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Les médecins eugénistes déplorent devoir référer aux cliniques privés les dépistages des "anomalies" des enfants à naître

Le journal Le Soleil du 3 avril 2012 apporte cet article sur la pratique de dépistage, avec la sélection qui vise à avorter les enfants non parfaits, que réclament des médecins sans conscience:

 

 Faisons un petit saut dans le passé pour y voir plus clair. En oblitérant quelques détails de l'histoire, on peut soutenir que le dossier commence avec l'implantation du Programme québécois de dépistage prénatal de la trisomie 21, mis en branle il y a près de deux ans. Québec a alors décidé de payer deux prises de sang aux femmes enceintes afin d'évaluer la probabilité que leur bébé soit porteur d'un chromosome excédentaire sur la 21e paire de chromosomes. Si le risque est élevé, l'enfant pourrait développer le syndrome de Down.

Ce test est suranné, charge, en substance, l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec. Voilà plus de 15 ans qu'un dépistage prénatal bien plus complet est en développement, déplore la vice-présidente du groupe de médecins, la Dre Isabelle Girard. Cet examen offert en clinique privée permet de déceler plusieurs maladies, anomalies génétiques et malformations. Il est fondé sur la prise de sang et une échographie dites «de clarté nucale». Dans les faits, l'échographiste observe non seulement la nuque, mais aussi le nez, les mains...

Jusqu'à maintenant, les parents devaient sortir du réseau public et s'adresser à une clinique privée pour obtenir ce service. Et assumer le coût de ce dépistage prénatal. «C'est devenu une médecine à deux vitesses.» Seuls les 10 % les plus nantis peuvent se l'offrir, évalue la médecin. «C'est une injustice sociale.»

Car même si Québec reconnaît que l'échographie est souhaitable, le réseau public n'est pas en mesure de la réaliser : «Ils n'ont mis aucun argent pour ça!» critique la Dre Isabelle Girard. Quelques rares hôpitaux réussissent tout de même à répondre à la demande.

Faute de pouvoir offrir ces soins, Québec vient de décider de diriger les patientes vers le secteur privé. «Le ministère [vient d'ouvrir] la porte à ce que des échographistes, des médecins obstétriciens ou des radiologistes puissent faire des échographies pour la clarté nucale en clinique privée», révèle le président du comité de coordination du Programme québécois de dépistage prénatal de la trisomie 21, le Dr Jean-Claude Forest. Québec paiera la note? «Non. Ce n'est pas réglé encore, la question du remboursement.» Ainsi, dans le cadre d'un programme de dépistage étatique, des femmes sont aiguillées vers le privé, où elles doivent acquitter l'addition. «C'est leur décision. C'est une option supplémentaire, une nouvelle ouverture.»

On peut consulter les statistiques sur ces détections dans l'article paru dans Le Soleil du 3 avril 2012.

Et enfin, le commentaire de bon sens sur cette entreprise d'élimination des personnes comportant un handicap quelconque:

(Québec) «C'est un message violent de dire : Ta vie est une moindre vie.» Selon Sandra Villeneuve, intervenante communautaire à l'Association pour l'intégration sociale de la région de Québec (AISQ), le programme universel de dépistage du syndrome de Down est dangereux.

«Ça soulève toute la question des intentions», attaque-t-elle. Le Québec veut-il sacrifier des humains sur l'autel des coûts sociaux, histoire d'épargner l'argent investi pour l'éducation spécialisée et les soins? «C'est comme si on choisit de les éliminer. La vaste majorité des diagnostics positifs finissent en avortement. On n'est pas contre l'avortement, on est contre la sélection génétique.»

La directrice générale de l'AISQ, mère de quatre enfants, dont un trisomique, Marie Boulanger-Lemieux, cultive les mêmes craintes; au fil des percées médicales, d'autres tests de dépistage seront inventés afin de détecter une pléiade de «différences» génétiques. 

«Le problème, c'est l'eugénisme sous-jacent et la discrimination que ça engendre.» La trisomie 21 étant une des premières causes de déficience détectable, une forme d'intolérance sournoise se développe envers les personnes qui en sont porteuses, observe Mme Boulanger-Lemieux. Des quidams lancent aux parents : «Ah! Il n'y avait pas de dépistage dans ton temps» ou «Ah! Ils ne l'ont pas vu».

Pourtant, plusieurs trisomiques mènent une vie riche, fait-elle remarquer. «Mon gars est autonome, il travaille, il est heureux, il n'est pas un fardeau.»

Vous pouvez également relire le très beau témoignage "Et qui a dit que ta vie n'en vaut pas la peine?"

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