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Petite histoire cauchemardesque de techniques criminelles...

Une histoire paru sur le site du journal Le Nouvelliste du 7 mai 2012:

(«Si j'ai un autre enfant, mon garçon se sentira moins seul, créé comme ça.»)

 

 (Trois-Rivières) On trouve de tout sur Internet. Quelques clics et moyennant une indemnité pour service rendu, on peut y dénicher tous les ingrédients essentiels pour faire un enfant.

 

«Recherchée: donneuse d'ovules». C'est le titre d'une petite annonce placée sur le web par un couple nouvellement établi à Trois-Rivières. Comme une bouteille jetée à la mer, Louise (prénom fictif) et son conjoint espèrent être entendus par celle qui leur permettra d'agrandir leur famille.

La femme qui acceptera de leur offrir un gamète en cadeau doit être âgée entre 20 et 28 ans, avoir les cheveux blonds, voire platine quand elle était une fillette (photo à l'appui), et, idéalement, être gratifiée de yeux bleus.

Louise n'a rien contre les brunes aux yeux bruns. C'est ce qu'elle est. À vrai dire, la dame rêve d'avoir un enfant qui aura les mêmes traits que son grand frère, un blondinet présentement âgé d'un an et demi qu'elle a porté pendant neuf mois, enfanté et allaité. Au niveau purement génétique par contre, le bambin ne ressemblera jamais à celle qui est considérée comme sa mère, ni à celui qui se veut son père.

Le petit garçon était l'embryon congelé d'un autre couple lorsqu'il a été «adopté» par Louise et son conjoint.

Cette fois-ci, la Trifluvienne est à la recherche d'une femme qui lui fournira l'ovule pouvant être fécondé en laboratoire par les spermatozoïdes de son mari. Comme pour la première fois, elle se charge du reste : offrir un nid. Sa tête et son coeur sont prêts. Son corps aussi, mais le temps file.

Compliqué tout cela? Pas quand on veut des enfants à tout prix...

Âgée dans la quarantaine, Louise a rencontré son mari sur le tard. Malgré toutes leurs tentatives pour concevoir un enfant, ils ont jusqu'à ce jour été confrontés aux caprices de la nature quand on n'est plus au top de sa fertilité.

Contre toutes attentes, ils ont décidé il y a quelques années d'avoir recours à l'insémination artificielle dans une clinique des États-Unis donnant accès à une banque d'ovules et d'embryons.

Louise et son conjoint ont adopté douze embryons tous issus de la même fécondation in vitro. Il s'agissait d'embryons inutilisés par un couple d'Américains qui était passé par les mêmes étapes qu'eux avant de devenir les heureux parents de jumeaux. Leur famille étant complète, ils avaient décidé de faire don de leurs embryons restants.

Des six embryons qui ont d'abord été décongelés, quatre ont survécu et ont été implantés dans l'utérus de Louise qui a donné naissance à un fils.

À l'hiver dernier, la Trifluvienne est retournée aux États-Unis pour récupérer les six autres embryons qui patientaient toujours bien au froid. Parmi eux, espéraient la femme et son époux, allait se trouver un petit frère ou une petite soeur pour leur garçon.

Comme pour la première fois, quatre embryons ont subsisté à l'étape cruciale de la décongélation et ont été transférés dans la cavité utérine de Louise. «Mais ça n'a pas marché...», regrette Louise qui n'a pas mis un terme pour autant à son désir quasi viscéral d'avoir un deuxième enfant.

Depuis le mois d'avril, elle multiplie les petites annonces sur Internet, à la recherche d'une donneuse d'ovule originaire du Québec. Plus que jamais, la dame mise sur la générosité d'une femme prête à lui faire ce cadeau inestimable.

Louise ne s'en cache pas: elle n'a plus les moyens de se tourner vers la clinique américaine d'où origine le garçon qu'elle a mis au monde. Travailleuse autonome dans le domaine du graphisme, la Trifluvienne et son époux, un fonctionnaire fédéral, y ont englouti près de 30 000 $.

Bien des couples auraient abandonné depuis longtemps. Difficile de comprendre pourquoi depuis plusieurs semaines, Louise passe des dizaines d'heures par semaine devant son ordinateur, à poursuivre ses recherches qui vont paraître audacieuses pour les uns, discutables pour les autres. La femme est consciente des questions d'éthique qu'elle soulève.

«Si j'ai un autre enfant, mon garçon se sentira moins seul, créé comme ça. Car un jour, il sera curieux et nous lui expliquerons. Il aura alors quelqu'un à qui parler de ce qu'il ressent», dit-elle pour justifier sa petite annonce sur Internet.

«Ça peut être une vraie belle chose!»

Aux yeux de Louise, compenser une donneuse ne veut pas dire acheter ses ovules, un acte illégal au Canada.

Le don d'ovule anonyme et gratuit est permis au Québec. Il serait même fortement recommandé quand une femme âgée dans la quarantaine se présente, comme Louise (prénom fictif), dans une clinique de fertilité.

Les activités médicales liées au don d'ovule (prélèvement, formation, conservation et transferts d'embryons) sont couvertes par le Programme québécois de procréation assistée. La donneuse doit résider au Québec et posséder une carte d'assurance maladie. Sur présentation de reçus, les cliniques peuvent également dédommager des donneuses pour leurs déplacements.

"Mais au Québec, il faut trouver nous-mêmes notre donneuse. Ça complique les choses", fait savoir la dame qui mise sur le web pour trouver celle qui acceptera de répondre à son appel pressant sans rien demander en retour. Ou presque.

La commercialisation du matériel reproductif humain existe bel et bien sur le marché noir. Des ovules, il y en a pour tous les goûts et pour tous les coûts. Louise ne veut pas aller sur ce terrain-là. Elle préfère s'en tenir au cadre légal même si les donneuses comme celles qu'elle recherche ne courent pas les rues.

Plus que jamais, la Trifluvienne espère toucher le coeur d'une femme qui acceptera de lui offrir un oeuf aussi précieux. "Ça peut être une vraie belle chose. C'est un don de vie!", insiste-t-elle.

Louise s'engage à rembourser les autres dépenses encourues par la donneuse pour passer à travers le processus qui implique différentes étapes, dont la stimulation ovarienne, la ponction, etc.

"Je trouve ça normal de compenser une donneuse. C'est quand même un gros effort. Il y a des injections et un peu de douleur", admet Louise qui est prête à assumer financièrement les journées de travail perdues par la donneuse qui devra se rendre à quelques reprises dans une clinique de fertilisation de Montréal. Elle n'hésitera pas non plus à lui payer ses repas, encore moins à défrayer les examens médicaux qui viennent souvent en sus.

Difficile d'évaluer le tout : 2000 $, 3000 $...? "J'offre ce que ça va lui coûter", répond Louise qui est consciente d'ajouter une autre difficulté à sa requête. Elle veut convaincre l'éventuelle donneuse de maintenir un certain lien avec l'enfant issu de son ovule. Louise aimerait que cette femme soit ouverte à l'idée d'être contactée dans le futur, au besoin.

Selon le Code civil du Québec cependant, la procréation assistée ne crée aucun lien de filiation entre l'"auteur de l'apport génétique" (la femme qui donne l'ovule ou l'homme qui fournit le sperme) et l'enfant qui en est issu.

"Mais un enfant créé de cette façon finit par avoir des questions sur son background", prétend la maman qui souhaite avoir des réponses à donner, notamment sur son bagage génétique.

Louise a d'ailleurs l'intention de se mettre un jour à la recherche de celle qui a donné ses ovules au couple d'Américains de qui elle a adopté ses douze embryons. La Trifluvienne aimerait retrouver celle qui a fourni le gamète sans qui son fils n'existerait pas.

"J'ai sa photo et son numéro de donneuse", indique Louise qui voue une admiration sans bornes pour celle qui "a accepté de lui donner une partie d'elle-même."

Pour le moment par contre, la femme met toutes ses énergies dans la recherche d'une nouvelle donneuse. Pour agrandir sa famille, Louise ira jusqu'au bout, en fait, jusqu'à ce que l'âge en décide autrement, sans possibilité d'aller en appel du verdict.

"Je ne vais pas lâcher", affirme la dame avant de demander à laisser son courrier électronique (new.jacc@yahoo.com), au cas où.

Une obsession folle voulant justifier la congélation et décongélation d'enfants à naître, dont plusieurs en mourront sans que cela ne pertube en aucune façon les "parents"? Peut-on parler de désir criminel? Que faire de cette épidémie d'embryons congelés par des médecins sans conscience?

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