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Mgr Paprocki, évêque d’Illinois, dénonce le lobby LGBT dans l’Eglise

Mgr-Paprocki-Illinois-denonce-lobby-LGBT-Eglise.jpgMgr Thomas Paprocki, diocèse de Springfield, Illinois.

Par Jeanne Smits (Reinformation.tv)

Auteur d’un décret très clair sur l’impossibilité pour l’Eglise de permettre aux homosexuels non repentis d’accéder à la communion ou de recevoir des funérailles catholiques, Mgr Paprocki est depuis lors en proie à de violentes critiques. L’évêque de Springfield, Illinois, est revenu publiquement à la charge en soulignant que les protestations qui lui sont adressées depuis l’intérieur de l’Eglise prouvent qu’un « puissant lobby LGBT » s’y est infiltré.

Et quitte à dire ce qu’il a sur le cœur, Mgr Paprocki a désigné nommément le père jésuite James Martin, récemment nommé consulteur de la Salle de presse du Vatican, qui fait partie de ceux qui ont dénoncé la mise au point doctrinale et pastorale de l’évêque américain. Le P. James Martin, S.J. est notamment l’auteur du livre au titre équivoque, Building a Bridge (« Construire un pont ») où il invite les catholiques « gays » à entamer des « conversations » avec leurs évêques afin que l’Eglise s’oriente doucement vers l’acceptation de l’homosexualité comme faisant partie de la Création, rappelle Pete Baklinski de LifeSiteNews.

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Mgr Paprocki, violemment pris à partie par le jésuite James Martin

Le père jésuite, éditorialiste à la principale revue de sa société aux Etats-Unis, America Magazine, avait abondamment tweeté contre l’évêque, multipliant les piques de ce genre : « Si les évêques peuvent priver de funérailles les couples de même sexe, ils doivent également le faire pour les catholiques divorcés et remariés sans annulation… les femmes qui ont des enfants en dehors du mariage… les membres de couples hétéros vivant ensemble avant le mariage… toute personne utilisant la contraception… Se focaliser uniquement sur les gens LGBT, même ceux qui se trouvent dans le cadre de mariages homosexuels, sans se focaliser de la même manière sur le comportement sexuel ou moral d’hétéros constitue, selon l’expression du Catéchisme, “un signe de discrimination injuste”. »

Pour Mgr Paprocki, un tel tollé contre son décret ne s’explique que par la puissance du lobby gay à la fois dans le monde laïque et au sein de l’Eglise elle-même. Le père Martin se trompe lourdement, a-t-il précisé : « La loi canonique interdit les rites funéraires dans le seul cas des “pécheurs manifestes” et donc de “scandale public” : le fait d’avoir recours à la contraception est une affaire privée qui n’est généralement ni manifeste, ni publique. »

Justement, son décret ne vise pas les personnes LGBT mais celles qui ont fait le choix de se manifester dans le cadre d’un statut légal public, celui du « soi-disant mariage de même sexe ».

Mgr Paprocki, évêque de l’Illinois, voit des preuves de la présence d’un lobby LGBT dans l’Eglise

« Nul ne se voit refuser les sacrements ou un enterrement chrétien pour simple cause d’orientation homosexuelle. Même celui qui s’est engagé au sein d’un “mariage” homosexuel peut recevoir les sacrements et des funérailles à l’Eglise à condition de se repentir et de renoncer à ce “mariage” », a-t-il précisé, rappelant les dispositions du canon 1184 du code de droit canonique qui constitue un appel à la repentance. Il a également noté que si la cérémonie publique est impossible dès lors qu’elle donne lieu au scandale public, rien n’empêche le prêtre ou le diacre de célébrer un office privé à l’occasion de l’enterrement.

Mgr Paprocki a donné raison au P. Martin en ce qui concerne le refus de l’accès à la communion pour toute personne coupable de « péché grave ». Les divorcés « remariés », ceux qui s’engagent dans des relations sexuelles en dehors du mariage, ceux qui ont participé à un avortement, ceux qui font la promotion légale de l’avortement ou du « mariage » homosexuel, de diverses manières, ceux qui ont recours à la contraception artificielle, ceux qui manque à l’obligation dominicale d’assister à la messe sans raison grave… Tous ceux-là, a-t-il rappelé, commettent en outre « le péché de sacrilège » s’ils s’approchent de la sainte table. Si son décret ne le mentionne pas, a-t-il précisé, c’est parce que tout cela fait partie de l’enseignement de l’Eglise depuis fort longtemps, alors que le concept du « mariage » homosexuel est relativement nouveau.

De son côté, le P. Martin a au contraire tendance à justifier le péché. C’est ce qu’a déclaré il y a quelques semaines Mgr Chaput, archevêque de Philadelphie, qui a déclaré à propos de son livre que celui-ci ne souligne pas ce qui « sépare les chrétiens fidèles de ceux qui ne voient aucun péché dans les relations homosexuelles actives ». Le prêtre canoniste Gerald Murray a de même critiqué le livre en ce qu’il recommande que l’Eglise assouplisse son enseignement à propos du caractère gravement immoral de la sodomie et du « désordre objectif » que constitue l’attirance pour la sodomie.

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