteurs de mon blogue comment élever facilement huit enfants. Aujourd’hui, je vais vous raconter pourquoi je n’aurais jamais dû avoir huit enfants – si j’avais écouté le démon et la sagesse conventionnelle de notre monde.

Alors que j’étais la mère heureuse de quatre enfants et que j’envisageais sérieusement et désirais profondément en avoir un cinquième, je fus soudain envahie d’un sentiment étrange. Pendant plusieurs jours, ma joie à l’idée d’une nouvelle petite âme était ternie par des pensées de découragement et des craintes.

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J’ai commencé à me dire que j’étais tout juste une bonne mère pour les quatre trésors que j’avais déjà et que toute nouvelle charge parentale serait irresponsable. Je me souviens d’un soir où, me tenant dans ma cuisine, assaillie de craintes et d’angoisse, je me dis qu’il était absolument inconcevable que je puisse avoir un autre bébé. Pas maintenant et plus jamais !

Tous mes défauts et mes péchés se bousculaient dans mon esprit et je chancelais de voir la vérité en face : 

Je ne sais pas cuisiner.
Je ne sais pas faire les courses.
Je ne peux pas emmener les enfants jouer dehors sans être aidée.
Je n’ai auuuuuuuucune patience.
Je ne sais rien faire de mes dix doigts.
Je ne sais pas coudre.
Je ne sais pas recevoir.
Je ne suis pas athlétique et je ne suis pas une femme d’extérieur.
Je ne sais pas faire de la maison une charmante demeure.
Je ne suis pas amusante.
Je suis fainéante et je remets tout au lendemain.
Je suis habituée à être servie et non à servir.
Je suis sarcastique et grincheuse.
Je passe mon temps à me plaindre.
J’aime être seule.
Je déteste être interrompue ou dérangée.
Je ne suis pas particulièrement douée avec les enfants.

À ce moment-là, je savais toutes ces choses. Et j’étais découragée. Chacune de ces raisons suffisait à n’importe quelle femme pour se persuader qu’il était imprudent qu’elle ait un autre enfant. En fait, vous devez même être en train de vous dire : « Bon sang, cette femme ne devrait pas avoir d’enfants, et surtout pas huit ! »

Mais voilà : les mères de familles nombreuses se voient constamment dire par d’autres femmes que « Je ne pourrais jamais faire ce que tu fais ! » ou « Tu dois avoir beaucoup de patience ! », ou encore « Tu dois être vraiment douée avec les enfants ! ». Elles pensent que nous avons reçu un don spécial ou un gène mutant qu’elles ne possèdent pas. Mais elles sont loin de se douter que nous sommes exactement comme elles. En fait, la plupart des femmes qui me disent ce genre de choses seraient plus à même que moi de gérer une famille nombreuse.

Cette nuit-là, alors que je me tenais dans ma cuisine, un moment de grâce est venu chasser le découragement. Combien de fois avais-je dit à d’autres : « Le découragement ne vient pas du Christ, qui ne fait qu’encourager. Il vient de Satan ! » Je m’en suis souvenu à ce moment-là, et mes craintes et mes angoisses ont disparu. Seul le démon, qui hait viscéralement l’espèce humaine, pouvait me tourmenter en me faisant croire que mes carences culinaires devaient régir l’accueil d’une nouvelle vie dans notre famille. J’ai vu le mal dans cette pensée, que j’ai immédiatement abandonnée. J’avais encore l’habitude de jurer beaucoup à cette époque et je me souviens d’avoir dit au démon ce qu’il pouvait faire de son avalanche de pensées décourageantes. Oui, c’était un bon moment.

Depuis ce jour, cinq âmes éternelles sont venues compléter notre famille, et mon mari et moi-même avons le privilège d’en élever quatre sur cette terre. Et si je ne peux pas me vanter d’avoir trouvé remède à tous les vices et carences de ma liste (et j’en suis bien loin !), l’existence de tous mes enfants m’a fait avancer sur le chemin de la sainteté. Oui, c’est comme ça que ça marche : les âmes qui entourent votre vie sont des dons, et chacune est destinée à vous sanctifier de façon particulière. Mes petits agents de sanctification sont les artisans qui me façonnent de telle ou telle manière, selon mes besoins et les plans de Dieu, et ils sont aussi les artisans de leur père et de leurs frères et sœurs.

L’existence de ma famille telle qu’elle est est une preuve vivante qu’ « avec Dieu, tout est possible » - même que Leila Miller soit la mère de huit bons enfants.

Deo gratias.

Reproduit avec la permission du blogue de Leila Miller

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