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Nancy Garez (femme ayant subi un avortement) au sujet de l'article "Lui, il était curé, moi j'étais juste une bâtarde."

En réponse à l’article de André Noel: “Lui, il était cure, moi j’étais juste une bâtarde.” (L’article raconte que Mme Nicole Joannette avait été violée dans sa jeunesse par un prêtre et ensuite amenée à un avortoir—Éd.)

J’ai été frappée par la douleur et la haine qui se dégage de l’article sur Mme Nicole Joannette. Moi-même, je suis en colère: je suis en colère parce que, quand j’ai eu mon avortement, personne, ni mon entourage, ni mon médecin, ne m’a dit que je risquais de le regretter pour le reste de ma vie…La culpabilité que l’on ressent après, des mois, parfois des années plus tard, le remord qui s’installe dans notre coeur, un jour, sans prévenir, personne ne m’en a parlé…Des années après, on ne se souvient plus si l’enfant a été conçu dans l’amour ou dans l’indifférence, si on a été forcée ou pas, tout ce qui reste, c’est le vide de l’absence, l’absence irrémédiable de quelqu’un qu’on aurait pu aimer: un être humain, un être plein de promesses…Les regrets, le mépris de soi, les insomnies, personne ne m’en a parlé! Les crises d’angoisse, la taticardie, la dépression, on ne m’avait rien dit…Personne ne pouvait même comprendre que ça puisse arriver, ni les docteurs, ni la famille: personne ne voulait savoir!

Quand j’ai eu mon premier bébé, que je l’ai vu si mignon, si parfait, j’ai pensé à celui que j’avais avorté et comme il devait être beau lui aussi…Vingt-huit ans après, je fais toujours ce cauchemar ou je vois un tout petit bébé disparaître sous l’eau en me regardant et j’essaie d’attraper sa petite main tendue vers moi et je n’y arrive pas…

En Novembre 2001, mon dernier bébé a été diagnostiqué in utero avec un grave défaut génétique: il allait mourir avant la naissance ou juste après… On m’a conseillé l’interruption de grossesse mais j’ai dit au docteur qu’un second avortement était hors de question, ce bébé mourrait dans son temps, pas dans le mien! Pendant les 26 heures de sa vie, il a été tenu et bercé par ses frères et soeur, et le souvenir de son doux visage restera toujours gravé dans nos mémoires. Comme j’aurais aimé tenir mon premier bébé, avorté vingt ans plus tôt, comme j’aurais aimé voir son visage! J’aurais du être plus forte et défendre sa vie…

Aujourd’hui, je vais bien; j’ai suivi une retraite de guerison (La vigne de Rachel) où j'ai rencontré d'autres femmes blessées par l'avortement. Petit à petit, ma colère a fait place au courage de parler, comme des milliers d’hommes et de femmes qui ont eux aussi choisi de rompre le silence: accordez-vous donc le droit de les écouter (www.silentnomoreawareness.org). Je suis reconnaissante au Cardinal Ouellet d’avoir dit la vérité.

Je considère mon enfant avorté comme une victime, quelle que soit la façon dont il a été conçu, et nous toutes, femmes non informées des risques physiques et psychiques liés à un avortement, nous sommes aussi des victimes. De par le viol et l’avortement, Mme Joannette est doublement victime et je comprends sa révolte, même si je désapprouve sa dureté par rapport à Mgr Ouellet, qui essait de nous aider en proclamant la vérité: La Vérité nous libèrera! Quant’à moi, si j’avais entendu les mots du Cardinal avant de me rendre à la clinique, peut-être que mon enfant serait vivant aujourd’hui…

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