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Nous avions 100 raisons pour choisir l’avortement, mais mon copain et moi avons choisi la vie

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Par Live Action News traduit par Campagne Québec-Vie

La gynécologue a mis sa main sur la mienne et m’a annoncé que j’étais enceinte. J’étais en état de choc. Je ne pouvais pas avoir un bébé en ce moment, avec tout ce qui se passait dans ma vie – une grande charge de travail, l’état de santé de ma mère, et peut-être un mariage dans le futur. Et je pouvais compter 100 autres raisons pour ne pas avoir un bébé.

Mon copain Dan et moi avions été élevés dans des familles chrétiennes. Et bien que nos parents nous aimaient et étaient pour nous un grand soutien, personne ne serait très heureux de voir apparaître un bébé à ce moment de nos vies, et avant notre cérémonie de mariage. On nous avait appris à faire les choses « comme il faut », et nous savions que cette grossesse ne rentrait pas dans cet ordre des choses. Jusqu’à ce jour, je jouais le rôle de la « fille idéale » et de la « Chrétienne idéale ».

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Être enceinte signifierait que tout le monde saurait qui j’étais vraiment.

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Je pris donc rendez-vous à une clinique d’avortement, en dehors de la ville, car je ne voulais pas prendre le risque de rencontrer en chemin quelqu’un qui connaissait ma famille. Dan est venu avec moi au rendez-vous, mais il m’avait dit clairement qu’il était contre ma décision. Mais il m’aimait et était prêt à mettre ses croyances de coté pour moi.

Après tout, c’était bien mon corps et mon choix, n’est-ce pas?

Quand nous sommes arrivés à la clinique, nous avons vu des groupes de personnes sur le trottoir brandissant des pancartes. Une des pancartes m'interpella en particulier. Elle disait « Si vous croyez, quittez ». Et il y avait une grande croix dessus. Moi aussi je « croyais », alors qu’est-ce que je faisais là?

Je voulais faire demi-tour, tout de suite, mais je ne pouvais m’empêcher de penser à la honte et l’inconfort que j’aurais eu avec cette grossesse. Je savais que l’avortement était mauvais, mais c’était un mal que je pouvais cacher.

Nous avons stationné l’auto et marché vers la clinique. Dan prit ma main et la serra et me rappela que nous n’avions pas besoin d’entrer. J’ai continué à marcher.

Alors que je remplissais les papiers de la clinique, j’ai commencé à pleurer. Est-ce que je prenais la bonne décision? … Quand je fus appelée, je ressentis comme si je ne pouvais plus respirer. Je me suis levée. Mais au lieu d’entrer dans le couloir de la clinique, je me suis dirigée vers l’extérieur. Dan me suivit. J’étais si confuse. À travers mes larmes, je lui ai dis ne pas être capable de passer à travers un avortement. Mais je lui ai dis aussi que je n’étais pas capable, non plus, de passer à travers toute la honte que cette grossesse apporterait. Je sentais n’avoir aucun choix.

À ce moment, j’ai haussé la tête et aperçu un bel autobus violet sur lequel on voyait des images d’oiseaux qui volent. Sur le coté on pouvait lire : « Vous avez le choix ». Une femme qui était debout près de l’autobus me regardait. Elle se dirigea vers moi et me demanda si elle pouvait faire quelque chose pour moi. Elle me dit pouvoir nous aider.

Elle nous invita à l’intérieur de l’unité mobile. L’intérieur de l’autobus était tellement plus frais que la chaleur estivale à l’extérieur. Elle m’offrit un papier-mouchoir et nous donna des bouteilles d’eau fraiche. J’ai commencé alors à me calmer. Pendant les trente minutes suivantes, j’ai partagé mon histoire avec elle.

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Je lui ai parlé de mes convictions religieuses, de ma famille et de ma situation au travail. Pendant que nous discutions de mes préoccupations, elle écrivait le « pour » et le « contre » de chacun des points que je soulevais. Nous avons aussi discuté des résultats potentiels. Après avoir fait cela, je me rendis compte que nous serions capable de gérer toutes ces préoccupations. Certaines n’étaient même pas valables.

Mon regard se tourna vers Dan. Il avait la tête baissée, et ses mains couvraient sa figure. Il leva la tête, les larmes aux yeux, et me dit fermement : « Nous n’allons pas mettre fin à la vie de notre enfant. Nous ne tuons pas nos enfants. » Il continua à me dire : « Pourquoi sommes nous si inquiets de ce que les autres pensent? ». Et c’était exactement ce que j’avais besoin d’entendre à ce moment. Je me rendis compte que ce que Dieu pense de moi est bien plus important que ce que les autres pensent.

Nous avons décidé de garder notre bébé! À partir de ce moment, mon cœur était plein de soulagement et de paix. Nous sommes si reconnaissants pour les conseils que nous avons reçus dans l’autobus cigogne et pour le support que nous avons trouvé au centre local d’aide à la grossesse.

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