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C'est une honte : Le gouvernement français vote pour l'interdiction des sites Web pro-vie

francois-hollande.JPGFrançois Hollande, chef du Parti socialiste (PS) et président de la France

Par Pete Baklinski (LifeSiteNews) - traduit par Campagne Québec-Vie

PARIS, le 2 décembre 2016 - Le gouvernement socialiste de France a adopté un projet de loi après une journée de débat qui criminalise les sites Web qui pourraient dissuader les femmes de l'avortement. 

Le projet de loi sur les «délits d'entrave à l'IVG» vise à réprimer les sites français qui, selon les termes du projet de loi, «trompent délibérément, intimident et / ou exercent une pression psychologique ou morale pour décourager le recours à l'avortement». 

Les propriétaires de sites Web visés pourraient être condamnés à deux ans de prison et des amendes allant jusqu'à 30 000 euros (41 684 dollars canadiens).

La majorité a voté pour le projet de loi tandis qu’une minorité de droite a formé un bloc contre elle.

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Bruno Retailleau, qui dirige le groupe du parti républicain au Sénat, a déclaré jeudi à la radio française que le projet de loi «est totalement contre la liberté d'expression», ajoutant qu'il contredit la loi de 1975 qui légalise l'avortement et qui demande aux femmes d'être informées des alternatives.

Jean-Frédéric Poisson, membre du Parti démocrate-chrétien, a également critiqué le projet de loi sur Twitter pour ce qu'il considérait comme le double critère du gouvernement en interdisant les sites proposant des «alternatives» à l'avortement, mais pas des «sites djihadistes».

Le gouvernement dénonce les sites qui proposent des alternatives #IVG ... Et refuse la suppression des sites djihadistes!

jfpoisson-tweet.JPG

Deux des principaux prélats du pays ont vivement condamné le projet de loi, le cardinal André Vingt-Trois de Paris critiquant le gouvernement français pour son "obsession" de l'avortement, alors que l'archevêque Georges Pontier de Marseille a qualifié le projet de loi de "très sérieuse attaque des principes de la démocratie ".

La France, où l'avortement est financé à 100% par l'État au cours des 12 premières semaines de grossesse, a une longue histoire de criminalisation des activités visant à convaincre les femmes enceintes de ne pas tuer leurs bébés.

Le crime «d'obstruction» au fonctionnement d'une clinique d'avortement a d'abord été adopté par la loi Neiertz en 1993. Cela a été élargi en 2001 pour inclure l'exercice de «pressions morales et psychologiques» sur les femmes qui pourraient les dissuader de commettre un avortement. Enfin, en 2014, le gouvernement considère comme un crime «d'entraver l'accès à l'information» sur l'avortement tout en élargissant la portée de l'infraction «d'entraver la cessation volontaire de grossesse».

Dr. Joseph Meaney, directeur de la coordination internationale pour Human Life International, a averti que le projet de loi entraînerait une "tempête pro-mort" qui risque de balayer la France.

Il vise à interdire les sites Web pro-vie et se transforme en «crime de la pensée». «Même les évêques libéraux se prononcent contre les sanctions pénales pour la liberté d'expression», a-t-il dit à LifeSiteNews dans un rapport antérieur.

Meaney a appelé le projet de loi pro-avortement «propagande» qui ne résistera pas sous l'examen légal.

«Nous sommes dans le domaine de la propagande pro-avortement et la censure la plus sévère de la liberté d'expression si elle contredit l'opinion que l'avortement est une solution merveilleuse aux grossesses de crise», a-t-il dit.

«Heureusement, même si le gouvernement socialiste peut être en mesure d'adopter cette loi extrême, il sera contesté devant les tribunaux et sera probablement renversé par la justice», a-t-il ajouté.

Avec l'élection qui vient dans quelques mois, les experts spéculent que le gouvernement socialiste utilise ce projet de loi radical pour se fortifier face au candidat du parti républicain de droite François Fillon - qui avoue être catholique et est "personnellement" opposé à l‘avortement.

Le projet de loi doit être présenté au Sénat le 7 décembre pour une deuxième lecture. Alors que le Sénat français ne peut pas bloquer les lois, il peut les retarder jusqu'à l‘amendement. On s'attend à ce que la lecture finale du projet de loi se fasse à la fin de février, juste avant la fin de la législature actuelle.

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