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Michel Schooyans explique les conséquences d'un vieillissement d'une société et le plan d'une culture de mort

Les idoles de la modernité, le nouveau livre de Michel Schooyans est des plus captivants. Il est un rassemblement d’interviews de journalistes de différents pays avec l'auteur.
 
Michel Schooyans est professeur émérite de l’Université catholique de Louvain, où il a enseigné la philosophie politique, les idéologies contemporaines et l’éthique des politiques démographiques. Il a également enseigné pendant dix ans à l’Université catholique de São Paulo. Il est membre de l’Académie pontificale des sciences sociales, de l’Académie pontificale pour la vie et de l’Académie mexicaine de bioéthique.
 
Nous avons choisi pour vous quelques extraits des plus intéressants :
 
Quels sont à moyen terme, les conséquences du vieillissement de la population?
 
— Impossible d’être exhaustif. (…) Mais pointons au moins quelques conséquences. À l’horizon de 2030 en Europe, trois personnes qui travaillent (en espérant qu’elles aient trouvé un emploi…) devront soutenir une personne dépendante âgée. Et ne perdons pas de vue que, dans le même temps, il faudra subvenir aux besoins des enfants (s’il y en a…). Dans cette situation, on privilégiera les personnes âgées. En effet, celles-ci, à la différence des enfants, ont un poids électoral important. Au lieu de favoriser l’éducation, la formation, la préparation à l’emploi, le logement pour les jeunes couples, etc., les subventions iront plutôt, en un premier temps, vers des structures sociales pour personnes âgées. Nous verrons donc se développer des tensions entre générations. De plus, comme nous n’aurons plus assez de jeunes actifs, nous ferons venir des jeunes étrangers. Il faudra former ceux-ci, les intégrer. Souvent, ces jeunes étrangers de la première génération feront venir leurs parents. Il saute aux yeux qu’il y aura bien des tensions culturelles à gérer; elles seront plus fréquentes et plus profondes que celles qu’on a connues jusqu’à présent. Faute d’enfants, la vie économique risque également de s’installer dans la récession. Souvent accentué par l’augmentation de la productivité, le déséquilibre entre l’offre et la demande ne cessera d’augmenter; il entraînera « restructurations » et chômage. Dans ce contexte, ce qui inquiète le plus, c’est que, en un second temps, l’euthanasie sera – et est déjà — proposée comme une solution dont la cause principale est à chercher dans le déficit démographie. (p.23)
 
Y a-t-il une solution?
 
— De nombreuses études convergent et s’accordent à dire que, bien formés, bien éduqués à tous les niveaux, les enfants sont l’avenir et la richesse des nations. Adam Smith le disait déjà à propos de l’Amérique, au livre I, chapitre 9 de son célèbre ouvrage. C’est le « capital humain » qui permet de créer, d’inventer, de faire vivre et prospérer une nation. L’avenir de toute société se prépare dans la famille, lieu par excellence où l’enfant apprend les bases intellectuelles, morales et religieuses de la vie en société. Un enfant évoluant dans une famille fragilisée est en fait discriminé parce qu’il n’a pas le père ou la mère dont il a besoin. Un enfant issu d’un papa et d’une maman n’ayant ni frères ni sœurs ne saura jamais ce qu’est un oncle, une tante, des cousins et des cousines. C’est dans le milieu familial que l’enfant s’épanouit, affermit sa personnalité et développe ses potentialités. L’éducation bien comprise a un impact sur la société tout entière. Quand une mère choisit librement de rester au foyer pour s’occuper de ses enfants et de sa famille, elle joue un rôle capital dans la construction d’une société. C’est pour cela que la famille doit être soutenue, et que l’accueil généreux des enfants doit être encouragé. (p.24)
 
— On répète que des gens sont pauvres parce qu’ils ont trop d’enfants. Mais c’est l’inverse qu’il faut dire : ils ont trop d’enfants parce qu’ils sont pauvres. Dans une société où les systèmes d’allocations familiales, de mutuelles, de retraites ne fonctionnent pas et où il n’y a pas d’emplois, avoir beaucoup d’enfants est un réflexe de survie dans le Tiers-Monde, et même dans certaines régions des pays émergents, la mortalité infantile reste très élevée : au Brésil elle est de 33 pour mille; en Afrique de 80 pour mille; alors qu’Europe, elle est de 7 pour mille. Or dans les pays pauvres, les enfants survivants contribuent à lutter contre la pauvreté, car ils travaillent pour subsister, et quelques-uns s’occuperont de leurs parents devenus vieux. Quand le réseau de solidarité sociale s’améliore, cette motivation de survie disparaît et la fécondité diminue. (p.208)
 
— (…) Ce que je vais dire maintenant est un peu paradoxal et à première vue choquant. Aujourd’hui, des études parmi les plus autorisées mettent en évidence que les ressources naturelles, c’est quelque chose qui n’existe purement et simplement pas. Ce qui fait d’une chose une richesse, c’est l’action de l’homme. Les Indiens d’Amérique ont vécu pendant des siècles sur des gisements de pétrole, sans découvrir que cette chose pouvait être transformée en richesse. (p.32)
 
— (…) Les pays riches veulent maintenir le contrôle sur les réserves des ressources naturelles sans que les pays pauvres, possesseurs de ces ressources, aient accès au savoir et aux technologies qui leur permettraient d’exploiter ces ressources à leur propre profit. (p.63)
 
 
Quand on regarde la colère intergénérationnelle se développant au Québec, on ne peut que confirmer l'analyse de Michel Schooyans sur les conséquences du vieillissement de la population, elle-même conséquence de la contraception et de l'avortement. Mais la prochaine question dévoile un plan qui est la trame chronologique de ce qui s'est passé au québec jusqu'à maintenant.
 
Quand on examine les lois immorales qui sont adoptées dans différents pays, on a l’impression qu’elles présentent toutes un schéma commun. Croyez-vous que ces lois soient inspirées par un même programme?
 
— Évidemment. Voyez ce qui se passe.
  •  D’abord on légalise et on facilite le divorce, même si les situations varient selon les cas.
  •  Ensuite, on adopte la contraception et on la présente comme un « nouveau droit ».
  •  En troisième lieu on légalise l’avortement, en montant en épingle l’un ou l’autre cas dramatique, de préférence assorti d’un parfum de scandale. En un premier temps, on ouvre des exceptions à la prohibition générale de l’avortement; ensuite on en arrive à revendiquer l’avortement comme un « droit ». Désormais légalement exigible, l’avortement est financé par l’État.
  • À la quatrième étape, on légalise l’euthanasie. On affaiblit les services de santé et les mutuelles. Il s’ensuit que beaucoup de personnes âgées ont de moins en moins accès à une médecine de qualité. Soumis à une pression sociale croissante, ils se culpabilisent, ils se perçoivent comme une charge pour le reste de la société et finissent par se faire à l’idée d’être euthanasiés. C’est un peu ce qui s’est passé avec les Juifs dans l’Allemagne nazie : ils auraient pu réagir, mais ils ont été soumis à une telle campagne d’humiliation que beaucoup finirent par accepter, pour ainsi dire, d’être éliminés dans les chambres à gaz.
  • La cinquième étape, c’est l’élimination des êtres jugés politiquement dangereux, économiquement inutiles ou physiquement défectueux, avant ou après leur naissance : ce qui nous ramène à la case de départ. (p.129-130)
 
L'auteur traite également de certaines dérives de l'écologie influencée par le Nouvel-Âge, et de l'imprégnation jusqu'à l'ONU de ces principes dangereux. Idéologies malthusienne et culture de mort produisent un cocktail dangereux dans les mains d'une organisation voulant imposer sa loi aux États nationaux...
 

SCHOOYANS, Michel. Les idoles de la modernité, Éd. Lethielleux, Paris, 2010, 283 pages.

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