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Le film The Danish Girl est une absurdité. Je le sais. J’ai été une femme transgenre.

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Par Walt Heyer (ThePublicDiscourse) - traduit par Campagne Québec-Vie

13 janvier 2016 – En regardant le film The Danish Girl, j’ai eu par moments l’impression d’être le public captif de l’argumentaire de vente sans fin d’un lieu de vacances à temps partagé. Quand les slogans prévisibles allaient-ils cesser? 

The Danish Girl est bourré de romantisme sirupeux et bisounours, visant à convaincre les hétérosexuels « homophobes » ou « transphobes » que les contorsions douloureuses et les détours de la vie d'une personne transgenre sont vraiment une quête saine et courageuse pour embrasser son vrai soi. Le film multiplie les points de discussion LGBT bien connus. À un moment clé, le personnage principal s’exclame: « Enfin, je suis qui je suis! »

The Danish Girl, basé sur le roman du même nom de David Ebershoff et réalisé par Tom Hooper, raconte l'histoire de Lilli Elbe, l'un des premiers bénéficiaires connu de la chirurgie transsexuelle. Le film met en vedette Eddie Redmayne dans le rôle d’Einar Wegener / Lilli Elbe, la femme transgenre émergente. Alicia Vikander partage l’affiche en tant que Gerda, son épouse dévouée, qui aime profondément son mari et lui reste fidèle tout au long des années de sa spirale descendante.

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Bien que le jeu des acteurs soit bon, le film est finalement à peine plus qu'un outil de propagande LGBT. Il est vrai que les personnes transgenres souffrent. Mais le film n’aborde  pas le fait que, trop souvent, les patients transgenres continuent à souffrir même après la chirurgie, parce que leurs problèmes psychologiques ne sont pas traités. J’en ai fait l’expérience directe, car j'ai été une femme transgenre, et je regrette ma chirurgie transsexuelle.

L’intrigue

Le film se déroule au Danemark dans les années 1920. Lorsque nous le rencontrons pour la première fois, Einar, le mari, est un peintre-paysagiste équilibré, dont les tableaux lumineux remportent un certain succès dans le monde de l'art. Il ne présente pas de bizarreries de genre notables ou de tendances homosexuelles. Gerda, une artiste aussi, est une jolie femme qui aime son mari, mais elle a du mal à se faire reconnaître comme artiste. Ils semblent former  un couple ordinaire qui s’aime.

Les choses commencent à devenir étranges lorsque Gerda, ayant besoin d'un modèle féminin pour terminer un tableau, demande à Einar de l'aider en posant comme femme. Évidemment, c’est une première pour Einar qui n’a jamais fait cela; il a besoin des conseils de sa femme pour enfiler les doux bas de nylon. Einar glisse ses pieds dans les délicates et trop petites sandales de femme et adopte une pose féminine pour la peinture. Il est une aide hésitante, mais cède avec bonne humeur à la volonté de Gerda. Ils en font un jeu — mais ce jeu finit par aller trop loin.

Gerda est prise par l’excitation que cause le déguisement d’Einar en femme. Elle encourage la femme émergente, qu'ils appellent Lilli par taquinerie, à être belle et magnifique. En le dessinant, Gerda découvre en elle-même une passion artistique inexploitée et lui, à son tour, est fasciné par les dessins de lui-même en femme. La gâchette est tirée. Einar devient amoureux de sa propre apparence lorsqu’il est habillé en femme. Ce n’est pas du transsexualisme mais un fétichisme sexuel, mis en branle par inadvertance, qui a émergé à la faveur de l’énergie et de l’excitation des encouragements de Gerda.

Par la suite, Einar se travestit en cachette et, habillé de tissus souples et soyeux, explore son propre charme sexuel.


Le terme médical pour le comportement d’Einar -- un homme qui est sexuellement excité par l'idée d'être ou de devenir une femme -- est l’ « autogynéphilie » [du grec, « amour de soi en femme »]. Einar échange son amour conjugal envers sa femme contre l'amour de soi : son reflet dans un miroir ou son portrait en tableau.

La comédie atteint un nouveau niveau, lorsque, pour une raison quelconque, Gerda encourage son mari à l'accompagner à un vernissage, déguisé en femme. Gerda met à Einar une perruque, le maquille, et lui choisit un ensemble. Elle lui montre comment marcher et se comporter comme une femme. Le soir de la fête, Gerda jouit de l'excitation d'utiliser le déguisement d’Einar pour tromper leurs connaissances, jusqu'à ce qu'elle le surprenne dans un baiser romantique avec un homosexuel. Lilli a fait sauter toutes les barrières, elle s’en donne à cœur joie, avant que Gerda voie enfin ce qu'elle a déclenché.

Celle-ci ne sait plus que faire de Lilli, dont les apparitions inopinées et non désirées sont de plus en plus fréquentes. Gerda contacte un ami d'enfance d’Einar que celui-ci avait perdu de vue. Mais lorsqu’elle dit à son mari que son ami veut le voir, Einar lui parle d'un incident longtemps oublié de sa jeunesse, lorsque son ami l'avait embrassé parce qu'il était « si jolie ».

Le film marche sans relâche à montrer étape par étape l'émergence de Lilli, la complète disparition d’Einar, ainsi que l'angoisse, la solitude et la frustration de son épouse abandonnée, tandis qu’elle pleure la perte de l'homme qui était autrefois son mari. De regarder l'angoisse de l’épouse m'a rappelé un autre film, A Beautiful Mind, dans lequel une femme regarde, impuissante, son mari tomber de plus en plus profondément dans la maladie mentale.


Parallèles avec ma propre vie

Les expériences de ma petite enfance ont provoqué en moi les mêmes désirs que ceux éveillés en Einar. Dans le cas d’Einar, l'expérience de son enfance qui l’a influencé plus tard, a eu lieu quand son compagnon de jeu masculin l'a embrassé parce qu'il avait l'air « si jolie ». Dans mon cas, j’avais une grand-mère qui m'a secrètement travesti à partir de l’âge de quatre ans. Elle cousait des robes spéciales pour moi et me disait combien j’étais jolie quand je les essayais pour elle.

Comme Einar, je me suis marié avec une femme et j’ai vécu comme un homme. Comme Einar, je me travestissais en secret et finalement j’ai commencé à sortir en public habillé en femme. Moi aussi, je me sentais galvanisé par l'expérience. Après un certain temps, mon désir d'être une femme a encore augmenté, et je sentais que je devais devenir « Laura » (le nom de mon personnage féminin) afin « d'être qui je suis ». Comme Lilli, je voulais tuer mon identité masculine de sorte que Laura puisse vivre. Voilà pourquoi j’ai subi une transformation chirurgicale complète.

Lilli n'a pas eu l'occasion de vivre comme femme transgenre pour voir si la vie en femme remplissait ses attentes et lui servait de voie vers la paix, car elle est morte d'une infection quelques jours après la deuxième opération de reconstruction. Aujourd'hui, les techniques de chirurgie transsexuelle ne mettent pas particulièrement la vie en danger. Après avoir subi la chirurgie transsexuelle, j’ai vécu huit ans comme femme transsexuelle, vivant et travaillant à San Francisco une partie de ce temps. Juste après la chirurgie, comme Einar, j’étais transporté de joie d’avoir finalement fait la transition. Pourtant, l'excitation s’est bientôt dissipée.

Au fil du temps, j’ai découvert que la vie en femme ne pouvait pas me donner la paix. À mon grand désarroi, j’ai toujours fluctué entre être Walt et être Laura, parfois plusieurs fois au cours de la même journée. Peu importe ce qui m’avait fait souhaiter de modifier mon identité de genre, cela n'a pas été résolu par la chirurgie transsexuelle ou en vivant comme une femme. Je continuais de chercher une réponse.


Un portrait précis – jusqu’à un certain point

Le film dépeint avec précision les problèmes émotionnels et psychologiques profonds que vivent les personnes transgenres, illustrant l’exaspérante difficulté de diagnostiquer et de traiter ces problèmes. Il montre bien comment l'inconfort de genre peut démarrer à partir d'un incident en apparence minuscule dans l'enfance, puis à l'âge adulte se développer en un sévère inconfort de genre qui finalement conduit à la chirurgie transsexuelle.

Le public regarde Einar progresser de la réticence à se déguiser en personne de l’autre sexe pour aider sa femme avec sa peinture, jusqu’à être sexuellement excité par l'idée de se déguiser en femme, à jouir de devenir Lilli et finalement à rejeter son identité en tant qu’Einar et son mariage avec Gerda. Lilli veut ardemment la chirurgie génitale, même au risque de sa vie. Immédiatement après la chirurgie, Lilli semble vraiment heureuse de sa décision.

La plupart des personnes transgenres diront que cela est vrai et correspond à leur expérience; en fait, j'ai moi-même vécu cette progression. Cependant, étant donné que Lilli est morte après la deuxième intervention chirurgicale, le film ne pouvait dépeindre que les désirs pré-transition et l'effet immédiat de la chirurgie, non pas la réalité à long terme de la vie après la transition.

Dans mon cas, la transition promettait une bonne vie, mais après la disparition de l'euphorie initiale, est arrivé le désespoir. Je n’ai pas connu la paix jusqu'à ce que je décide d'arrêter de vivre comme Laura et de faire tout ce qu'il fallait pour être Walt. D’être ouvert à la restauration de la masculinité a tout changé.

Quand un diagnostic correct de mon trouble dissociatif a été fait, le premier traitement efficace a pu commencer. Il a fallu plusieurs années, mais comme je persistais à suivre le traitement d'un trouble dissociatif, mon envie de vouloir être une femme s’est atténuée jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement. J’ai appris que la chirurgie transsexuelle n’aurait pas été nécessaire, mais il était trop tard. Mon corps était mutilé de façon irréversible.


Les troubles engendrent d’autres troubles

D'habitude, le diagnostic  pour les patients qui s’identifient comme transgenres est la « dysphorie du genre ». Selon le DSM-5 (la dernière édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), la dysphorie du genre est caractérisée par une incohérence marquée, d'une durée d'au moins six mois, entre le sexe ressenti ou exprimé d’une personne et son sexe biologique. Bien que l'on n’en parle pas beaucoup, les études montrent qu’une majorité de patients transgenres souffrent de troubles comorbides (coexistants).

Le film montre les troubles concomitants d’Einar très clairement. Tout d'abord, nous voyons l'apparition de l’autogynéphilie, un trouble sexuel mental dans lequel Einar devient l'objet de sa propre affection sous l'identité de Lilli. Après l’avoir entretenu et lui avoir donné libre cours pendant un certain temps, ce trouble dégénère en une obsession narcissique d'auto-satisfaction, au détriment de sa relation avec sa femme.

On voit apparaître le désir d’Einar à devenir la femme si joliment dessinée des peintures de son épouse Gerda. Ce désir devient une obsession. Ces puissantes et nouvelles émotions changent sa vision de lui-même en tant qu’homme. Finalement, Lilli se dissocie d’Einar, et deux personnages existent dans une seule personne. C’est ce qu’on appelle un trouble dissociatif. N’étant pas maîtrisée, Lilli prend le contrôle total et transforme Einar  en Lilli, la femme représentée sur la toile.

Lilli dit qu’Einar est mort et enterré. Cette déclaration démontre un trouble plutôt que la réalité, parce qu’Einar est là, debout, en train de parler. J’ai fait des déclarations similaires à propos de Walt. Je disais vouloir la mort de Walt et organiser un service funéraire approprié pour Walt afin que Laura puisse vivre sans être encombrée de Walt. Ce sont les propos d’un esprit perturbé. Il se trouve que moi aussi j’ai eu des troubles  comorbides.

Les producteurs de The Danish Girl tentent clairement de vendre l'idée populaire qu’il y avait une fille prisonnière à l'intérieur d’Einar pendant toute sa vie. Ne vous laissez pas berner par ce « boniment de vendeur ». Regardez d’un peu plus près, et vous verrez une série de troubles mentaux incompris et non diagnostiqués qui ont conduit Einar à devenir Lili, la femme transgenre. Les personnes transgenres ne sont pas nées comme ça; elles évoluent à partir des expériences qui façonnent leurs émotions et leurs désirs.


Fournir de véritables soins psychiatriques

A la fin du film, pendant que défilait le générique, je me suis tourné vers la dame d'âge moyen assise à côté de moi et je lui ai demandé ce qu'elle en pensait. Elle a répondu: « Cela sentait la propagande! Je vis dans un quartier où les gens qui ont besoin de soins psychiatriques errent dans les rues, mais il n'y a personne qui les aide. »

En un sens, cette description s’applique aussi aux personnes transgenres: elles ont besoin de véritables soins psychiatriques, mais il n’y a souvent personne pour les aider. Plus de 60 pour cent des patients atteints de dysphorie de genre souffrent de troubles concomitants. Ceux-ci comprennent généralement des troubles psychologiques ou psychiatriques tels que la dissociation, des fétiches sexuels tels que l’autogynéphilie, et des troubles de l'humeur comme la dépression. Dans presque tous les cas, ces troubles pourraient être résolus sans aucune intervention chirurgicale si les patients recevaient un traitement approprié, comprenant de la psychothérapie et des médicaments.

En 2011, une enquête a révélé que 41 pour cent des personnes transgenres déclarent avoir fait une tentative de suicide au moins une fois. Malheurs et suicides ont été rapportés en 1979 par un médecin de la Clinique du genre Harry Benjamin, le Dr. Charles Ihlenfeld, endocrinologue. Après avoir administré pendant six ans une thérapie hormonale (à base d’hormones de l'autre sexe) à cinq cents patients transgenres, le Dr Ihlenfeld dit que 80 pour cent des gens qui demandent la chirurgie transsexuelle ne devraient pas l’avoir. Pour quelle raison? Les taux élevés de suicide post-opératoire parmi la population transgenre. Plus étonnant, le Dr Ihlenfeld a déclaré que la chirurgie transsexuelle n'a jamais été destinée à être une solution de traitement pour toute la vie, mais seulement pour fournir un répit temporaire.

Bien que leurs intentions puissent être bonnes, de nombreux militants pour l’acceptation des transgenres empêchent en fait les personnes transgenres d'obtenir l'aide dont elles ont besoin. Et comme les troubles mentaux concomitants ne sont pas traités correctement, il est probable que les taux élevés de suicide dans la population transgenre continueront.

Dans une scène du film The Danish Girl, un spécialiste diagnostique chez Einar une schizophrénie paranoïde. Avant que le médecin ait pu revenir avec une équipe pour l'enfermer, Einar a pris la fuite par crainte du traitement barbare qui l'attend.

Pour ma part, j’attends avec impatience le jour où la pratique actuelle d'approuver la chirurgie transsexuelle pour tous ceux qui se disent insatisfaits de leur sexe de naissance, sera  considérée comme tout aussi barbare.

Walt Heyer est un auteur et un orateur public dont la passion est d’aider les autres personnes qui regrettent leur changement de sexe. Grâce à son site web, SexChangeRegret.com, et son blog, WaltHeyer.com, Heyer sensibilise le public de  l'incidence de ces regrets et des conséquences tragiques qui s’ensuivent. L'histoire d’Heyer peut être lue sous la forme d’un roman dans Kid Dakota and The Secret at Grandma’s House (Kid Dakota et le secret à la maison de grand-mère) et dans son autobiographie, A Transgender’s Faith (La Foi d'un transsexuel). D'autres livres de Heyer comprennent Paper Genders et Gender, Lies and Suicide (Genre, mensonges et suicide). Reproduit avec la permission de l'Institut Witherspoon.

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