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Le sexe dans tous ses états

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Par Paul-André Deschesnes

À la fin du mois d’août 2015, à la télévision de Radio-Canada, nous avons eu droit à cinq reportages (dont 4 reprises), tous très médiatisés, sur la pilule anticonceptionnelle. On nous a présenté de vieux films des années 1950-1960 nous montrant des familles de l’époque dite de la grande noirceur avec de très nombreux enfants. On nous a également présenté des personnages très connus du monde politique, artistique et religieux, dont une religieuse sexologue très populaire au Québec pour commenter ce dossier chaud qui en 2015 continue de faire des vagues dans notre société en pleine décadence morale et religieuse.

À moins d’avoir des œillères, il faut conclure que cette émission était complètement biaisée et tordue parce qu’on ne nous a présenté qu’un seul côté de la médaille dans un montage idéologique où l’Église catholique a été encore une fois ridiculisée et clouée au pilori.

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On a brossé un tableau très noir de ces années où les femmes étaient supposément des esclaves et des machines à fabriquer des bébés. Pourtant, mes parents (deux enfants) et mes grands-parents (trois enfants) n’ont jamais vécu ce supposé cauchemar et le «méchant» curé ne leur a jamais refusé l’absolution lors des «épouvantables» confessions.

On répète également encore aujourd’hui que les prêtres de cette «horrible» époque envoyaient en enfer les femmes qui n’avaient pas 10,15 enfants ! Ce documentaire de la série «Tout le monde en parlait» laissait  entendre que toute la population était très malheureuse avec ces familles stables et ces pauvres mères prisonnières du  foyer conjugal. C’était l’époque dite patriarcale où le «méchant père» imposait une féroce dictature et où la mère courbait toujours l’échine. C’était l’époque où l’impitoyable Église catholique écrasait tout le monde avec sa doctrine épouvantable et moyenâgeuse.

hippie.jpgMai 1968, un tremblement de terre frappe l’Occident ! Un vent de contestation, de révolution et de libération historique tous azimuts déferle sur le Québec. En même temps, c’est l’arrivée de la pilule MIRACLE. Le documentaire de Radio-Canada nous a présenté la nouvelle femme qui s’est libérée des griffes de la grande noirceur. Elle a maintenant une sexualité très épanouie. Elle est devenue libre et autonome en vivant sa sexualité sans aucune contrainte morale et en pouvant enfin utiliser son sexe pour s’amuser, jouir au maximum de toutes les manières possibles sans être obligée de penser à la maternité. Terminée l’époque où la sexualité était intimement liée à la procréation et à l’amour humain entre un homme et une femme. L’Occident venait de faire un très grand pas en avant avec la sainte pilule.

Au même moment, l’Église catholique a frappé le mur, car elle a refusé de s’ajuster à cette nouvelle idéologie sexuelle hyper permissive. «L’Église a manqué le bateau», nous disait dans le reportage la populaire religieuse sexologue, ajoutant «qu’elle aurait dû s’ajuster et changer sa doctrine sur le contrôle des naissances, car 85% des catholiques au Québec n’écoutaient plus l’enseignement du Pape et du Magistère».

Le 25 juillet 1968, le courageux Pape Paul VI a promulgué l’encyclique «Humanae Vitae», qui a été décriée, méprisée et ridiculisée par les médias et par une importante partie du clergé occidentale.

Lors de l’émission de télévision «Tout le monde en parlait», une populaire journaliste spécialiste des questions religieuses a confié au bon peuple québécois que le pauvre Pape Paul VI a été manipulé par son conseiller de l’époque le Cardinal polonais Carol Wojtyla (le futur Pape Saint Jean-Paul II). Celui-ci aurait fait pression sur lui pour que «Humanae Vitae» soit publiée malgré le tremblement de terre que cela pourrait provoquer.

Cette émission de télévision a tout mis sur le dos de cette effrayante encyclique : les églises se sont vidées, les prêtres, religieux et religieuses ont défroqué en quantité industrielle, les communautés sont devenues moribondes, la pratique religieuse est tombée à 5% en Occident, beaucoup de théologiens «catholiques», avec à leur tête Hans Küng, ont mis en branle une contestation historique des dogmes, de la doctrine et du Magistère qui continue toujours aujourd’hui, accompagnée d’une lutte féroce pour en finir avec Rome. Ce fut la débandade parce que l’Église a refusé le succulent petit bonbon à toutes ces femmes manipulées par les mouvements féministes athées qui occupaient toutes les tribunes médiatiques.

Aujourd’hui, la lutte et la rébellion sont loin d’être terminées. L’Église catholique n’a pas fini de se faire massacrer sur la place publique ; même de nombreux prêtres, évêques, cardinaux, religieux, religieuses et théologiens de gauche continuent de soulever les passions sur ce dossier.

Dans un article publié le 28 août 2015, Mme Solange Lefebvre-Pageau, directrice du «Centre international de recherche et d’éducation familiale», écrivait ceci : «Je n’ai pas apprécié l’émission télévisée «Tout le monde en parlait» du 25 août 2015 qui nous rappelait la triste propagation de la pilule «miracle»…..Cette émission a affiché un grave mépris de l’écologie humaine qui commande à tous, hommes et femmes, le respect de leur intégrité sexuelle. Cette émission a clairement démontré l’incapacité des promoteurs engagés dans la logique de la contraception de faire œuvre d’éducation dans le domaine spécifique de l’amour et de la sexualité intégrés».

«L’Église a manqué le bateau», nous a dit la religieuse sexologue ; moi, je dis plutôt que cette émission biaisée et tordue a manqué le bateau. Et j’ajouterais avec Mme Pageau que «face à la pilule contraceptive, loin d’avoir manqué le bateau, l’Église catholique a éclairé l’humanité avec discernement et avec un sens prophétique sur la vraie signification de l’amour, de la sexualité et de la fécondité qui appellent les couples à être sages et généreux».

Maintenant, il faudrait avoir l’honnêteté intellectuelle de regarder l’autre côté de la médaille, ce que l’émission de Radio-Canada a bien pris soin de ne pas présenter.

«Le sexe dans tous ses états». Voilà le titre-choc  d’une étude du magazine d’information «l’Actualité» publié en septembre 2015. On juge toujours un arbre à ses fruits.

D’après le consensus populaire, la pilule miracle aurait apporté à notre société québécoise et au monde entier une libération sexuelle historique, nous a répété à cinq reprises l’émission télévisée de Radio-Canada. Maintenant, en étudiant le dossier de l’Actualité, il faudrait peut-être voir la réalité en face et éviter le déni sur ce sujet qui fait toujours rage au Québec, pendant que les maladies transmises sexuellement explosent et que le nombre annuel d’avortements se situe toujours à près de 30 000.

La sexualité est en état de choc au Québec ! Le nombre d’options pour la case «orientation sexuelle» ne cesse d’augmenter : hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, transgenre, agenre, transsexuel, travestisme sexuel, multisexuel, métrosexuel, pansexuel, fluidesexuel, sapiosexuel, intersexuel, etc. Et d’après l’enquête de l’Actualité, on serait rendu à 22 possibilités pour décrire son propre genre de sexualité.

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Participants à un défilé de la «fierté gai» (Wikipedia)

En 2015, on refuse de se cantonner dans un rôle ou un modèle sexuel. Tout est possible. C’est très «cool» et ça met du piquant de changer de modèle ! Chacun est maître de son destin. C’est la révolution sexuelle qui continue et qui «s’améliore». La société postmoderne a décrété que le bonheur individuel se trouve dans la jouissance tous azimuts. On peut être mi-homme ou mi-femme, peut importe, c’est la réalisation de soi qui est importante.

Toute cette foire sexuelle se retrouve dans les vidéoclips hypersexualisés qui nourrissent notre jeunesse. Le cinéma, les médias sociaux, la télévision, les téléromans, l’internet et la pornographie nous en font voir de toutes les couleurs. Les spectacles ferment cette marche sexuelle avec leurs vedettes et leurs groupes qui en mettent plein la vue à leurs «fans» en délire. Tout ce cirque sexuel est protégé mur à mur par nos Chartes des droits et libertés.

Il y n’a plus d’engagements de nos jours. On s’amuse, on se défoule avec les partenaires sexuels et on ne se doit rien. La norme sexuelle semble de plus en plus être la variété de la chose attisée par une curiosité vénérienne qui ne cesse «d’évoluer».

D’après le magasine «l’Actualité», nous en sommes rendus à l’ère du polyamour qui permet toutes les configurations sexuelles possibles (seul, en duo, trio ou quatuor, etc.), sans oublier les orgies sexuelles et la sexualité avec les animaux, les poupées gonflables et les robots. Les tabous sont maintenant tous brisés. Les artistes le crient haut et fort en faisant l’étalage sur la place publique de leurs excentricités sexuelles.

La mode en 2015, c’est de faire beaucoup d’expériences et de fantaisies sexuelles très  délirantes. C’est incroyable depuis quelques années le nombre de personnes qui sortent du placard et qui affichent ouvertement leur nouvelle sexualité dans les médias. Face à toutes ces acrobaties sexuelles, le bon peuple décadent applaudit ! L’orientation et les goûts sexuels ne seraient plus une vérité enfouie au fond de soi, d’après les spécialistes. On peut maintenant changer de sexualité durant notre vie au gré des rencontres, des amis, des circonstances et des hasards de la vie. C’est l’ère de la grande flexibilité sexuelle qui nous permet de jouir au maximum.

Aujourd’hui, on ne se quitte plus parce qu’on ne s’aime plus ou parce qu’un partenaire a été infidèle. On se quitte parce que la jouissance extrême n’est plus au rendez-vous. Il faut donc faire de l’exploration sexuelle, aller voir ailleurs et essayer autre chose.

Au temps de la grande noirceur, 90% des Québécois étaient mariés à l’Église catholique. Maintenant que nous vivons à l’ère des ténèbres, «l’Actualité» nous informe qu’à peine 5% des femmes et 3% des hommes âgés de 25 ans et moins étaient mariés en 2014. Le concubinage s’est répandu au Québec à la vitesse TGV. Il n’y a plus de limite d’âge pour vivre des «trips» sexuels. La sexualité des aînés est de plus en plus postmoderne et enténébrée elle aussi. Il faut bien suivre la mode et rester jeune !

Parlons maintenant du site internet ASHLEY MADISON.COM. C’est le site officiel de l’adultère qui avait la réputation d’être le site le plus sécuritaire au monde pour les personnes qui veulent tromper leur conjoint ou conjointe en toute sécurité. Au Québec, pour le mois de mai 2015, les Québécois en quête d’adultère ont dépensé la somme record de 126 085 dollars (La Presse, 25 août 2015). À la fin d’août 2015, ce site diabolique, supposément hyper-sécurisé, a été piraté. Alors, 32 millions de personnes ont vu leur numéro de carte de crédit, leur adresse courriel et surtout leurs préférences en matière sexuelle rendues publiques sur toute la planète. On a appris que ce site décadent contenait une femme pour 2 500 hommes (La Presse, 28 août 2015). Honte à la moitié de l’humanité !

Les médias du Québec se sont alors indignés devant ce terrible et épouvantable piratage qui serait une trahison de la vie intime et qui ne regarde que deux personnes. On a bien le droit d’être infidèle, criaient haut et fort nos chroniqueurs athées dans tous les journaux. C’est la fin de la vie privée! C’est terrifiant ! L’adultère, c’est de plus en plus à la mode et accepté par le consensus social. Il faut trouver les coupables de cette piraterie et les mettre en prison, etc.

«Tromper sa femme, ça peut permettre de sauver son couple. Sauter la clôture, c’est une façon pour beaucoup d’hommes d’évacuer une certaine pression. En matière de sexe, ça peut être bon d’aller voir ailleurs. Les escapades, c’est une façon d’assurer la survie de son couple. Il y a plein d’hommes qui font cela. L’affaire Ashley Madison ne serait que la pointe de l’iceberg» (La Presse, 14 septembre 2015).  Le 25 août 2015, 70 000 Québécois victimes du piratage des données confidentielles du site de rencontres extraconjugales ont déposé un recours collectif pour exiger des millions de dollars en réparation.

Nous savons depuis longtemps que les forces du mal ont envahi l’internet ; cependant, les voies du Seigneur sont impénétrables. Dans ce dossier, Satan n’a pas été le vainqueur. Les 32 millions de personnes qui ont été piégées viennent de récolter ce qu’elles ont semé.

La révolution sexuelle et la pilule miracle ont-elles vraiment été une libération et un très grand pas en avant, quand on voit toute cette décadence sexuelle exploser au Québec ?  La libéralisation des mœurs, où le mal est devenu bien, a-t-elle permis à notre société d’évoluer dans la bonne direction ? La disparition de la morale et de toutes les interdictions a-t-elle produit d’excellents fruits ?

Nous vivons à l’ère du relativisme sexuel : sexualité débridée, prostitution légalisée, perversions sexuelles, luxure, impureté, fornication, femme-objet jetable après usage, etc. Tout est permis, normal, banal et acceptable. On a assassiné la famille traditionnelle. La violence conjugale est en fulgurante progression. Les enfants «ping-pong» de plus en plus perturbés remplissent nos écoles. Le taux de fécondité au Québec est un des plus bas au monde. Il y aura très bientôt chez nous plus de décès que de naissances, etc. Vraiment, est-ce cela la véritable émancipation de la femme ? Nos parents et grands-parents, esclaves de la grande noirceur, n’ont, paraît-il, vraiment pas eu la chance de vivre toutes ces «belles» valeurs et aventures sexuelles de notre société postmoderne. En effet, avec la pilule tout est devenu possible sur le plan sexuel.

C’est terminé le modèle standard du couple monogame et hétérosexuel avec enfants. La sexualité n’a plus rien à voir avec l’amour humain et la procréation. Ne sommes-nous pas à la veille de voir surgir de véritables usines à fabriquer des bébés où tout se fera artificiellement, pendant que la mère s’amusera et travaillera à l’extérieur du foyer ?

La femme et l’homme modernes sont devenus de véritables machines à produire jouissance et plaisir où la femelle qui s’autoproclame multiorgasmique n’est plus ni mère, ni servante. Elle est une maîtresse autonome qui jouit et fait jouir en quantité industrielle ! Vive les sex-shops et le viagra pour hommes et pour femmes assoiffés qui en redemandent toujours plus.

La sexualité est devenue un jeu récréatif, une aventure et un amusement où l’on peut vivre ses goûts, ses fantaisies et ses fantasmes. Et au diable l’AMOUR et la FIDÉLITÉ pour la vie. On communie au vide existentiel en abandonnant nos anciennes valeurs.  Le bon peuple a déshumanisé la sexualité. L’éthique sexuelle est disparue. Nous sommes tous des dieux. On a vendu notre âme au diable !

Non, non, non, l’Église n’a pas dérapé. Elle n’a surtout pas manqué le bateau en refusant de s’ajuster à toutes ces nouvelles fausses valeurs à la mode. On a mis Dieu à la porte ; on a ridiculisé ses commandements ; on a détruit toutes les barrières ; on s’est débarrassé de l’Église catholique ; et on a crié haut et fort : «Vive la liberté».

Loin de s’être  libérée, la société québécoise est devenue esclave de ses passions avec un des plus hauts taux de suicide au monde, espérant mourir dans la dignité grâce à l’euthanasie et affichant un taux d’athéisme en fulgurante progression. Voilà l’autre côté de la médaille.

Alors, quand on ergote n’importe quoi sur la supposée libération sexuelle du peuple québécois, de quelle libération veut-on vraiment parler ? Au point de vue sexuel nous avons accouché d’une impitoyable tour de Babel ! Voilà pourquoi en 2015, «le sexe est dans tous ses états» au Québec.

Dans sa première épître aux Thessaloniciens, St-Paul les exhorte à la pureté en affirmant : «Que chacun de vous sache garder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans l’abandonner aux passions déréglées, comme le font les païens». (I Thess. 4, 4-5)

Dans sa deuxième épître à Timothée, St-Paul affirme : «Dans les derniers jours, les hommes deviendront égoïstes, cupides, fanfarons, arrogants, diffamateurs, rebelles, ingrats, impies, durs de cœur, déloyaux, calomniateurs, intempérants, enflés d’orgueil, préférant la volupté à Dieu » (2Timothée, 3,1-4).

Dans le Nouveau Testament, St-Paul, nous répète à plusieurs reprises que «les impudiques n’hériteront pas du Royaume des Cieux».

Alors, il faut se méfier des prédicateurs hérétiques qui enseignent «qu’il n’y a que le ciel».

C’est évident, la révolution sexuelle tous azimuts, la pilule miracle et l’avortement ont été un échec retentissant que nos sociétés occidentales décadentes refusent obstinément de discuter et de remettre en question.

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