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Le cardinal Medina Estevez dénonce la légalisation de l’avortement

cardinal-Medina-Estevez-legalisation-avortement-Chili.jpgLe cardinal Jorge Medina Estevez

Provient de Reinformation.tv

Alors que le projet de dépénalisation de l’avortement a obtenu la majorité du congrès du Chili, et que le tribunal constitutionnel chilien vient d’accepter d’examiner le recours formé par l’opposition de droite, le cardinal Jorge Medina Estevez a publié une lettre dans le journal El Mercurio où il accuse clairement les politiques d’avoir légalisé l’avortement.

« Je dis légalisé parce que la dépénalisation est un euphémisme qui vise à déguiser, avec l’aval de l’Etat, cette réalité crue – l’autorisation que l’on octroie, en négation du plus fondamental des droits humains, d’enlever la vie à un être humain innocent, c’est-à-dire pour l’assassiner, pour utiliser la claire terminologie du Pape François », a-t-il écrit.

Le cardinal a rappelé à cette occasion l’aphorisme juridique que lui enseignait jadis son « remarquable professeur de droit civil don Victor Delpiano » : « Les choses sont ce qu’elles sont, et non ce que l’on dit qu’elles sont. »

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A cette aune, le mot de dépénalisation n’est qu’un moyen de « dorer la pilule » ou de faire « passer un chat pour un lièvre », écrit le cardinal qui en appelle ouvertement « à la sagesse populaire ». Il a ajouté que « ceux qui se font complices d’une telle atrocité » ne doivent recevoir la voix d’aucun chrétien aux élections, ajoutant que ce péché quand il est public doit être rétracté publiquement.

« Ces personnes, si elles se disent catholiques (…) ne sont pas en état de recevoir les sacrements de l’Eglise tant qu’elles ne se seront pas repenties et qu’elles n’auront pas publiquement manifesté ce repentir » : le cardinal a également rappelé qu’elles ne peuvent recevoir des funérailles chrétiennes dans ces conditions, puisque le repentir est « condition nécessaire et indispensable pour leur salut éternel ».

Voilà un langage ferme qui a le mérite de ne pas ergoter sur la forme que prend l’autorisation d’avorter : celle-ci est toujours en soi un blanc-seing pour le crime.

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