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Ma mère a été euthanasiée sans que le médecin ne me prévienne...

Un article tiré de Lifesitenews du 4 février 2013:

par Tom Mortier (traduction CQV)
4 février 2013 (Mercatornet) — Depuis 2002, une loi a été votée en Belgique, qui a permis aux gens d'être euthanasiés quand ils souffraient d’une douleur récalcitrante et insupportable. Aujourd'hui, l'euthanasie est plus souvent accordée aux personnes souffrant de maladies mentales comme la dépression, la schizophrénie, l’anorexie nerveuse chronique et les troubles de la personnalité borderline, etc.
La loi exige que la libre décision d'un patient soit établie avant que les médecins puissent faire les injections létales.
Ma mère souffrait de dépression chronique. Il y a deux ans, elle a rompu tout contact avec moi. En avril 2012, elle a été euthanasiée à l'hôpital de la Vrije Universiteit Brussel (Université Libre de Bruxelles).
Je n'étais pas impliqué dans le processus de prise de décision et le médecin qui lui a donné l'injection ne m'a jamais contacté.
Depuis, ma vie a changé considérablement. Jusqu'à maintenant, j’essayais encore de comprendre comment il est possible qu’une euthanasie soit réalisée sur des personnes en bonne santé physique, sans même contacter leurs enfants. Le porte-parole de l'hôpital universitaire m'a dit que tout s'est passé selon le « libre choix » de ma mère. Après la mort de ma mère, j'ai parlé avec le médecin qui lui a donné l'injection et il m'a dit qu'il était « absolument certain » ma mère ne voulait plus vivre.
La mort de ma mère a déclenché beaucoup de questions. Comment est-il possible que les gens puissent être euthanasiés en Belgique, sans que la famille proche ou des amis soient contactés? Pourquoi mon pays donne-t-il aux  médecins le pouvoir exclusif de décider de la vie et de la mort? Comment pouvons-nous juger qu’il y a « souffrance insupportable »? Quels sont les critères pour décider ce qu’est une « souffrance insupportable »? Peut-on compter sur un tel jugement pour une personne malade mentalement?
Après tout, est-ce qu’une personne malade mentalement peut faire un « libre choix »? Pourquoi les médecins n’ont-ils pas essayé d'organiser une rencontre entre notre mère et ses enfants? Comment un médecin est-il « absolument certain » que son/sa patiente ne veut plus vivre? Pourquoi ne pouvons-nous supporter de voir les gens souffrir?
Certains médecins à la Vrije Universiteit Brussel croient que l'euthanasie devrait être offerte à toute personne qui désire mettre fin à sa vie à cause de souffrances insupportables et sans signification. Toutes les objections et les contraintes de la communauté sont considérées comme immorales et injustifiables. Ces médecins discutent même aujourd’hui de l'euthanasie pour les personnes atteintes d'autisme et les jeunes qui sont suicidaires.
Ce qui me fait peur, c'est que ces médecins semblent également contrôler les médias en Belgique. Est-ce la société vers laquelle nous voulons aller? Allons-nous contrôler les suicides dans un avenir proche en sortant les gens de leur misère avant qu’ils ne le fassent eux-mêmes — au lieu d'investir dans la santé mentale et les soins palliatifs?
Je crois que le recours au « libre choix » est devenu un dogme pour les bien pensants. Nous sommes en évolution rapide vers une société de solitude absolue où nous n'avons plus aucune envie de prendre soin les uns des autres. Et quand nous souffrons, nous demandons à nos médecins de nous tuer, de briser les lois biologiques et humaines fondamentales. Cependant, en faisant cela, nous créons de nouveaux et insolubles problèmes.
Par conséquent, nous devrions repenser ce en quoi nous croyons. Est-ce en la vie ou en la mort?
Tom Mortier docteur et professeur de chimie à l'Université de Louvain. Cet article a été écrit avec l'aide du Dr Steven Bieseman et du professeur émérite Herman De Dijn. Il a été initialement publié dans le journal médical belge Artsenkrant.
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