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Les petits gestes de la résistance à l'avortement

Un article paru dans le Figaro du 2 mars 2012 laisse la parole à l'avorteur Israël NIsand et à des complices. À travers leurs propos, ce sont les petits gestes de la résistance que l'on peut apercevoir.

 

 

 

Si la pratique de l'avortement reste un sujet tabou en France, l'accompagnement médical l'est encore plus. Au détour d'un planning familial ou d'un service d'orthogénie, on parle des difficultés rencontrées, mais toujours discrètement. 

90.000 avortements par an chez les moins de 25 ans. C'est ce que révèle un rapport sur la sexualité des adolescents remis par le gynécologue Israël Nisand à Jeannette Bougrab, secrétaire d'État à la Jeunesse et à la Vie associative en février dernier. «Des chiffres en augmentation de 5% chaque année depuis 20 ans», explique le professeur. Derrière ces chiffres alarmants, c'est aussi une pratique de l'IVG qui se heurte à des difficultés, tant sur le plan organisationnel qu'humain.

En France, la loi prévoit le choix entre deux méthodes d'interruption volontaire de grossesse (IVG). La méthode chirurgicale consiste à aspirer le contenu de l'utérus sous anesthésie locale ou générale, possible jusqu'à la douzième semaine de grossesse. La seconde méthode médicamenteuse, réalisée entre la cinquième et la septième semaine, consiste à la prise de deux médicaments: le premier interrompt la grossesse, le second permet l'évacuation de l'oeuf par contractions.

Au planning familial de Paris, Isabelle admet que «même si la loi prévoit que les femmes puissent choisir entre les deux méthodes d'IVG, on leur impose souvent la méthode médicamenteuse». À Strasbourg, le planning familial fait le même constat. «La méthode chirurgicale mobilise plus de professionnels de la santé, c'est pourquoi on les oriente plus facilement vers une méthode médicamenteuse, qui peut se dérouler à domicile».

«Si la majorité des filles a recours à la méthode médicamenteuse, c'est parce qu'elles ne souhaitent pas se faire opérer et elles ont bel et bien le choix», rétorque le Pr Israël Nisand, gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg. Au planning de Strasbourg, on préfère dire que «ça dépend de la manière dont les deux méthodes sont présentées...»

Les limites de la clause de conscience

Le code de la santé publique stipule qu'«un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse» et qu'«aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir à une interruption de grossesse». Le personnel médical bénéficie donc d'une clause de conscience qu'il n'est pas toujours facile de faire valoir.

Déjà, en 2007, la sénatrice Marie-Thérèse Hermange avait pointé du doigt «l'ambiguïté de la pratique». Pour échapper à une certaine forme de discrimination à l'embauche, «des candidats déclarent explicitement ne pas souhaiter exercer ce droit», quitte à être en désaccord avec leurs convictions, rapporte la sénatrice dans une question orale.

«Il arrive qu'il y ait des dysfonctionnements ponctuels, admet le Pr Israël Nisand, dans mon service, j'ai déjà eu un jeune interne qui menaçait discrètement les jeunes femmes, en leur disant qu'elles allaient mourir en enfer si elles avortaient. Nous faisons tout pour éviter ce genre de situation, notamment grâce à l'observatoire de l'IVG que nous avons mis en place».

Pas toujours en accord avec la pratique de l'avortement, «le personnel médical peut être froid à l'égard des patientes et les antidouleurs donnés ne sont pas toujours à la hauteur de la souffrance subie», révèle une infirmière qui a voulu garder l'anonymat. «En France, la sexualité reste un tabou, commente Isabelle du planning familial de Paris, et on croit encore que les femmes doivent souffrir quand elles avortent. Parce qu'elles ont oublié leur pilule, parce qu'elles n'ont pas utilisé de contraception, elles sont fautives. Et le plus étonnant, c'est que les femmes elles-mêmes ont intégré cette dimension là. Elles tolèrent des souffrances bien plus élevées qu'elles ne le devraient».

Un défaut de formation

«Les infirmières râlent car elles n'ont pas toujours suivi de formation pour faire face aux situations de l'avortement», raconte-t-on au planning familial de Strasbourg. Conscient de ce problème, le Pr Nisand nuance en rappelant que «l'accueil d'une femme en IVG reste un exercice de style, on est face à une femme qui culpabilise, il y a un réel accompagnement à faire et dans certains endroits, il peut parfois y avoir un manque de formation de la part du personnel médical. Dans mon service, ce sont les sages-femmes qui forment les internes».

De longs délais d'attente

Dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, c'est la question des délais d'attente qui pose problème. Camille Portelli, la directrice du Planning familial du Var, en sait quelque chose. «En ce qui concerne notre département, il est impossible pour les filles que nous recevons d'obtenir un premier rendez-vous à la maternité de Seyne-sur-Mer et à l'hôpital de Toulon, il faut attendre trois semaines minimum». Pour que les jeunes filles soient prises en charge le plus vite possible, «nous passons parfois une après-midi entière à passer des coups de fil pour qu'elles soient rapidement accueillies».

Plus gênant, ces semaines d'attentes réduisent le choix de l'IVG des patientes. «Quand elles ont dépassé la limite des cinq semaines de grossesse, elles sont obligées d'opter pour la méthode par aspiration», déplore la directrice du planning du Var. «Et quand elles arrivent à l'hôpital, elles ont souvent le droit à un accueil culpabilisant», ajoute une conseillère conjugale. Régulièrement en contact avec l'hôpital de Toulon, Camille Portelli ne manque pas d'anecdotes à ce sujet. «J'ai déjà entendu dire un médecin à une patiente prête à avorter, “à votre âge, il serait temps de faire un enfant”, ou alors ce sont les secrétaires qui font de la résistance en faisant trainer les rendez-vous».

En 2009, 222.100 IVG ont été pratiquées en France, selon un bulletin de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. 

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