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Pour combattre le suicide et le chantage

(Doit-on permettre l'euthanasie par crainte de ne pouvoir soulager?)

Une lettre parue dans la Presse du 20 septembre 2013 et dans le Devoir du 23 septembre 2013, d’une famille dont l’un des membres s'est suicidé au mois de juin 2010 est censée appelée à la compassion.

Si nous éprouvons de la douleur pour ce qui est arrivé à cette famille, nous ne pouvons considérer les comportements évoqués comme acceptables. La famille affirme que si l’euthanasie au Québec était légale, ce membre de la famille ne se serait pas suicidé…

Selon le raisonnement de sa famille, il ne désirait pas mourir à ce moment-là, mais plus tard… La famille parle de sa souffrance comme étant des tourments, de la solitude, de la peur… des problèmes qui attaquent toutes les personnes suicidaires et que des organismes comme Suicide Action Montréal ont appris à combattre.

Pour sa douleur physique, la famille Rouleau affirme qu’il pouvait utiliser des médicaments quand celle-ci devenait insupportable, mais qu’il n’aimait pas les utiliser : « Quand les spasmes étaient trop douloureux, oui, il prenait des médicaments, mais il détestait ça parce que ces médicaments le privaient de la pleine possession de ses moyens, de sa “présence” au monde. »

Et il y a cette dernière remarque dans cette lettre : « Laurent n’est pas mort sur le coup. Il a été transporté à l’urgence où l’équipe médicale a voulu le “sauver”. Il a réaffirmé sa volonté de mourir. Son médecin de famille, qui le suivait depuis des années et connaissait son désir de mourir à SON heure, est intervenu. Puis, une évaluation psychiatrique. Puis une consultation juridique. Et quand on lui a annoncé qu’on respecterait son choix, tous ceux d’entre nous qui l’entouraient ont vu qu’à ce moment-là, il a été délivré, vraiment délivré du mal. »

Si vraiment, « à ce moment-là, il a été délivré, vraiment délivré du mal » parce qu’il apprend que l’on respectera sa décision, c’est que son mal était, comme l’affirme sa famille : des tourments, la solitude, la peur. »

Des maux que l’on peut combattre autrement que par des médicaments ou de la morphine pour soulager la sclérose en plaques. Ce sont ces maux qui incitent la majorité de la population à réclamer l’euthanasie. Ce sont ces mêmes angoisses qui ont permis à deux jumeaux en Belgique d’être euthanasiés parce qu’ils craignaient la souffrance de devenir aveugle.

La peur de la solitude est l’une des causes des demandes d’euthanasie. Nous ne voulons pas mourir seuls, dans une indifférence qui ne procure que les soins minimum, et encore… Nous craignons d’être abandonnés à nos souffrances. M. Rouleau aurait voulu vivre plus longtemps, selon sa famille.

M. Rouleau « avait parlé très souvent de mettre fin à ses jours quand il ne pourrait plus supporter de vivre. » (…) M. Rouleau s’est tiré deux balles dans le ventre : « Il l’a fait tout seul, alors qu’il le pouvait encore, avant d’être totalement prisonnier de son corps malade. »

Et la famille de commenter : « (…) nous sommes persuadés qu’avec une telle loi (loi 52), Laurent aurait pu prolonger sa vie. Il aurait eu la certitude qu’on l’aiderait, le moment venu, que sa volonté aurait été respectée, même s’il ne pouvait plus bouger. »

M. Rouleau s’est suicidé parce qu’il avait peur, peur qu’un jour il ne pourrait être soulagé d’une douleur qu’il aurait supportée, s’il n’avait eu la peur de ne pas pouvoir être exécuté le jour où il aurait décidé en avoir assez.

Sur le site de la Fondation pour l’Aide à la Recherche sur la Sclérose en Plaques, on peut lire :

Quel que soit le type de douleur, celle-ci ne doit pas être vécue comme une fatalité ni comme un événement inéluctable. La prise en charge multidisciplinaire de la douleur est essentielle. C'est cette prise en charge individualisée du patient qui doit être mise en avant dans le traitement de la douleur. Le neurologue fera appel à tous les spécialistes impliqués (médecine physique, kinésithérapie, ergothérapie, consultations anti-douleurs, ...). Ensuite, une surveillance régulière permettra d'évaluer le bénéfice de cette prise en charge. Le médecin traitant a également un rôle important à jouer. Il aidera à dépister, différencier tous les types de douleur, adapter les doses de médicaments, évaluer le handicap des patients ainsi que leur détresse psychologique. En effet, la prise en charge psychologique des patients est très importante : la crainte et le vécu de la douleur sont souvent plus importants que l'intensité de la douleur.

En conclusion, la douleur dans la sclérose en plaques doit être prise en compte. Aujourd'hui, l'éventail des traitements est large et doit permettre de soulager tous les types de souffrance. Cette prise en charge se fait au mieux dans le cadre des réseaux de santé. »

A-t-on bien pris en charge la crainte de M. Rouleau quant à une douleur qu’il aurait pu supporter, selon sa famille, si ce n’était de cette crainte de ne pouvoir appuyer sur le bouton exit s’il le désirait?

Sur la douleur de la Sclérose en Plaques, on retrouve ces informations sur le site de Canoe.santé :

Chacun a droit de contrôler efficacement sa douleur. Bien des gens atteints de SP souffrent alors qu'ils pourraient en fait en être soulagés. Il arrive que ce soit parce que leur traitement est inefficace, qu'eux-mêmes ou les professionnels qui les soignent ne connaissent pas toutes les méthodes de traitement disponibles ou encore parce qu'ils ne savent pas comment aborder le sujet avec leur médecin. Comment vous assurer que vous obtenez un soulagement efficace de votre douleur? (…)

Il est parfois impossible d'éliminer complètement la douleur et il peut s'avérer nécessaire d'accepter un antidouleur qui la rendra supportable.

Selon la cause de votre douleur, un soulagement efficace nécessitera probablement une combinaison de traitement, médical et non médical. (...)

La douleur possède aussi un aspect psychologique et émotif. Bien des gens considèrent que les activités auxquelles ils prennent plaisir les distraient de leur mal. La méditation, l'humour et les techniques de relaxation aident parfois à soulager la douleur. Il est important d'avoir des amis, une famille, d'autres personnes atteintes de SP qui forment un réseau de soutien émotif.

Si vous n'êtes pas satisfait du degré de soulagement de votre douleur, ou si vous souhaitez essayer un autre moyen de la contrôler, parlez-en à votre médecin, à votre pharmacien ou au  personnel infirmier. Vous seul ressentez votre douleur, de sorte que personne d'autre que vous peut déterminer l'efficacité de votre traitement.

(…)

Si l'intensité de la douleur nécessite des analgésiques aussi puissants que les opioïdes, il vaut mieux les prendre que de souffrir. La douleur non traitée risque de s'exacerber, entraînant la peur, un accroissement d'intensité et une limitation des activités.

A-t-on bien soigné la douleur et la peur de M. Rouleau? Soigne-t-on bien les peurs des Québécois?  Connaissent-ils des témoignages de familles heureuses que la mort d’un proche se soit bien déroulée dans une unité de soins palliatifs? Savent-ils que ces soins, si le gouvernement ne choisissait pas l’euthanasie, pourraient être assurés pour tous?

La cause première de la volonté de légaliser l'euthanasie, c'est la peur et non pas la douleur qui, elle, est contrôlée selon la quasi totalité des médecins en soins palliatifs...

 


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