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Le ministre du gouvernement Charest M.Yves Bolduc serait plutôt en faveur du suicide assisté

Suicide assisté: Bolduc en appelle à un débat

Jean-Frédéric Légaré
Le Soleil

(Québec) Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, s'est dit compatissant à l'égard d'André Dion, un citoyen de Québec atteint d'un cancer incurable qui sollicitait son aide par le truchement d'une lettre parue hier dans Le Soleil, «pour mieux terminer (sa) vie». Même si le ministre juge impossible de donner suite à la requête, il estime que le débat de société devra se faire.

«Le ministre est très compatissant et très sensible à la question», a déclaré son attachée de presse, Marie-Ève Bédard, en réponse à la lettre de M. Dion, qui demande une assistance pour pouvoir mettre fin à ses jours «dans la dignité». Dans sa missive, l'homme atteint d'un cancer de la prostate et des os affirme qu'il ne veut pas devoir partir à Zurich, en Suisse, pour recevoir une assistance en toute légalité. Il demande donc au ministre d'intervenir à Ottawa pour que «l'aide médicale de compassion ne soit plus un crime».

«Le suicide assisté est une question très complexe et très délicate qui comporte une dimension tant personnelle que religieuse, éthi­que et médicale. C'est un débat de société qui va devoir se faire», a ajouté l'attachée de presse.

Le ministre a déjà démontré son ouverture à l'égard du suicide assisté. Dans un ouvrage collectif intitulé Mourir dans la dignité?, paru peu avant son entrée au Conseil des ministres, en juin, le Dr Bolduc signe un chapitre dans lequel il écrit en toutes lettres que, selon lui, «il faudrait laisser la porte entrouverte pour certains cas particuliers qui peuvent justifier de répondre positivement à (une) demande» de suicide assisté.

Malgré cette opinion personnelle, le ministre a indiqué qu'il était pour l'heure impossible de répondre favorablement à la demande de M. Dion, le suicide assisté étant illégal en vertu du Code criminel, qui relève de la justice fédérale. Le gouvernement du Québec n'a pas non plus de position ferme sur le sujet controversé et ne compte pas l'aborder dans un avenir rapproché, d'ajouter Marie-Ève Bédard.

Le ministre Bolduc compte néanmoins en discuter avec sa collègue à la Justice, Kathleen Weil. Le cabinet de la ministre a d'ailleurs confirmé que des discussions allaient avoir lieu entre les deux personnes. «(Le suicide assisté) est un sujet très préoccupant et très important. C'est un débat de société très important et on est très sensible à ça», a déclaré l'attaché de presse de la ministre, Philippe Archambault, qui n'a pu donner davantage de précisions en raison d'un cas de suicide assisté présentement saisi par la justice. Dans ces circonstances, la procureure générale doit observer son devoir de réserve.

Collège des médecins

André Dion interpellait également le Collège des médecins du Québec dans sa lettre. Il dit en effet espérer que les médecins qui aident activement les mourants à mettre fin à leurs jours ou qui veulent le faire puissent être soutenus par le Collège.

Une porte-parole a cependant indiqué au Soleil que la corporation professionnelle n'avait pas de position officielle sur le suicide assisté, mais que son groupe de travail en éthique clinique avait récemment réfléchi à la question. Il déposera les résultats de sa réflexion à l'automne dans un document de référence qui sera intitulé Les soins appropriés au début, tout au long et en fin de vie. Aucune position ferme à l'égard du suicide assisté ne devrait cependant transpirer de ce document, assure-t-on.

Une lettre pour la cause

L'auteur de la missive au ministre Bolduc n'a pas fait cavalier seul. Il a en effet profité du conseil d'Yvon Bureau, un travailleur social et consultant pour un mourir (sic) digne et libre, qui milite pour la cause du suicide assisté.

«André Dion m'a appelé il y a un mois et demi, et m'a demandé : ?Comment puis-je aider à la cause pendant que je suis encore debout et fier??» Les deux complices ont alors planché sur une lettre au ministre dans «l'espoir que le ministère de la Santé du Québec et ceux des autres provinces fassent pression auprès du gouvernement fédéral pour un débat aux Communes le plus vite possible afin de décriminaliser l'aide médicale en fin de vie», explique M. Bureau.

Pourquoi ne pas avoir adressé la lettre directement à Ottawa? «On aurait pu, mais le gouvernement actuel ne semble pas vouloir bouger. Par contre, si ça bouge dans notre province, ce qui est possible, puisque nous sommes forts dans la compassion et le libre choix, peut-être qu'Ottawa bougera», répond le militant, qui demande avec insistance de laisser M. Dion en paix en raison de sa santé plus que chancelante. L'auteur de la lettre préfère en effet ne pas en rajouter pour le moment.

Source: Cyberpresse

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