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Le raz-de-marée LGBT

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Par Paul-André Deschesnes

L’été 2017 nous a abondamment chloroformés et intoxiqués avec ses 250 festivals au Québec. L’heure est aux divertissements de tout acabit. Le bon peuple ne pense qu’à s’amuser et se distraire en oubliant complètement ses fins dernières et son éternité qui arriveront bien un jour.

Dans cette ambiance jouissive, permissive et athée, il y a eu un événement historique qui s’est passé au cours de ce tsunami de festivités. Je veux parler de l’incontournable défilé de la fierté LGBTQ qui s’est déroulé à Montréal le dimanche (Jour du Seigneur ???) 20 août 2017. Il y avait 300,000 spectateurs (un record historique) agglutinés le long du parcours (familles, adultes, enfants, bébés en grand nombre, etc.) pour admirer cette croustillante parade où la nudité règne toujours en maître. Du jamais vu !

En tête du cortège, on a longuement applaudi Justin Trudeau, premier ministre du Canada, Philippe Couillard, premier ministre du Québec, Denis Coderre, maire de Montréal, et cette année, une première, Léo Varadkar, le premier ministre de la très catholique Irlande, invité spécial de Monsieur Trudeau, car il est sorti du placard il y a quelques mois.

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Les participants à ce défilé monstre au nombre de 7000 se sont émoustillés bruyamment au grand plaisir des spectateurs. Plusieurs chars allégoriques représentaient TOUTES les couches de la société québécoise : jeunes, étudiants, artistes, personnes âgées, agriculteurs, forces de l’ordre, monde politique et syndical, etc. pour bien montrer que de plus en plus de personnes sortent du placard et osent maintenant s’afficher ouvertement LGBTQ.

Lors de cet événement hyper médiatisé, les porte-parole de toutes ces communautés sexuelles autres qu'hétérosexuelles, nous ont informés qu’actuellement 13% de la population au Québec s’affiche fièrement LGBTQ, mais qu’il y aurait encore 17% de gens toujours prisonniers du placard. Il faut donc les aider et les encourager à en sortir au plus tôt. Voilà pourquoi, dans nos écoles secondaires et collégiales du Québec, des comités étudiants seront mis sur pied à cette fin.

Mais pourquoi n’y avait-il pas un char allégorique représentant nos pasteurs catholiques, lors de ce défilé ? Je peux vous affirmer que cela ne saurait tarder, car la pression est très forte. Et, je m’explique.

Le fruit empoisonné est presque mûr ! Actuellement au Québec, ailleurs dans le monde, et même au Vatican, il y a un très puissant courant de pensée moderniste qui affirme «que l’homosexualité (y incluant tous les styles de vie sexuelle LGBTQ), c’est un don de Dieu». Plusieurs prêtres le répètent ouvertement et pratiquent une pastorale «cool», ouverte, permissive et très accommodante sur cette question morale. «Le bon Dieu vous a créés comme cela. Vous devez l’accepter et le remercier ; ne vous faites pas de soucis, vous irez au ciel directement». L’Église catholique est-elle en train de se protestantiser sur ces questions morales ?

Maintenant, passons aux choses sérieuses. Les Saintes Écritures et le Catéchisme de l’Église Catholique sont très limpides sur cette question.

Au numéro 2357 du Catéchisme, on nous dit très clairement que «s’appuyant sur la Sainte Écriture, qui présente les relations homosexuelles comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés. Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas».

Et au numéro 2359, le saint Catéchisme de saint Jean-Paul II ajoute : «Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté». C’est dans cette unique direction qu’une vraie pastorale catholique devrait s’orienter. Nous vivons dans un monde décadent et déchristianisé qui nous crie continuellement qu’il faut suivre et vivre tous nos fantasmes et toutes nos tendances. Le bien est devenu mal et le mal nous est présenté comme la bonne route à suivre. La pastorale à la sauce moderniste sur l’homosexualité est hérétique.

Il faudrait également regarder attentivement la parole de Dieu sur cette question avant de faire des compromissions inacceptables. Dans son épître aux Romains, St-Paul affirme que «les hommes corruptibles, Dieu les a livrés selon les convoitises de leur cœur à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, adoré et servi la créature de préférence au Créateur ; aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire de leur égarement» (Rom.1,24-27).

Dans sa première épître aux Corinthiens, St-Paul enseigne que «ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les dépravés n’hériteront du Royaume de Dieu», que «notre corps est un temple du Saint-Esprit» et qu’il faut «fuir la fornication» car «celui qui fornique, lui pèche contre son propre corps» (1Cor.6,18-19).

Enfin, dans sa première épître à Timothée, St-Paul est très clair quand il dit : «Certes, nous le savons, la Loi est bonne, si on en fait un usage légitime, en sachant bien qu’elle n’a pas été instituée pour le juste, mais pour les insoumis et les rebelles, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanateurs, les parricides et les matricides, les assassins, les impudiques, les homosexuels, les menteurs, les parjures, et pour tout ce qui s’oppose à la saine doctrine» (1Tm.1,8-10). Textes puisés dans la Bible de Jérusalem.

Une pastorale saine et acceptable sur la question de l’homosexualité et des LGBTQ ne devrait surtout pas être une pastorale de l’imprimatur qui légitimerait toutes ces sortes d’activités sexuelles. Le bon pasteur devrait plutôt insister pour que ces personnes suivent un cheminement chrétien en vue d’arriver à une bonne maîtrise de soi face aux passions charnelles et aux multiples tendances sexuelles promues par notre société qui a perdu tous ses repères.

Malheureusement, je rêve en couleurs ! La grande mode aujourd’hui, c’est d’ajuster la morale du Magistère au monde moderne. Voilà pourquoi, on parle de plus en plus de toutes sortes de pastorales qui doivent répondre très positivement aux nouveaux modes de vie et de penser de nos populations décadentes : concubinage, divorce, avortement, euthanasie, homosexualité, fornication, etc. Emportés par la vague populaire, plusieurs prêtres et théologiens sont de plus en plus portés à être permissifs, compréhensifs, indulgents et hérétiques.

Pendant qu’au Vatican un important courant dit de gauche se préparerait à exiger une remise en question et une réécriture de l’encyclique Humanae Vitae, la confusion règne un peu partout sur ces importantes questions morales dans nos Églises locales. On entend maintenant dire que «chaque cas est particulier». Il n’y aurait donc plus aucune vérité générale, fondamentale et universelle. Voilà une belle façon de noyer le poisson ! Les fidèles pourront donc «magasiner» leurs prêtres pour avoir une réponse qui va les satisfaire afin de légitimer tous les styles de vie.

Dans un livre extrêmement lumineux (Dieu ou rien, Éditions Fayard 2015), le brave cardinal Robert Sarah, le grand patron des évêques africains, nous donne l’heure juste. Pour lui, l’Occident vit comme si Dieu n’existait pas dans une ambiance où la philosophie athée est devenue militante et combattante. La lumière et les ténèbres ne peuvent pas coexister. Plusieurs fidèles et prêtres «se réjouissent d’entendre parler de la miséricorde divine, et ils espèrent que la radicalité de l’Évangile pourrait s’assouplir, même en faveur de ceux qui ont fait le choix de vivre en rupture avec l’amour crucifié de Jésus. Ils estiment qu’à cause de l’infinie bonté du Seigneur tout est possible, même en décidant de ne rien changer de leur style de vie. Pour beaucoup, il est normal aujourd’hui que Dieu déverse sur eux sa miséricorde, alors qu’ils veulent demeurer dans le péché» (page 250).

Pendant que de puissants groupes médiatiques et athées nous donnent une image d’une Église arriérée et obscurantiste, il faut résister et annoncer la vraie vérité. Le bonheur sans Dieu est un faux bonheur. Nous vivons à une époque de misère morale où des populations entières (des structures de péchés) sont devenues esclaves du vice et du péché (pages 272 à 274). Selon le Cardinal Sarah, il y a actuellement un important courant idéologique qui veut imposer une pensée unique et une marche forcée à toute l’Église. Dans notre Occident postmoderne, le relativisme règne en maître. On veut imposer des solutions «dites pastoralement appropriées, lesquelles contredisent radicalement l’enseignement de Jésus et le Magistère de l’Église» (Page 403). Voilà de sages paroles qui devraient nous faire réfléchir.

N’oublions surtout pas que nous vivons dans une société qui annonce sur toutes les tribunes que l’AMOUR humain n’a plus aucun rapport, ni avec la sexualité, ni avec la procréation. Le sexe, c’est maintenant un loisir, un jeu, un amusement, une distraction extrême et une jouissance sportive. Dans ce contexte, les lois morales et les commandements enseignés par le Christ, les apôtres, les Saintes Écritures, les Pères de l’Église et le Magistère, sont tous devenus caduques et dépassés. «La nouvelle pastorale doit en tenir compte», affirment plusieurs prêtres et théologiens. Voilà une autre hérésie.

Le débat est-il clos ? NON ! Nous nageons en plein relativisme pastoral. Beaucoup de pasteurs ont démissionné et lancé la serviette, afin de plaire à la foule. Pourquoi ?

«À longueur de journée, je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi. À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie», nous dit le brave prophète Jérémie (20,7-9). «Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu», nous dit St-Paul (Rom.12,1-2).

Aujourd’hui, c’est bien plus facile d’annoncer aux homosexuels que leur style de vie est «un don de Dieu». On a tellement peur du mépris, des insultes et de la moquerie de notre monde moderne ! Alors, on est prêt à faire toutes sortes de compromis et d’accommodements pastoraux pour être populaire.

En terminant, je me pose cette question existentielle : Est-ce pour bientôt un char allégorique transportant des personnalités religieuses «catholiques» (prêtres, évêques, agents et agentes de pastorale, etc.), lors d’un prochain défilé de la fierté LGBTQ à Montréal ?

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