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Les soins palliatifs au CHUS (Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke)

Sur le site de Radio-Canada du 28 novembre 2012:

 

 

 

 

Le 6e étage du pavillon Hôtel-Dieu détonne au CHUS. Lumières tamisées, chuchotements, absence de bruits de talons qui cognent sur le plancher... Ceux qui sont habitués à l'ambiance électrique que l'on trouve ailleurs dans l'hôpital seront surpris. Pas d'infirmières qui courent de tous côtés, pas de horde de résidents qui discutent entre eux, pas de télévision qui hurle les dernières nouvelles, pas de chariot de réanimation, pas de réceptionniste qui parle à l'interphone.

 
Le calme plat.
 
Une atmosphère de quiétude, de sérénité, d'attente qui enveloppe tous ceux qui y mettent les pieds.
 
Au poste infirmier, un gros ange illuminé capte l'attention. « On l'allume pour une période de 24 heures chaque fois qu'un de nos patients décède »,explique Adrienne Ouellet, l'une des cinq infirmières qui travaillent à cet endroit.
 
Bienvenue dans l'Unité des soins du CHUS. Un endroit paisible où, bien que plusieurs y attendent La grande Faucheuse, se sachant condamnés, tous affichent un air serein et n'hésitent pas à sourire, à rire à gorge déployée encore. « Même si c'est seulement un sourire, on sait qu'on a donné un petit cinq minutes de bonheur. Un temps où la personne a oublié qu'elle avait de la douleur. C'est quelque chose », croit Mme Ouellet.
 
« Notre défi n'est pas seulement de soulager le physique de la personne, mais aussi le moral et le psychologique. On les invite à faire leur bilan pour pouvoir partir en paix. Quand on parvient à faire les trois, on a réussi notre boulot », soutient-elle.
 
Pour cette infirmière qui oeuvre depuis trois ans auprès de cette particulière et touchante clientèle, le temps est relatif. Ici, les horloges ne sont pas très importantes.
 
« On pense aller dans une chambre pour deux minutes, puis finalement, on y restera pendant dix minutes parce que le patient a des choses à dire. On l'écoute. Des fois, il faut juste lui tenir la main. On attend. Une autre infirmière prendra le relais. »
 
Et c'est là toute la force de cette minuscule équipe. L'orgueil, la performance, le stress sont laissés à l'entrée de l'unité. « Les employés sont tricotés serré. Chacun a sa place dans l'équipe. Si c'est le préposé qui connecte le plus avec le patient, on lui laisse la place. Point. Il n'y a pas de hiérarchie ici. Il y a une collaboration avec les médecins que tu ne verras pas ailleurs », soutient le grand patron de l'unité, Christian Houde.
 
Quand on voit sa mère, son frère, son enfant se préparer à nous quitter pour ce long voyage, il est normal de vouloir être de tous les instants, de grappiller le plus de minutes possibles pour les emmagasiner dans sa mémoire.
 
Ainsi, tout sur cet étage a été pensé en fonction des familles des patients. Une chambre, une cuisine, une douche, une salle de lavage même sont mises à leur disposition afin qu'ils puissent rester tout près de ceux qui leur sont chers.
 
Au salon, l'absence de téléviseur étonne. « Nous voulions que les gens se parlent, se mêlent entre eux. Il n'est pas rare de voir deux familles faire un casse-tête ensemble. C'est une forme de thérapie que d'échanger », explique M. Houde.(...)
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