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Le combat de Pauline Marois, élève de Lise Payette...

L’affaire Benhabib avec l’altercation du maire Jean Tremblay et du journaliste Paul Arcand met en évidence un conflit larvé, sous-entendu, entre deux conceptions du Québec. C’est probablement le plus grand cheval de bataille, mais au Québec, cette bataille fut toujours faite de façon implicite. Il s’agit du combat pour la liberté religieuse et du rôle que peuvent jouer, autrefois, le catholicisme, aujourd’hui les grandes religions, dans la construction de notre société.
 
Le Parti Québécois a fait son choix. Pas de religions dans les institutions publiques, mais comme les Québécois se sont toujours prononcés pour le maintien des signes religieux et culturels (il faut se rappeler que la déconfessionnalisation de toutes nos institutions s’est toujours faites contre l’avis de la population par un gouvernement de plus en plus ouvertement laïciste), Mme Marois fait une pirouette et affirme que l’on conservera le crucifix à l’Assemblée nationale et la tradition de Noël. Elle pourra très bien changer d’idées une fois arrivée au pouvoir, comme elle prétend l’avoir fait quand, après avoir promis personnellement que la déconfessionnalisation des commissions scolaires n’entraînerait pas la perte de confessionnalité des écoles, elle approuva cette dernière initiative.
 
Il faut rappeler quelques éléments importants de la biographie de Mme Marois. Entre autres que la petite fille gênée entrant au Parti Québécois eut pour formatrice et mentor nul autre que Lise Payette…
 
Militante dès les premiers jours du Parti québécois, Pauline Marois a brièvement été l'attachée de presse de Jacques Parizeau, qui fut l'un de ses professeurs aux HEC. Elle quitte ce poste après six mois, en mars 1979, considérant qu'on ne « l'utilisait pas à la hauteur de son talent », confiera-t-elle plus tard au biographe de Jacques Parizeau, Pierre Duchesne. Elle devient ensuite chef de cabinet de la ministre à la Condition féminine, Lise Payette, en novembre 1979. Le biographe de René Lévesque, Pierre Godin, affirme que Pauline Marois a hésité avant d'accepter le poste, parce qu'elle ne se sentait pas particulièrement féministe. « Avec moi, tu vas le devenir », lui avait alors répliqué la ministre Payette. (…)
 
Défaite dans La Peltrie, lors de l'élection générale québécoise du 2 décembre 1985, elle poursuit son implication au sein de l'exécutif national du Parti québécois, tout en militant au sein d'organismes féministes. Elle est trésorière de la Fédération des femmes du Québec (…)
 
Elle a, entre autres, donné naissance aux centres de la petite enfance, piloté le dossier de la transformation du réseau des écoles confessionnelles catholiques et protestantes de langue anglaise et française — une disposition datant de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867 —, en deux réseaux de commissions scolaires organisées sur une base linguistique et instaurée la maternelle à temps plein.
 (Source Wikipédia)
On peut dire que sa mentore Lise Payette l’a bien formé pour en faire une féministe, plus discrète que sa maîtresse, mais tout aussi déterminée, mais si nous allions voir quelques idées de Mme Payette, ce qu’elle penserait de sujets importants. Voici quelques citations du nouveau recueil de chroniques de Lise Payette, Le mal du Pays. Ce recueil est particulièrement condescendant envers les femmes qui choisissent de prioriser l’éducation des enfants par rapport à la carrière, comme si elles étaient par essence des têtes de linottes exploitées par leur mari. Une femme intelligente s’occupe d’abord d’elle-même. Les notions de sacrifices, base de l’esprit de famille, Mme Payette n’en a jamais entendu parler. Tout est brimades de la femme et empêchement à son épanouissement. On y reconnaît la plume de l’auteur des « Yvettes », celle qui avait dénigré les mères au foyer pendant la campagne référendaire de 1980 et contribué grandement à la défaite du OUI à la souveraineté. Tout le recueil est un réquisitoire féministe. Voici quelques citations sur d'autres sujets.
 
Sur Noël et la religion :
 
« Je ne sais pas où les gens voient la magie de Noël. Je n’aime pas Noël. Je tiens ça de ma grand-mère Marie-Louise. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais aimé Noël. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Malgré mes efforts pour jouer le jeu pendant des années, je n’y suis jamais parvenue. J’ai horreur de cette fête où les bons sentiments prennent le devant comme s’ils annonçaient que nous allions enfin devenir des humains sympathiques, pour retomber dans les ornières dès le 26 décembre. La charité, la fraternité, la paix? Ni vues ni connues! » (PAYETTE, LISE. Le mal du pays, éd. Lux, 2012, p.168)
 
« J’ai souvent pensé à Marie-Louise pendant les audiences de la commission Bouchard-Taylor. J’ai souri en imaginant comment elle aurait réagi en entendant des hommes et des femmes parler ouvertement d’un retour en arrière dans le domaine religieux, et je l’ai presque entendu dire : “Tiens, les ‘mangeux de balustrades’ sont de retour!” Ou encore : “Les grenouilles de bénitiers refont surface…” Chère Marie-Louise. Bonne comme du bon pain, toujours prête à rendre service, elle n’aimait pas ce qu’elle appelait “les bondieuseries”. (…) "Que la religion soit juive, chrétienne ou musulmane, elle n’existe que parce qu’on y a soumis les femmes, disait-elle." » (ib. p.169-170)
 
Sur l’avortement :
 
« Dans mon cas, tant qu’il y aura une femme sur cette terre qui réclamera un avortement, j’essaierai de faire en sorte qu’elle puisse l’obtenir dans les meilleures conditions possible. » (ibid. p. 218)
 
 
Pauline Marois a toujours manifesté son attachement à la personnalité de Lise Payette et réciproquement.
 
Si vous vous posez des questions sur la candidature de Mme Marois à la tête du Québec, demandez-vous si vous seriez heureux d’avoir Lise Payette comme première ministre…
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