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Le mariage gay en Irlande : la victoire d’un faux concept d’égalité

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Par Éric Lanthier 

62% des Irlandais, qui se sont prévalus de leur droit de vote, ont approuvé le mariage gay, lors du référendum du 22 mai dernier. 

Ce premier référendum sur le mariage entre conjoints de même sexe a affiché un score décisif en faveur du lobby LGBT. Tout près des deux tiers des participants ont fait savoir que le mariage est, selon eux, un droit pour tous.

Pour bien comprendre le contexte, regardons d’abord la réalité socioreligieuse du pays des trèfles à quatre feuilles. En tout près de 25 ans, les Catholiques des terres de Saint-Patrick sont passés de 91,6% à 85%. Malgré la baisse des Catholiques romains en Irlande, la présence des fidèles s’avère élevée. Comment expliquer alors qu’une des nations les plus catholiques du monde se soit opposée à la vision de l’institution romaine? À vrai dire, plusieurs facteurs ont favorisé l’alignement des planètes. Mais un argument a fait toute la différence. Regardons ce qui a précédé la victoire de cet affront à l’institution romaine.

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Avortement : «C’est mon choix parce que c’est mon corps» est un argument irrationnel

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Par Éric Lanthier

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens à émettre une précision. Ce texte ne vise pas à moraliser les dames qui ont vécu un avortement.  L’interruption de grossesse est un choix déchirant, c’est une option de dernier recours pour beaucoup d’entre elles. Je ne crois pas qu’une femme vive ces moments avec indifférence. Le motif de ce papier est de débattre sainement de ce sujet délicat. Ainsi, j’aimerais réagir rationnellement à un argument qui véhicule l’apparence de la rationalité auprès d’une société qui refuse plus souvent qu’autrement de débattre de ce sujet. J’espère de tout cœur que le Québec devienne une nation qui générera un environnement inspirant pour les couples, favorisant ainsi l’accroissement des familles. Je souhaite que nos politiciens votent de plus en plus de lois stimulant un plus grand nombre de parents à choisir la vie pour leur enfant.

Les extrémistes «Pro-choix» affirment que le choix ultime d’interrompre une grossesse leur revient prétextant qu’il s’agit de leur corps; or, pour trois raisons, cet argument est purement irrationnel.

Cette affirmation en provenance des militantes Pro-avortement est largement répandue dans les médias québécois.  Expriment-elles ainsi un argument rhétoriquement rationnel ou passablement irrationnel?  Certes, cette déclaration se déploie souvent avec vigueur, éloquence et ferveur, ce qui lui donne un cachet convainquant.  Néanmoins, ce n’est pas parce qu’on le proclame avec conviction que cet argument s’avère plus vrai que nature. Personnellement, je crois, pour trois raisons spécifiques, que cette déclaration est moins rationnelle qu’elle ne le laisse paraître. Il s’agit d’un faux-fuyant dénigrant et porteur de contradiction.

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La peine capitale contre les récidivistes de crimes odieux : valoriser la dignité humaine ?

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Ceci est un texte d'opinion rédigé par Éric Lanthier. Campagne Québec-Vie ne prend pas de position officielle sur la question de la peine de mort, bien que nous entretenons un débat dans nos pages, pour faire connaître les points de vue valables sur cette question de justice.

La peine capitale est un signal clair contre les récidivistes de crimes odieux, plaçant la dignité humaine à titre de valeur ultime.

À l’heure où le débat sur la peine de mort refait surface aux États-Unis, il est important de considérer la valeur sociale de ce choix politique. Au Québec, nous ne sommes pas à une incohérence près. Certes non, la majorité des Québécois considère qu’enlever la vie à une personne vulnérable à la fin de ses jours est un acte de dignité. Par contre, ils considèrent qu’il est barbare d’enlever la vie à un terroriste à l’origine de la mort d’innocents, aux violeurs ou aux pédophiles. En résumé, mettre fin aux jours d’une personne vulnérable est plus noble que d’enlever la vie à une fripouille récidiviste.

En regard de la peine capitale, les Québécois démontrent plus de compassion auprès de l’agresseur qu’envers la victime. Nous sommes inconfortables à punir à sa juste valeur l’instigateur d’un crime odieux même s’il n’est pas à sa première offense en la matière.

En droit, une règle élémentaire s’impose : la conséquence doit être proportionnelle à l’offense. Pourtant, il n’est pas inhabituel de voir un agresseur sexuel obtenir une peine plus clémente qu’un voleur. Ainsi, voler une entreprise semble plus grave que d’endommager la vie d’un enfant. C’est là que le système de justice ne correspond pas aux valeurs canadiennes.

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La prière avant la réunion du Conseil de Ville à Saguenay : un jugement intolérant et répressif

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La défaite du maire Jean Tremblay en Cour suprême me laisse perplexe;  il s’agit d’un verdit intolérant et répressif. 

Quoiqu’en dise le plus haut tribunal du pays, nous vivons dans une société favorisant de plus en plus la religion de l’athéisme.  Interdire la prière avant une réunion du Conseil municipal de Saguenay ne fait que brimer les croyants théistes.   En bout de ligne, dans notre société  dite libre, ce sont toujours les théistes qui doivent payer pour les exigences des croyants de foi athéiste.

Dans ma compréhension de cette saga, il me semble que les opposants à la prière font preuve d’incohérence sociale et ce, au détriment des théistes.  Ce débat m’amène à me questionner sur cinq éléments fondamentaux reliés au sujet qui nous préoccupe.

Premièrement, en quoi est-ce criminel de parler à un être imaginaire?  S’il n’existe pas, il n’y aura pas de conséquence à l’invoquer.

Deuxièmement,  en quoi la prière fausse-t-elle les délibérations du Conseil?  La prière n’est pas un sort qu’on jette sur  les opposants.

Troisièmement, les athéistes pratiquants et militants semblent offensés d’entendre des gens parler à un être invisible durant une session de prière de quelques secondes.  Pourquoi les opposants à la prière ne s’absentent-ils pas lors de cette courte période de recueillement?  Rien ne les oblige de se présenter à cette cérémonie.

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Affaire Poëti: Entre être ou ne pas être Charlie, les Québécois ont choisi l'incohérence.

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La bourde de Robert Poëti cause plus d’émois qu’une caricature obscène impliquant le Pape.

Pour bien comprendre l’enjeu, remettons-nous dans le contexte. Lors de son apparition devant la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, le ministre des Transports, Robert Poëti a proféré une blague réductrice à l’égard des femmes. Quelques jours plus tard, il a dû s’excuser par voie de communiqué, d’avoir associé le magasinage à l’univers féminin. Effectivement, il a invité les hommes présents, à être accompagnés de leur conjointe, lors d’un déjeuner qui aura lieu à Montréal. Pour les motiver à être présentes, il a rappelé aux hommes qu’il y a beaucoup de centres d'achats dans la région métropolitaine. Ces propos lui ont valu une lancée de tomates médiatique.

Ce qui m’agace, ce n’est pas qu’on affirme que ses propos soient réducteurs et sexistes. Non, c’est plutôt l’incohérence du discours québécois qui m’irrite. Au Québec, on est prêt à mettre de la pression sur un ministre pour qu’il s’excuse d’avoir proféré des propos que Patrick Lagacé qualifie de «joke de mononcle». Par contre, les citoyens de la Nouvelle-France plaident la liberté d’expression lorsque Charlie Hebdo diffuse des caricatures obscènes impliquant le Pape. Les Québécois sont donc Charlie à la carte.

Je me pose sérieusement des questions sur la cohérence des citoyens de notre nation. Est-ce que la ministre de la Culture et des Communications serait étiquetée de sexiste si elle avait mentionné, dans une de ses allocutions publiques, que le groupe Rush compose de la musique de «gars»? Mieux encore, si le ministre de l’éducation, du sport et des loisirs avait invité des hommes à accompagner leur conjointe pour assister au Grand-prix de la formule 1, après un déjeuner pour dames, aurait-on exigé de lui des excuses? Je ne crois pas. Il me semble qu’il y a deux poids, deux mesures.

S’il vous plaît, comprenez-moi bien. Dénoncer des propos réducteurs aura toujours sa place. Et tant mieux, si le ministre Poëti a eu l’humilité de s’excuser mais, de grâce, soyons cohérents. Si le Québec se dit véritablement Charlie, qu’il soit tolérant à tout propos de mauvais goût, cohérence oblige. Si on doit dénoncer tout ce qui est inacceptable, faisons-le à tous les niveaux, même lorsque Charlie va trop loin. Mais non, il préfère être Charlie à la carte parce que ça fait bonne figure dans nos bistros.

Ainsi donc, les Québécois s’offusquent lorsque les figures publiques profèrent des blagues de «mononcle», mais ils ne s’indignent pas du tout de voir le Pape être caricaturé de façon dégradante. À défaut d’être cohérents, ne soyons pas surpris que les politiciens usent de la langue de bois et ce, en répétant de plus en plus des phrases préenregistrées. Le tout offusque le bon peuple et finit par le rendre cynique à l’égard de ses élus. De leur côté les politiciens se limitent à répéter des paroles creuses pour éviter des réprimandes. Quel cercle vicieux!

Ce qui est déplorable dans tout ça, c’est qu’au final, c’est la démocratie qui souffre de cette incohérence à la carte…

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Éducation sexuelle au primaire et confusion des rôles en Ontario

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En enseignant dès le primaire, des sujets tels que le consentement sexuel, la cyberintimidation, l’homoparentalité, la contraception et les infections transmises sexuellement (ITS), le système scolaire ontarien s’approprie un rôle qui relève directement des parents.

En réformant son cours d’éducation sexuelle, datant de 1998, l’Ontario se place à l’avant-garde sur des sujets préoccupants. Selon nos informations, les tout-petits apprendront, dès la première année du primaire, à discerner les signes non-verbaux qui sont précurseurs de contacts sexuels. En troisième année, les enfants seront sensibilisés aux relations de conjoints de même sexe. C’est à partir de la quatrième année qu’il sera question de cyberintimidation, de contraception et d’ITS. En huitième année, on abordera la diversité des genres et le changement de sexe.

Pour justifier l’implantation de ce cours, le Ministère de l’Éducation de l’Ontario (MÉO) invoque l’accessibilité pornographique reliée aux appareils électroniques. Elles ciblent les enfants du primaire parce qu’un élève sur dix, âgé de 14 ans a déjà envoyé un sexto via un téléphone mobile. Ainsi, les jeunes ont besoin d’avoir un regard éclairé sur la question; car en réalité, la sexualité est loin d’être un jeu d’enfant.

Ceci étant dit, la plate-forme la plus pertinente pour éduquer nos enfants à la sexualité n’est pas l’école. En matière de sexualité et d’intimité physique, l’école ne transmettra pas nécessairement les valeurs prônées par les parents. Dans une salle de classe, l’enseignant n’est pas en mesure de doser l’information selon les besoins et la réalité de chaque enfant. Par ailleurs, le contexte scolaire ne favorise pas un sain épanouissement de l’enfant, spécialement lorsque la moquerie, l’intimidation et l’exposition prématurée font partie de la culture de l’école. Le meilleur endroit pour discuter de ce sujet est sans contredit un sain environnement familial.

En matière d’éducation sexuelle, le rôle du MÉO n’est pas d’éduquer les enfants de 6 à 12 ans mais plutôt, de former les parents à y parvenir. Certes, pour y arriver convenablement, il devrait tout d’abord consulter les meilleurs experts en la matière. Une fois le programme mis au point, le MÉO n’aurait qu’à former des éducateurs qui présenteront à leur tour le contenu aux parents. Ainsi, les parents pourraient visionner cette formation via des capsules vidéo, sur la toile, au moment où ils le jugent opportun. À la fin de chaque module, un rendez-vous virtuel pourrait être donné aux parents. Lors de ces rencontres de clavardage, ceux-ci mentionneraient les blocages, les malaises et les échecs reliés aux discussions avec leur enfant. Avec une telle approche, l’Ontario serait innovatrice et répondrait aux vrais enjeux qui concernent les jeunes de cette province.

Quoiqu’il en soit, je doute fort que l’Ontario aille dans cette direction. L’objectif du gouvernement ontarien n’est pas de favoriser la communication au sein des familles, mais de nourrir un système lourd et coûteux leur permettant de contrôler l’agenda des valeurs. Or, en matière de sexualité, ce n’est ni à l’État, ni à l’école de les transmettre, cela relève d’abord et avant tout du mandat parental. Le rôle de l'État est de pourvoir à un environnement favorisant la communication parent-enfant et non d'usurper le rôle des parents. Si l’État jouait bien son rôle, les parents pourraient mieux jouer le leur.

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Au tour du PQ de restreindre la liberté d’expression

expression.pngAprès la Coalition Avenir Québec (CAQ) c’est au tour du Parti Québécois (PQ) de vouloir restreindre la liberté d’expression des groupes religieux. Encore une fois, nos politiciens visent la mauvaise cible.

Récemment, la CAQ voulait retirer les lettres patentes, les certificats d’occupation et les exemptions de taxes des organismes religieux qui contredisent leur vision de l’égalité homme-femme et de la pratique homosexuelle. La semaine dernière, c’était au Parti Québécois de vouloir limiter la liberté des organismes religieux en les étiquetant d’intégristes.

Effectivement, le Parti Québécois croit que tout débat sur l’égalité homme-femme et sur la pratique homosexuelle doit se limiter à sa vision du monde. À défaut, un organisme religieux qui diffère de son opinion serait identifié comme un mouvement intégriste. C’est essentiellement ce qu’on retrouve dans cette motion déposée à l’Assemblée nationale par le PQ, mercredi dernier à 15h04 :

«Que l'Assemblée nationale affirme, à l'instar du rapport Bouchard-Taylor, que l'intégrisme est une interprétation littérale et monolithique des religions, en vertu de laquelle ces dernières acquièrent une préséance absolue sur les autres considérations sociales, politiques, scientifiques, et qui conduit à rejeter toute évolution1 :

«Qu'elle déclare que l'intégrisme religieux s'exprime le plus souvent par une atteinte au principe fondamental d'égalité entre les femmes et les hommes ainsi qu'aux droits fondamentaux des personnes homosexuelles;

«Qu'elle soutienne que la pratique de l'intégrisme religieux a des impacts sur la collectivité et qu'elle ne peut se résumer à l'expression d'un choix personnel;

«Enfin, qu'elle rappelle l'urgence de documenter ce phénomène par un observatoire de l'intégrisme religieux.»

Le PQ veut non seulement se limiter à assimiler le discours des groupes religieux à sa vision du monde; il veut par surcroît, coller l’étiquette d’intégriste sur le front de ceux qui diffèrent de sa perspective sociale. Quoiqu’en matière de conséquences, la CAQ n’y aille pas avec le dos de la cuillère, le PQ exprime sa sévérité par les mots qu’il utilise. L’ex-parti de René Lévesque n’y va pas de main morte en qualifiant d’intégrisme religieux ceux qui divergent de sa perspective sociale.

Ainsi donc, le PQ et la CAQ visent la mauvaise cible. Ils se servent du ras-le-bol populaire pour s’en prendre à notre liberté d’expression. Cette motion ne contribue en rien au renforcement de la sécurité publique. Au contraire, elle démontre aux terroristes qu’au Québec on ne se préoccupe vraisemblablement pas d’eux. En visant volontairement la mauvaise cible, le PQ, tout comme la CAQ, préfère l’opportunisme à la sécurité publique.

Les Québécois ont besoin d’un gouvernement qui cerne les vrais enjeux et qui prend les moyens pour remédier aux vrais problèmes. Les honnêtes citoyens qui visent le bien commun n’ont pas besoin de muselière. Certes non! Ce sont les gens odieux, haineux et sans scrupule qui doivent être privés de liberté et non le contraire. C’est envers eux que l’État doit sévir. À défaut, les intégristes associés au terrorisme vont poursuivre aisément leur déplorable mission.

Dans une société civile et civilisée on se doit de primer la civilité et non de la brimer. Si le PQ et la CAQ pouvaient comprendre cela, notre démocratie s’en porterait beaucoup mieux. À nous, concitoyens, d’être vigilants, spécialement le jour du scrutin.

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François Legault veut éliminer la liberté d'expression

legault.jpegLe chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, veut limiter la liberté d’expression des groupes religieux. Il désire couper les vivres aux organismes qui s’opposent au mariage gai et qui ne reconnaissent sa définition de l’égalité homme-femme. Le chef «caquiste» croit que la Charte des droits et libertés de la personne est trop permissive à son goût.

Sanctions drastiques

Par conséquent, sous un régime de la CAQ, des sanctions drastiques seraient imposées à ceux qui critiqueraient les droits des conjoints de même sexe et qui diffèreraient de son point de vue en matière de relation homme-femme. François Legault croit que les groupes religieux ne devraient plus enseigner ni prêcher une remise en question de la pratique homosexuelle. Pour bien comprendre la teneur de ses propos, le 5 février dernier, Paul Arcand lui demandait jusqu’où il était prêt à aller pour pénaliser les prédicateurs réprouvés par les Caquistes. Lors de cette entrevue, l’animateur de l’émission citait le cas d’un pasteur affirmant qu'il aime les homosexuels, mais qu'ils ont tout simplement besoin de guérison. À ceci, le chef de la CAQ attestait que dans un tel cas on se doit de lui enlever ses droits et privilèges. Il irait jusqu’à retirer le droit d’enregistrement de son organisme. Sans contredit, j’appelle cela une offense à la liberté d’expression. Ainsi, un gouvernement caquiste nous obligerait à croire ce qu’il juge convenable; il jouerait un rôle plus restrictif que jamais.

Liberté restreinte et sans limite

Avec de telles lois en vigueur, j’aurais l’impression de ne plus vivre dans un pays libre. Pire encore, j’aurais l’étrange sentiment de faire partie d’une société qui se contredit... La Coalition Avenir Québec dit une chose et son contraire. D’un côté, en se disant Charlie, la CAQ prône une liberté d'expression sans limite. D’un autre côté, elle est prête à incriminer ceux qui questionnent les valeurs sociales qu’elle prône. Avec la Coalition Avenir Québec au pouvoir, je vivrais donc dans une société pro-liberté d'expression sans limite à la carte; trouvez l’erreur!.. Le chef caquiste ne croit manifestement plus à la liberté d’expression mur à mur; il croit à une liberté restreinte sans limite. Par souci de cohérence, François Legault doit ainsi annoncer qu’il n’est plus entièrement Charlie!

Monsieur Legault, la liberté d’expression est un des joyaux de l’Occident. En mettant à l’index les propos que vous jugez inacceptables, vous mettez fin à tout débat sur l’homosexualité et l’égalité homme-femme. De plus, vous vous enlignez pour couper les ressources à des organismes qui font du bien aux familles, aux couples, aux jeunes et à tous ceux qui ont besoin d’aide. Votre vision de la liberté ressemble beaucoup à la mise à l’index qui régnait au Québec avant la révolution tranquille. Dans ma compréhension de la liberté d’expression, si tout est dit avec respect et bon sens, chaque point de vue a sa place, même s’il diffère du mien. Gardons la Charte des droits et libertés de la personne intacte et faites confiance au jugement des Québécois. Ils sont en mesure de faire la part des choses, ils n’ont pas besoin de l’État pour savoir ce qui est acceptable socialement. De grâce, ne limitez pas notre liberté d’expression.

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Je ne suis pas Charlie

Je_ne_suis_pas_Charlie-2-61599.jpgLes événements survenus dans les locaux du Charlie Hebdo ont fait couler beaucoup d’encre. Les terroristes ont fait de ces victimes des martyrs du droit au blasphème. Certes, tout être sain d’esprit ne peut qu’être indigné par ce carnage opéré par une bande de gens déséquilibrés, insensibles à l’Esprit de Dieu et sans scrupule. Quoiqu’il en soit, laissez-moi vous expliquer pourquoi je ne suis pas Charlie…

Précision oblige

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je veux m’assurer que les lecteurs saisissent bien l’esprit de mon discours. Soyons clairs! Je déplore les actes de barbarie qui sont survenus dans les locaux du Charlie Hebdo, j’en suis attristé, voire même indigné. Pour ma part, je ne puis que compatir avec l’entourage de ces victimes, je partage leur douleur. Les propos désobligeants émis par le Charlie Hebdo ne justifient en rien ces actes cruels. Ils ne méritaient pas un tel sort.

Incohérence des meurtriers

Cet attentat démontre à quel point les terroristes islamiques sont incohérents. Dans ma compréhension de l’Islam, un vrai disciple d’Allah devrait exercer miséricorde aux caricaturistes qui dessinent des images de son prophète et non les abattre cruellement. Effectivement, puisque le Coran affirme qu’Allah est miséricordieux, son disciple doit en suivre l’exemple, non? Ainsi donc, ces terroristes ne peuvent pas s’identifier à un dieu miséricordieux, un dieu cruel certes, mais du moins, pas le dieu qu’ils revendiquent. Cela démontre que les auteurs de ces atrocités sont des gens cruels, irrévérencieux envers leur dieu et incohérents.

Droit au blasphème

Les événements du Charlie Hebdo ont indigné des millions d’êtres humains et ce, avec raison. De ce fait, il est tout à fait justifié de condamner à l’unisson ces actes de méchanceté. Par contre, là où je crois que la population s’égare c’est lorsqu’elle se dit Charlie. Effectivement, elle mêle liberté d’expression et droit au blasphème. Dans une société civilisée, nous devons user de civisme et de civilité. Nous avons le droit, par notre conscience, de nous opposer aux idées, aux croyances et aux valeurs des autres. Cependant, cela ne nous donne aucunement le droit d’être disgracieux, voire irrespectueux envers ceux qui ne partagent pas les mêmes idées que les nôtres. Accorder le droit au blasphème dénature le civisme. Or, la liberté d’expression se doit d’être accompagnée de civisme spécialement dans une société qui croit à la dignité humaine et le respect des institutions qui la composent. C’est pourquoi, en valorisant le droit au blasphème Charlie Hebdo perd mon appui; sa philosophie va à l’encontre de mes valeurs. En valorisant le droit au blasphème, Charlie Hebdo n’est plus un outil de critique, il devient un agresseur. En étant agresseur, il provoque l’affrontement.

Légitimer le non-sens

De son côté, une société qui encourage le droit au blasphème vénère une culture de confrontation, de provocation et de mort. Le roi Salomon disait que tous ceux qui s’égarent de la sagesse encensent la mort (Proverbes 8 :35-36). Ainsi, en légitimant le droit au blasphème on établit le non-sens comme un paramètre acceptable de notre société. Légitimer le non-sens démontre dans quel chaos existentiel nous habitons. Ce que le Québec a besoin de valoriser, dans tous nos débats de société, c’est : le respect, la dignité, la noblesse et l’élégance. C’est ainsi que nous allons inspirer les uns et convaincre les autres.

Éthique d’expression

Rire, caricaturer, questionner, critiquer et s’opposer font partie des droits légitimes des êtres humains. Je suis un des premiers à les revendiquer. Maintenant, est-ce possible que tout cela s’exerce civilement, décemment et dignement ? Si la réponse est oui, le droit au blasphème ne devrait plus être valorisé au Québec. Une culture saine et libre parle d’éthique d’expression plutôt que de droit au blasphème, fierté oblige; voilà pourquoi je ne suis pas Charlie.

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