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Le dernier roman d'Éric-Emmanuel Schmitt porte sur la politique de l'enfant unique en Chine

Le nouveau roman d’Éric Emmanuel Schmitt, Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus, traite de la politique de l’enfant unique en Chine. L’auteur partage ici sa réflexion sur le sujet :
 
Dans la voiture qui m’amenait au Grand Hôtel de Yunhai, mon chauffeur brancha la radio. Pendant le bulletin, un officiel se félicita justement que, grâce à cette loi de l’enfant unique, 400 millions de Chinois n’étaient pas nés. La remarque m’abasourdit : comment pouvait-on se réjouir de 400 millions de fantômes? Autrement dit, 400 millions d’absents… Pourquoi investir sur le néant plutôt que sur l’être? Parmi ces foules de Chinois non venus au monde se trouvaient sans doute des gens intelligents, des gens superbes, des gens désirés, des gens courageux et puis le nouveau Mozart, le prochain Einstein, le futur Pasteur, ceux dont le génie aurait changé l’humanité entière… Non, ici, à part madame Ming, cela ne choquait personne : craignant la surpopulation et son corollaire la famine, le gouvernement, les membres du Planning Familial exultaient qu’il n’y ait rien… 400 millions de fois rien. (p.66)
 
On pourrait apporter la nuance que tout être humain apporte un bagage irremplaçable pour son entourage, pas seulement ceux qui sont reconnus mondialement. L’histoire que raconte Schmitt est celle, tragique d’un avortement forcé, d’une femme qui fuit dans le rêve d’avoir 10 enfants, le meurtre par les autorités chinoises de son enfant, de cet amour qu’on lui a empêché de donner, de la vie qui est morte en elle :
 
Ma mère tomba enceinte l’année au début de l’année du Bouc; cette année là a été appliquée la loi qui astreint les familles chinoises à se limiter à un enfant. On lui a conseillé d’avorter; enfin, conseillé… le lendemain elle garda le lit. Une maladie du sang. Comme si elle avait de l’eau à la place. Une affection très lourde. Maman devint aussi pâle qu’un linge, frêle, atone, incapable de sourire, sauf lorsque je m’approchais. ON l’a expédié dans une maison de convalescence. Elle y est restée six ans. Pourquoi six ans? Elle aurait pu y demeurer moins parce que sa cure ne l’avait pas changé : elle en est revenue livide, plus diaphane qu’un fantôme. À ce moment-là, quand je l’ai retrouvé, j’ai décidé de lui écrire. (p.104)
 
Sa fille lui écrira et lui donnera des nouvelles de neuf enfants imaginaires… C’est la souffrance des femmes et familles chinoises qu’exprime avec force Schmitt, celle de personnes qui ne voulaient vivre qu’une vie normale en famille, mais qu’un gouvernement dictatorial et barbare a empêché de vivre…
 
SCHMITT, Éric-Emmanuel. Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus, Éd. Albin Michel, Paris, 2012, 115 pages
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